Les étudiant·e·s de l’Université de Genève qui souhaitent obtenir une exonération de leur taxe d’encadrement doivent présenter leur dossier aux gestionnaires du Pôle Santé Social. Le problème est que le contrôle des documents se fait dans une petite salle informatique en présence d’autres candidat·e·s. Les situations précaires de chacun·e s’exposent à voix haute, tout comme les informations sensibles. Certain·e·s étudiant·e·s dénoncent un manque de protection de la sphère privée
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18Oct2017
Politique des hautes écoles
L’EPFL+ ECAL Lab combinent le numérique et la psychologie dans ses projets
Fondé en 2007, l’EPFL+ECAL Lab regroupe une vingtaine de professionnels, dont l’objectif est d’étudier les nouvelles technologies et de comprendre leur impact sur les utilisateurs. Depuis trois ans, il intègre également la dimension psychologique dans ses études, afin de mesurer l’impact émotionnel d’une innovation.
17Oct2017
Politique des hautes écoles
En Allemagne, des scientifiques renommés s’engagent pour la publication en libre accès
Cinq scientifiques allemands renommés ont quitté leurs positions éditoriales dans les revues publiées par Elsevier, d’autres suivront. Il s’agit de la dernière étape dans une bataille au sujet des politiques de libre-accès et les contrats entre la maison d’édition et un consortium de bibliothèques, universités et instituts de recherche allemands.
Les chercheur·euse·s préconisent un nouveau modèle de payement qui ferait que tous les documents créés par des chercheur·euse·s en Allemagne soient en libre-accès.
Les étudiants fribourgeois lancent une pétition contre la hausse des taxes
L’association générale des étudiant·e·s de l’Université de Fribourg (AGEF) a annoncé le lancement d’une pétition contre la hausse des taxes prévue au semestre d’automne 2018.
Les hautes écoles chinoises cartonnent dans la formation des managers (EMBA)
Selon un classement Financial Times, trois des sept premières écoles sont exclusivement chinoises, et deux liées à des partenariats entre une université chinoise et une ou plusieurs occidentales. Sur les 30 premières Hautes Ecoles, deux seulement sont helvétiques, ou plutôt une et demie: CEIBS (China Europe International Business School), qui est alliée à un institut zurichois, et l’IMD de Lausanne.
« Fraud Scandals Sap China’s Dream of Becoming a Science Superpower »
Depuis 2012, la Chine investit plus d’argent dans la recherche et développement que l’Union Européenne et emploie globalement le plus grand nombre de scientifiques en laboratoire.
Cependant, selon Retraction Watch, le nombre de publications rétractées dû à la fausse de la revue par paires est plus haut que celui de tous les autres pays combinés.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 octobre 2017
16Oct2017
Politique des hautes écoles
Comment faciliter la conciliation entre sports d’élite et études
Petra Klinger, championne du monde en grimpe et étudiante à l’Université de Berne, estime que «celui qui veut étudier à l’Université en tant que sportif·ve, doit être extrêmement bien organisé·e. Et cela nous aiderait si les Universités l’étaient également. […] Avec un petit effort, l’Université pourrait alléger fortement la compatibilité entre sport et études. Cela m’aiderait beaucoup, si certains cours étaient enregistrés via des Podcasts et si de temps en temps je pourrais manquer un enseignement. [… ] Je suis volontiers prête à donner plus que les autres en la forme de preuves de performance supplémentaires. Mais cela ne peut fonctionner que si les enseignant·e·s ne s’en tiennent pas à des structures universitaires rigides».
Le Président des EPF réagit contre les conséquences d’un raccourcissement de son budget
L’Administration des finances fédérales a écrit dans un communiqué que la formation et la recherche devaient requérir moins d’attention à d’autres obligations telles que l’Armée et la construction des routes auraient en ce moment une plus grande priorité au Parlement. Selon Ueli Maurer, Ministre fédéral des finances, « [les EPF] vont obtenir plus que l’année passée, juste un peu moins que ce qui été prévu. La Confédération doit épargner au total un milliard de francs suisses. Les EPF ont crû fortement. Je pense qu’un recentrage est nécessaire. On peut aussi, dans un monde qui change si vite, soumettre un programme, qui a commencé il y a dix ou quinze ans, à une révision et remettre en question son maintien». Fritz Schiesser, Président du Conseil des EPF a moins de compréhension pour les propositions d’Ueli Maurer: «En 2016, la Confédération nous a promis plus de moyens, pour que nous puissions investir dans les domaines de la recherche, qui sont importants pour l’avenir de la Suisse. Ceci nous l’avons fait. A présent, si la Confédération fait volte-face, cela complique fortement un financement durable des nouveaux domaines de recherche.» Avec ces arguments, Fritz Schiesser se rendra ce mercredi (18.10.2017) à Berne, afin de convaincre les membres de la Commission des finances d’annuler le régime d’épargne du Conseil fédéral. Il a un objectif minimal: le budget des EPF pour 2018 doit être au moins aussi élevé que celui de l’année 2017. Les membres de la Commission des finances ont déjà reçu une lettre avec une proposition de compromis. En outre, Fritz Schiesser a obtenu le soutien du Parti libéral-radical (PLR).
«Education», une notion sans signification?
Selon l’auteur Konrad Paul Liessmann, Professeur à l’Institut de philosophie de l’Université de Vienne et auteur du livre «Geisterstunde – Die Praxis der Unbildung» (2014), la notion d’«éducation» («Bildung») est devenue hautement imprécise et ne possède plus d’unité qui permette de maîtriser ce qu’il faut entendre sous ce terme, ce qui est utilisé et interprété par chacun selon sa convenance et ses intérêts politiques ou économiques. Une réflexion sur les significations fondamentales de l’éducation, les besoins et limitations doivent, pour l’auteur, être urgemment mise en place.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (VI)
Revue de presse UNIL 16 octobre 2017
13Oct2017
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2017
12Oct2017
Politique des hautes écoles
Débat sur la formation des imams en Suisse
Faut-il former les imams dans les Universités suisses? C’est la question qui a été posée durant le débat Infrarouge organisé par la Radio Télévision Suisse (RTS) (23:00-45:00).
