- 16.07.2021 Revue de presse UNIL
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16Juil2021
15Juil2021
Politique des hautes écoles
Turquie : exode des chercheur-euse-s critiques du régime Erdogan
Sous le régime autoritaire du président Recep Tayyip Erdogan, de plus en plus de scientifiques prennent la décision de quitter la Turquie. Selon la sociologue Nil Mutluer, qui a également quitté la Turquie pour enseigner en Allemagne, cet exode serait le résultat d’un effort concerté de la part d’Erdogan de placer les universités sous son contrôle en limitant les débats libres et la recherche critique.
En 2016 déjà, environ 800 universitaires ont été licenciés à la suite de la tentative de coup d’Etat. Des universitaires qui s’expriment publiquement contre les politiques du président risquent de se faire licencier directement. Ainsi, 550 des plus de 2200 signataires d’une pétition pour la paix avec les Kurdes ont perdu leur poste universitaire. Environ 200 d’entre-eux-elles ont trouvé refuge en Allemagne grâce à des programmes tels que Scholars at Risk et d’autres bourses destinées aux scientifiques persécutés.
Maintenant que leurs bourses ont expiré, les chercheur-euse-s tentent d’obtenir des postes réguliers. Sans connaissance de la langue allemande, cela pose un grand défi. Un nouveau projet d’université en ligne veut maintenant donner à ces scientifiques un espace pour poursuivre leur enseignement et rester en contact avec leurs étudiant-e-s. « L’université Off », propose dix séminaire par semestre, l’accent est mis sur les études de genre, les études sur la paix et les questions de liberté académique. Son financement, ainsi que les conférenciers et les certificats pour les cours sont pris en charge par une coopération de plusieurs universités allemandes.
Horizon Europe : Suisse reléguée au statut de pays tiers
La Suisse est considérée jusqu’à nouvel ordre comme un pays tiers non associé à Horizon Europe pour tous les appels à projets de l’année 2021. Cette information a été communiqué au Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) en début de semaine par la Commission européenne. En règle générale, les chercheur-euse-s suisses peuvent participer à certains appels à propositions, mais ne recevront plus de financement de l’Union européenne (UE). Le SEFRI devra donc assurer ces financements. Le Parlement a approuvé un crédit de 6 milliards de francs pour le paquet Horizon Europe. Ces crédits d’engagement peuvent être utilisés pour financer des partenaires suisses tant que la Suisse n’est pas associée.
De plus, les chercheur-euse-s de Suisse sont exclu-e-s de la participation aux projets individuels du Conseil européen de la recherche (CER), des actions Marie Skłodowska Curie et de la Commission européenne et du Conseil européen de l’innovation (CEI).
La Commission européenne, pour sa part, écrit sur un site web que des fonds européens sont disponibles pour les chercheur-euse-s suisses qui sont basés dans un État membre de l’UE ou dans un pays associé à Horizon Europe. La Linth Zeitung, interprète ça comme une invitation pour les chercheur-euse-s à quitter la Suisse. Le président du Conseil des Ecoles polytechniques, Michael Hengartner, craint également que le recrutement de scientifiques de haut niveau, ainsi établis dans l’UE deviendra plus difficile, vue que la Suisse représente un terrain incertain pour leur recherche.
Selon le SEFRI, la Suisse continue de chercher à s’associer pleinement au programme de recherche de l’UE. Toutefois, Bruxelles a fixé des conditions à l’association : le paiement de la deuxième contribution de cohésion et la conclusion d’un accord-cadre.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juillet 2021
14Juil2021
Politique des hautes écoles
L’ARN messager et l’industrie pharmaceutique suisse – une opportunité manquée ?
Dans la série d’été intitulée «Roman du vaccin», le Temps consacre un article à l’ARN messager et le rôle «manqué» de l’industrie pharmaceutique helvétique. La journaliste Aline Bassin cherche à comprendre comment des géants pharmaceutiques suisses comme Novartis ou Roche avaient pu passer à côté de cette nouvelle technologie qui a pourtant permis la création des vaccins actuels contre le Covid-19. Pour cela, elle rencontre et laisse parler différents acteurs impliqués dans la recherche liée au messager ARN et du vaccin contre le Covid-19 et en fait une courte historiographie.
Edition du génome: l’OMS mise sur les lanceurs d’alerte
Dans deux nouveaux rapports rendus public le 12 juillet, L’OMS propose une gouvernance mondiale des thérapies à base de l’édition du génome menées à l’aide d’outils comme les ciseaux moléculaires Crispr. Elle appelle à mettre en place un mécanisme qui permettra à des lanceurs d’alerte de dénoncer des abus potentiels. Le comité consultatif sur l’élaboration de normes mondiales pour la gouvernance et la surveillance de l’édition du génome humain avait été créé après la naissance de deux bébés en Chine, dont les génomes avaient été modifiés avec les ciseaux moléculaires Crispr.
Concrètement, les expert·e·s qui ont redigé·e·s les rapports ont élaboré·e·s sept scénarios d’abus potentiel de cette technologie. «Certains sont encore hypothétiques, comme la publicité de cliniques pour des thérapies géniques non encore démontrées ou l’augmentation génétique d’athlètes. […]D’autres scénarios sont plus réalistes. Par exemple, les experts de l’OMS ont réfléchi à la possibilité qu’un essai clinique de modification du génome humain somatique (pour guérir une maladie génétique héréditaire qui touche les globules rouges et provoque de l’anémie, nommée la drépanocytose) se déroule en Afrique de l’Ouest où la maladie est répandue. Le risque ici serait que les populations d’Afrique de l’Ouest soit ensuite exclues de ces thérapies à cause de leurs prix élevés.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juillet 2021
13Juil2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Saint-Gall perd en valeur ajoutée à cause de la pandémie
Fin mai, l’Université de Saint-Gall (HSG) a fait état d’une contribution à valeur ajoutée record qu’elle a apportée au canton en 2019 : ses effets régionaux se sont élevés à 276,5 millions de francs, selon une étude. Cependant, à cause de la pandémie, ce chiffre aurait diminué d’une bonne trentaine de millions de francs en 2020.
Selon le rapport de la HSG, la principale raison de ce déclin a été le passage à l’enseignement à distance, qui a entraîné une réduction importante du nombre d’étudiant·e·s résidant dans le canton. Le taux aurait alors baissé de 82% à 52% en 2020.
En revanche, la pandémie n’a eu qu’un impact mineur sur le budget de l’université, selon le communiqué de presse. En outre, les coûts matériels de l’université ont diminué de plus de 10 millions de francs, malgré des dépenses supplémentaires pour l’enseignement à distance, et les mesures d’hygiène nécessaires sur le campus. Les frais de scolarité et, en particulier, les revenus de la formation continue ont également diminué.
Une formation pour la cryptofinance culturelle
«La Geneva Business School lance un programme en trois semestres baptisé «MBA in Fine Art International Management» dès la rentrée de septembre. Un diplôme inédit dans le monde, qui répond aux nouveaux besoins d’un marché soumis à une numérisation fulgurante depuis le début de la pandémie. Une trentaine d’étudiants potentiels ont déjà manifesté un intérêt pour ce cursus. Les inscriptions sont en cours d’enregistrement jusqu’au 30 août.»
L’Unil dans les médias
La délicate position des encadrant·e·s de thèse – Réaction à l’article sur le harcèlement des doctorant·e·s
Dominique Vinck, professeur en études sociales des sciences et des techniques à l’Université de Lausanne (UNIL), réagit à l’article de Heidi.News sur le harcèlement des doctorant·e·s. A son tour, il tente d’éclairer le phénomène tout «en évitant les analyses simplistes qui rajoutent de la souffrance à la souffrance».
Il souhaite alors analyser les dynamiques de façon à éviter les explications réductrices qui ramènent la diversité des situations à une problématique universelle de relation entre supervisé·e et superviseur·euse. Selon le professeur, l’insatisfaction des doctorant·e·s tient surtout à un manque d’encadrement qu’à un excès. «Le sentiment d’un déficit de suivi et de communication est deux à quatre fois plus fréquemment mentionné que le manque de liberté, le dirigisme, l’abus de pouvoir […] ou le harcèlement psychologique.». Puis, les vécus varient fortement selon le cadre donné dans chaque discipline et de l’implication professionnelles des encadrant·e·s aux thèses des doctorant·e·s, ajoute-t-il.
Il tient également à parler du vécu des encadrant·e·s, pour montrer que cette position peut engendrer autant de souffrances que de bénéfices. «Les privilèges et les pouvoirs relatifs dont ils disposent, ne les protègent ni des souffrances psychologiques ni des pressions de l’environnement. Des rumeurs circulent et des encadrant·e·s sont stigmatisé·e·s, voire «remercié·e·s» par leur institution pour harcèlement psychologique, d’autres sont privé·e·s de ressources ou mis·e·s au placard.»
