Vers une antenne bâloise en France ou en Allemagne?
En réaction à l’échec de l’accord cadre, le parti «Le Centre» [anciennement PDC] de Bâle-Ville demande dans une motion de considérer la création d’une antenne de l’Université de Bâle en Alsace ou dans la région de Baden. Selon Andrea Elisabeth Knellwolf du Grand Conseil (PDC, BS) : «Pour l’Université, la HES et les institutions de recherche, cet abandon des négociations signifie le risque très réel d’être exclu des programmes européens ou de ne pas être considéré pour de nouveaux programmes.»
Par ailleurs, «La création de branches universitaires à l’étranger correspond à une tendance. En 2017, Oxford a eu l’idée d’ouvrir une succursale à Paris, en réponse au Brexit.»
La Haute école fédérale de sport de Macolin bientôt accréditée
La Haute école fédérale de sport de Macolin (HEFSM) doit pouvoir être accréditée, le Conseil fédéral a approuvé les modifications juridiques nécessaires. La HEFSM est l’unique haute école faisant partie de l’administration fédérale centrale, sous l’égide de l’Office fédéral du sport.
«L’intérêt pour l‘enseignement renaît, et les inscriptions dans les HEP foisonnent»
«Les hautes écoles pédagogiques suisses sont prises d’assaut en cette rentrée 2021. Bien que les chiffres définitifs ne soient pas encore disponibles, la plupart des établissements constatent déjà une forte augmentation des inscriptions. Certains même au-delà de leurs capacités d’accueil. Côté romand, c’est les HEP de Fribourg et du Valais qui constatent la plus forte hausse des inscriptions. Fribourg totalise en effet 20% de candidatures en plus pour cette nouvelle année académique. […] La HEP Vaud enregistre quant à elle une croissance d’inscriptions quasi constante depuis plusieurs rentrées. «Chaque année, il y a en effet une centaine d’étudiants en plus que la rentrée précédente, témoigne la responsable communication, Barbara Fournier, 2021 ne fait donc pas exception».»
Le Conseil fédéral maintient les mesures de protection en vigueur
Le Conseil fédéral a décidé de maintenir les mesures de protection en vigueur actuellement, comme par exemple le port du masque à l’intérieur. «Le gouvernement procédera à une nouvelle évaluation de la situation et à une éventuelle adaptation des mesures lors de sa séance du 1er septembre, lorsque les conséquences des retours de vacances seront mieux visibles.»
Un doctorant de l’Université de Saint-Gall a récemment perdu l’encadrement de sa thèse suite à des propos [jugés anti-chinois] sur Twitter. Les auteur·e·s de cet article demandent comment les universités réagissent face aux commentaires importuns des étudiant·e·s dans les réseaux sociaux. «Les étudiant·e·s sont-ils·elles fondamentalement libres de décider de ce qu’ils·elles publient ou partagent? Ou des directives font-elles partie des bonnes pratiques?»
La Haute école zurichoise des beaux-arts ZHdK par exemple dit ne pas surveiller les activités du corps étudiant dans les médias sociaux. Quand des commentaires blessants sont publiés sur les canaux de la ZHdK, ils sont supprimés, mais c’est «rarement» le cas, selon Stefan Erdin de la ZHdK. «La neutralité politique est importante.» Par ailleurs, si un post dépassait la limite légale, une procédure disciplinaire serait entamée.
Les Universités de Zurich et de Berne ont des pratiques similaires à celle de la ZhdK. L’Université de Berne a publié en outre un guide de bonnes pratiques dans les réseaux sociaux destiné aux collaborateurs·rices scientifiques.
Selon les directives de l’Université de Bâle, chaque utilisateur est responsable de ses propres actions dans les réseaux sociaux. Le responsable de la communication, Reto Caluori affirme que le cas d’une poursuite en justice d’un·e étudiant·e pour ses commentaires sur les réseaux sociaux ne s’est jamais présenté pour le moment. Cependant, il y a eu des cas où des chercheur·e·s ont été attaqué·e·s personnellement par des personnes externes à l’université, et parfois les parties concernées ont déposé plainte.
Plusieurs universités en Allemagne ont été contactées par les auteur·e·s, en comparaison. Des règlements sur l’utilisation des médias sociaux n’y semblent pas être répandu. Le manque de précédent est souvent évoqué par les représentant·e·s des universités contactées.
La pandémie continue de miner les échanges universitaires
«Cette année encore, la pandémie n’épargne pas la mobilité étudiante. Face à la progression du variant Delta, certains pays ferment leurs frontières aux élèves internationaux. D’autres requièrent toujours plus de démarches administratives avant un séjour sur leur sol. Après l’espoir d’un retour à la normale il y a quelques mois, c’est la désillusion dans les hautes écoles suisses.»
A la recherche du mystérieux Wilson Edwards, le biologiste suisse qui défend la Chine
«Biologiste suisse, Wilson Edwards a récemment volé au secours de Pékin sur son compte Facebook, en dénonçant la politisation de la pandémie de Covid-19 par les Etats-Unis en vue de valider la théorie de la fuite d’un laboratoire de Wuhan. Problème: Wilson Edwards n’existe pas.»
La préparation de la rentrée dans les universités suisses
Les universités et hautes écoles préparent la rentrée, en attente d’une décision du Conseil fédéral sur les mesures sanitaires, potentiellement ce mercredi (11.08). Selon le Bote der Urschweiz, l’objectif des universités suisses est de pouvoir organiser le semestre d’automne en présentiel.
L’EPF Zurich a conçu deux scénarios pour pouvoir réagir à court-terme à des possibles changements. Si le Conseil fédéral donne le feu vert, l’enseignement se déroulerait à nouveau en présentiel, avec des mesures de protection. Le deuxième scénario prévoit un taux d’occupation de 50 % si les mesures concernant les règles d’espacement et les limites de capacité se sont pas levées.
L’Université de Saint-Gall se prépare à faire revenir tous les étudiant·e·s pour la rentrée. L’Université de Bâle, plus prudente, prévoit un mélange d’enseignement en ligne et en présentiel. La Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse continuera à proposer des cours en ligne pour le moment.
Aucune université suisse n’exigera le certificat de vaccination. Seul·e·s les étudiant·e·s en médecine pourraient être contraint·e·s à montrer un certificat pour pouvoir suivre leur formation. La faculté de médecine de l’Université de Berne envisage actuellement une telle mesure.
L’admission de spécialistes étrangers provenant de pays tiers suscite un débat
Le Conseiller national Marcel Dobler (PLR) a déposé une motion qui demande à exempter les spécialistes étrangers originaires de pays tiers et formés dans une université ou une haute école suisse du nombre maximal annuel d’autorisations de séjour si leur activité lucrative présente un intérêt scientifique ou économique élevé. La motion a été adoptée par le parlement. Le Conseil fédéral élaborera prochainement un message correspondant.
Dans la Weltwoche Daily, le Conseiller national Christoph Mörgeli (UDC, ZH) exprime son opposition à cette proposition qui selon lui, ne fera «qu’encourager l’immigration de masse». Les universités ne devraient pas avoir le pouvoir de délivrer des permis de séjour et outrepasser les règlements suisses en matière d’immigration, déclare-t-il.
Les articles scientifiques issus de projets financés par l’UKRI (UK Research and Innovation) devront être publiés dans des revues en libre accès, a annoncé aujourd’hui l’agence de financement, suivant ainsi une tendance mondiale dans l’édition scientifique à l’abandon des modèles d’abonnement.
La politique mise à jour de l’UKRI exige un accès libre immédiat pour les articles de recherche examinés par les pairs et soumis pour publication à partir du 1er avril 2022. Elle prévoit également une nouvelle exigence pour les monographies, les chapitres de livres et les collections éditées publiés à partir du 1er janvier 2024, qui devront être mis en libre accès dans les 12 mois suivant leur publication.