(41:40) François Dermange, Professeur d’éthique à l’Université de Genève (UNIGE), estime que «si on a une approche rationnelle académique du religieux, c’est la meilleure chance pour l’Université et pour l’ensemble de la société, d’avoir un religieux compatible avec les valeurs qu’on défend. Nous, on pense que d’avoir une approche sur le religieux, qui soit une approche académique, permet précisément d’éviter des dérapages.»
Au niveau de la formation proposée à l’UNIGE, il déclare que «La première chose qu’on leur apprend, s’ils ne savent pas, c’est le français…c’est une volonté d’intégration…ils [les imams] ont une responsabilité envers les musulmans de la 2e et 3e génération qui ne parlent plus la langue communautaire». (26:10)
(27:30) Il ajoute: «Pourquoi c’est différent d’enseigner le français à la Maison des langues de l’Université ou à l’Ecole Migros?…Il faut avoir la subtilité de quelqu’un qui sait faire comprendre…quel sens on donne au concept de laïcité».
(29:00) «On enseigne les fondamentaux, comprendre les clés des structures fondamentales, sociale, des valeurs et puis…on donne aussi des cours de théologie de l’islam…il y a des courants parfaitement compatibles avec notre mode de vie.»
(30:00) Pour Magali Orsini, députée socialiste (PS, GE) au Grand Conseil genevois «il n’y a pas de laïcité ouverte, moderne, il n’y a que la laïcité. C’est la séparation de l’Église et l’État. L’ensemble du public finance un enseignement théologique alors qu’il y a 35% de personnes à Genève qui avouent ne faire partie d’aucune religion. Les gens qui n’ont pas de religion méritent le respect le plus total aussi».
(26:50) Sur la question des financements, Jean Romain Putallaz, essayiste, romancier et philosophe, réagit à François Dermange en déclarant que «je ne vois pas au nom de quoi c’est à l’État de financer, alors qu’il y a des communautés qui ont de l’argent, qui sont elles-mêmes très intéressées au fait que leur imam parle le français. De mon point de vue, ce n’est pas à l’Université de faire cela, c’est à des écoles privées…de prendre en charge»
(25:07) Pour Yadh Ben Achour, un juriste et universitaire tunisien, spécialiste des théories politiques islamiques et de droit public, il est important de définir l’origine des financements des imams. Selon lui «se faire financer par l’État implique des contraintes politiques. Ça devient dangereux quand l’État intervient».
Le Directeur de la RTS esquisse le profil du futur Centre médias de Dorigny
Le Directeur de la Radio Télévision Suisse (RTS), Pascal Crittin, a esquissé le profil du futur Centre médias pour son implantation sur le campus de Dorigny (VD). «Nous allons créer un Centre médias qui veut réunir les approches des sciences humaines et sociales, des humanités digitales et des ingénieurs pour stimuler l’innovation dans le domaines des médias».
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (V)
L’espoir des Postdoctorant·e·s de l’UNIL suite à la révision des conditions d’engagement
«Une victoire porteuse d’espoir.» Ce sont les mots de l’Association du corps intermédiaire de l’UNIL (ACIDUL) et du Syndicat des services publics, publiés dans un communiqué de presse. Tout en restant «attentifs» pour la suite, ils se réjouissent de la révision des conditions d’engagement des postdoctorants.
Revue de presse UNIL 12 octobre 12017
11Oct2017
Politique des hautes écoles
Vague de reconversions dues à la transition numérique
Stefan Wolter, Professeur titulaire de l’économie de l’éducation à l’Université de Berne, estime que la Suisse n’est pas préparée à la digitalisation et préconcise un plan d’urgence. «Le numérique pourrait détruire des professions entières». Hans Hess, Président du groupement industriel Swissmem, entrevoit une manière de transférer la formation sur la reconversion des adultes et souhaite introduire un apprentissage pour les employés âgés de 40 ou 50 ans.
L’Université de Genève organise une première formation continue sur les droits des LGBT
Pour la première fois dans le cadre académique en Suisse, l’Université de Genève (UNIGE), en partenariat avec la Fédération genevoise des associations LGBT, organise une formation continue consacrée au management de la diversité et aux droits des personnes LGBT dans le monde du travail. Elle a pour objectif de comprendre la situation des personnes LGBT dans le monde professionnel, acquérir des outils pour favoriser l’éclosion d’un milieu de travail inclusif et respectueux du personnel LGBT et enfin, de partager les expériences et les bonnes pratiques ayant cours dans les différents milieux professionnels.
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (IV)
Revue de presse UNIL 11 octobre 2017
10Oct2017
Politique des hautes écoles
Une association veut promouvoir les femmes philosophes à l’Université de Genève
Une association, créée au sein du département de philosophie de l’Université de Genève, veut remédier à la sous-représentation des femmes au sein du corps professoral de l’institution, notamment en philosophie.
L’ouverture d’un pays et son impact scientifique et vont de pair
Caroline S. Wagner, Professeure au John Glenn College of Public Affairs dans l’Ohio et Koen Jonkers, Chef d’unité adjoint à la Commission européenne, ont trouvé une corrélation manifeste entre l’influence scientifique d’un pays et les liens qu’il entretient avec les chercheur·euse·s étranger·ère·s.
Suite à une analyse des publications et de citations dans 36 pays et des dépenses gouvernementales pour la science, ils ont découvert que malgré le fait que les dépenses gouvernementales pour la recherche et le développement sont que – du moins tel que mesuré par les citations, une des rares mesures pratiques disponibles. L’impact serait plutôt corrélé avec l’«ouverture» d’un pays, qui est approximée en combinant des mesures de copaternité («co-authorship») et la mobilité des chercheur·e·s des pays.
Les Ministres de la science du G7 approuvent la science ouverte
Le 28 septembre 2017, les Ministres de la science des pays du G7 ainsi que le Commissaire européen pour la Recherche, la Science et l’Innovation se sont réunis en Italie. La rencontre a débouché sur un ensemble de directives politiques et d’articles sur l’action concrète pour soutenir la communauté scientifique afin de faire face aux défis globaux tels que les sciences ouvertes («open science»).