Revue de presse UNIL 13 juillet 2021
12Juil2021
Politique des hautes écoles
L’interdiction des OGM dans l’agriculture sera prolongée jusqu’en 2025
Pour la quatrième fois, le Conseil fédéral propose de prolonger le moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le nouveau délai irait jusqu’en 2025.
Pour Christian Wasserfallen, conseiller national PLR (BE), cette décision est inconstitutionnelle. «Quand on parle crise climatique ou coronavirus, on nous demande d’écouter la science. Mais dès qu’il est question d’OGM, on l’oublie.». Il met en avant les nombreuses études dans le cadre du Programme national de recherche 59, qui concluent que les OGM ne présentent pas de risques particuliers.
Au parlement, seul le PLR est actuellement prêt à lever le moratoire sur les OGM dans l’agriculture. Puis, le parti vert’libéral ne veut pas d’une interdiction totale, pour ne pas empêcher l’émergence de nouvelles technologies, comme la CRISPR/Cas9 par exemple.
Fabien Fivaz (Verts/NE) rappelle que le moratoire prévoit expressément une exception pour les scientifiques: «La recherche n’est pas impactée, […]les paysans n’ont aucun intérêt à recourir à ces pratiques, puisque les consommateurs n’en veulent pas.»
Les membres de la Commission de la science de l’éducation et de la recherche restent majoritairement partisan·e·s du moratoire. Valérie Piller Carrard (PS/FR) déclare avoir eu de premières auditions avec des représentantes du monde scientifique sur les nouvelles technologies. «Certaines conclusions sont moyennement rassurantes» remarque-t-elle.
Nouveau scandale à la HSG : enseignant condamné pour fraude
Un nouveau scandale secoue l’Université de Saint-Gall (HSG). Un spécialiste du contrôle de gestion n’est plus autorisé à enseigner après avoir été condamné pour mauvaise gestion.
Concrètement, l’enseignant en question était également président du conseil d’administration d’une start-up qui proposait un service de conduite de luxe. Après six ans, la start-up a été liquidée et le directeur général condamné à une peine de prison de trois ans et demi pour fraude.
Le président du conseil d’administration a également été condamné pour ne pas avoir assez bien contrôlé ce qui s’est passé dans la phase de démarrage. Selon le ministère public argovien, l’enseignant à la HSG aurait pu et dû reconnaître «sur la base d’un simple calcul mental» que la start-up qu’il présidait était illiquide et fortement endettée dès le départ. Les juges du district de Baden parlent même d’un cas classique de fraude à la fondation.
Dispute à la FHNW : un étudiant fait appel au tribunal pour passer un examen après son expulsion
Un jour avant la remise des diplômes, l’université des sciences appliquées du nord-ouest de la Suisse (FNHW) a mis à la rue un étudiant dit «rebelle» de l’Hyperwerk. Cette structure se présente comme institut environnemental qui incite ses étudiant·e·s à réfléchir à l’interconnexion entre les humains, les machines, les plantes et les animaux et à élaborer des solutions durables. La formation est très participative, les étudiant·e·s mangent avec leurs professeur·euse·s, les appellent par leur prénom et sont même autorisé·e·s à participer à l’élaboration de leurs notes. Max Estrich, l’étudiant en question, avait même mis à disposition de l’école des programmes informatiques acheté à titre privé. Mais après une dispute avec le recteur, l’institut a demandé à l’étudiant de lui transférer l’accès à son programme informatique acheté à titre privé. De plus, l’école avait secrètement effectué un achat in-app qui avait été débité de sa carte de crédit. Au lieu de s’excuser pour cette transgression, il a été accusé d’avoir changé son mot de passe par manque de collégialité et a été banni de l’école, puis expulsé.
Seule un dernier examen l’aurait séparé de son diplôme de bachelier. L’étudiant a fait appel devant le tribunal administratif qui la donné raison. Le tribunal a jugé que l’école n’avait pas été en mesure de donner «des raisons importantes pour l’exclusion». L’étudiant temporairement exclu a donc pu passer l’examen final à la FNHW.
Une chercheuse de l’EPFZ plaide pour une taskforce climatique
Face au changement climatique, dont les phénomènes météorologiques extrêmes des ces dernières semaines en sont une conséquence directe, Sonia Seneviratne, climatologue et chercheuse à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), propose de créer une task force climatique, comparable à celle pour le Covid, pour lutter contre ces événements.
La scientifique, qui est également membre du Groupe d’expert·e·s intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), déclare que le changement climatique a lieu en ce moment. Elle ajouté «Dans le cas de la crise climatique, nous avons atteint un domaine où des décisions doivent être prises très rapidement. Cela nécessiterait un échange plus rapide entre la science, la politique et les décideurs.»
Lausanne accueillera un observatoire de l’égalité
Lausanne a été sélectionné par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour acueillir le nouveau Observatoire mondial pour les femmes, le sport, l’éducation physique et l’activité physique. Elle fait partie de l’un des objectifs du plan d’action de Kazan, adopté en 2017 par la Conférence internationale des ministres et hauts fonctionnaires responsables de l’éducation physique et du sport de l’Unesco.
Le Canton de Vaud, la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne ont alors décidé de fonder une association pour assurer les conditions nécessaires au «développement de l’Observatoire mondial, son ancrage dans l’écosystème du sport international à Lausanne ainsi que son rayonnement au-delà des frontières.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 12 juillet 2021
9Juil2021
Politique des hautes écoles
Pour une révalorisation des titres des formations professionnelles supérieures
Dans un article d’opinion de la Neue Zürcher Zeitung, l’ancien Conseiller national et président de l’Association suisse pour la formation continue (SVEB). Rudolf Strahm, plaide pour une revalorisation des titres des formations professionnelles supérieures.
Alors que la formation professionnelle supérieure est numériquement la catégorie d’enseignement tertiaire la plus importante dans le système éducatif suisse, il ne serait pas appréciée à sa juste valeur dans le marché du travail, argumente Mr Strahm, La principale raison, serait d’une part la confusion des désignations de titres et d’autre part, le manque de clarté de la classification. La formation continue après l’apprentissage professionnel EFZ comprend notamment 430 titres différents à trois niveaux. Pour Rudolf Strahm, faute de manque d’un titre général, ce système sème la confusion et dévalorise des formations qui sont pourtant extrêmement pertinents pour l’économie suisse.
La situation est particulièrement précaire dans les secteurs internationaux. Mr. Strahm critique le choix du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SERI) d’avoir repoussé le titre de bachelor professionnel pour inventer une substitution anglais, le Advanced Federal Diploma of Higher Education. Pour l’ancien Conseiller national, il est absurde que les institutions de formation suisses doivent se contenter de titres internationaux empruntés.
Il souhaite alors que la Suisse suive l’exemple de l’Allemagne et introduit à son tour le bachelor professionnel pour la formation professionnelle supérieure.
La Suisse devra attendre octobre pour négocier sur Horizon Europe
«Pour les institutions scientifiques suisses, l’incertitude sur l’association au programme-cadre pour la recherche Horizon Europe ne devrait pas s’arranger avant plusieurs mois. La Commission européenne a pour l’instant exclu la Suisse de la liste des pays pouvant obtenir des financements dans ce cadre. Pas d’éclaircie à attendre avant l’automne: la situation doit être à nouveau débattue le 21 octobre, à l’occasion du prochain Conseil de l’UE.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 9 juillet 2021
8Juil2021
Politique des hautes écoles
Des PME pleurent déjà Horizon Europe
Dans un article d’opinion, le Conseiller national Vert’liberal Michel Matter illustre les conséquences de l’exclusion Suisse à Horizon Europe pour les PME. Il révèle que le programme de recherche de l’Union européenne, par son troisième pilier, finançait aussi les PME et les start-up innovantes avec des bourses de l’ordre de 2-3 millions d’euros qui sont en réalité des subventions directes.
Or, les subventions directes visant à favoriser l’innovation n’existent pas en suisse. Les PME sont alors désavantagés par rapport aux entreprises européennes et risquent de perdre leur longueur d’avance, car l’éviction du programme Horizon ne pourra être que partiellement compensée par des mesures internes.
Roche cède le brevet de son médicament contre le Covid-19
Le géant pharmaceutique bâlois a décidé de mettre le brevet de son médicament contre le Covid-19 dans le domaine public et organise le transfert de technologie et d’expertise dans les pays à revenus bas et intermédiaires pour augmenter l’offre mondiale. Le produit, du nom de Actemra/RoActemra n’est cependant pas nouveau sur le marche : utilisé depuis 2009 contre les maladies rhumatologiques, il s’est avéré utile pour combattre le Covid-19.
La décision de lever son brevet s’inscrit dans un débat plus large en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMS). «[L’]Afrique du Sud et Inde – ont déposé une motion en octobre 2020, réclamant la libéralisation des brevets sur les vaccins, traitements et autres produits médicaux nécessaires pour combattre le Covid-19. La motion est soutenue par une centaine de pays, y compris par les Etats-Unis. Au départ, ces derniers composaient un front de refus avec l’Union européenne, la Suisse, le Canada et le Japon. Une décision est attendue lors d’une nouvelle réunion à Genève les 27 et 28 juillet.»