Un prix Nobel souhaiterait plus de scientifiques en politiques
Dans un interview, le Prix Nobel de physique (2019) Didier Queloz plaide pour que les scientifiques prennent plus d’importance dans la politique. «Les scientifiques font beaucoup de communications, mais on devrait en faire encore plus. Surtout, on devrait prendre la tête de gouvernements. C’est-à-dire qu’il faudrait que des scientifiques osent faire de la politique. C’est juste très dangereux de se trouver avec une écrasante majorité d’avocats. Simplement parce que je ne suis pas sûr qu’ils arrivent à apprécier tout ce qui se passe, intellectuellement, même si certains le font.»
L’émission compare la situation suisse à celle aux Pays-Bas. Depuis peu, les collaborateurs·rices scientifiques y ont le droit à un contrat à durée indéterminée.
L’Université de Saint-Gall annonce une enquête externe dans l’affaire du doctorant qui s’est fait expulser à cause de ses tweets «antichinois»
Suite à l’article de la Neue Zürcher Zeitung qui détaille l’histoire d’un doctorant de l’Université de Saint-Gall (HSG) qui s’est fait expulser à cause de ses tweets critiques sur le gouvernement chinois, la HSG lance une enquête externe. A l’origine, la HSG avait déclaré qu’il n’y ait eu aucun comportement injuste de la part de l’université ou de la directrice de thèse. Cette dernière avait brusquement mis fin à la relation de mentorat après avoir reçu des mails « concernées de la chine ».
L’exécutif zurichois dit non aux places d’études supplémentaires en médecine
Pour faire face à la pénurie de médecins, plusieurs conseillers et conseillères d’État (Zurich) ont déposé une motion demandant la création de 72 places d’études supplémentaires en médecine humaine. Actuellement, il y a environ cinq fois plus de demandes d’études que de places.
Cette proposition coûteraient 16 millions de francs bruts par an, un effort que le conseil exécutif juge trop important. Il met en avant le financement fédéral, qui devra faire augmenter le nombre de diplômé·e·s en médecine humaine de 11,7 à 14,9 pour 100 000 habitant·e·s d’ici 2025 et placer la Suisse dans la fourchette haute par rapport aux autres pays de l’OCDE.
Le Conseil d’État zurichois a encore un mot à dire dans cette affaire.
Horizon Europe : chercheurs·euses suisses mis·es à l’écart
Les chercheurs·euses suisses commencent à sentir les effets de l’exclusion de la Suisse du programme européen pour la recherche Horizon Europe. Le sismologue et professeur à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), Domenico Giardini, compare les effets de cette exclusion à une «érosion rampante du centre de recherche suisse». Lui-même a du renoncer au rôle de coordinateur d’un projet européen pour que ce dernier puisse recevoir les fonds nécessaires de Horizon Europe. La situation est semblable pour les jeunes chercheurs·euses, qui n’ont désormais plus accès à plusieurs bourses prestigieuses.
Les facultés de médecine sont-elles trop féminines?
Faut-il instaurer un quota minimum d’hommes pour les études en médecine ? C’est ce que demande la conseillère nationale Maja Rinicker (PLR) pour faire face à une pénurie de médecins en suisse. Elle juge notamment que la pénurie se renforce par la forte présence des femmes, qui travaillent plus souvent à temps-partiel.
La vice-doyenne de la Faculté de médecine de l’Université de Genève, Martine Collart, discute de ce propos dans un interview dans le Forum de la RTS. Selon elle, ce n’est pas un manque d’hommes qui pose problème pour la profession et qui entraînerait une pénurie, mais une mauvaise répartition d’une part dans les spécialités et aux premiers recours et d’autre part la répartition géographique. Il serait donc erroné de chercher le problème chez la répartition homme-femme.
«Les défis de l’Unil vus par le nouveau recteur Frédéric Herman»
«Le nouveau recteur de l’Université de Lausanne, Frédéric Herman, est entré en fonction ce lundi 2 août. Et ses premières semaines à la tête de l’institution s’annoncent chargées, entre incertitudes sur les modalités de la rentrée en raison de la pandémie et conséquences de l’exclusion de la Suisse du programme-cadre de recherche européen Horizon Europe. L’ancien doyen de la Faculté de géosciences arrive aussi avec de nouvelles ambitions pour l’Unil, en particulier sur le renforcement des liens entre l’institution et la société.»
Selon l’article du Temps, il est probable que le parlement décidera seulement lors de sa session de décembre sur le milliard pour la cohésion, et non en septembre, comme l’avais espéré le Conseil fédéral. Le bureau du Conseil des États a rejeté une procédure accélérée.
Le déblocage de cette contribution est une condition pour la participation suisse au programme Horizon Europe.
L’Université de Berne considère privilégier les vacciné·e·s au COVID-19
La faculté de médecine de l’Université de Berne considère limiter les cours en présentiel aux personnes vaccinées ou guéries du COVID-19. Selon cette proposition du décanat, les auditoires seraient remplies entièrement, avec un port du masque obligatoire. Les personnes qui ne correspondent pas à ces critères pourraient suivre les cours via un podcast.
Une décision n’a pas encore été prise. Par ailleurs, celle-ci dépend des mesures prises par les autorités.
Peu d’universités européennes rendent la vaccination obligatoire
En Europe, le nombre de cas COVID-19 monte, beaucoup de gouvernements et institutions encouragent la vaccination, mais peu le rendent obligatoire aux étudiant·e·s et employé·e·s, comme le font nombre d’universités aux Etats-Unis.
Clarisse Berthezène, la vice-présidente de l’Université de Paris, a déclaré que la vaccination n’est pas obligatoire pour les étudiants en France, mais que les institutions ne l’excluent pas : «Il est difficile de savoir où cela va aller en septembre, en fonction de l’évolution de la pandémie.»
«Fin de mission précoce pour l’expédition qui symbolisait la diplomatie scientifique de la Suisse. Le voilier Fleur de Passion, parti étudier les exceptionnels récifs de la mer Rouge, s’est échoué sur les coraux qu’il devait sauver»
Polémique autour d’un doctorant youtubeur et son succès auprès de l’extrême droite
A l’Université de Genève, les créations youtube d’un doctorant font polémique et posent la question de la frontière entre liberté d’expression et vie académique. Dans ses vidéos, le doctorant en français moderne, Ralph Müller, critique des phénomènes sociaux en se basant sur ses connaissances littéraires, philosophiques et linguistiques. Ses contenus ont un ton conservateur et sont souvent de nature polémique.
En décembre 2020, plusieurs étudiant·e·s ont exprimé des craintes auprès du corps professoral du département de lettres et littérature françaises modernes. Les vidéos de Ralph Müller seraient relayées par un réseau d’extrême droite. Elles figurent notamment sur le site de l’essayiste négationniste Alain Soral et sont promus par d’autres youtubeurs de l’extrême droite.
Plusieurs collectif d’étudiant·e·s ou militant·es ont également publié une lettre ouverte à la Tribune de Genève, qui avait dressé un portrait plutôt favorable du doctorant. Les signataires déclarent avoir un problème que le succès de Ralph Müller «[…] se fasse grâce à des partisans d’une extrême droite élitiste. Et cet article a tiré un trait d’union entre sa vie privée et l’université»
Dans les faits, aucun propos du doctorant n’est pénalement répréhensible. De plus, ces vidéos n’ont jamais été mentionnées lors de ses séminaires. Pour Bernard Debarieux, doyen de la Faculté des sciences de la société, Ralph Müller serait libre d’exprimer son opinion, car «chaque universitaire est un citoyen libre d’avoir des opinions et de les exprimer, du moment qu’il n’invoque pas son appartenance à la communauté universitaire»
05.08.2021 – Le Temps – Le doctorant youtubeur qui crée le malaise
La confiance en la science n’est pas donnée, mais doit se gagner. Pour cela, un sens critique envers les expert·es et leur propos scientifiques est essentiel. La crise du Covid a cependant montré que les controverses discutés en public portent souvent moins sur les résultats scientifiques que sur les mesures à prendre. «En brouillant la frontière entre la science et la politique, les médias et les scientifiques alimentent la défiance envers une recherche qui prend des allures d’expertocratie.», argumente alors le professeur à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi.