Le Parti libéral-conservateur fait recours contre le rejet de son initiative sur la préférence indigène
Le Parti libéral-conservateur (PLC) a envoyé ce week-end (le 7.10.2017) son recours à la Cour constitutionnelle pour sauver son initiative qui vise à accorder la préférence aux travailleurs indigènes. Le Conseil d’État l’avait déclarée nulle, estimant que le texte contrevenait à l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) avec l’Europe. L’initiative demande que l’État et les communes engagent en priorité des travailleurs de nationalité suisse ou, s’ils sont d’origine étrangère, habitant d’ores et déjà en Suisse. Les employeurs qui engageraient des travailleurs de l’étranger devraient s’acquitter d’un impôt spécial d’au minimum 12’000 francs.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 octobre 2017
Des contrats à 100% pour les Postdoctorant·e·s de la Faculté de Biologie et Médecine
Les Postdoctorant·e·s de la Faculté de Biologie et Médecine (FBM) de l’UNIL bénéficieront désormais de contrats à 100%, ont annoncé hier (le 9.10.2017) le Syndicat des services publics (SSP) et l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’Université de Lausanne (ACIDUL). L’UNIL a annoncé le passage à 100% de l’ensemble des Premiers-assistant·e·s de trois départements de l’Ecole de biologie.
9Oct2017
Politique des hautes écoles
La bataille pour le budget fédéral de la formation a commencé
Sur la table de la Commission des finances se trouvait une lettre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC). Il y était écrit que les membres de l’institution exigent d’annuler au moins partiellement la coupure de budget dans le domaine de la formation. Cette proposition prévoit, qu’il n’y ait au moins aucune coupure effective dans les subventions pour les EPF, les Universités et les HES: elles doivent rester aussi élevées que pour le budget de 2017. Pour les financements de la recherche, les contributions devraient effectivement augmenter – un peu plus que celles proposées par le Conseil fédéral. Dans l’ensemble, cette variante a pour conséquence des frais supplémentaires de 86,2 millions de francs. La Commission a également écrit dans la lettre que l’argent était nécessaire pour les EPF afin de garantir la haute qualité de l’enseignement.
En outre, à la fin du mois d’octobre la Commission de l’éducation du Conseil national débattra sur l’offensive pour la formation digitale de Johann Schneider-Ammann. Le Ministre de l’éducation espère éventuellement un soutien de la Commission pour son vœu, d’obtenir 150 millions de francs, afin de promouvoir le passage au numérique.
À Genève, les futurs avocats galèrent pour trouver des stages obligatoires
A Genève, il faut parfois plus de deux ans aux étudiant·e·s pour décrocher un stage, passage obligé avant le brevet. De plus, une charte définit le cadre du stage ainsi que sa rémunération: 3500 francs brut par mois. Un salaire indicatif mais pas obligatoire. Selon certains témoignages, des études, devant l’offre abondante de stagiaires, n’hésitent pas à proposer moins. La refonte complète du règlement d’application de la loi sur la profession d’avocat, qui a conduit à la fondation de l’ECAV en 2011, est à l’origine de cette nouvelle situation. La formation, qui mélange le système suisse de stage pratique et le français, qui privilégie la théorie, rencontre un vif succès. «Les étudiants des autres cantons représentent entre 20 et 25% des volées de l’ECAV», estime Carole Lager, sa Directrice.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 octobre 2017
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (III)
6Oct2017
Politique des hautes écoles
Précarité aux études
«En Suisse, un jeune sur cinq est obligé de travailler pour financer ses études ou sa formation professionnelle. Certaines étudiantes vont même jusqu’à la prostitution. Sans aides de l’Etat, ni de leurs parents, ces étudiants et apprentis doivent conjuguer entre la précarité économique et leur formation parfois compromise par le manque d’argent. Des situations qui révèlent les failles d’un système d’aide publique menaçant certains d’exclusion.»
« Monsanto Papers » : des dérives inadmissibles
Le géant américain de l’agrochimie Monsanto a, de manière systématique, cherché à influencer la marche de la science et à intervenir dans les décisions des agences réglementaires.
Des articles scientifiques gratuits pour les enfants
L’éditeur lausannois Frontiers, spécialisé dans l’édition de publications scientifiques en libre accès, a lancé une version de son site pour les enfants, Frontiers for Young Minds. En 2013, il a lancé une version pour les enfants et les adolescents de 8 à 15 ans, nommée Frontiers for Young Minds, qui fournit également gratuitement des articles scientifiques. Dès l’année prochaine, toutes les publications seront traduites, à savoir les 150 articles déjà proposés sur le site.
Les ostéopathes ont leur master à Fribourg
La Haute Ecole de santé Fribourg complète sa filière en ostéopathie avec un master depuis la rentrée
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (II)
5Oct2017
Politique des hautes écoles
Faut-il taxer les étudiants étrangers pour augmenter la qualité des Universités?
Le Conseil des EPF a récemment décidé une augmentation des taxes d’étude. La question qui se pose pour la Weltwoche est: doit-on traiter les étudiants indigènes et étrangers de la même manière? Stefan Wolter, économiste de la formation, professeur à l’Université de Bâle et Directeur du Centre suisse de coordination pour la recherche en éducation, pense qu’il faut prêter attention à la question de la différenciation des taxes, en fonction de si un·e diplômé·e de Haute Ecole reste en Suisse et y travaille ou s’il retourne à l’étranger. Dans le cas d’une «exportation de formation», exiger un supplément financier serait «approprié». D’ailleurs, il estime que seulement les personnes qui, après leur diplôme de Haute Ecole, travaillent de 80+ à 100%, sont «rentables, avec un rendement positif».
Le Conseil de l’EPF a décidé de traiter tous les étudiants de la même façon. Son président Fritz Schiesser est de l’avis que «l’internationalité de nos Hautes Ecoles est un facteur de succès central. Avec cela, nous pouvons récupérer le savoir international en Suisse». Trois quart des étudiants étrangers resteraient en Suisse et y travaillent après leurs études aux EPF. Il ajoute: «[Ces diplômé·e·s] bénéficient à l’économie suisse en tant que spécialistes précieux et recherchés. Aussi, nous ne voulons pas d’une sélection basée sur le prix, qui ne permettrait pas aux étrangers non-riches d’étudier chez nous, mais nous voulons les plus intelligents».
L’Unil dans les médias
Réactions au prix Nobel Jacques Dubochet de l’Université de Lausanne (I)
Grand dossier sur les recherches de Professor Rodolphe A. Reiss, «le Sherlock Holmes suisse»
NZZ Geschichte a publié un grand dossier sur les recherches Professeur Rodolphe A. Reiss , «le Sherlock Holmes suisse ».