Un groupe de recherche internationale met en garde contre Facebook&Co.
17 scientifiques issus d’un large éventail de disciplines – de l’économie à la biologie en passant par la sociologie – ont publié un appel dans la célèbre revue scientifique «PNAS». Leur message central : si les médias sociaux restent si incontrôlés comme ils le sont aujourd’hui, ils pourraient déclencher une crise sociale mondiale.
À titre exemplaire, les chercheur·euse·s citent la pandémie, qui aurait été contaminée par une « infodémie », à savoir la diffusion de fausses informations via les médias sociaux qui a conduit à un refus rapide de porter le masque et de se vacciner.
Malgré la grande influence qu’exercent les médias sociaux sur la prise de décision politique et la polarisation sociale, très peu de choses sont étudiées scientifiquement. Le groupe scientifique demande donc que la recherche sur l’impact des médias sociaux sur la société soit établie comme une «discipline de crise». Ces disciplines de crise sont généralement appliquées lorsque le monde est confronté à un grand danger qui doit être évité à temps.
Biopôle – portrait du parc d’innovation vaudois
Fondée en 2004, le parc d’innovation vaudois compte parmi les plus grands parcs life sciences d’Europe. Il regroupe actuellement plus de 2000 collaborateur·trice·s au sein de start-ups, de PME et de sociétés internationales et cultive des partenariats avec l’Ecole polytechnique fédérale, le Swiss Institute of Bioformatics, le Centre hospitalier universitaire vaudois, ou encore l’Université de Lausanne. Dans le Temps, Daniel Piller, ancien rédacteur économique de la Neue Zürcher Zeitung et responsable global des relations médias de Roche dresse le portrait de ce campus en constante évolution.
Inquiétudes au sein des hautes écoles suisses
Dans une récente tribune, les dirigeant·e·s des hautes écoles romandes ont lancé un appel au gouvernement suisse à stabiliser au plus vite les relations avec l’Union européenne pour une association rapide de la Suisse au Programme Horizon Europe. Dans le Courrier, Emmanuel Déonna, député au Grand Conseil genevois, pointe également du doigt la précarité patente des conditions de travail du corps intermédiaire comme problème majeur que doivent affronter les hautes écoles aujourd’hui.
Il écrit ainsi que «la pandémie risque d’accélérer le mouvement vers l’enseignement en ligne. Les restrictions budgétaires et le management technocratique peuvent contribuer à une dégradation des conditions de travail déjà précaires d’une partie du personnel de la recherche et à une pression renouvelée sur des disciplines soi-disant «inutiles» dans les humanités et les sciences sociales.»»
Il appelle donc aux hautes écoles à garantir la stabilité de ces postes et leur financement dans la durée en créant un nombre conséquent de postes stables pour les chercheur·euses post-doctoraux, comme l’exige une pétition adressée au parlement fédéral.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 8 juillet 2021
7Juil2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 7 juillet 2021
6Juil2021
Politique des hautes écoles
Le défi environnemental de l’architecture
Dans un article d’opinion, l’architecte et professeur à la Haute école d’art et de design (HEAD) Philippe Rahm revient sur les grands débats entre les anciens et les modernes pour illustrer l’enjeu que pose le nouveau profil du poste de professeur·euse d’histoire de l’architecture à l’EPFL.
Pour cela, il dresse une courte historiographie de la théorie de l’architecture contemporaine, de sa conception moderne et son tournant post-moderne dans les années 1980, pour ainsi revenir au défi actuel, celui de l’environnement.
Selon lui, «Cette nouvelle révolution dans la discipline architecturale, ce tournant «environnemental», auquel nous assistons et participons aujourd’hui, est tout aussi passionnant, nécessaire et urgent pour notre époque que le tournant «linguistique» des années 1970- 1980 le fut à son époque. […] Analyser, étudier, enseigner l’histoire de l’architecture au prisme de l’environnement ou du digital fait partie du tournant nécessaire que doit prendre l’enseignement de l’architecture aujourd’hui.»
Pour Philippe Rahm, le rôle de l’université serait alors d’accompagner ces changements et de se battre contre l’inertie.
Hommage à l’ancien recteur de l’Université de Fribourg, Paul-Henri Steinauer
L’ancien recteur de l’Université de Fribourg et juriste réputé, Paul-Henri Steinauer s’est éteint jeudi dernier à l’âge de 72 ans des suites d’une courte maladie.
«Nommé professeur à l’Université de Fribourg en 1977, Paul-Henri Steinauer y a enseigné jusqu’à sa retraite en 2018 tout en dispensant son savoir en qualité de professeur invité aux Universités de Genève et Lausanne, ainsi qu’à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Son précis en trois volumes sur les droits réels, régulièrement réédité, est une référence absolue pour tous les praticiens romands du droit. Son expertise est incontestée sur l’ensemble du territoire helvétique: lorsqu’il est question de droit des successions ou de droits réels, la référence s’appelle Steinauer des deux côtés de la Sarine.»
ZHAW : Problèmes techniques à plus de 150 examens
A l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), un logiciel de surveillance conçu pour empêcher les étudiant·e·s de tricher aux examens aurait provoqué des pannes importantes. En tout, 153 rapports ont été reçus d’étudiant·e·s de l’école de gestion et de droit (School of Managment and Law) et de la faculté de la psychologie appliquée. Cela signifie qu’environ une personne sur cinq qui devait passer un examen ce jour-là a été affecté. Plus précisément, il y avait eu des retards de chargement ou certain·e·s étudiant·e·s avaient été temporairement déconnecté·e·s du système d’examen et pouvaient poursuivre l’examen qu’après une interruption.
La ZHAW veut maintenant enquêter sur la cause et, selon le cas, indemniser les étudiant·e·s concernés, par exemple sous forme de crédits. Selon la ZHAW, le logiciel de surveillance Proctorio est pointé du doigt comme possible cause des pannes techniques. Cette mesure avait été instauré après à un afflux record de 148 procédures disciplinaires suite aux examens à distance de l’été dernier.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 6 juillet 2021
5Juil2021
Politique des hautes écoles
Les universités australiennes sous la pression de la Chine
Selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch, le gouvernement chinois menace ces propres citoyen·ne·s qui expriment leur soutien aux mouvements pro-démocratiques dans les universités australiennes. La moitié des étudiant·e·s interrogés déclarent ainsi avoir été menacé·e·s après avoir exprimé leurs opinions en classe ou dans les réseaux sociaux. Des menaces qui viennent notamment souvent de la part d’autres étudiant·e·s chinois·e·s qui soutiennent le gouvernement et qui agissent en tant que «surveillant·e·s».
Une jeune étudiante témoigne que ses parents en chine ont été embarqués au poste de police suite à son engagement dans une manifestation qui dénonce le sort subi par les docteurs et les journalistes qui ont essayé d’alerter le public à propos du Covid-19.
Selon Human Rights Watch, les universités australiennes, dont 27% du budget annuel provient des étudiant·e·s venant de l’étranger, ne font pas grande chose pour les soutenir. Le rapport met en lumière le choix de certain·e·s professeur·euse·s de s’auto-censurer en classe à propos de certains sujets sensibles, comme par exemple Taïwan, le Tibet, Hong Kong ou la question des Ouïghours.
«aide-mémoire» pour obtenir une bourse d’étude
«Un millier de jeunes passent chaque année au Centre social protestant pour se faire aider dans l’obtention d’une bourse d’études. C’est une des raisons pour lesquelles le CSP publie aujourd’hui un «aide-mémoire» (csp. ch) destiné à ceux qui ont besoin de l’argent de l’État pour se former.L’occasion aussi de prendre des nouvelles de la jeune population qui a souffert ces derniers mois des restrictions pandémiques. Interview de Talissa Rodriguez, travailleuse sociale à Jet Service.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 5 juillet 2021
2Juil2021
Politique des hautes écoles
Interview avec le directeur de l’Ecole 42 Lausanne
«L’Ecole 42 a été créée à Paris en 2013 sur un modèle atypique: offrir une formation gratuite sans exigence de niveau académique pour devenir développeur informatique. Pas de diplôme à la clé, mais des perspectives d’emploi. La démarche a fait des émules en Suisse romande: l’inauguration du campus de 42 Lausanne est prévue pour le 6 juillet»
Dans une interview avec Heidi.News, le directeur Christophe Wagnière explique l’idée derrière cette forme atypique de formation et son fonctionnement.
La formation commence avec une «sorte de tronc commun à sept niveaux qui se déroule en un an, puis des modules à choisir à la carte pour la suite. Le programme est pensé pour être réalisé de façon optimale en trois ans. Il y a deux stages obligatoires de 4 à 6 mois: le premier à la fin de l’année initiale, puis le second à la fin de la formation, qui est souvent le prélude à un premier emploi.».