Le Courrier se penche sur la question de la bonne communication scientifique et le défi que pose l’évolution très dynamique de la pandémie pour la confiance en la science. Pour que la population puisse avoir de la confiance dans les institutions scientifiques et politiques «les deux parties doiventse traiter mutuellement comme des personnes responsables», exige alors la philosophe Naomi Oreske dans l’article. De même va pour les rapports avec la population. Le Courrier met avant que les principes de l’éthique publique exigent de traiter les citoyen·ne·s comme matures et capables de prendre des décisions responsables.
Pour Caspar Hirschi, c’est le rôle des journalistes scientifiques d’être critique face aux scientifiques de renom, «de définir le territoire contesté et d’indiquer les implications des différents faits» pour que les citoyen·ne·s ainsi que les politicien·ne·s puissent prendre des décisions informés.
40’000 étudiants britanniques pourront étudier à l’étranger grâce au programme Turing
«Le gouvernement britannique a validé mercredi les demandes de quelque 40’000 étudiants britanniques pour étudier à l’étranger dans le cadre de la toute première année du programme Turing, qui remplace au Royaume-Uni le programme européen Erasmus après le Brexit. […] La première édition du programme Turing, nommé d’après le célèbre mathématicien britannique, prévoit de placer 28’000 étudiants venant d’universités britanniques dans les pays européens, soit bien plus que les 18’300 partis en 2018/2019 dans le cadre d’Erasmus+. Comme cette version élargie à l’international d’Erasmus, le nouveau programme couvre aussi des pays hors Europe, comme le Canada, le Japon et les États-Unis.»
A bientôt 80 ans, le Prix Nobel et militant contre le réchauffement climatique parle de ces rêves et aspirations dans un interview avec le Nouvelliste.
04.08.2021 – Le Nouvelliste – Jacques Dubochet «Me balader en montagne avec Greta Thunberg»
Faut-il réévaluer tests d’aptitude en études de médecine ?
La Suisse est en pénurie de médecins. En même temps, la majorité des universités font passer un test d’aptitude très sélectif aux candidat·e·s qui souhaitent étudier la médecine. Alors que dans les universités de Suisse alémanique et de Fribourg, 4500 personnes se sont inscrites cette année pour devenir médecins, les trois quarts des échouent au test d’aptitude, aussi nommée numerus clausus.
Plusieurs voix scientifiques et politiques demandent maintenant une réévaluation du processus de sélection. Des chercheur·euse·s de l’Université de Berne ont montré que les notes de la maturité, en particulier celles de biologie et de chimie, étaient au moins un aussi bon prédicteur de la réussite universitaire que les résultats du test d’aptitude. Cependant, l’Association des médecins assistants et chefs de clinique est contre une sélection basé sur ces notes. Comme le numerus clausus, les notes peuvent prédire la probabilité de réussir le programme universitaire, mais cela ne dit encore rien sur la capacité à être un·e bon médecin après, déclare le porte-parole Marcel Marti. Il met en avant que les compétences sociales et émotionnels devraient également jouer un rôle dans la sélection des étudiant·e·s.
La conseillère d’Etat, Marina Carobbio (PS), a donc suggérée de remplacer le numerus clausus par d’autres tests d’aptitude, comme un stage hospitalier de plusieurs mois avant les études. Le Conseil national a cependant rejeté la proposition ce printemps.
La Conseillère nationale Maja Riniker (PLR) voit un problème supplémentaire dans la « féminisation » de la médecine. Trois maîtrises en médecine sur cinq sont désormais décernées à des femmes. Elle aimerait résoudre ce problème par le biais des critères de sélection pour l’admission à la faculté de médecine, et faire en sorte que davantage de médecins masculins accèdent à nouveau au métier.
Pas de doctorat à cause d’un tweet : L’influence de la Chine sur les universités suisses
Un nouveau scandale vient secouer l’Université de Saint-Gall (HSG). Un doctorant s’est fait refuser la continuation de son doctorat après avoir critiqué la gestion de la pandémie du gouvernement chinois sur son compte twitter. Sa directrice de thèse l’a contacté par mail pour l’informer qu’elle a reçu «plusieurs courriers énervés de Chine» qui disent que le doctorant publiait du contenu «de type néo-nazi». Puis, après avoir évoqué la crainte de ne plus recevoir de visa elle-même pour la Chine à cause de ce tweet, elle a directement mis fin à la relation de mentorat. Les tweets en question accusaient le gouvernement chinois de mener une stratégie de dissimulation dans la gestion de la pandémie.
Le doctorant, qui menait ses recherches sur la pollution de l’environnement, vivait et étudiait depuis trois ans à Wuhan grâce à une bourse alloué par la Chine, mais été resté coincé en Suisse au début de la pandémie. Au lendemain de son échange de mail avec la professeure, son compte de l’université avait été supprimé et il s’est retrouvé exmatriculé. La HSG démenti pourtant de l’avoir expulsé à cause de cette histoire et met en avant qu’il n’était officiellement plus doctorant à la HSG, et qu’il aurait lui-même pris la décision de s’exmatriculer.
Sur deux pages, la Neue Zürcher Zeitung détaille le cas dans sa complexité et discute la problématique de l’influence grandissante du gouvernement chinois sur les universités suisses.
La popularité grandissante de la « citizen science »
La science citoyenne, en anglais « citizen science » est de plus en plus populaire en Suisse. Selon une nouvelle étude de l’Université de Zurich, jusqu’à 48% des Suisses s’intéressent à participer à des projets de recherche en tant que volontaires en collaboration avec des chercheur-euse-s. Ainsi, les projets se multiplient. En avril dernier par exemple, l’institut de recherche Agroscope a envoyé un millier de pantalons et de sachets de thé à des volontaires qu’ils devaient enterrer dans leur jardin pour mesurer la qualité du sol en fonction de la décomposition. Souvent, l’engagement est profitable à la communauté scientifique ainsi qu’aux citoyen-ne-s même, comme démontre l’exemple du registre suisse de la sclérose en plaques. Depuis 2016, elle documente la propagation nationale de la SEP et la qualité de vie des patient-e-s – avec l’aide des personnes concernées qui remplissent des questionnaires sur leur expérience de la maladie chaque dix mois.
Horizon Europe : Parlementaires exigent davantage d’engagement de la part du Conseil fédéral
Depuis l’enterrement des négociations sur l’accord-cadre, l’avenir de la participation suisse au programme de recherche Horizon Europe semble peu engageant. Il y a quinze jours, l’Union européenne (UE) a décidée de traiter la Suisse comme un pays tiers non associé tant qu’elle ne verse pas les fonds de cohésion.
Lors de la session d’automne, le Conseil fédéral va alors proposer au Parlement de libérer le milliard de cohésion. Mais même si ce dernier donne son accord, la participation aux programmes de recherche n’est pas garantie. Car pour régler les conditions de participation, l’UE veut d’abord conclure un accord-cadre.
Plusieurs politicien-ne-s demandent maintenant au Conseil fédéral de s’engager plus fortement pour la recherche suisse. Le politicien des affaires étrangères Eric Nussbaumer (PS) pense que le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis devrait entamer des discussions avec l’UE pour que la Suisse puisse signer l’accord-cadre pour la participation aux programmes de l’UE cette année. Le conseiller national Christoph Eymann (PLR) pense également que « Le Conseil fédéral doit faire davantage pour faire comprendre à Bruxelles que la Suisse veut faire partie de l’Europe de l’Horizon. »
Swissuniversities, l’association des universités suisses, mise sur le contact direct avec les universités européennes « afin qu’elles puissent faire pression sur leurs propres gouvernements pour que l’Europe scientifique ait besoin de la Suisse », comme l’écrit son président Yves Flückiger.