4Oct2017
Politique des hautes écoles
L’open source serait-il menacé par une loi de l’Union Européenne?
Les activistes en faveur des logiciels utilisables librement craignent le pire: la modification planifiée d’une loi de l’UE menacerait tout l’internet. Beaucoup de services d’informations tel que Wikipedia sont touchés. De plus, l’article 13 de la nouvelle Directive sur les droits d’auteur de l’UE veut, dans la lutte pour la propriété intellectuelle, mettre les plateformes internet à contribution sur lesquelles les développeurs échangent des codes de programme. Des services populaires tels que Github, Stack Overflow et GitLab seraient touchés.
Nouvelles initiatives populaires contre l’expérimentation animale
Un comité saint-gallois «apolitique» a lancé ce mardi (3.10.2017) à Berne une initiative populaire fédérale, nommée «Oui à l’interdiction de l’expérimentation animale et humaine». Le texte réclame que l’expérimentation animale soit considérée comme un mauvais traitement envers les animaux et soit classée comme un «crime». Environ 80 organisations et entreprises soutiennent cette cause – dont des représentants du PS et des Verts ainsi que différents groupes de protection des animaux et des partis pour les animaux. Ils demandent à ce que la recherche abandonne le principe «essai et effet». Les 100’000 signatures doivent être récoltées jusqu’au 3 avril 2018. La Conseillère nationale vaudoise Isabelle Chevalley a réagi a cette initiative : «interdire toutes les expérimentations me paraît quand même bien radical. Prenez les expérimentations humaines: les gens sont conscients et volontaires. Et puis, toutes les expériences sur les animaux ne sont pas forcément à jeter; les chirurgiens ont notamment besoin de s’entraîner.» Irene Varga, Co-présidente du comité d’initiative et diplômée en sciences naturelles à l’EPFZ affirme que «la majorité des substances testées sur des animaux et jugées comme prometteuses faillissent lors de la phase de test sur les humains.» Les partis des Verts et des Vert’libéraux n’ont pas été contactés en amont par les initiants. Les milieux universitaires sont contre cette initiative. Denis Duboule, Professeur à l’EPFL et à l’Université de Genève, justifie en disant qu’ «il n’existe aucune solution équivalente aujourd’hui. Peut-être que d’ici 15-20 ans on parviendra à réduire le recours à l’animal: différentes pistes sont étudiées, comme les organoïdes, organes miniatures qu’on fait pousser en culture en se fondant sur une cellule souche et non sur une cellule animale».
Plusieurs autres initiatives de ce type sont en cours au niveau cantonal. A Genève, l’initiative «Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale», lancée par la Ligue suisse contre l’expérimentation animale et pour les droits des animaux (LSCV), a abouti ce mardi (3.10.2017), tandis que l’initiative «Des droits fondamentaux pour les primates » a récemment été déposée à Bâle-Ville. Au Parlement fédéral, la Conseillère nationale Maya Graf (Verts, BL) a rédigé une motion promouvant les méthodes scientifiques alternatives. La Confédération devrait
les «encourager notamment, en collaboration avec les hautes écoles et l’industrie».
L’Unil dans les médias
Le Nobel de chimie pour le professeur à l’UNIL Jacques Dubochet
Revue de presse UNIL 4 octobre 2017
3Oct2017
Politique des hautes écoles
Lancement d’une initiative populaire contre l’expérimentation animale
Une initiative populaire pour l’interdiction de l’expérimentation animale a été lancée. En cas d’acception du texte, l’interdiction de l’expérimentation animale, le commerce, l’importation et l’exportation de produits faisant l’objet directement ou indirectement d’une telle pratique seraient prohibés.
Elsevier propose un nouveau modèle régional de publication Open Access
Elsevier pourrait opter pour des modèles régionaux de publication en Open Access, manque de consensus international. «In this way [of regional approaches], Europe could move forward to achieve its goals without waiting for international consensus,» explique Gemma Hersh, Vice-présidente de politique et communication chez Elsevier, «And if this approach could be shown to deliver benefits to Europe, then it would create a persuasive evidence base from which to encourage other regions to follow Europe’s lead.»
Le gouvernement français propose d’augmenter sensiblement le fond de la recherche
Le portefeuille dévolu à la recherche du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation va augmenter de plus de 6% (8,4 milliards d’euros) en 2018.
Obtenir un doctorat dans une HES
Claire Gervais, professeure à la Haute Ecole de Berne, considère le système suisse du doctorat «malhonnête», dans lequel officiellement seules les Universités et les EPF sont autorisées à accorder ce titre, alors que le nombre de doctorant·e·s augmente dans les HES, et dans lesquels les professeurs universitaires compétents en la matière sont souvent des «personnes accompagnatrices fantômes». La Rectrice de la HES-SO, Luciana Vaccaro, confirme le dernier propos: «Parfois les professeur·e·s sont officiellement présents, mais en réalité ils ne sont pas intégrés dans le doctorat.» En outre, les contrôles ne sont pas très pointus en la matière.
Les plans scolaires aux gymnase, manquent-ils d’harmonisation?
Peter Bonati, chercheur en éducation, met en question la qualité de la maturité gymnasiale en Suisse. Selon son étude, les plans d’études ne sont pas assez harmonisés et les compétences transversales, entre autres, ne sont pas suffisamment bien enseignées. Par ailleurs, seuls 40% des gymnasien·ne·s remplissent les exigences minimales sur ce point.
Les études d’humanités deviennent plus pertinentes face aux développements en intelligence artificielle
Alors que l’intelligence artificielle va bouleverser le monde du travail et l’économie dans son ensemble, le chirurgien et neurobiologiste Laurent Alexandre estime nécessaire d’adapter les systèmes de formation. «Il faut former nos enfants à aller là où l’intelligence artificielle ne sait pas aller.» Le chercheur, qui publie «La guerre des intelligences», insiste: «Il ne faut pas aller vers des métiers trop techniques, car l’intelligence artificielle va nous écraser sur le plan technique.» Les humanités, la culture générale, l’esprit critique, la capacité à être multidisciplinaire sont pour lui les clés qui permettront de résister à l’intelligence artificielle. Interrogé sur les différences entre le système de formation alémanique, favorisant l’accès à l’apprentissage et à des métiers techniques, et le système romand, plus axé sur une formation académique, Laurent Alexandre estime que l’approche romande est plus juste. «Il faut bien sûr connaître la science et la technologie, mais cela ne suffit pas. Les humanités sont essentielles.»