Le directeur estime qu’un·e sortant·e de cette école se placera à un niveau intermédiaire, entre celui d’un·e technicien·ne ES et d’un Bachelor de la HES-SO en termes de salaire. Il ne s’agira cependant pas de détourner les étudiant·e·s des universités, mais d’offrir une alternative en cas d’échec.
UNIGE : Motion pour prolonger les repas pour étudiant·e·s à 3 francs
Pendant le mois de mai et juin, les étudiant·e·s de l’Université de Genève (UNIGE) ont pu profiter d’une offre de repas à 3 francs. Cette mesure, qui avait été suggérée par un groupe de travail sur la détresse étudiante coordonné par la Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·s (CUAE), a cependant pris fin le 30 juin, faute de financement. Rien que pour le mois de mai, l’offre a couté 106’137 francs.
A la prochaine séance plénière du Grand Conseil, les députés socialistes demanderont alors un vote en urgence pour prolonger durant l’année académique 2021-2022 cette offre pour soulager les étudiant·e·s précarisé·e·s par la pandémie. Cette fois-ci, les étudiant·e·s de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale Genève (HES-SO GE) devraient aussi profiter des repas à prix réduits. Au total, 25’000 étudiant·e·s à Genève pourraient être concernés, et les coûts sont estimés à 160’000 francs par mois.
L’UNIGE travaille également sur une proposition de repas à 5 francs, qui pourra être effective d’ici à un an sur présentation d’une «carte de fidélité» dans ses cafétérias.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 2 juillet 2021
1Juil2021
Politique des hautes écoles
Recherche européenne : l’appel des hautes écoles romandes
Les recteur·trice·s des hautes écoles romandes lancent un appel dans le Temps pour l’accès de la Suisse aux programmes de recherches européennes. Les signataires illustrent les conséquences qu’une exclusion à Horizon Europe aura pour la Suisse :
«Relégués ainsi dans un pays tiers, les chercheurs et chercheuses en Suisse ne peuvent plus obtenir des bourses ERC du Conseil européen de la recherche. Ces bourses ultracompétitives représentaient dans le dernier programme 40% du total des financements européens accordés à la Suisse, soit plus de 1 milliard de francs suisses. Reléguées dans un pays tiers, nos PME sont menacées, elles qui sont au cœur du troisième pilier du programme européen, consacré au développement et à la commercialisation des résultats de la recherche. Près de 25% des projets suisses financés dans Horizon 2020 étaient portés par des PME, une part qui s’élève à 36% si on inclut les industries. Ces financements directs n’ont pas d’instrument équivalent en Suisse (selon les chiffres du Sefri – sept. 20).»
Horizon Europe est le programme de recherche et d’innovation le plus important au monde. L’interruption de la participation Suisse risque de l’isoler de la recherche internationale. Pour cette raison, les recteur·trice·s appellent le gouvernement suisse à stabiliser au plus vite les relations avec l’Union européenne pour une association rapide de la Suisse à Horizon Europe.
Nouveau cursus pour directeurs·trices à Berne
«Sur mandat de la Direction de l’instruction publique et de la culture, la Haute école pédagogique germanophone de Berne (PHBern) lancera en 2022 une nouvelle filière consacrée à la direction d’école («Schule leiten»). Ce nouveau cursus vise à renforcer les compétences dans le domaine de la direction d’école et de la conduite du personnel ainsi qu’en pédagogie, finances, droit et organisation. Cette formation s’adresseaux personnes exerçant des fonctions de direction et d’enseignement ainsi qu’aux cadres qui s’intéressent aux tâches de direction d’école.»
30 institutions et réseaux de recherche soutiennent la participation suisse à Horizon Europe
Suite à la décision de l’Union européenne (UE) d’exclure la Suisse de la liste des pays associés au programme de recherche Horizon Europe, près de 20 organisations et réseaux de recherche européens ont signé une lettre ouverte la semaine passée (21.06-27.06) dans laquelle ils demandent la pleine participation de la Suisse au programme de recherche. Selon le 24 heures, le nombre a entre-temps augmenté à 30 institutions en faveur d’une participation Suisse.
La vulnérabilité des doctorant·e·s face au harcèlement psychologique.
Les doctorant·e·s sont particulièrement sujette au harcèlement psychologique. C’est ce qu’avance Heidi.News dans un article accompagné de deux témoignages. L’article illustre la vulnérabilité des doctorant·e·s face au harcèlement et aux abus de pouvoirs dans les institutions académiques romandes.
A titre exemplaire, une enquête de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) menée en 2019 démontre que 14% des doctorant·e·s de l’EPFL déclarent avoir subi du harcèlement psychologique dans le cadre de leur doctorat, ce qui représente 314 cas dans son ensemble. Evalué avec une seconde méthode, le chiffre baisse cependant à 7.7% pour les personnes «ayant fait l’expérience de comportements correspondant à la définition du harcèlement psychologique».
La racine du problème se trouverait ainsi dans la dépendance forte vis-à-vis des directeurs et directrices de thèse. «Les doctorants se retrouvent mécaniquement dans un rapport de dépendance avec leur directeur de thèse, qui est à la fois la personne qui évalue leur travail, les introduit dans le réseau, fait (ou défait) leur réputation dans des domaines qui parfois ne comptent que quelques dizaines de spécialistes au niveau mondial, mais aussi, bien souvent, paie leur salaire en les employant comme assistants.»
Ces dernières années, dans les universités et hautes écoles romandes, les dispositifs pour soutenir les doctorant·e·s qui souhaitent dénoncer des comportements abusifs se sont multipliés. Une évolution que la chercheuse en psychologie sociale à l’Université de Genève juge positif, mais pour le moment trop lente.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 1 er juillet 2021
30Juin2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 30 juin 2021
29Juin2021
Politique des hautes écoles
Interview de l’aquéreur italien du Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH)
«Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH) respire. En proie à d’importantes difficultés financières qui ont menacé sa survie, le centre de compétence en santé humaine basé sur le site de Bluefactory, à Fribourg, est racheté par Biovalley Investments, une société basée à Trieste, au nord-est de l’Italie, a-t-il annoncé la semaine dernière. Contacté par La Liberté, Diego Bravar, fondateur de ce groupe actif dans les technologies médicales revient sur cette opération de sauvetage.»
Astrid Epiney sur l’Université de l’après-Covid
Alors que la situation sanitaire se détend, la rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney, discute de l’avenir de l’enseignement universitaire, et notamment de la possibilité d’un modèle hybride qui met en parallèle l’enseignement à distance et présentiel. Cette double approche, qui a comme objectif d’offrir le «même» enseignement aux personnes à distance qu’à celles sur place, implique cependant des risques considérables, selon la rectrice, car «elles insinuent qu’il serait possible de renoncer au présentiel sans mettre en péril la qualité de la formation universitaire.»
Elle rappelle que l’apprentissage universitaire va au-delà de l’acquisition pure de connaissances, mais comprend également la capacité d’argumenter de manière différenciée et se confronter aux idées et concepts d’autres personnes dans un respect mutuel, dont le présentiel serait la condition «sine qua non».
L’Unil dans les médias
Interview avec le nouveau recteur de l’Université de Lausanne, Frédéric Herman
Début août, le spécialiste des interactions entre le changement climatique et l’évolution des montagnes, Frédéric Herman prendra ses nouvelles fonctions en tant que recteur de l’Université de Lausanne (UNIL). Son début est marqué par des conditions particulières pour le monde académique suisse. Après l’enterrement de l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE) et l’exclusion de la Suisse de Horizon Europe en tant que pays associé, le nouveau recteur évalue l’impact pour la place internationale de l’UNIL dans un interview avec la Liberté.
Sur le long-terme, il évoque la crainte qu’une exclusion aux programmes de recherche amènerait une perte de visibilité. Alors que la mobilité estudiantine reste assez stable malgré les bouleversements récents, il évoque que «pour le reste, c’est le même problème: si vous restez absents trop longtemps, vous êtes oubliés.»
Plus généralement, il veut mettre l’accent sur la question de la précarité que la crise sanitaire à mis en exergue. «L’université a un rôle important à jouer dans la sortie de crise, elle va s’engager, mai il est trop tôt pour donner des éléments concrets. Nous avons besoin d’un campus vivant, au quotidien comme pour la recherche et l’émulation». La durabilité et l’égalité des chances seront également deux axes très fort de cette nouvelle direction de l’UNIL.
Revue de presse UNIL 29 juin 2021
28Juin2021
Politique des hautes écoles
Enseignement à l’épreuve du Covid
Alors que la transition vers l’enseignement en ligne a été éprouvante autant pour le corps enseignant que pour les étudiant-e-s en 2020, elle a aussi entraîné une accélération technologique extraordinaire dont les hautes écoles envisagent de pérenniser certains aspects. Le Courrier revient sur les différentes modalités que les enseignant-e-s ont su mettre en œuvre pendant la pandémie pour améliorer la qualité de l’enseignement en ligne et qui pourraient être intégrés de manière durable dans enseignement universitaire.