Scientifiques mettent en garde contre la manipulation des rêves à des fins commerciales
Le 7 juin dernier, une quarantaine de scientifiques ont publié une lettre ouverte qui met en garde contre la manipulation des rêves à des fins commerciales. La lettre parle « de stratégies marketing » de la part d’entreprises qui s’emparent des avancés scientifiques pour influencer nos rêves.
Cette préoccupation vient après qu’un fabricant de bière américain, Molson Coors, avait lancé une campagne promotionnelle qui invitait les gens à visionner un petit film ainsi qu’une bande sonore avant de dormir pour faire « des beaux rêves ». Le but étant qu’en se réveillant, les personnes aient une folle envie de consommer leur bière. Cette « expérience » a été mise au point avec le concours de la Docteure Deirdre Barrett, psychologue spécialiste des rêves à l’Université Harvard ou dix-huit participant-e-s avaient notamment été séduit-e-s par des réduction sur des packs de Coors.
Cependant, influencer le contenu de nos rêves n’est ni nouveau, ni problématique en soi, rappellent les signataires. Maintes expériences sont menées en psychiatrie notamment, sur base volontaire, pour soigner la dépression ou le stress post-traumatique. Le problème se pose quand les individus sont manipulés à leur insu. « Semer les germes de rêves préfabriqués dans la tête des gens pour vendre des produits, voire des substances addictives, soulève d’importantes questions éthiques », estiment les signataires de la lettre ouverte.
L’UE s’adresse aux requérants de bourses ERC de Suisse
L’exclusion suisse des bourses ERC suscite particulière des réactions dans le monde académique. «Seuls les meilleurs des meilleurs recevaient une telle subvention. Aujourd’hui, l’UE tente apparemment d’attirer les chercheurs hors de Suisse avec ces « super bourses ».»
Le Conseiller fédéral Ignazion Cassis entame aujourd’hui (le 20.07.2021) son premier voyage officiel à Bruxelles, il s’agit de «discussions informelles».
L’exclusion du programme Horizon Europe et son impact sur l’Université de Bâle
Le professeur Dominique Zumbühl est interviewé sur l’exclusion suisse du programme de recherche Horizon Europe et ses implications pour l’Université de Bâle.
Il estime que «peut-être», l’université ne s’est pas suffisamment engagée en amont [pour la participation]. «Bien sûr, en tant que scientifiques, nous avons aussi une certaine responsabilité pour contribuer à la discussion. Mais c’est ce que beaucoup ont fait. Il y avait beaucoup de choses dans la balance. La question est très complexe et a affecté de nombreux aspects de la coopération politique et sociale européenne. Et l’accord de recherche n’était pas nécessairement le point central.»
Une université américaine gagne en justice le droit d’imposer le vaccin
«Un juge fédéral a validé lundi la décision d’une université d’imposer le vaccin anti-Covid-19 à ses étudiants et à son personnel. Le sujet divise à l’approche de la rentrée aux Etats-Unis.»
Le monde académique, acteur clé de la transition écologique
Frédéric Herman, le nouveau recteur de l’UNIL, décrit l’approche systémique que l’institution académique emploie en faveur de la transition écologique.
L’impact de l’exclusion suisse du programme Horizon Europe
La semaine dernière, la Commission a décidé de limiter la participation suisse au programme de recherche Horizon Europe au statut d’état tiers non-associé.
Selon un commentaire paru dans la NZZ, «La situation est sérieuse. […] Jusqu’à présent, il n’existe aucun programme non-européen qui soit comparable, même de loin, à Horizon. La coopération avec les voisins européens est depuis longtemps éprouvée, efficace et réussie, en bref : irremplaçable.»
Le président de swissuniversities, Yves Flückiger, rappelle dans Swissinfo l’importance d’une pleine association suisse. «C’est important pour le monde universitaire, mais aussi pour les entreprises et, au-delà, pour le maintien de la qualité de vie dont jouit la population suisse : en termes de prospérité, de santé, d’éducation et de sécurité. La coopération internationale est une condition préalable à l’innovation et à l’excellence.»
Matthias Egger, Président du Conseil national pour la recherche, mentionne à la SRF (05:12) les expériences faites en 2014 lors de l’exclusion du programme. Une expérience faite est que même une exclusion courte a eu des conséquences négatives qui duraient relativement longtemps, par exemple l’impact négatif sur la collaboration sur des projets de recherche cela a duré plusieurs années. Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, précise dans la Linth-Zeitung que pendant deux ans, le nombre de participations suisses aux projets européens avait été réduit de moitié pendant deux ans.
Les négociations sur une réassociation à Erasmus+, sont-elles impactées par l’exclusion suisse d’Horizon Europe?
«Après l’expulsion du programme de recherche Horizon, le prochain coup dur se profile. L’UE ne devrait guère plus admettre la Suisse dans le programme d’échange universitaire Erasmus.»
Turquie : exode des chercheur-euse-s critiques du régime Erdogan
Sous le régime autoritaire du président Recep Tayyip Erdogan, de plus en plus de scientifiques prennent la décision de quitter la Turquie. Selon la sociologue Nil Mutluer, qui a également quitté la Turquie pour enseigner en Allemagne, cet exode serait le résultat d’un effort concerté de la part d’Erdogan de placer les universités sous son contrôle en limitant les débats libres et la recherche critique.
En 2016 déjà, environ 800 universitaires ont été licenciés à la suite de la tentative de coup d’Etat. Des universitaires qui s’expriment publiquement contre les politiques du président risquent de se faire licencier directement. Ainsi, 550 des plus de 2200 signataires d’une pétition pour la paix avec les Kurdes ont perdu leur poste universitaire. Environ 200 d’entre-eux-elles ont trouvé refuge en Allemagne grâce à des programmes tels que Scholars at Risk et d’autres bourses destinées aux scientifiques persécutés.
Maintenant que leurs bourses ont expiré, les chercheur-euse-s tentent d’obtenir des postes réguliers. Sans connaissance de la langue allemande, cela pose un grand défi. Un nouveau projet d’université en ligne veut maintenant donner à ces scientifiques un espace pour poursuivre leur enseignement et rester en contact avec leurs étudiant-e-s. « L’université Off », propose dix séminaire par semestre, l’accent est mis sur les études de genre, les études sur la paix et les questions de liberté académique. Son financement, ainsi que les conférenciers et les certificats pour les cours sont pris en charge par une coopération de plusieurs universités allemandes.
15.07.2021 – Neue Zürcher Zeitung – Der Exodus der Forscher lässt Erdogan kalt
Horizon Europe : Suisse reléguée au statut de pays tiers
La Suisse est considérée jusqu’à nouvel ordre comme un pays tiers non associé à Horizon Europe pour tous les appels à projets de l’année 2021. Cette information a été communiqué au Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) en début de semaine par la Commission européenne. En règle générale, les chercheur-euse-s suisses peuvent participer à certains appels à propositions, mais ne recevront plus de financement de l’Union européenne (UE). Le SEFRI devra donc assurer ces financements. Le Parlement a approuvé un crédit de 6 milliards de francs pour le paquet Horizon Europe. Ces crédits d’engagement peuvent être utilisés pour financer des partenaires suisses tant que la Suisse n’est pas associée.
De plus, les chercheur-euse-s de Suisse sont exclu-e-s de la participation aux projets individuels du Conseil européen de la recherche (CER), des actions Marie Skłodowska Curie et de la Commission européenne et du Conseil européen de l’innovation (CEI).
La Commission européenne, pour sa part, écrit sur un site web que des fonds européens sont disponibles pour les chercheur-euse-s suisses qui sont basés dans un État membre de l’UE ou dans un pays associé à Horizon Europe. La Linth Zeitung, interprète ça comme une invitation pour les chercheur-euse-s à quitter la Suisse. Le président du Conseil des Ecoles polytechniques, Michael Hengartner, craint également que le recrutement de scientifiques de haut niveau, ainsi établis dans l’UE deviendra plus difficile, vue que la Suisse représente un terrain incertain pour leur recherche.