Lettre ouverte à Ignazio Cassis
Dans une lettre ouverte au futur Conseiller national en charge du département fédéral des affaires étrangères, les deux membres du think-tank foraus Florian Egli et Maximilian Stern lui suggèrent d’établir une stratégie d’Open Government Data, afin que la Suisse devienne un centre pour des données ouvertes et une science ouverte.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 3 octobre 2017
2Oct2017
Politique des hautes écoles
Science citoyenne – un «système de milices» pour les sciences?
Le chroniqueur Servan Grüniger estime «La recherche scientifique souffre du fait qu’elle est entièrement conçue, réalisée et évaluée par des universitaires. En particulier dans les sciences humaines et sociales, cela peut compromettre la pertinence et validité des résultats de recherches. […] La Science citoyenne pourrait rendre la recherche plus variée et complète de point de vue du contenu et méthodologie. […] Les scientifiques-citoyen·ne·s sont trop souvent une main-d’œuvre gratuite qui assume du travail de forçat académique. » Il plaide pour une science de milice, à l’image du parlement de milices.
La NZZ a créé un débat de lecteurs sur la question, si la science citoyenne devrait être mieux encouragée et rémunérée, comme suggéré par Servan Grüniger.
Conseil national: Oppositions contre la réduction du budget de la formation
La réduction du budget pour la formation annoncée par le Conseil fédéral fait réagir l’opposition au Conseil national. «Il faut d’urgence une réduction des mesures d’épargne budgétaire» écrit Felix Müri (UDC, LU), Président de la Commission pour la science, l’éducation et la culture. D’ailleurs, le Conseiller d’Etat libéral Christoph Eymann exige dans une motion, que la part fédérale issue des gains de la banque nationale soient à l’avenir entièrement redistribués dans la formation. « Si la Confédération raccourcit constamment le budget de la formation, nous devons trouver d’autres sources de financement», a-t-il déclaré.
EPFZ : Les étudiants désignent les persona non grata
Des étudiant·e·s de gauche ont réussi à faire annuler la conférence de David Petraeus, ancien Général et Chef de de la CIA, prévue la semaine prochaine à l’EPFZ. Selon l’auteur, la «folie du politiquement correct» de certain·e·s étudiant·e·s, qui souhaiteraient être uniquement confronté·e·s à des idées qui sont partagées, a pris de l’intensité. Ceci dégénérait tout ce que l’université représente : ouverture, liberté d’expression, compétition des arguments. «Le pire» était que les étudiants ont eu du succès avec leur démarche.
EPF: Réactions à l’augmentation des taxes d’études
Président d’AGEPoly, l’Association des étudiants de l’EPFL, Arnaud Boissaye se montre inquiet à la suite de l’annonce émise par le Conseil des écoles polytechniques fédérales. Celui-ci vient de déclarer son soutien à une augmentation de la taxe d’étude annuelle de 500 CHF aux EPF. Le Conseil des EPF justifie cette augmentation «modérée et socialement acceptable» par la qualité d’un enseignement dispensé dans des disciplines telles que les technologies et les sciences naturelles. «Davantage d’étudiants permettent d’encaisser plus d’argent, c’est vrai», dit Pierre Vandergheynst, Vice-président pour l’Education de l’EPFL. Mais cela ne couvre pas les besoins en matière d’encadrement et d’infrastructures, alors qu’on arrive aux limites des capacités du campus de l’EPFL. «Nous nous sommes engagés à ce que toutes les recettes supplémentaires soient dédiées aux étudiants», rappelle Pierre Vandergheynst.
Yannick Nock, chroniqueur de Schweiz am Wochenende, estime que l’augmentation des taxes d’études, douloureuse pour les étudiant·e·s, est tout de même une bonne décision, vu que les les taxes d’études dans les autres universités suisses-alémaniques sont déjà environs 500 CHF plus hautes, et ceci malgré le fait que l’enseignement des sciences humaines coûte moins cher que les domaines MINT des EPF.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 octobre 2017
L’UNIL cède aux demandes des chercheur·e·s
Une rencontre a eu lieu entre des représentants des chercheur·e·s, la Direction de l’UNIL et la nouvelle conseillère d’État chargée de la formation, Cesla Amarelle (PS). Par le biais de son Secrétaire général, Dominique Gigon, l’Association du corps intermédiaire et des doctorants (ACIDUL) se dit «tout à fait satisfaite » de cette issue. Elle rend hommage aux «collègues qui se sont mobilisés dans un milieu où il est souvent jugé indécent de discuter des conditions de travail» et appelle à un «changement de mentalité» autour des taux d’engagement des chercheurs à l’Université.
Selon ACIDUL, l’une des prochaines étapes est l’amélioration de la situation des chercheurs bénéficiant de fonds FNS ou européens, dont le nombre est important dans certains départements de la Faculté. La Direction assure qu’elle s’y penchera au cas par cas. «La mesure prise par l’UNIL ne concerne de loin pas tous les chercheurs, souligne un employé. Les doctorants, par exemple, n’en bénéficient pas.»
29Sep2017
Politique des hautes écoles
L’Université de Genève ouvre un Centre en Philanthropie
L’Université de Genève a ouvert depuis le début du mois de septembre un Centre en philanthropie.
La nouvelle composition du Conseil de l’Université de Bâle suscite des critiques
Selon l’auteur de la Basler Zeitung, Serkan Albrecht, la nouvelle composition du Conseil de l’Université de Bâle est «moyenne» et «n’est pas digne des ambitions d’excellence de l’université».
L’Université de Bâle souhaite faire plus pour des start-ups
Le Vice-recteur de la recherche à l’Université de Bâle, Ed Constable, souhaite augmenter le nombre de start-ups issues de son alma mater, qui est bas (16) malgré le grand nombre d’organisations dans la région qui souhaitent encourager la création de start-ups par des chercheur·e·s (41).
«Nous avons besoin d’un changement culturel. Nous devons assurer que nos chercheurs de tout niveau, doctorants et professeurs, soient conscients, qu’ils utilisent et commercialisent leurs inventions. En outre, les diplômés devraient être préparés au monde entrepreneurial. Nous devons les doter de connaissances, compétences et savoir-faire, par exemple moyennant des cours après le doctorat.» Troisièmement, les flux d’informations entre l’environnement commercial et l’Université devraient être améliorés. «Nous nous voyons comme les premiers dans la chaine de développement de produits.»