«Proposer une partie des enseignements en ligne – sans remplacer les cours en présentiel considérés comme indispensables – est une piste à creuser, selon les différentes personnes contactées pour cet article. La porte-parole de l’Université de Lausanne, Géraldine Falbriard, précise: «Nous avons l’intention de capitaliser sur l’expérience Covid, mais à condition que l’emploi des nouvelles technologies soit pédagogiquement fondé, dans le but d’offrir une plus-value aux étudiantes et aux étudiants. La réflexion a été entamée.» Mettre à disposition des contenus enregistrés «peut s’inscrire dans le cadre d’une pédagogie plus inclusive, afin de soutenir des populations qui connaissent des difficultés particulières».»
L’UNIL impose moins de viande dans ses restos
Dès la rentrée en septembre 2022, l’Université de Lausanne (UNIL) fournira des plats plus végétales, plus durables et plus équitable dans ses cantines. Pour cela, elle a conçu un cadre de référence contraignant pour les restaurateurs du campus.
«L’alimentation ne doit plus être uniquement considérée comme un service que l’UNIL doit fournir à sa communauté. Les comportements face à cette thématique sont porteurs de valeurs culturelles, environnementales et éthiques, auxquelles l’institution doit s’efforcer de réfléchir», annonce l’alma mater. Avec ces nouvelles règles, l’UNIL répond à la volonté du campus, indique l’adjoint à la direction durabilité et campus, Julien Meillard.
Concrètement, l’UNIL va commencer par diminuer la consommation de viande au profit de sources de protéines végétales. Puis, elle veut mettre l’accent sur l’approvisionnement saisonal et local des fruits et légumes. Plus généralement, il s’agira de respecter un équilibre nutritionnel et de limiter le gaspillage.
Une lettre ouverte plaide pour la participation de la Suisse à Horizon Europe
La semaine passée, la Commission européenne a publié la liste des 18 États tiers qui peuvent provisoirement prendre part sans accord au programme de recherche de l’Union européenne (UE) Horizon Europe. Or la Suisse ne figure pas dans la liste.
En réaction, près de 20 organisations et réseaux de recherche européens tels que Science Europe, la Ligue des universités de recherche européennes et le réseau Aurora Universities ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils demandent la pleine participation de la Suisse au programme de recherche.
La lettre souligne que la Suisse abrite les meilleures institutions de recherche du monde et est depuis des années l’un des pays les plus compétitifs et les plus innovants. Rétrograder la Suisse à un pays tiers l’empêcherait d’apporter toute son expertise au programme de recherche de l’UE, a-t-elle ajouté. pour cela, »[…]il est important de poursuivre la coopération de longue date et mutuellement bénéfique entre l’UE et la Suisse dans le domaine de la recherche et de l’innovation ».
Le Secrétariat d’État à la formation, la recherche et l’innovation (SEFRI) tente cependant à relativiser cette dernière nouvelle : «Les chercheurs de Suisse peuvent répondre à des appels à projet en 2021 dans le cadre du programme Horizon Europe. Même dans les conditions actuelles, ils ont en effet la possibilité de participer à ce programme ainsi qu’aux initiatives et activités qui y sont liées.». Ils ne recevront toutefois pas de financement de la part de Bruxelles. La Confédération a donc réservé six milliards de francs à cet effet, a précisé le président de la Confédération, Guy Parmelin, dans un interview publiée dans la Schweiz am Wochenende. Il précise que la porte d’Horizon Europe n’est pas fermée et que l’objectif reste la pleine association à Horizon Europe.
La présidente de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national, Valérie Piller Carrard (PS/FR) déclare vouloir « […]tout faire pour que la Suisse ne soit pas reléguée au rang d’État tiers. Les conséquences académiques et économiques seraient importantes. Il faut maintenant qu’on se rassure et que le Conseil fédéral mette en place une stratégie.»
Le président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Martin Vetterli prévoyait qu’avec la fin de l’accord-cadre, l’accès à Horizon Europe serait rendu plus difficile. Mais il ne s’attendait pas « à ce qu’on se fasse sortir de cette façon, au beau milieu de l’année. C’est une très mauvaise nouvelle. » Il estime alors la compétitivité du pays menacée.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 28 juin 2021
25Juin2021
Politique des hautes écoles
Réactions sur l’exclusion suisse du programme Horizon Europe
Le Président de l’EPFL, Martin Vetterli et le Président de swissuniversities et recteur de l’Université de Genève,Yves Flückiger, réagissent sur l’exlusion suisse de Horizon Europe.
««C’est une gifle et un mode opératoire très inélégant», déplore le président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, Martin Vetterli, qui ne se dit pas surpris. «Quand j’ai appris la fin des négociations sur l’accord-cadre, j’ai vite compris que le scénario de 2014 allait se répéter» [la Suisse avait été temporairement exclue du programme européen précédent suite aux conséquences de la votation du 9 février qui voulait limiter la libre circulation, ndlr]. […] La différence fondamentale c’est qu’en 2014, le programme Horizon 2020 était déjà lancé, les projets suisses sur les rails. Cette fois, Horizon Europe, qui n’a pas encore démarré, risque de se dérouler sans la Suisse pendant une période bien plus longue que les six mois de «time-out» de 2014».»
««Nous ne sommes même pas montés dans le bateau. Même nos soutiens les plus solides se font moins entendre: tout le monde considère que la balle est dans notre camp», raconte Yves Flückiger.»
«Les jeunes chercheurs suisses vont en particulier faire les frais de cette décision, regrette Martin Vetterli: «Certains ont été sélectionnés lors de la première phase des ERC Starting Grants [des subventions prestigieuses pour jeunes chercheurs, ndlr], très sélective, et se retrouveront probablement éliminés sans possibilité de passer l’épreuve suivante. C’est comme si on nous éliminait de l’Euro avant de jouer un match!»
La Commission européenne prévoit de conclure les négociations d’association pour la fin de l’année
Suite à l’adoptation finale du Parlement européen du programme de recherche Horizon Europe en avril, la Commission vient d’adopter à son tour les documents finaux détaillant les appels, les budgets ainsi que les délais de candidatures pour les deux prochaines années. Selon la négociatrice en chef de la Commission européenne pour l’association internationale, Signe Ratsko, il n’était pas possible d’entamer les négociations avec les pays tiers sur la participation au programme de recherche avant que la base juridique soit définie. Cependant, elle encourage les pays avec lesquels des négociations d’association sont en cours ou dont l’association est imminente à se joindre aux appels de fonds à titre de solution provisoire jusqu’à ce que les accords d’association commencent à produire des effets juridiques.
Alors qu’Israël, le Royaume Uni ainsi que 16 autres pays figurent sur cette liste, la Suisse y est notamment absente en raison des désaccords politiques suite à l’échec de l’accord cadre avec l’Union européenne.
Le gouvernement britannique de son côté, encourage ces chercheur·euse·s à demander des subventions d’Horizon Europe malgré l’absence d’un accord formel d’association. Néanmoins, il est probable que le Royaume-Uni devienne pleinement associé.
Horizon Europe: ouverture des appels à projet
Dans un communiqué, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) encourage les scientifiques suisses de répondre à des appels à projet dans le cadre d’Horizon Europe.
Les conditions de travail du corps intermédiaire suscitent une discussion
Cela fait plusieurs semaines que le #IchbinHanna se répand dans les réseaux sociaux alémaniques. C’est une manière de protester contre les contrats de travail à durée déterminée (CDD) du corps intermédiaire allemand. Selon Martina von Arx, la co-présidente d’Actionuni, l’organisation faitière des associations pour le corps intermédiaire Suisse, en Suisse aussi, 80% des membres du corps intermédiaire ont des contrats CDD. Par ailleurs, ces postes leur demandent de gérer beaucoup d’incertitude sur la suite de leur carrière, et nécessitent la volonté de travailler beaucoup plus d’heures que prévu dans le contrat. Selon un sondage de ce printemps par la VPOD, l’association zurichoise du corps intermédiaire, 73% des sondés travaillent régulièrement plus que convenu par le contrat. Presque 80% des sondés ont répondu qu’ils travaillent plus de 5 heures supplémentaires par semaine, 14% travaillent même plus de 20 heures supplémentaires.
La Pétition Académia, qui a récolté presque toutes les signatures nécessaires, demande notamment la création de plus de postes fixes pour le corps intermédiaire.
Selon le modérateur de l’émission, cela fait des années que les universités, les cantons et la Confédération se renvoient la balle sur la question qui doit prendre la responsabilité dans cette problématique.