Selon le SEFRI, la Suisse continue de chercher à s’associer pleinement au programme de recherche de l’UE. Toutefois, Bruxelles a fixé des conditions à l’association : le paiement de la deuxième contribution de cohésion et la conclusion d’un accord-cadre.
15.07.2021 – Bieler Tagblatt – Schweiz von «Horizon Europe» ausgeschlossen
15.07.2021 – Journal du Jura – Jusqu’à nouvel avis, la Suisse est un pays tiers
15.07.2021 – Linth Zeitung – Schweiz von «Horizon Europe» ausgeschlossen
15.07.2021 – Neue Zürcher Zeitung – _EU behandelt die Schweiz bei der Forschung wie einen Drittstaat
15.07.2021 – Tages-Anzeiger – «Wer nicht mitmacht, wird geschwächt»
L’ARN messager et l’industrie pharmaceutique suisse – une opportunité manquée ?
Dans la série d’été intitulée «Roman du vaccin», le Temps consacre un article à l’ARN messager et le rôle «manqué» de l’industrie pharmaceutique helvétique. La journaliste Aline Bassin cherche à comprendre comment des géants pharmaceutiques suisses comme Novartis ou Roche avaient pu passer à côté de cette nouvelle technologie qui a pourtant permis la création des vaccins actuels contre le Covid-19. Pour cela, elle rencontre et laisse parler différents acteurs impliqués dans la recherche liée au messager ARN et du vaccin contre le Covid-19 et en fait une courte historiographie.
14.07.2021 – Le Temps – Quand la pharma suisse boudait l’ARN messager
Edition du génome: l’OMS mise sur les lanceurs d’alerte
Dans deux nouveaux rapports rendus public le 12 juillet, L’OMS propose une gouvernance mondiale des thérapies à base de l’édition du génome menées à l’aide d’outils comme les ciseaux moléculaires Crispr. Elle appelle à mettre en place un mécanisme qui permettra à des lanceurs d’alerte de dénoncer des abus potentiels. Le comité consultatif sur l’élaboration de normes mondiales pour la gouvernance et la surveillance de l’édition du génome humain avait été créé après la naissance de deux bébés en Chine, dont les génomes avaient été modifiés avec les ciseaux moléculaires Crispr.
Concrètement, les expert·e·s qui ont redigé·e·s les rapports ont élaboré·e·s sept scénarios d’abus potentiel de cette technologie. «Certains sont encore hypothétiques, comme la publicité de cliniques pour des thérapies géniques non encore démontrées ou l’augmentation génétique d’athlètes. […]D’autres scénarios sont plus réalistes. Par exemple, les experts de l’OMS ont réfléchi à la possibilité qu’un essai clinique de modification du génome humain somatique (pour guérir une maladie génétique héréditaire qui touche les globules rouges et provoque de l’anémie, nommée la drépanocytose) se déroule en Afrique de l’Ouest où la maladie est répandue. Le risque ici serait que les populations d’Afrique de l’Ouest soit ensuite exclues de ces thérapies à cause de leurs prix élevés.»
L’Université de Saint-Gall perd en valeur ajoutée à cause de la pandémie
Fin mai, l’Université de Saint-Gall (HSG) a fait état d’une contribution à valeur ajoutée record qu’elle a apportée au canton en 2019 : ses effets régionaux se sont élevés à 276,5 millions de francs, selon une étude. Cependant, à cause de la pandémie, ce chiffre aurait diminué d’une bonne trentaine de millions de francs en 2020.
Selon le rapport de la HSG, la principale raison de ce déclin a été le passage à l’enseignement à distance, qui a entraîné une réduction importante du nombre d’étudiant·e·s résidant dans le canton. Le taux aurait alors baissé de 82% à 52% en 2020.
En revanche, la pandémie n’a eu qu’un impact mineur sur le budget de l’université, selon le communiqué de presse. En outre, les coûts matériels de l’université ont diminué de plus de 10 millions de francs, malgré des dépenses supplémentaires pour l’enseignement à distance, et les mesures d’hygiène nécessaires sur le campus. Les frais de scolarité et, en particulier, les revenus de la formation continue ont également diminué.
«La Geneva Business School lance un programme en trois semestres baptisé «MBA in Fine Art International Management» dès la rentrée de septembre. Un diplôme inédit dans le monde, qui répond aux nouveaux besoins d’un marché soumis à une numérisation fulgurante depuis le début de la pandémie. Une trentaine d’étudiants potentiels ont déjà manifesté un intérêt pour ce cursus. Les inscriptions sont en cours d’enregistrement jusqu’au 30 août.»
La délicate position des encadrant·e·s de thèse – Réaction à l’article sur le harcèlement des doctorant·e·s
Dominique Vinck, professeur en études sociales des sciences et des techniques à l’Université de Lausanne (UNIL), réagit à l’article de Heidi.News sur le harcèlement des doctorant·e·s. A son tour, il tente d’éclairer le phénomène tout «en évitant les analyses simplistes qui rajoutent de la souffrance à la souffrance».
Il souhaite alors analyser les dynamiques de façon à éviter les explications réductrices qui ramènent la diversité des situations à une problématique universelle de relation entre supervisé·e et superviseur·euse. Selon le professeur, l’insatisfaction des doctorant·e·s tient surtout à un manque d’encadrement qu’à un excès. «Le sentiment d’un déficit de suivi et de communication est deux à quatre fois plus fréquemment mentionné que le manque de liberté, le dirigisme, l’abus de pouvoir […] ou le harcèlement psychologique.». Puis, les vécus varient fortement selon le cadre donné dans chaque discipline et de l’implication professionnelles des encadrant·e·s aux thèses des doctorant·e·s, ajoute-t-il.
Il tient également à parler du vécu des encadrant·e·s, pour montrer que cette position peut engendrer autant de souffrances que de bénéfices. «Les privilèges et les pouvoirs relatifs dont ils disposent, ne les protègent ni des souffrances psychologiques ni des pressions de l’environnement. Des rumeurs circulent et des encadrant·e·s sont stigmatisé·e·s, voire «remercié·e·s» par leur institution pour harcèlement psychologique, d’autres sont privé·e·s de ressources ou mis·e·s au placard.»
L’interdiction des OGM dans l’agriculture sera prolongée jusqu’en 2025
Pour la quatrième fois, le Conseil fédéral propose de prolonger le moratoire sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le nouveau délai irait jusqu’en 2025.
Pour Christian Wasserfallen, conseiller national PLR (BE), cette décision est inconstitutionnelle. «Quand on parle crise climatique ou coronavirus, on nous demande d’écouter la science. Mais dès qu’il est question d’OGM, on l’oublie.». Il met en avant les nombreuses études dans le cadre du Programme national de recherche 59, qui concluent que les OGM ne présentent pas de risques particuliers.
Au parlement, seul le PLR est actuellement prêt à lever le moratoire sur les OGM dans l’agriculture. Puis, le parti vert’libéral ne veut pas d’une interdiction totale, pour ne pas empêcher l’émergence de nouvelles technologies, comme la CRISPR/Cas9 par exemple.
Fabien Fivaz (Verts/NE) rappelle que le moratoire prévoit expressément une exception pour les scientifiques: «La recherche n’est pas impactée, […]les paysans n’ont aucun intérêt à recourir à ces pratiques, puisque les consommateurs n’en veulent pas.»
Les membres de la Commission de la science de l’éducation et de la recherche restent majoritairement partisan·e·s du moratoire. Valérie Piller Carrard (PS/FR) déclare avoir eu de premières auditions avec des représentantes du monde scientifique sur les nouvelles technologies. «Certaines conclusions sont moyennement rassurantes» remarque-t-elle.
12.07.2021 – 24 heures – «Le débat sur les OGM n’est plus scientifique, mais religieux»
Nouveau scandale à la HSG : enseignant condamné pour fraude
Un nouveau scandale secoue l’Université de Saint-Gall (HSG). Un spécialiste du contrôle de gestion n’est plus autorisé à enseigner après avoir été condamné pour mauvaise gestion.