Un autre problème qui se présente est que la diversité des prestataires de services spécialisés dans la constitution de sociétés est porteuse de confusions. Ed Constable estime qu’il est le rôle de l’université de mettre en relation ces partenaires.
Les Écoles polytechniques fédérales veulent augmenter les taxes d’études
Les Ecoles polytechniques fédérales vont sans doute augmenter leurs taxes d’études de 500 francs de manière progressive, à partir de l’automne 2019. Le Conseil des EPF s’est déclaré favorable à une telle hausse.
L’Unil dans les médias
UNIL: Contrats à 100% pour une partie des post-docs
La Faculté de biologie et médecine de l’Université de Lausanne a trouvé «un début de solution à la crise des salaires» de ses post-doctorant·e·s.
Revue de presse UNIL 29 septembre 2017
28Sep2017
Politique des hautes écoles
Le nouvel indicateur de ResearchGate sous le feu des critiques
Les auteur·e·s de cette entrée de blog, chercheur·e·s au Graz University of Technology, critiquent le nouvel indicateur de ResearchGate, bâtisé « RG Score », qui récompense la participation sur la plateforme, spécialement la section des questions et réponses, plutôt que la qualité de la recherche. Ils craignent que cela pourrait susciter des comportements déviants des chercheur·e·s.
Les initiatives suisses contre l’expérimentation animale
A l’Université de Zurich et l’ETH, l’expérimentation sur des singes va bientôt reprendre, suite à des années de recours juridiques et 393’600 CHF de frais d’avocat du côté des chercheur·e·s. Pas seulement à Zurich, mais « partout en Suisse », il y a une mobilisation contre l’expérimentation animale. Une interpellation de Maya Graf (verts /Bâle-Campagne) est traitée aujourd’hui (le 28.09.2017), et la semaine prochaine (semaine 40 2017), une récolte de signatures débutera pour lancer une initiative fédérale, qui demande l’interdiction totale de toute expérimentation animale. Une initiative cantonale à Bâle-Ville demande d’ailleurs des droits fondamentaux pour des primates non-humains. Le neuroscientifique Gregor Rainer de l’Université de Fribourg estime que tout ayant de droits devrait également être capable d’exercer des devoirs dans une société, et que les plus de 350 types de primates ont des capacités très différentes.
Autriche : Débat sur la transparence dans les financements tiers de la recherche
Les Hautes Ecoles devraient être obligées de rendre public leurs sources financières, estime l’organisation Transparency International.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 septembre 2017
27Sep2017
Politique des hautes écoles
Accès aux études pour les mères étudiantes
La Gruérienne Cassandra Bompard, enceinte, n’a pas pu commencer ses études à la Haute Ecole de travail social de Fribourg. En effet, sa candidature est acceptée par la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) qui lui propose, non pas de rejoindre les hautes écoles de travail social de Fribourg ou de Lausanne comme elle l’aurait souhaité, mais celle de Sierre (le choix dépend du résultat à l’examen). Cassandra Bompard prend alors contact avec le service des admissions pour voir si un transfert vers Fribourg est possible, quitte à ne commencer sa formation qu’une année plus tard. Elle apprend qu’elle ne pourra pas commencer ses études en septembre 2016, ni à Sierre ni à Fribourg. Dans une lettre reçue de la part de la Haute Ecole de travail social de Fribourg, sa grossesse est évoquée. Le Directeur de la Haute Ecole de travail social de Fribourg, Joël Gapany, estime que les absences liées à l’accouchement auraient pu poser problème quant aux chances de réussite» de Cassandra Bompard. Toutefois, après un imbroglio administratif, Cassandra Bompard a finalement renoncé au cursus dont elle rêvait.
2018 Erasmus+ annual work programme released
Selon le programme annuel de travail (« 2018 Erasmus annual work progamme »), le programme Erasmus+ continue à mettre l’accent sur les développements principaux dans sa politique générale, qui correspond à la stratégie pour la coopération européenne dans l’éducation et l’apprentissage (Education and Training 2020). Le programme annuel prévoit l’introduction d’«ErasmusPro», qui permettra des échanges à longue durée pour les apprenti·e·s.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 27 septembre 2017
26Sep2017
Politique des hautes écoles
Pour des bulletins de notes «relatifs»
Selon Reiner Eichenberger, chroniqueur et professeur ordinaire à l’Université de Fribourg, une meilleure formation serait urgemment nécessaire. La clé pour une meilleure formation ne serait pas l’argent (bien qu’il soit nécessaire), mais de meilleures incitations aux performances pour les étudiant·e·s. Une solution « gratuite » serait l’introduction de bulletins de notes « relatifs », qui indiqueraient les notes individuelles en relation avec la moyenne de ces cours, ou « doublement relatifs », qui indiquerait la note personnelle par rapport à la moyenne de ce cours et la moyenne des autres cours.
Neues zur Dämmerung des Geistes
Stefan Börnchen, l’auteur de l’article, estime que les sciences humaines connaissent actuellement une période florissante. En effet, il y aurait de plus en plus d’étudiants dans ce domaine et ces études plairaient. Il cite Peter Mandlers, Professeur d’histoire culturel moderne à l’Université de Cambridge, qui disait que « Les sciences humaines sont en train de prospérer, seuls les professeurs ne l’aperçoivent pas ».
Huit tendances pour un enseignement «new-look»
Interactifs, collaboratifs, participatifs – les cours en amphithéâtre prennent peu à peu le train de la modernité, avec l’apport décisif et parfois ludique des nouvelles technologies.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 26 septembre 2017
25Sep2017
Politique des hautes écoles
Feu vert définitif pour le projet de campus de la HES bernoise à Bienne
Plus rien ne s’oppose à la construction du campus Biel/Bienne de la HES bernoise. Les citoyens biennois ont accepté dimanche l’octroi en droit de superficie au canton de Berne de l’aire qui abritera le nouveau bâtiment.