Une société italienne rachète le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), à Bluefactory
Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), logé sur le site de Bluefactory à Fribourg, s’est fait racheter par la société italienne Biovalley Investments. Lancé en 2014, le SICHH avait reçu un premier soutien financier du Grand Conseil fribourgeois, dont un prêt de 3 millions de francs, qu’il n’a cependant pas réussi à rembourser dans les délais. Le canton a alors d’abord reporté délai de paiement du montant du prêt, puis finalement remplacé par un prêt direct. Cependant, le SICHH a dû réclamer un soutien financier supplémentaire de 10 millions de francs à fonds perdus. Il souhaitait ensuite se faire reconnaitre par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) comme centre de compétences technologiques, ce qui lui aurait assuré des subventions pour un total de 9 millions de francs jusqu’en 2024. Le Grand Conseil a alors mis ces subventions sous conditions que la société reçoive la bénédiction de la Confédération, qu’elle n’a finalement pas obtenue.
Maintenant, le nouveau partenaire italien détient la majorité des actions. Son ancienne actionnaire principale, l’Université de Fribourg (UNIFR), restera actionnaire minoritaire du centre, détenant 2% du capital. Katharina Fromm, vice-rectrice de l’UNIFR et présidente du conseil d’administration du SICHH, est soulagée de cette reprise qui a pu sauver l’existence du SICHH à Fribourg, et par là sauver les postes de travail. «Par ailleurs, Biovalley Investments a tout intérêt à collaborer avec les chercheurs de l’Université de Fribourg et des autres hautes écoles pour, par exemple, faire de la recherche dans le domaine du big data médical ou du diagnostic en oncologie.» ajoute-t-elle.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 25 juin 2021
24Juin2021
Politique des hautes écoles
Exclusion suisse du programme Horizon Europe
La Commission européenne a publié une liste provisoire de 18 pays tiers associés au programme Horizon Europe, comme la Grande Bretagne, l’Albanie, l’Islande, le Maroc, Norvège et la Turquie. La Suisse n’y figure pas. «Les personnes morales établies en Suisse ne sont actuellement pas couvertes par ces dispositions transitoires.» Cette décision est une conséquence directe de l’échec de l’ accord-cadre avec l’Union européenne.
En principe, la liste peut être mise à jour à tout moment, mais les négociations n’ont pas encore commencé, contrairement à celles avec les autres pays tiers. Le paiement du milliard pour la cohésion sera décidé en automne, une pré-condition à une ré-association (mais pas forcément la seule).
La NZZ rappelle qu’il est possible de participer à Horizon Europe en tant que pays tiers normal, non associé. Dans ce cas, cependant, le pays doit payer lui-même les coûts, il ne peut pas participer partout et il ne peut gérer aucun projet. Le Parlement suisse a déjà donné son accord pour un tel financement, 6,15 milliards de francs seront mis à disposition dans un tel cas de figure.
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, regrette la décision de la Commission européenne et se dit «extrêmement inquiète». Elle parle d’un «risque d’une grande perte d’attractivité de la place de la recherche et de l’innovation en Suisse. Il y a également à craindre une érosion des collaborations internationales». Elle craint également, à terme, un exode des chercheurs·euses.
Detlef Günther, Vice-président pour la recherche et les relations économiques à l’École polytechnique fédérale de Zurich, craint que l’exclusion suisse du programme Horizon rendrait la collaboration avec une université européenne «une tâche herculéenne», car chaque contrat devrait être négocié séparément.
«Peut-on être prof à l’Uni et prôner la désobéissance?»
«Des défenseurs du climat, parmi lesquels des chercheurs, se sont fait refouler hier sur les marches du Tribunal fédéral. L’activisme est-il incompatible avec la fonction?»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 24 juin 2021
23Juin2021
Politique des hautes écoles
L’UE tient les chercheur·euese·s suisses en haleine
La Commission européenne n’a pas encore décidé comment continuer sa relation avec la Suisse. Chaque dossier doit être mis au banc d’essai et examiné sous l’angle de son importance pour l’accès au marché. Un rapport devrait être disponible au plus tard au début de l’automne, qui servira de base à la poursuite des actions. L’incertitude est grande, notamment dans le domaine de la coopération en matière de recherche. Hier encore, la Commission européenne a lancé les appels à propositions pour le programme de recherche Horizon Europe, doté de 95 milliards d’euros, et la Suisse ne sait toujours pas si et à quelles conditions elle peut y participer.
Une chose semble claire: la participation suisse à Horizon Europe sera lié à la condition qu’elle paye le milliard de francs pour la cohésion [une contribution à l’élargissement de l’Union européenne].
Selon l’article du bz, il est de plus en plus probable que la Suisse doive d’abord négocier un nouvel accord-cadre régissant l’accès à tous les programmes de l’UE, tels qu’Euratom ou le système de navigation par satellite Copernicus, pour pouvoir participer à la coopération en matière de recherche.
L’article du Temps confirme que «Le paiement de la cohésion par la Suisse n’est pas non pas non plus vue à la Commission comme une étape suffisante pour créer un climat positif. C’est au mieux une pré-condition, mais qui n’assure rien du tout. La Commission aurait d’ailleurs transmis la semaine dernière ses instructions en ce sens aux services concernés, et un courrier devait en théorie partir à Berne dans la foulée pour confirmer cette ligne.»
Horizon Europe : L’EPFZ risque de perdre des centaines de millions de francs
Le Président de l’EPFZ Joël Mesot s’inquiète pour la participation suisse au «plus important réseau pour la recherche»: «Le déclassement en pays tiers serait très dommageable pour l’ensemble du pôle de recherche, mais aussi pour l’économie bénéficiant d’Horizon Europe.»
Par ailleurs, plus de 20% des fonds pour la recherche à l’EPFZ proviennent du programme européen pour la recherche, l’année passée c’étaient 70 millions de francs. L’Université de Zurich et la HES zurichoise ZHAW ont également profité du programme, avec 175 millions de francs (sur six ans) et 8,3 millions de francs (sur une année).
Face à la concurrence asiatique croissante et aux enjeux pandémiques et climatiques actuels, Joël Mesot estime que «l’Europe doit unir ses forces».
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 23 juin 2021
22Juin2021
Politique des hautes écoles
Bientôt des diplômes de Bachelor et de Master pour la formation professionnelle ?
Le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a lancé un projet visant à mieux positionner les écoles professionnelles et les formations au niveau international. Il souhaite notamment examiner la possibilité de pouvoir octroyer des diplômes de bachelor et de master à des écoles supérieures. Par là, la Suisse combler le désavantage que les filières professionnelles suisses ont sur le marché du travail mondialisé, dominé par les titres universitaires anglo-saxons de «Bachelor» et «Master». Un rapport devrait être disponible d’ici la fin de l’année 2021.
Ce projet suit l’initiative de l’Allemagne, où depuis l’année dernière, les anciens apprenti·e·s peuvent obtenir un «Bachelor Professional» ou «Master Professional».
Pour le conseiller national (PS, BE) Matthias Aebischer, il est grand temps que le gouvernement agisse. Il regrette le fait que les filières professionnelles suisses, soient désavantagés de manière flagrante du seul fait de leur titre. Selon Monsieur Aebischer, la discrimination serait aussi présente à l’intérieur du pays. Les responsables du personnel étranger des grandes entreprise internationales basées en Suisse préfèrent souvent les candidat·e·s titulaires d’un bachelor ou d’un master aux diplômé·e·s suisses.
Cependant, les universités s’opposent au projet du gouvernement, craignant la dilution et la confusion. «Les diplômes de bachelor et de master sont des diplômes universitaires, et les emprunter à d’autres domaines serait trompeur», déclare swissuniversities. L’Association des diplômé·e·s des hautes écoles spécialisées FH Suisserejette également l’idée de titres supplémentaires pour des raisons similaires : ils créent encore plus de confusion et d’amalgame.
Vers une fondation pour une meilleure communication de la recherche?
Ces dernières années, à savoir avant la pandémie, les entreprises médiatiques ont supprimé de nombreux postes de journalistes scientifiques. Cela a influencé les reportages sur le Covid-19, qui manquent souvent de classification journalistique et parfois aussi de distance critique. Telle est la conclusion d’une recherche sur la qualité des médias mené par l’Université de Zurich. Martin Amrein, président de l’Association suisse du journalisme scientifique, confirme que la réduction des emplois dans le journalisme scientifique au cours des dernières années fait des ravages. Souvent aucun·e journaliste scientifique n’est représenté lors des grandes réunions éditoriales, et la perspective scientifique y est donc absente.
Selon le porte parole du Conseil des EPF, les universités et EPF souhaitent alors s’engager elles-mêmes pour combler ces lacunes. L’idée est de créer une fondation qui fournit l’argent nécessaire pour financer des articles de fond et sur des recherches importantes par des journalistes indépendant·e·s. L’indépendance entre les donateur·trice·s et les médias étant essentielle, un conseil de fondation indépendant pourrait être mis en place qui décide quels projets de journalisme scientifique doivent être financés et comment.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 22 juin 2021
21Juin2021
Politique des hautes écoles
L’Université de Saint-Gall se dote d’un code de conduite
À la suite des incidents de 2019, l’université de Saint-Gall (HSG) a publié un code de conduite pour ses employé·e·s sur son site web. Sept principes y figurent comportant des mots-clés comme «intégrité», «durabilité» ou encore «transparence». Selon le journal St.Galler Tagblatt, il s’agit d’une étape du «changement de culture» que l’université avait annoncé en 2019 suite à de multiples scandales liés à l’abus de dépenses, à des activités accessoires déloyales entre autres.