Concrètement, l’enseignant en question était également président du conseil d’administration d’une start-up qui proposait un service de conduite de luxe. Après six ans, la start-up a été liquidée et le directeur général condamné à une peine de prison de trois ans et demi pour fraude.
Le président du conseil d’administration a également été condamné pour ne pas avoir assez bien contrôlé ce qui s’est passé dans la phase de démarrage. Selon le ministère public argovien, l’enseignant à la HSG aurait pu et dû reconnaître «sur la base d’un simple calcul mental» que la start-up qu’il présidait était illiquide et fortement endettée dès le départ. Les juges du district de Baden parlent même d’un cas classique de fraude à la fondation.
12.07.2021 – Tages-Anzeiger – Neuer Skandal um St. Galler Dozenten
Dispute à la FHNW : un étudiant fait appel au tribunal pour passer un examen après son expulsion
Un jour avant la remise des diplômes, l’université des sciences appliquées du nord-ouest de la Suisse (FNHW) a mis à la rue un étudiant dit «rebelle» de l’Hyperwerk. Cette structure se présente comme institut environnemental qui incite ses étudiant·e·s à réfléchir à l’interconnexion entre les humains, les machines, les plantes et les animaux et à élaborer des solutions durables. La formation est très participative, les étudiant·e·s mangent avec leurs professeur·euse·s, les appellent par leur prénom et sont même autorisé·e·s à participer à l’élaboration de leurs notes. Max Estrich, l’étudiant en question, avait même mis à disposition de l’école des programmes informatiques acheté à titre privé. Mais après une dispute avec le recteur, l’institut a demandé à l’étudiant de lui transférer l’accès à son programme informatique acheté à titre privé. De plus, l’école avait secrètement effectué un achat in-app qui avait été débité de sa carte de crédit. Au lieu de s’excuser pour cette transgression, il a été accusé d’avoir changé son mot de passe par manque de collégialité et a été banni de l’école, puis expulsé.
Seule un dernier examen l’aurait séparé de son diplôme de bachelier. L’étudiant a fait appel devant le tribunal administratif qui la donné raison. Le tribunal a jugé que l’école n’avait pas été en mesure de donner «des raisons importantes pour l’exclusion». L’étudiant temporairement exclu a donc pu passer l’examen final à la FNHW.
12.07.2021 – Basler Zeitung – FHNW muss aufmüpfigen Studenten zur Prüfung zulassen
Une chercheuse de l’EPFZ plaide pour une taskforce climatique
Face au changement climatique, dont les phénomènes météorologiques extrêmes des ces dernières semaines en sont une conséquence directe, Sonia Seneviratne, climatologue et chercheuse à l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), propose de créer une task force climatique, comparable à celle pour le Covid, pour lutter contre ces événements.
La scientifique, qui est également membre du Groupe d’expert·e·s intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), déclare que le changement climatique a lieu en ce moment. Elle ajouté «Dans le cas de la crise climatique, nous avons atteint un domaine où des décisions doivent être prises très rapidement. Cela nécessiterait un échange plus rapide entre la science, la politique et les décideurs.»
Lausanne a été sélectionné par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) pour acueillir le nouveau Observatoire mondial pour les femmes, le sport, l’éducation physique et l’activité physique. Elle fait partie de l’un des objectifs du plan d’action de Kazan, adopté en 2017 par la Conférence internationale des ministres et hauts fonctionnaires responsables de l’éducation physique et du sport de l’Unesco.
Le Canton de Vaud, la Ville de Lausanne et l’Université de Lausanne ont alors décidé de fonder une association pour assurer les conditions nécessaires au «développement de l’Observatoire mondial, son ancrage dans l’écosystème du sport international à Lausanne ainsi que son rayonnement au-delà des frontières.»
10.07.2021 – 24 heures – Lausanne accueillera un observatoire de l’égalité
Pour une révalorisation des titres des formations professionnelles supérieures
Dans un article d’opinion de la Neue Zürcher Zeitung, l’ancien Conseiller national et président de l’Association suisse pour la formation continue (SVEB). Rudolf Strahm, plaide pour une revalorisation des titres des formations professionnelles supérieures.
Alors que la formation professionnelle supérieure est numériquement la catégorie d’enseignement tertiaire la plus importante dans le système éducatif suisse, il ne serait pas appréciée à sa juste valeur dans le marché du travail, argumente Mr Strahm, La principale raison, serait d’une part la confusion des désignations de titres et d’autre part, le manque de clarté de la classification. La formation continue après l’apprentissage professionnel EFZ comprend notamment 430 titres différents à trois niveaux. Pour Rudolf Strahm, faute de manque d’un titre général, ce système sème la confusion et dévalorise des formations qui sont pourtant extrêmement pertinents pour l’économie suisse.
La situation est particulièrement précaire dans les secteurs internationaux. Mr. Strahm critique le choix du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SERI) d’avoir repoussé le titre de bachelor professionnel pour inventer une substitution anglais, le Advanced Federal Diploma of Higher Education. Pour l’ancien Conseiller national, il est absurde que les institutions de formation suisses doivent se contenter de titres internationaux empruntés.
Il souhaite alors que la Suisse suive l’exemple de l’Allemagne et introduit à son tour le bachelor professionnel pour la formation professionnelle supérieure.
09.07.2021 – Neue Zürcher Zeitung – Die höhere Berufsbildung muss aufgewertet werden
La Suisse devra attendre octobre pour négocier sur Horizon Europe
«Pour les institutions scientifiques suisses, l’incertitude sur l’association au programme-cadre pour la recherche Horizon Europe ne devrait pas s’arranger avant plusieurs mois. La Commission européenne a pour l’instant exclu la Suisse de la liste des pays pouvant obtenir des financements dans ce cadre. Pas d’éclaircie à attendre avant l’automne: la situation doit être à nouveau débattue le 21 octobre, à l’occasion du prochain Conseil de l’UE.»
Dans un article d’opinion, le Conseiller national Vert’liberal Michel Matter illustre les conséquences de l’exclusion Suisse à Horizon Europe pour les PME. Il révèle que le programme de recherche de l’Union européenne, par son troisième pilier, finançait aussi les PME et les start-up innovantes avec des bourses de l’ordre de 2-3 millions d’euros qui sont en réalité des subventions directes.
Or, les subventions directes visant à favoriser l’innovation n’existent pas en suisse. Les PME sont alors désavantagés par rapport aux entreprises européennes et risquent de perdre leur longueur d’avance, car l’éviction du programme Horizon ne pourra être que partiellement compensée par des mesures internes.
08.07.2021 -Tribune de Genève – Des PME pleurent déjà Horizon Europe
Roche cède le brevet de son médicament contre le Covid-19
Le géant pharmaceutique bâlois a décidé de mettre le brevet de son médicament contre le Covid-19 dans le domaine public et organise le transfert de technologie et d’expertise dans les pays à revenus bas et intermédiaires pour augmenter l’offre mondiale. Le produit, du nom de Actemra/RoActemra n’est cependant pas nouveau sur le marche : utilisé depuis 2009 contre les maladies rhumatologiques, il s’est avéré utile pour combattre le Covid-19.
La décision de lever son brevet s’inscrit dans un débat plus large en cours au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMS). «[L’]Afrique du Sud et Inde – ont déposé une motion en octobre 2020, réclamant la libéralisation des brevets sur les vaccins, traitements et autres produits médicaux nécessaires pour combattre le Covid-19. La motion est soutenue par une centaine de pays, y compris par les Etats-Unis. Au départ, ces derniers composaient un front de refus avec l’Union européenne, la Suisse, le Canada et le Japon. Une décision est attendue lors d’une nouvelle réunion à Genève les 27 et 28 juillet.»
08.07.2021 – Le Temps – Roche cède le brevet de son médicament ccontre le Covid-19
Un groupe de recherche internationale met en garde contre Facebook&Co.
