«Un Conseil de fondation réduit, un Conseil de la recherche aux compétences élargies et un nouvel organe avec l’Assemblée des délégué·es – le FNS se réorganise afin de continuer à assumer ses tâches avec efficacité.»
15 Fév 2024
15 Fév 2024
«Un Conseil de fondation réduit, un Conseil de la recherche aux compétences élargies et un nouvel organe avec l’Assemblée des délégué·es – le FNS se réorganise afin de continuer à assumer ses tâches avec efficacité.»
15 Fév 2024
«Le fait est que la nature d’un poste d’enseignant-e diffère considérablement en fonction de la façon dont on se présente physiquement. Tant que nos discussions pédagogiques et nos établissements d’enseignement supérieur n’auront pas abordé cette question, les femmes professeurs continueront d’endurer un niveau d’irrespect que leurs collègues masculins n’imaginent même pas possible.», estime Hannah H. Kim, professeure en philosophie à l’Université d’Arizona.
Elle suggère deux mesures:
1. Communiquer sur le fait que «[c]e comportement découle d’une résistance générale à l’égard des femmes en position d’autorité. Le fait de savoir qu’il ne s’agit pas d’instructeurs individuels peut atténuer l’effet des interactions négatives.»
2. Les cours de pédagogie doivent prendre en compte le profil [le «background»] des enseignant-es. «Il est temps d’institutionnaliser le soutien spécifique à l’enseignement dont les femmes et les «BIPOC» (noir-es, aux autochtones et personnes de couleur) ont besoin depuis longtemps. Il pourrait s’agir de former les enseignants à la manière de traiter professionnellement le manque de respect ou de désamorcer les situations tendues avec les étudiant-es. Et cela pourrait signifier que l’on précise dès le départ comment les enseignant-es doivent demander de l’aide.»
15 Fév 2024
«Le nouveau Conseil de fondation du FNS a décidé qu’aucun de ses membres ne pouvait prétendre à des fonctions de direction dans un Pôle de recherche national, raison pour laquelle Didier Queloz renonce à entrer au Conseil.»
14 Fév 2024
En opposition au projet de loi du PLR qui veut raccourcir la durée de la formation des enseignant·es du primaire de quatre à trois ans, et qui a été adopté par le Grand Conseil, un référendum a été lancé: «syndicats enseignants, étudiant·es et partis politiques participeront à la récolte de signatures.»
Les opposant·es au projet de loi du PLR soulèvent plusieurs points: pour Francesca Marchesini, Présidente de la Société pédagogique genevoise (SPG), «[c]e projet est irresponsable surtout au regard de l’introduction de l’école inclusive» et «raccourcir la formation des pédagogues détériorerait la qualité de l’enseignement délivré.» David Rey, Président du Syndicat des enseignant·es romand·es, rappelle qu’en Suisse et au niveau international, «la tendance […] était au contraire au rallongement du cursus.»
En outre, «[l]es opposant·es soulignent que, «contrairement à ce que déclare la droite», la formation genevoise est très axée sur le terrain avec 40% de stages contre 25% en Valais et 18% sur Vaud. Raccourcir le cursus n’amènerait pas davantage de pratique, bien au contraire.» Selon les opposant·es, en plus, «si un certain nombre d’étudiant·es choisissent de se former dans le canton de Vaud, ce qui coûte à Genève, ce n’est pas parce que la formation est plus courte, mais parce que Genève, soumis à un numerus clausus, n’accepte pas suffisamment de postulant·es.» (Le Courrier)
Finalement, pour Thérèse Thévenaz-Christen, du Comité autonome des formateurs d’enseignants, «[c]ette loi est sexiste, elle vise à déqualifier un métier à 80% féminin».
Le Comité référendaire a jusqu’au 20 mars pour récolter 5538 signatures. (Le Temps)
14 Fév 2024
Les entreprises Coop et Selecta souhaitent ouvrir de nouveaux magasins dans les universités, les hautes écoles spécialisées et les hôpitaux, qui «seront ouverts 24 heures sur 24 et se passeront de personnel.»
Frank Keller, Directeur de Selecta Suisse, déclare qu’«[u]n contrat a déjà été conclu avec un hôpital cantonal» et qu’«[ils sont] en contact avec d’autres hôpitaux ainsi qu’avec des universités.»