L’UDC souhaite lancer une deuxième initiative anti-immigration en décembre
La nouvelle initiative, dite « de limitation », devrait entrer en phase de récolte de signatures début 2018. Elle exige la sortie de la Suisse des accords bilatéraux actuels si la libre circulation des personnes avec l’UE n’est pas abolie.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 29 septembre 2017
22Sep2017
Politique des hautes écoles
Erasmus + de retour en 2021
La Suisse devrait pleinement réintégrer le programme européen d’échange d’étudiants Erasmus + en 2021. Le Conseil des Etats a soutenu jeudi, par 38 voix et 3 abstentions, la solution transitoire du Conseil fédéral, mais il souhaite que les négociations reprennent vite. Le Conseil fédéral propose d’en rester jusqu’en 2020 à une voie nationale.
L’Université de Fribourg mise sur l’interdisciplinarité
Depuis cet automne, les étudiant·e·s de l’UNIFR ont la possibilité de suivre une filière de Bachelor en bilinguisme et échange culturel ou une autre en études économiques et juridiques. « Ce choix du rectorat de mettre l’accent sur l’interdisciplinarité découle de notre avantage d’être une université complète, proposant toutes les voies d’étude », a soutenu hier la rectrice Astrid Epiney. Parmi les nouveaux cursus proposés cette année à Fribourg figure aussi un master en didactique de l’histoire et histoire appliquée, mis sur pied en collaboration avec la Haute Ecole pédagogique de Lucerne. Plusieurs accords de coopération ont également été conclus avec des universités du monde entier. L’une de ces conventions permettra, chaque année, à une dizaine d’étudiants en droit de rejoindre les bancs de la prestigieuse Université de Heidelberg.
Dans les laboratoires, des petits arrangements avec la science
Pour aboutir à des découvertes, les chercheurs ont parfois recours à des tours de passe-passe douteux : trucages d’images et bidouillages statistiques abondent.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 septembre 2017
21Sep2017
Politique des hautes écoles
Vers moins de doubles-subventions fédérales pour l’a recherche ?
Certains projets sont doublement subventionnés par l’État. La Weltwoche présente la «liste d’élimination secrète» du Conseiller fédéral en charge des finances Ueli Maurer. La Fondation Jean Monnet, par exemple, reçoit des subventions du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation SEFRI et du Département fédéral des affaires étrangères DFAE. Ces dernières seraient à biffer.
Les établissements de recherche d’importance nationale reçoivent, quant à eux, 105 millions de francs par année. Le Campus Biotech de Genève, auquel l’EPFL est associé, obtient notamment des fonds de l’EPFL, y associée, et du Département fédéral des finances DFF. Le DFF préférait couper les fonds donnés aux établissements de recherche d’importance nationale et continuer à assurer un financement via les écoles polytechniques fédérales. L’auteur de l’article salue la décision de « désherber la jungle des subventions », mais critique le fait qu’une grande partie des subventions n’ont pas été touchées et que celles suggérées ne vont pas forcément être réalisées face aux résistances vives.
La vitesse de la digitalisation complique sa recherche
Geesche Jost, co-directrice du Institut allemand de l’Internet, qui a ouvert ses portes récemment, regrette que les processus de recherche et de financement de la recherche ne soient pas en phase avec la vitesse des avancements dans les numériques. Elle plaide pour la mise en place de cycles de recherches plus courts, pour ne pas se faire devancer par les développements.
Les études en temps partiel, une révolution?
Swiss Olympic et swissuniversities, qui comptent parmi les associations de pointe du sport d’élite et des universités, ont signé une déclaration pour une meilleure compatibilité entre sport d’élite et étude. Pour l’auteur, c’est « peut-être une formidable révolution dans le système éducatif, car les programmes d’études qui sont compatibles avec le sport d’élite, sont ceux à temps partiel. Ce mode d’études serait également compatible avec un travail «haute gamme » et donc à considérer comme «la voie royale» vers une formation tertiaire meilleure et moins chère, non seulement pour les sportifs·ives d’élite, mais également pour beaucoup d’étudiant·e·s « normaux·les ». Il serait néanmoins temps que swissuniversities signe un tel accord avec economiesuisse.
La revue par les pairs remise en cause
Professeur au Walter and Eliza Hall Institute de Melbourne, qui contribue au site américain Retraction Watch, spécialisé dans le suivi des articles retirés ou corrigés, que « sans évaluation, environ 2% des articles publiés seraient corrects, reproductibles et intéressants. Grâce à l’évaluation par les pairs, on arrive entre 10 et 50% ». Or, Windship Herr, biologiste, Professeur à l’UNIL et ancien éditeur d’une revue scientifique avertit que « Le fait qu’une étude ait été évaluée par les pairs ne dit pas grand-chose sur sa qualité ». Aussi, les relecteur·rice·s d’articles peuvent difficilement en vérifier les détails pratiques. Ainsi, en sciences expérimentales, un lecteur qui veut être certain qu’un résultat publié est valide n’a pas d’autre choix que d’essayer de le reproduire dans son propre laboratoire, si cela est possible (pas toutes les expériences sont reproductibles). Une des solutions proposées consiste à travailler en double aveugle : les relecteurs ne connaissent pas les auteurs des manuscrits qu’ils critiquent et devraient ainsi être plus objectifs, car, selon David Vaux, « les relecteurs sont plus influencés par la réputation d’un auteur que par une lecture attentive de son article. ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 septembre 2017
20Sep2017
Politique des hautes écoles
L’EPFL élargit son terrain au Valais
Comme l’a annoncé la chancellerie d’Etat, le canton du Valais et l’EPFL ont signé le supplément de l’accord sur l’implantation de l’EPFL en Valais. Celui-ci prévoit que d’ici la fin de l’année 2020 un nouveau bâtiment soit à disposition, dans lequel le Centre de Recherche sur les environnements alpins et extrêmes pourra être accueilli. Dans ce sens, le gouvernement proposera au Grand Conseil d’acquérir le centre d’impression Ronquoz à Sion et ses parcelles lui appartenant. Actuellement, les structures appartiennent aux Editions « Le Nouvelliste SA ». Le prix d’achat pour le bâtiment et les parcelles adjacentes se montent à 20 millions de francs, dont 16,5 millions est à la charge du canton et le reste à la ville de Sion.
Formation en cyberdéfense – vers une collaboration entre ETH et MILAK?
Ariel Wyler, Diplomate au Secrétariat d’État aux questions financières internationales, propose la mise en place d’une formation en cyberdéfense, en collaboration avec l’ETH et l’académie militaire MILAK, se calquant sur le modèle de la formation pilotes de l’armée.