17 scientifiques issus d’un large éventail de disciplines – de l’économie à la biologie en passant par la sociologie – ont publié un appel dans la célèbre revue scientifique «PNAS». Leur message central : si les médias sociaux restent si incontrôlés comme ils le sont aujourd’hui, ils pourraient déclencher une crise sociale mondiale.
À titre exemplaire, les chercheur·euse·s citent la pandémie, qui aurait été contaminée par une « infodémie », à savoir la diffusion de fausses informations via les médias sociaux qui a conduit à un refus rapide de porter le masque et de se vacciner.
Malgré la grande influence qu’exercent les médias sociaux sur la prise de décision politique et la polarisation sociale, très peu de choses sont étudiées scientifiquement. Le groupe scientifique demande donc que la recherche sur l’impact des médias sociaux sur la société soit établie comme une «discipline de crise». Ces disciplines de crise sont généralement appliquées lorsque le monde est confronté à un grand danger qui doit être évité à temps.
07.07.2021 – Thurgauer Zeitung – Internationale Forschergruppe warnt vor Facebook & Co.
Fondée en 2004, le parc d’innovation vaudois compte parmi les plus grands parcs life sciences d’Europe. Il regroupe actuellement plus de 2000 collaborateur·trice·s au sein de start-ups, de PME et de sociétés internationales et cultive des partenariats avec l’Ecole polytechnique fédérale, le Swiss Institute of Bioformatics, le Centre hospitalier universitaire vaudois, ou encore l’Université de Lausanne. Dans le Temps, Daniel Piller, ancien rédacteur économique de la Neue Zürcher Zeitung et responsable global des relations médias de Roche dresse le portrait de ce campus en constante évolution.
07.07.2021 – Le Temps – Le Biopôle, ou l’histoire d’une réussite
Dans une récente tribune, les dirigeant·e·s des hautes écoles romandes ont lancé un appel au gouvernement suisse à stabiliser au plus vite les relations avec l’Union européenne pour une association rapide de la Suisse au Programme Horizon Europe. Dans le Courrier, Emmanuel Déonna, député au Grand Conseil genevois, pointe également du doigt la précarité patente des conditions de travail du corps intermédiaire comme problème majeur que doivent affronter les hautes écoles aujourd’hui.
Il écrit ainsi que «la pandémie risque d’accélérer le mouvement vers l’enseignement en ligne. Les restrictions budgétaires et le management technocratique peuvent contribuer à une dégradation des conditions de travail déjà précaires d’une partie du personnel de la recherche et à une pression renouvelée sur des disciplines soi-disant «inutiles» dans les humanités et les sciences sociales.»»
Il appelle donc aux hautes écoles à garantir la stabilité de ces postes et leur financement dans la durée en créant un nombre conséquent de postes stables pour les chercheur·euses post-doctoraux, comme l’exige une pétition adressée au parlement fédéral.
07.07.2021 – Le Courrier – Inquiétudes au sein des hautes écoles suisses
Dans un article d’opinion, l’architecte et professeur à la Haute école d’art et de design (HEAD) Philippe Rahm revient sur les grands débats entre les anciens et les modernes pour illustrer l’enjeu que pose le nouveau profil du poste de professeur·euse d’histoire de l’architecture à l’EPFL.
Pour cela, il dresse une courte historiographie de la théorie de l’architecture contemporaine, de sa conception moderne et son tournant post-moderne dans les années 1980, pour ainsi revenir au défi actuel, celui de l’environnement.
Selon lui, «Cette nouvelle révolution dans la discipline architecturale, ce tournant «environnemental», auquel nous assistons et participons aujourd’hui, est tout aussi passionnant, nécessaire et urgent pour notre époque que le tournant «linguistique» des années 1970- 1980 le fut à son époque. […] Analyser, étudier, enseigner l’histoire de l’architecture au prisme de l’environnement ou du digital fait partie du tournant nécessaire que doit prendre l’enseignement de l’architecture aujourd’hui.»
Pour Philippe Rahm, le rôle de l’université serait alors d’accompagner ces changements et de se battre contre l’inertie.
06.07.2021 – Le Temps – Le défi environnemental de l’architecture
Hommage à l’ancien recteur de l’Université de Fribourg, Paul-Henri Steinauer
L’ancien recteur de l’Université de Fribourg et juriste réputé, Paul-Henri Steinauer s’est éteint jeudi dernier à l’âge de 72 ans des suites d’une courte maladie.
«Nommé professeur à l’Université de Fribourg en 1977, Paul-Henri Steinauer y a enseigné jusqu’à sa retraite en 2018 tout en dispensant son savoir en qualité de professeur invité aux Universités de Genève et Lausanne, ainsi qu’à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Son précis en trois volumes sur les droits réels, régulièrement réédité, est une référence absolue pour tous les praticiens romands du droit. Son expertise est incontestée sur l’ensemble du territoire helvétique: lorsqu’il est question de droit des successions ou de droits réels, la référence s’appelle Steinauer des deux côtés de la Sarine.»
A l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), un logiciel de surveillance conçu pour empêcher les étudiant·e·s de tricher aux examens aurait provoqué des pannes importantes. En tout, 153 rapports ont été reçus d’étudiant·e·s de l’école de gestion et de droit (School of Managment and Law) et de la faculté de la psychologie appliquée. Cela signifie qu’environ une personne sur cinq qui devait passer un examen ce jour-là a été affecté. Plus précisément, il y avait eu des retards de chargement ou certain·e·s étudiant·e·s avaient été temporairement déconnecté·e·s du système d’examen et pouvaient poursuivre l’examen qu’après une interruption.
La ZHAW veut maintenant enquêter sur la cause et, selon le cas, indemniser les étudiant·e·s concernés, par exemple sous forme de crédits. Selon la ZHAW, le logiciel de surveillance Proctorio est pointé du doigt comme possible cause des pannes techniques. Cette mesure avait été instauré après à un afflux record de 148 procédures disciplinaires suite aux examens à distance de l’été dernier.
Les universités australiennes sous la pression de la Chine
Selon un rapport de l’ONG Human Rights Watch, le gouvernement chinois menace ces propres citoyen·ne·s qui expriment leur soutien aux mouvements pro-démocratiques dans les universités australiennes. La moitié des étudiant·e·s interrogés déclarent ainsi avoir été menacé·e·s après avoir exprimé leurs opinions en classe ou dans les réseaux sociaux. Des menaces qui viennent notamment souvent de la part d’autres étudiant·e·s chinois·e·s qui soutiennent le gouvernement et qui agissent en tant que «surveillant·e·s».
Une jeune étudiante témoigne que ses parents en chine ont été embarqués au poste de police suite à son engagement dans une manifestation qui dénonce le sort subi par les docteurs et les journalistes qui ont essayé d’alerter le public à propos du Covid-19.
Selon Human Rights Watch, les universités australiennes, dont 27% du budget annuel provient des étudiant·e·s venant de l’étranger, ne font pas grande chose pour les soutenir. Le rapport met en lumière le choix de certain·e·s professeur·euse·s de s’auto-censurer en classe à propos de certains sujets sensibles, comme par exemple Taïwan, le Tibet, Hong Kong ou la question des Ouïghours.
«Un millier de jeunes passent chaque année au Centre social protestant pour se faire aider dans l’obtention d’une bourse d’études. C’est une des raisons pour lesquelles le CSP publie aujourd’hui un «aide-mémoire» (csp. ch) destiné à ceux qui ont besoin de l’argent de l’État pour se former.L’occasion aussi de prendre des nouvelles de la jeune population qui a souffert ces derniers mois des restrictions pandémiques. Interview de Talissa Rodriguez, travailleuse sociale à Jet Service.»
03.07.2021 – Le Temps – Au chevet des étudiants perdus dans la paperasse
Interview avec le directeur de l’Ecole 42 Lausanne
«L’Ecole 42 a été créée à Paris en 2013 sur un modèle atypique: offrir une formation gratuite sans exigence de niveau académique pour devenir développeur informatique. Pas de diplôme à la clé, mais des perspectives d’emploi. La démarche a fait des émules en Suisse romande: l’inauguration du campus de 42 Lausanne est prévue pour le 6 juillet»
Dans une interview avec Heidi.News, le directeur Christophe Wagnière explique l’idée derrière cette forme atypique de formation et son fonctionnement.