13 Fév 2024
13 Fév 2024
Marc Oehler, directeur de la société genevoise Infomaniak, estime que les autorités fédérales n’ont toujours pas avancé sur le dossier du cloud public. Il dénonce un manque d’implication politique. «Aujourd’hui, la Confédération pourrait décider de s’appuyer sur l’économie locale pour développer un partenariat public-privé qui intègre aussi les milieux académiques afin de créer un cercle vertueux. Cela permettrait à l’argent de rester en Suisse, tout en formant des spécialistes qui pourront trouver des débouchés ici.»
Par ailleurs, il trouve «effarant» que les EPF aient annoncé un partenariat avec des multinationales comme Microsoft, Google et Amazon pour favoriser la création d’IA sûres. «En tant que contribuable, je suis abasourdi de voir que l’argent des impôts sert à renforcer des entreprises américaines. Ces institutions académiques auraient mieux fait de développer un tel partenariat dans l’open source. Et si vraiment elles veulent faire des donations à des privés, elles auraient pu choisir de le faire pour des sociétés suisses, ou au moins européennes…»
13 Fév 2024
Dans un classement du Financial Times des MBA en 2024, l’IMD est en 36ème position et l’Université de Saint-Gall (HSG) 65ème. Les universités et « business schools » ont été évaluées sur la base de 21 critères, comme par exemple celui de l’efficience du réseau Alumni (sur la base des notes attribuées par les diplômés pour leur aide dans diverses tâches telles que la recherche de conseils en matière de carrière, de stages, d’offres d’emploi et le recrutement de personnel). Deux nouveaux critères ont été ajoutés cette année: l’empreinte carbone et «l’enseignement sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et le «net zéro».
13 Fév 2024
Une étudiante en 6ème année de médecine à l’UNIL critique la formation des médecins: «Je trouve qu’on nous bande les yeux car durant les études, nous ne sommes pas formés à rédiger, synthétiser… Être médecin ne se résume pas à la pratique clinique, c’est en réalité à moitié un métier de secrétaire, que l’on doit apprendre sur le tas.»
Une autre, qui est partie étudier en Roumanie, lance: «Je pense que les universités suisses devraient également sélectionner les futurs médecins sur la base de leurs dossiers personnels et non pas uniquement sur des tests d’aptitudes qui ne reflètent pas nécessairement le type de médecin que l’étudiant sera à l’avenir». Elle salue également le fait que les étudiant-es sont rapidement exposés à la pratique clinique en Roumanie. «Les stages sont organisés très tôt et chaque matière est enseignée avec un équilibre de 50% de cours théoriques et 50% de travaux pratiques.»
Deux étudiants témoignent comment ils ont essayé pendant des longues années à passer le numérus clausus ou la première année et ensuite une passerelle après un bachelor en biomédecine à l’Université de Genève, ce que l’un a réussi et l’autre pas. Les deux critiquent cette sélection, et le deuxième est «convaincu que les critères du numerus clausus devraient accorder une plus grande importance à l’intelligence émotionnelle et qu’il est crucial d’ouvrir davantage l’accès aux études de médecine pour répondre à la pénurie de médecins. De plus, il est essentiel de valoriser les autres professions médicales afin que les docteurs, souvent débordés, puissent déléguer plus de tâches médicales. En tant qu’ambulanciers ou infirmiers, nous avons beaucoup à apporter…»
13 Fév 2024
«En 2023, les start-ups de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) ont levé 470 millions de francs. Le total des collectes est même de 769 millions en comptant les sociétés hébergées au sein de l’Innovation Park, a déclaré la Haute-École vaudoise lundi. […] Le nombre de rondes initiales de financement à moins d’un million de francs a de son côté bondi à 120, contre 94 un an plus tôt»
13 Fév 2024
«La HETS-Fribourg souligne que cette nouvelle offre répond aux recommandations du Service de lutte contre le racisme et de la Conférence suisse des services spécialisés dans l’intégration. Une manière, pour les organisations, «d’assumer et de concrétiser leurs ambitions en matière de responsabilité sociale» et «de promouvoir l’égalité et la diversité».»