Le code de valeurs a été élaboré par une commission composée de représentants de tous les niveaux, «mais sans la direction de l’université, c’est-à-dire délibérément non descendante». Il est dès lors contraignant et reformule les exigences légales de la Confédération et du canton. En d’autres termes, elle ne vise pas à sanctionner, mais à formuler positivement les réglementations applicables.
- rôle des scientifiques
- liens d’intérêt
- gestion des finances universitaires
- activités accessoires des professeur·e·s
L’industrie du tabac et «ses» chercheur·euse·s complaisant·e·s
La théorie selon laquelle la nicotine protège contre les effets graves du Covid-19 circule depuis plus d’une année. Derrière celle-ci se cache l’industrie du tabac qui a financé des chercheur·euse·s qui ont affirmé·e·s publiquement cette théorie sans aucune preuve scientifique, comme vient de publier le groupe de recherche indépendant «Investigative Desk». Elle a été diffusée dans plusieurs publications et même exposée lors de conférences.
La Neue Zürcher Zeitung revient sur les différentes méthodes que l’industrie du tabac met en œuvre depuis les années 1950 pour manipuler la recherche et faire valoir leurs produits comme inoffensifs, voire utiles. L’article relève aussi que si l’industrie se comporte de manière immorale, elle trouve son pendant auprès de certain·e·s scientifiques prêts à trahir les codes éthiques de la science.
Maternité et université – un équilibre fragile
Le double statut de mère et étudiante engendre des difficultés au-delà de l’organisation du temps. Une jeune mère et étudiante à la haute école pédagogique (HEP) témoigne des injustices auxquelles elle a dû faire face et déplore un manque de reconnaissance du rôle de parent dans les hautes écoles. A titre exemplaire, elle évoque le refus d’une école qui avait notamment été justifié par sa deuxième grossesse.
Alors que certaines institutions mettent à disposition des services pour les jeunes parents, comme par exemple l’Université de Fribourg, ceux-ci restent insuffisants selon la fondatrice de l’association JeunesParents. Cette dernière s’engage depuis 2013 pour un meilleur soutien pour les jeunes parents, dont la charge repose souvent sur les femmes. Elle propose des services de conseil professionnel social et financier et appuie des décisions auprès des institutions. Elle se bat également pour des moyens de garde et des bourses afin de soulager les jeunes parents.
Le Campus santé «passe à la rampe»
Après 12 ans de gestation, le Conseil communal de Chavannes-près-Renens a validé le plan d’affectation «Côtes de la Bourdonnette». Il s’agit de la construction d’un campus pour la formation des professionnels de la santé, comprenant également une extension de la Haute École pédagogique, ainsi que des logements étudiant·e·s.
Égalité des genres à l’EPFL: «L’évolution est positive»
Dans un encadré d’un article sur les algorithmes racistes et sexistes de l’intelligence artificielle, il y a un entretien avec Claudia Noth, directrice des ressources humaines de l’EPFL. Elle explique ce qui a été mis en place par l’institution pour attirer et engager les profils féminins tout en évitant les biais implicites qui affectent ces candidatures.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 21 juin 2021
18Juin2021
Politique des hautes écoles
Plan stratégique pour Science Europe 2021-2026
Science Europe, une organisation faitière réunissant 38 organisations européens qui encouragent ou mènent de la recherche (dont le FNS), a publié son plan stratégique pour les années 2021-2026.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 18 juin 2021
17Juin2021
Politique des hautes écoles
«The Guild» appelle au renforcement de la liberté académique
The Guild est un réseau universitaire qui comprend actuellement 21 universités européennes à forte intensité de recherche les plus distinguées. Il se consacre à renforcer la voix des institutions universitaires, de leurs chercheurs·euses et de leurs étudiant·e·s. Dans un communiqué, il appelle à l’Union européenne (UE) de renforcer la liberté académique, inquiet notamment du climat actuel dans lequel les résultats scientifiques sont contestés, déformés et sapés par des individus ou organisations qui nient les preuves et les faits.
«The Guild» appelle donc l’UE a être proactive dans la défense de la liberté académique afin afin de protéger les chercheur·euse·s européen·ne·s dans leur pays et à l’étranger. Concrètement, elle demande la création d’un poste de médiateur européen qui veillerait à ce que les atteintes à la liberté académique soient traitées de manière rapide, impartiale et efficace, conformément à la Déclaration de Bonn sur la liberté de la recherche scientifique.
Nouveau projet pédagogique GYS 2.0 pour le gymnase du soir
«[L]e Canton de Vaud va élargir l’offre de la formation pour adultes, et cela au détriment de l’Association du Gymnase du soir (GYS), qui délivre des cours depuis 1965 à Lausanne. Dès la rentrée d’août, le Gymnase pour adultes (GyPAd) proposera une filière maturité gymnasiale, jusque-là assurée par le GYS»
Le 14.06.2021, Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation (DFJC), a présenté u nouveau projet pédagogique GYS 2.0 pour le gymnase du soir. Il s’agit d’une formation de tutorat à distance qui agit en complément de l’offre du Gymnase pour adultes (GyPAd). Une convention a été proposée qui assure le financement ainsi que sa mise en œuvre dès la rentrée 2022 pour un période de deux ans.
Une formation d’imams «made in Germany»
L’Allemagne lance sa première formation pratique pour des imams. Une quarantaine de futurs responsables musulman·e·s du culte vont entamer un cursus de deux ans au Collège d’islam à Osnabrück. Condition d’admission : être titulaire d’un bachelor en théologie islamique. Jusqu’à présent, l’immense majorité des imams sont formés à l’étranger et ne parlent souvent pas l’allemand.
Cependant, cette formation suscite des critiques de la part des deux communautés islamiques les plus influentes en Allemagne. Ni l’Union turco-islamique pour les affaires religieuses, ni la confédération musulmane «Millî Görüş» n’ont participé à la création de l’institut. Elles critiquent que la formation soit soutenue financièrement par l’État et craignent l’ingérence.
Pour la Sociologue Mallory Schneuwly Purdie du Centre Suisse Islam et Société à l’Université de Fribourg, c’est une «nécessité» de mettre en place des formations théologie islamique de base en Suisse aussi, car dans l’absence, les imams continueront à se former à l’étranger.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 17 juin 2021
16Juin2021
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 16 juin 2021
15Juin2021
Politique des hautes écoles
Discussion sur une potentielle association canadienne au programme Horizon Europe
L’Union Européenne se prépare à entamer des discussions avec le Canada pour une possible association canadienne au programme de recherche européen Horizon Europe.
La pression politique sur la recherche danoise suscite des réactions.
Une déclaration adoptée par le Parlement danois au début du mois de juin contient des phrases comme:
«Le Folketing [le parlement danois] attend des dirigeants des universités qu’ils assurent l’autorégulation de la pratique scientifique par un débat critique. Cela signifie que l’unilatéralité est évitée, que la science ne se présente pas sous une apparence politique et qu’il n’est pas possible d’échapper systématiquement à une critique professionnelle justifiée.» Par ailleurs, le parlement, comme tous les autres citoyens, a le droit d’exprimer un avis sur les résultats de la recherche, conclut la déclaration. Cela ne signifie pas que le parlement ait un droit de regard sur le sujet de recherche comment la recherche doit être menée.
Les cheurcheur·e·s des sciences sociales, et plus particulièrement les scientifiques en études de genre et politique de migrations se sentent particulièrement visé·e·s par cette déclaration. Selon une lettre ouverte, certain·e·s ont l’impression d’être mis·e·s au pilori par des politiciens et médias, un climat qui limite les libertés de recherche et d’opinions.
Essai sur la liberté des sciences
Dans un essai paru dans le journal Republik, le professeur de l’École polytechnique fédérale de Zurich et directeur du département des études scientifiques, Michael Hagner dresse le portrait de la situation actuelle de la liberté des sciences. A titre exemplaire, il commente le départ forcé de la Central European University de l’Hongrie suite aux pressions du premier ministre Viktor Orban. Il s’agit, selon lui, du pire effondrement que la liberté académique ait eu à subir depuis la fin de la guerre froide en Europe.
En rappelant les quatre éléments de l’éthos scientifique (universalisme, altruisme, communisme et scepticisme organisé), il démontre comment différentes forces sociales et économiques les mettent actuellement en danger et comment les universités peuvent se protéger.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 15 juin 2021
14Juin2021
Politique des hautes écoles
Fribourg accepte de justesse le développement du quartier d’innovation Bluefactory
«Le peuple fribourgeois veut continuer à développer le quartier d’innovation Bluefactory à Fribourg. Il a accepté de justesse dimanche la participation pour moitié de l’Etat à une augmentation de capital de 50 millions de francs, soumise à un référendum parlementaire.»