Un test de personnalité pour intégrer la Haute école de santé fait débat
Des questions inhabituelles sont tirées d’un test de personnalité auquel doivent se soumettre tous les candidat·e·s désireux·euses d’intégrer une filière régulée de la Haute école de santé de Suisse occidentale (HES-SO).
Enseignement de sportifs d’élite
Jürg Stahl, président de Swiss Olympic, et Michael Hengartner son homologue de swissuniversities, se sont engagés à « continuer à améliorer les conditions permettant aux sportifs d’élite d’atteindre leurs meilleures performances tout en réussissant leur formation académique dans un délai acceptable ».
Quand les éditeurs confisquent la science
En 2017 encore, seule une minorité d’études est publiée en libre accès. Mais les bailleurs de fonds de la recherche européens sont de plus en plus nombreux à exiger que les fruits de la recherche publique soient consultables par tous. En outre, « avec le développement de l’édition en accès ouvert, les scientifiques ont pris l’habitude de payer pour publier. Certains acteurs douteux ont vu là une aubaine. Les pratiques sont variables, allant de la pure arnaque jusqu’à des revues honnêtes, mais qui offrent un service insuffisant », explique Jean-Blaise Claivaz, responsable Open Access et données de recherche à l’UNIGE. Martin Vetterli, Président de l’EPFL, estime : « Le monopole des éditeurs traditionnels va finir par tomber, à part peut-être pour certains titres très prestigieux comme Science et Nature, qui valent aussi pour leur travail de sélection. » Marc Dupuis, Président de l’ACIDUL, l’Association du corps intermédiaires et des doctorant·e·s de l’UNIL, le phénomène « publish ou perish » n’est qu’une facette du libéralisme scientifique, qui s’attaquerait aux personnes, aux structures et à la science : au niveau des individus, il est attendu que les scientifiques travaillent sans compter les heures. Au niveau structurel, le besoin de vitesse incite à recourir aux raccourcis, qui mettent parfois en péril une recherche de qualité et également au niveau institutionnel, « une de ses manifestations est l’engagement des collaborateurs à temps partiel pour leur demander de travailler à temps plein. »
La formation – une «vache sacrée»?
Peter V. Kunz, Doyen de la Faculté de droit à l’Université de Berne, considère la formation comme une vache sacrée en Suisse, ce qui expliquerait que pendant des années, elle a été épargnée des coups budgétaires. « Cela ne peut pas toujours continuer ainsi ». Aujourd’hui, il serait plutôt question de baisser les dépenses. Pour M. Kunz, les coups fédéraux prévus ne mettraient pas en danger la place suisse de l’éducation. Des mesures seraient à prendre qui respectent les notions libérales comme le principe pollueur-payeur (« Verursacherprinzip ») et la compétition. Une augmentation des frais de scolarité et d’études devrait, selon lui, résoudre la plupart des problèmes de financements et ne mettraient pas en danger l’accès à la formation pour tous. D’ailleurs, les universités devraient davantage entrer en compétition pour acquérir des fonds tiers. Le sponsoring ne devrait plus être refusé de soi, et les hautes écoles devraient veiller à s’investir dans des personnes plutôt que dans des bâtiments « en verre et acier ».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 20 septembre 2017
19Sep2017
Politique des hautes écoles
Vives réactions après l’ouverture d’un fastfood dans une Haute école à Fribourg
Un Subway a ouvert ce lundi dans la cafétéria de la HEG de Fribourg. C’est la première fois qu’une chaîne de restauration rapide s’installe dans une haute école suisse. Débat entre Stéphane Montangero, Secrétaire général de la Fourchette verte, qui se dit « très, très déçu », et Rico Baldegger, directeur de la HEG de Fribourg, qui défend cette décision, vue comme « complémentaire à la Mensa ».
L’Université de Genève lance son cours d’intégration destiné aux imams
L’Université de Genève donne depuis lundi des cours aux imams visant à faciliter leur intégration dans la culture suisse. Cette « plateforme pour un islam éclairé » est cofinancée par l’université et l’Etat de Genève.
Plus de 240’000 étudiant·e·s ont fait leur rentrée dans les unis et hautes écoles
Le nombre global d’étudiant·e·s a progressé de manière régulière jusqu’à présent, mais l’Office fédéral de la statistique (OFS) s’attend à ce que la hausse des effectifs ralentisse dans les années qui viennent en raison d’un recul démographique, pour atteindre près de 260’000 étudiants en 2025. La progression des effectifs devrait être la plus marquée dans les hautes écoles pédagogiques (+15%) et dans les hautes écoles spécialisées (+13%), tandis qu’elle devrait marquer le pas dans les universités. A l’UNIL, Le nombre d’étudiant·e·s est monté à 14’600, contre 14’300 en automne 2016.
Derrière les publications scientifiques
La course à la publication entraîne des quantités d’articles scientifiques de moindre qualité, que de moins en moins de chercheurs ont le temps de lire. En effet, les auteurs s’autocitent à outrance pour se rendre visibles dans les moteurs de recherche et s’attirer la bienveillance. Matthias Egger, le président du Fonds national suisse, est décidé à appliquer les procédures issues de la Déclaration sur l’évaluation de la recherche (DORA), qui prône l’abandon des facteurs d’impact pour juger un chercheur, étant donné que le facteur d’impact juge l’impact des journaux et non la qualité et l’impact de la recherche.
Mieux valoriser les doctorats
Jusqu’à 50% des titulaires de doctorat se lancent dans une carrière académique, cependant, vingt ans après l’obtention du doctorat, seuls 5% des docteur·e·s ont un poste stable à l’université. Par ailleurs, les détenteurs·trices· d’un doctorat en sciences exactes et naturelles ont du mal à décrocher un emploi, en particulier les femmes. Selon Denis Billotte, Secrétaire général de la Conférence universitaire de Suisse occidentale (CUSO), « les jeunes docteurs ressentent plus de difficultés que les jeunes diplômés de master à obtenir un poste de travail. Mais après un an, le taux d’emploi des titulaires d’un doctorat est meilleur que celui des détenteurs d’un master. » Il suggère de s’inspirer de l’expérience de certains pays voisins qui ont introduit des doctorats industriels, réalisés dans le cadre de partenariats entre entreprises et universités.