13 Fév 2024
L’Université de Lucerne lancera en automne 2024 un nouveau master sur le changement climatique – et sur les approches permettant de le contrer. «Alors que la perspective des sciences naturelles a jusqu’à présent dominé le discours autour du changement climatique, le master entend mettre en lumière «le rôle des hommes et de leurs institutions, aussi bien dans les interactions sociales, économiques que politiques», en combinant des connaissances en politique, en économie et en droit afin de permettre aux étudiants d’approfondir leur compréhension des multiples aspects du changement climatique.
13 Fév 2024
«Le 8 février 2024, l’assemblée plénière de swissuniversities a élu Luciana Vaccaro à la présidence de swissuniversities pour un nouveau mandat allant du 1ᵉʳ août 2024 au 31 juillet 2027. […] Au cours de son deuxième mandat, les objectifs prioritaires de Luciana Vaccaro comprennent la garantie d’un financement adéquat des prestations et des attentes envers les hautes écoles dans le cadre du message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) 2025-2028, l’association rapide et complète aux programmes européens Horizon Europe et Erasmus+ ainsi que le développement de l’Open Science.»
12 Fév 2024
«L’Université de Neuchâtel a le projet de créer un centre d’études autour du loup dans une forêt au nord de La Chaux-de-Fonds. Même pas encore né, ce projet a du plomb dans l’aile car il nécessiterait un nombre important d’autorisations et de dérogations. «Au niveau vétérinaire, le projet devrait obtenir une autorisation d’expérimentation animale, qui devra être complétée par une autorisation d’animalerie, une autorisation d’exposition d’animaux, puisqu’il est prévu que le centre soit accessible au public, et une autorisation d’importation d’animaux, étant donné que les louveteaux seraient importés du Canada», a indiqué le Conseil d’Etat à une intervention du député Patrick Erard (Verts). […] Le Conseil d’Etat a précisé qu’il a été informé que les associations de protection de la nature et les milieux agricoles ne sont pas du tout enthousiastes à l’idée de ce centre.»
12 Fév 2024
«Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), centre de compétence en santé humaine lancé en 2014 à Fribourg, a mis fin à ses activités en toute discrétion. […] Comptant parmi les actionnaires minoritaires du SICHH à hauteur de 2% chacun (Biovalley Investments détenant 88% du capital-actions), l’Université de Fribourg et l’Hôpital fribourgeois (HFR) n’ont pas été en mesure d’apporter des précisions.» Le centre a notamment essuyé un refus de soutien de la part d’Innosuisse en 2022, car «pour bénéficier d’une subvention, «le niveau et la qualité de la recherche doivent notamment être comparables à ceux des centres de recherche de l’enseignement supérieur», une condition qui n’était pas remplie par le SICHH, société anonyme à but non lucratif, qui reste officiellement toujours inscrite au Registre du commerce».
12 Fév 2024
La NZZ a mené des entretiens avec une vingtaine de personnes de l’intérieur de la Haute école des arts de Zurich (ZHdK), qui «dressent le portrait d’une institution chancelante». La ZHdK avait introduit un nouveau modèle d’études qui différencie matières principales et matières secondaires, et qui s’appelle «Major-Minor». Ce modèle a amené, jusqu’à présent, à «une suppression de postes de 2,2 pour cent, soit 12 postes à plein temps et 22 licenciements partiels […]. Dans un sondage interne réalisé auprès des collaborateurs en 2022 et dont ce journal a obtenu une copie, «Major-Minor» obtient systématiquement des mauvaises notes.» Les étudiant-es ont également exprimé leur inquiétude en adressant une lettre ouverte à Marijke Hoogenboom, Directrice du département Arts du spectacle et cinéma «dans laquelle ils exposaient leur point de vue sur les «licenciements drastiques de professeurs à domicile dans le domaine de l’art dramatique».» Un autre problème qui est ressorti des entretiens est le népotisme présent et qui sévit le personnel: «[u]ne responsable de département aurait exigé, après son embauche, que son mari soit également engagé. Et ce, sans appel d’offres. Un autre chef de département aurait engagé son fils dans la recherche au sein de son propre département. Une responsable de département aurait refusé des modules ou des missions à son compagnon. Un autre chef de département aurait confié des missions à son frère.»