Face au manque de relève, quel avenir pour les médecins de famille?
«La pénurie de médecins de famille est toujours une réalité, et pas seulement dans les campagnes. Dans les dix prochaines années, plus de la moitié des médecins généralistes prendront leur retraite. Et la relève n’est toujours pas suffisante. []
Pour Sébastien Martin, médecin généraliste installé et responsable du cursus romand de médecine de famille, il est paradoxal de voir des communes se mobiliser pour essayer de garantir la présence d’un cabinet sur leur territoire, alors que la santé est une responsabilité cantonale. Selon lui, la solution passera par la formation.»
La recherche sur l’ARN, une opportunité manqué pour la Suisse?
Alors que d’autres pays investissent dans la technologie de l’ARN à coups de milliards, la Suisse hésite. Pour le chercheur en oncologie [de l’Université de Berne] Thomas Cerny, il s’agit d’un «échec inexcusable» et d’une opportunité manqué. Selon lui, les avancées importantes dans la technologie de l’ARN ces dernières années permettraient de contribuer de façon importante à la lutte contre le cancer. Alors que pendant longtemps, le domaine était sous-financé, aujourd’hui, les gouvernements du monde entier investissent dans la recherche sur l’ARN, à l’exception notable de la Suisse.
Si à cause de l’échec de l’accord-cadre, la Suisse serait en plus exclue du programme Horizon Europe, cela sera très préjudiciable pour sa recherche, prédit Thomas Cerny. Il craint que la Confédération manque une grande opportunité pour défendre sa place de recherche.
Ces préjugés qui pérsistent aussi dans le milieu académique
Dans un entretien avec Le Temps, Gisou van der Groot, vice-présidente à l’EPFL pour la Transformation responsable, revient sur l’impact de ces biais de genre dans le monde académique et sur les façons de les éviter.
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 14 juin 2021
11Juin2021
Politique des hautes écoles
Le FNS et l’excellence de la recherche
Le FNS a développé un modèle qui caractérise l’excellence dans la recherche qui est fondé sur trois points essentiels : question, méthodes et comportements. «Ce modèle ne constitue pas une fin en soi : il a pour vocation d’aider les organes d’évaluation du FNS à encourager du mieux possible les chercheuses et chercheurs se distinguant par leur excellence ainsi que leurs idées.»
Climat délétère entre Berne et Bruxelle menace la recherche suisse
Suite à l’échec de l’accord-cadre institutionnel, les chercheurs·euses suisses s’inquiètent de leur avenir dans les grands programmes de recherche européens. Alors que les accords concernant la recherche scientifique ne révèlent pas de l’accord-cadre, l’échec des négociations tombent en même temps que les discussions relatives à la participation des pays tiers à Horizon Europe. Avec 95,5 milliards à dispositions pour la période de 2021 à 2027, le plus important programme de financement de l’Union européenne soutient des projets publiques de recherche.
Si la Suisse y participe à titre «d’associée», elle doit donc payer un ticket d’entrée calculé en fonction de son PIB. L’UE représente la deuxième source de financement des projets scientifiques helvètes (35%), après le Fonds national suisse (40%). Avec la rupture entre Berne et Bruxelles, la Suisse risque de devenir un pays non-associé. Yves Flückiger, président de swissuniversities, craint en premier lieu de voir disparaître l’influence de la Suisse dans le grand jeu de la science mondiale. Selon lui, les lacunes financières pourraient être comblées alternativement par l’enveloppe de 6,15 milliards destinée à Horizon Europe.
Selon la Commission européenne, la négociation sur l’association suisse aux programmes de recherche spatiale et quantique n’est pas encore terminée, mais le secrétaire d’État allemand du ministère de l’éducation et de la recherche dit qu’un consensus des états-membres a été trouvé. Celui-ci permettrait la participation suisse aux programmes. Un des seuls pays contre un tel accord était la France, selon Science Business.
Opposition au projet de l’université chinoise à Budapest
Le projet de la construction d’une université chinoise à Budapest est sous le feu des critiques. Le week-end dernier, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester contre la construction du premier campus de l’université d’élite Fudan hors de Chine. Celui-ci devait être construit en 2024 par l’entreprise publique chinoise de construction CSCEC et payé par les contribuables hongrois. Elle fait partie de la politique «d’ouverture à l’Est» que le premier ministre poursuit depuis de nombreuses années. Le coût prévu d’environ 1,7 milliard de francs dépasse le budget annuel de la Hongrie pour l’ensemble de son système d’enseignement supérieur, un domaine qui manque notoirement d’argent. Selon le journal Neue Zürcher Zeitung, un financement par le biais d’un prêt chinois entraînerait Budapest dans une dépendance risquée à l’égard de Pékin.
Sous la pression publique et politique, le premier ministre a maintenant fait marche arrière et a déclaré qu’il organiserait un référendum sur la construction de l’Université Fudan après les élections nationales.
À Martigny, l’institut de recherche Idiap veut booster l’intelligence artificielle
«L’institut de recherche Idiap spécialisé dans l’intelligence artificielle et basé à Martigny va augmenter de 60 postes ses effectifs, principalement dans son domaine d’étude de prédilection, dans les prochaines années. […] Ainsi, le budget annuel total de l’Idiap passera de 12 à 20 millions de francs annuels.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 11 juin 2021
10Juin2021
Politique des hautes écoles
Le débat scientifique piégé entre tribunaux et réseaux sociaux
«Depuis la plainte déposée par le professeur Didier Raoult, directeur de l’IHU de Marseille, et son confrère le professeur Eric Chabriere à l’encontre de la consultante en intégrité scientifique Elisabeth Bik, la situation se polarise. Plus de 1000 chercheurs ont désormais co-signé une lettre de soutien à la lanceuse d’alerte. Les institutions de recherche françaises, elles, ont tardé à réagir.» Cette affaire soulève la question si le tribunal ou les réseaux sociaux sont le bon lieu où régler des différends scientifiques.
Les enseignant·es du Canton de Fribourg seront formés à l’université
L’Université de Fribourg hébergera sous un toit la formation d’enseignant·es, dans un nouveau Centre de formation à l’enseignement. «La création de ce centre, dont le statut au sein de l’Alma mater sera comparable à celui d’une faculté, devrait rapprocher le système fribourgeois de celui du canton de Genève, le seul ayant décidé de regrouper dans son université toutes les filières de formation à l’enseignement. Les autres cantons ayant opté pour un tel regroupement – parmi lesquels tous les cantons romands, ainsi que Berne – ont choisi de le faire au sein de leurs hautes écoles pédagogiques.» Le conseiller d’État chargé de l’Instruction publique Jean-Pierre Siggen a déclaré que tous les aspects pratiques du cursus seront conservés.
Vaud : Les cours de culture antique seront maintenus
«Vouée dans un premier temps à disparaître du cursus vaudois de l’École de culture générale, la matière est maintenue. Dans une certaine mesure.»
L’Unil dans les médias
Revue de presse UNIL 10 juin 2021
9Juin2021
Politique des hautes écoles
Nouvelle plateforme «Autism & uni»
Destinée aux étudiant·e·s autistes de l’Université de Fribourg, la plateforme «Autism & uni» fournit des pistes pour se repérer, s’organiser et s’intégrer avant, pendant et après les études universitaires. «L’outil devrait servir de base aux hautes écoles qui souhaiteraient l’adapter à leur contexte.» Par ailleurs, l’étudiante autiste Romane Garcia et la collaboratrice scientifique et enseignante en pédagogie spécialisée Nathalie Quartenoud Macherel ont commencé à rédiger «un petit guide pour les chargés de cours, leur indiquant notamment quelles adaptations seraient nécessaires pour les étudiants autistes.»
Fribourg réunit sous un même toit toutes les formations à l’enseignement
«Le canton de Fribourg veut réunir toute la formation à l’enseignement sous un même toit. La formation des enseignants primaires, dispensée pour l’heure par la Haute école pédagogique, rejoindra l’Université, assurant la création d’un nouveau centre de compétence.»
Le secteur de la formation continue bouleversé par la pandémie
L’année 2020 a fortement touché beaucoup de prestataires de formations continues. Bernhard Grämiger, Directeur de la Fédération suisse pour la formation continue, parle même d’une «catastrophe». Au deuxième trimestre, le le nombre de participants ayant un niveau de formation professionnelle ou un diplôme universitaire a chuté de près de 40%.
Peu touché par la crise était le marché pour les formations continues qui durent plusieurs mois (MBA, Executive MBA, MAS, CAS).
Cependant, selon l’auteur de l’article, «la volonté et donc le consentement à payer pour les formats en ligne sont meilleurs que ce que le secteur voulait admettre lors de l’année catastrophique 2020.» Les prévisions pessimistes pour l’année écoulée seraient «en contraste frappant» avec les retours positifs des étudiant·e·s.