La formation commence avec une «sorte de tronc commun à sept niveaux qui se déroule en un an, puis des modules à choisir à la carte pour la suite. Le programme est pensé pour être réalisé de façon optimale en trois ans. Il y a deux stages obligatoires de 4 à 6 mois: le premier à la fin de l’année initiale, puis le second à la fin de la formation, qui est souvent le prélude à un premier emploi.».
Le directeur estime qu’un·e sortant·e de cette école se placera à un niveau intermédiaire, entre celui d’un·e technicien·ne ES et d’un Bachelor de la HES-SO en termes de salaire. Il ne s’agira cependant pas de détourner les étudiant·e·s des universités, mais d’offrir une alternative en cas d’échec.
UNIGE : Motion pour prolonger les repas pour étudiant·e·s à 3 francs
Pendant le mois de mai et juin, les étudiant·e·s de l’Université de Genève (UNIGE) ont pu profiter d’une offre de repas à 3 francs. Cette mesure, qui avait été suggérée par un groupe de travail sur la détresse étudiante coordonné par la Conférence universitaire des associations d’étudiant·e·s (CUAE), a cependant pris fin le 30 juin, faute de financement. Rien que pour le mois de mai, l’offre a couté 106’137 francs.
A la prochaine séance plénière du Grand Conseil, les députés socialistes demanderont alors un vote en urgence pour prolonger durant l’année académique 2021-2022 cette offre pour soulager les étudiant·e·s précarisé·e·s par la pandémie. Cette fois-ci, les étudiant·e·s de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale Genève (HES-SO GE) devraient aussi profiter des repas à prix réduits. Au total, 25’000 étudiant·e·s à Genève pourraient être concernés, et les coûts sont estimés à 160’000 francs par mois.
L’UNIGE travaille également sur une proposition de repas à 5 francs, qui pourra être effective d’ici à un an sur présentation d’une «carte de fidélité» dans ses cafétérias.
02.07.2021 – Tribune de Genève – Une motion pour prolonger les repas pour étudiants à 3 francs
Recherche européenne : l’appel des hautes écoles romandes
Les recteur·trice·s des hautes écoles romandes lancent un appel dans le Temps pour l’accès de la Suisse aux programmes de recherches européennes. Les signataires illustrent les conséquences qu’une exclusion à Horizon Europe aura pour la Suisse :
«Relégués ainsi dans un pays tiers, les chercheurs et chercheuses en Suisse ne peuvent plus obtenir des bourses ERC du Conseil européen de la recherche. Ces bourses ultracompétitives représentaient dans le dernier programme 40% du total des financements européens accordés à la Suisse, soit plus de 1 milliard de francs suisses. Reléguées dans un pays tiers, nos PME sont menacées, elles qui sont au cœur du troisième pilier du programme européen, consacré au développement et à la commercialisation des résultats de la recherche. Près de 25% des projets suisses financés dans Horizon 2020 étaient portés par des PME, une part qui s’élève à 36% si on inclut les industries. Ces financements directs n’ont pas d’instrument équivalent en Suisse (selon les chiffres du Sefri – sept. 20).»
Horizon Europe est le programme de recherche et d’innovation le plus important au monde. L’interruption de la participation Suisse risque de l’isoler de la recherche internationale. Pour cette raison, les recteur·trice·s appellent le gouvernement suisse à stabiliser au plus vite les relations avec l’Union européenne pour une association rapide de la Suisse à Horizon Europe.
30.06.2021 – Le Temps – Recherche européenne – l’appel des hautes écoles romandes
«Sur mandat de la Direction de l’instruction publique et de la culture, la Haute école pédagogique germanophone de Berne (PHBern) lancera en 2022 une nouvelle filière consacrée à la direction d’école («Schule leiten»). Ce nouveaucursus vise à renforcer les compétences dans le domaine de la direction d’école et de la conduite du personnel ainsi qu’en pédagogie, finances, droit et organisation. Cette formation s’adresseaux personnes exerçant des fonctions de direction et d’enseignement ainsi qu’aux cadres qui s’intéressent aux tâches de direction d’école.»
01.07.2021 – Le Journal du Jura – Nouveau cursus pour directeurs
30 institutions et réseaux de recherche soutiennent la participation suisse à Horizon Europe
Suite à la décision de l’Union européenne (UE) d’exclure la Suisse de la liste des pays associés au programme de recherche Horizon Europe, près de 20 organisations et réseaux de recherche européens ont signé une lettre ouverte la semaine passée (21.06-27.06) dans laquelle ils demandent la pleine participation de la Suisse au programme de recherche. Selon le 24 heures, le nombre a entre-temps augmenté à 30 institutions en faveur d’une participation Suisse.
La vulnérabilité des doctorant·e·s face au harcèlement psychologique.
Les doctorant·e·s sont particulièrement sujette au harcèlement psychologique. C’est ce qu’avance Heidi.News dans un article accompagné de deux témoignages. L’article illustre la vulnérabilité des doctorant·e·s face au harcèlement et aux abus de pouvoirs dans les institutions académiques romandes.
A titre exemplaire, une enquête de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) menée en 2019 démontre que 14% des doctorant·e·s de l’EPFL déclarent avoir subi du harcèlement psychologique dans le cadre de leur doctorat, ce qui représente 314 cas dans son ensemble. Evalué avec une seconde méthode, le chiffre baisse cependant à 7.7% pour les personnes «ayant fait l’expérience de comportements correspondant à la définition du harcèlement psychologique».
La racine du problème se trouverait ainsi dans la dépendance forte vis-à-vis des directeurs et directrices de thèse. «Les doctorants se retrouvent mécaniquement dans un rapport de dépendance avec leur directeur de thèse, qui est à la fois la personne qui évalue leur travail, les introduit dans le réseau, fait (ou défait) leur réputation dans des domaines qui parfois ne comptent que quelques dizaines de spécialistes au niveau mondial, mais aussi, bien souvent, paie leur salaire en les employant comme assistants.»
Ces dernières années, dans les universités et hautes écoles romandes, les dispositifs pour soutenir les doctorant·e·s qui souhaitent dénoncer des comportements abusifs se sont multipliés. Une évolution que la chercheuse en psychologie sociale à l’Université de Genève juge positif, mais pour le moment trop lente.
Interview avec le nouveau recteur de l’Université de Lausanne, Frédéric Herman
Début août, le spécialiste des interactions entre le changement climatique et l’évolution des montagnes, Frédéric Herman prendra ses nouvelles fonctions en tant que recteur de l’Université de Lausanne (UNIL). Son début est marqué par des conditions particulières pour le monde académique suisse. Après l’enterrement de l’accord-cadre avec l’Union européenne (UE) et l’exclusion de la Suisse de Horizon Europe en tant que pays associé, le nouveau recteur évalue l’impact pour la place internationale de l’UNIL dans un interview avec la Liberté.
Sur le long-terme, il évoque la crainte qu’une exclusion aux programmes de recherche amènerait une perte de visibilité. Alors que la mobilité estudiantine reste assez stable malgré les bouleversements récents, il évoque que «pour le reste, c’est le même problème: si vous restez absents trop longtemps, vous êtes oubliés.»
Plus généralement, il veut mettre l’accent sur la question de la précarité que la crise sanitaire à mis en exergue. «L’université a un rôle important à jouer dans la sortie de crise, elle va s’engager, mai il est trop tôt pour donner des éléments concrets. Nous avons besoin d’un campus vivant, au quotidien comme pour la recherche et l’émulation». La durabilité et l’égalité des chances seront également deux axes très fort de cette nouvelle direction de l’UNIL.
29.06.2021 – La Liberté – «Nous allons perdre en visibilité»
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