Tout serait de la responsabilité «[d’]une rectrice dont beaucoup doutent des capacités […]». Karin Mairitsch, Rectrice de la ZHdK depuis octobre 2022 attire beaucoup de critiques des employé-es de la ZHdK, qui «se demandent comment cette peintre de 56 ans a pu accéder à ce poste important […]. Le CV de [Karin] Mairitsch [ne] mentionne […] [p]as de postes qui vous prédestinent à la position prestigieuse de rectrice de la ZHdK.» Même la décision de la rectrice d’interrompre la coopération avec l’école chinoise Shenzhen International School of Design (SISD), «qui reçoit plus de la moitié de son budget de recherche de l’armée chinoise», n’a pas été complètement soutenue.
En dernier lieu, la ZHdK a été rendue attentive parce qu’«elle forme trop de personnes pour trop peu de postes sur le marché du travail. C’est également ce qu’a constaté le Zurich Centre for Creative Economies. Un processus de réduction s’imposerait d’urgence.»
12 Fév 2024
Margit Osterloh a connu un «shit-storm suite à la publication en été 2023 («Studentinnen-Studie»). La directrice de recherche au Center for Research in Economics, Management and the Arts (Crema) à Zurich tire des leçons de cette épisode, et plus largement pour la «cancel culture» dans la science.
12 Fév 2024
La Confédération veut économiser 100 millions de francs au sein des Écoles polytechniques fédérales. Les présidents des deux institutions rappellent quelles seraient les conséquences.
12 Fév 2024
«En amont du vote des eurodéputés, mercredi 7 février, sur les conditions d’autorisation en Europe des «nouveaux OGM», l’organisation WePlanet a orchestré sur les réseaux sociaux une campagne d’influence fondée sur la mise en avant de chercheurs favorables à la dérégulation de la diffusion de ces plantes, issues des nouvelles techniques génomiques (NGT pour New Genomic Techniques).» L’ONG a bénéficié d’un appui de l’Institut de biologie du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Selon l’article du Monde «La direction du CNRS reconnaît cependant que cette position n’est pas le fruit d’une confrontation pluridisciplinaire de points de vue.»»
Un écologue, directeur de recherche au CNRS se dit «Consterné par une prise de position publique de certains acteurs au CNRS qui prend en otage l’ensemble de l’établissement ». Une biologiste médaille de bronze du CNRS écrit qu’elle est «Assez hallucinée sur la manière de nous enjoindre de faire du lobbying et que le CNRS [relaie] textuellement les propos d’une ONG, assez nébuleuse qui plus est».
9 Fév 2024
Bernhard Schär, professeur à l’Université de Lausanne et directeur d’un groupe de recherche internationale sur les relations de la Suisse et de l’Europe avec les empires coloniaux en Asie et en Afrique et la philosophe Patricia Purtschert de l’Université de Berne parlent de la pertinence des études post-coloniales en Suisse.
Bernhar Schär estime que le paradigme postcolonial a changé la donne. Il a élargi les sciences «trop longtemps limitées à l’échelle nationale et eurocentriste» à une science de l’humanité entière, s’intéressant également à des personnes qui ne sont pas des acteurs politiques.
Patricia Purtschert comprend les études post-coloniale comme une autre perspective de recherche, comme par exemple l’histoire des femmes, de la vie quotidienne ou de l’économie, qui étudient certains aspects du passé.
La rectrice de l’Université de Bâle [Andrea Schenker-Wici] avait récemment qualifié dans la SonntagsZeitung le post-colonialisme comme «idéologie» et l’ancien recteur de l’Université de Bâle Antonio Loprieno a écrit dans son rapport sur les études urbaines à Bâle qu’«en raison de sa proximité avec le discours politique, la recherche postcoloniale ne fait pas assez la distinction entre science et engagement politique.»
Bernhard Schär répond à cela que la science est toujours aussi politique, (une opinion que partage Patricia Putschert). Il avance: «Chaque scientifique doit décider lui-même si et comment il souhaite apporter son expertise. […] Mais c’est aussi un acte politique que de se taire lorsqu’on est expert sur un sujet.»