«Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi un effacement partiel des emprunts étudiants. La question suscite un vif débat dans un pays où une année à l’université peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars.»
25 Août 2022
25 Août 2022
«Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi un effacement partiel des emprunts étudiants. La question suscite un vif débat dans un pays où une année à l’université peut coûter plusieurs dizaines de milliers de dollars.»
25 Août 2022
La semaine dernière, le Président de l’Université de Potsdam Olivier Günther a plaidé en faveur de l’introduction d’un test PISA pour évaluer l’enseignement universités. Frank Ziegele, professeur en gestion des connaissances à la Haute école d’Osnabrück, répond à cette proposition. «chaque concept de mesure a ses forces et ses faiblesses. […] Même un recours à des tests de type Pisa n’est qu’un élément de la mosaïque, et il ne nous dispensera pas de mesurer de multiples façons.»
24 Août 2022
«Une solution temporaire doit voir le jour pour pallier la non-association à Horizon Europe. Par 10 voix contre une, la Commission de la science du Conseil des États plaide pour la création d’un fonds visant à stabiliser le pôle de recherche suisse, limité à 2027 et servant à financer la coopération internationale dans le domaine de la recherche et encourager l’excellence scientifique de la recherche suisse. Berne n’a en effet toujours pas obtenu une association au programme européen. Les négociations sont en suspens, rappelait hier la commission dans un communiqué.»
24 Août 2022
Dans une tribune d’invité, Stefan C. Wolter, professeur d’économie de l’éducation à l’Université de Bern, donne son point de vue sur le phénomène d’«académisation», «souvent dénoncée dans les médias». La tertiarisation du marché du travail est en premier lieu une conséquence de l’introduction de la maturité professionnelle, et ne doit pas être assimilée à une «académisation» de l’enseignement, argue-t-il.
Premièrement, il démontre que la croissance du taux global de maturité est presque entièrement due à l’introduction de la maturité professionnelle et, plus tard, dans une moindre mesure, à celle des maturités spécialisées. Il met en avant que la Suisse est probablement le seul pays de l’OCDE à s’être imposé dans le peloton de tête en matière [du nombre] de diplômés tertiaires sans avoir dû pour autant augmenter sensiblement le taux de maturités gymnasiales.
Il argue que sans l’introduction de la maturité professionnelle, la Suisse aurait assisté à une érosion de la formation professionnelle, car il aurait été impossible de convaincre les entreprises de continuer à proposer des places d’apprentissage dans des métiers exigeants si les talents s’étaient tous dirigés vers le gymnase.
Stefan Wolter estime que le choix d’entamer des études supérieures doit avoir des raisons économiques, en réaction au marché de travail «qui exige de plus en plus de formation, parce que la majorité des professions nécessitent des activités non routinières, pour lesquelles une formation plus longue est une condition nécessaire […].» Il conclut: «au lieu de déplorer une académisation inexistante, nous devrions être reconnaissants aux jeunes d’aujourd’hui de renoncer volontairement à des années de revenus. Car c’est grâce à ces investissements individuels que la compétitivité de notre pays sera encore élevée demain.»
23 Août 2022
«Jusqu’au 31 octobre, les étudiant·e·s de toute la Suisse peuvent demander un financement pour leurs idées de projets en faveur du développement durable. Le programme d’encouragement U Change est financé par la Confédération ; les bénéficiaires développent, par l’application interdisciplinaire et la mise en réseau de leurs connaissances spécialisées, les compétences clés leur permettant de contribuer de manière décisive à façonner le monde de demain. Sur la durée du programme, de 2021 à 2024, un montant total de 3,8 millions de CHF sera attribué, financé à parts égales par U Change et les hautes écoles.»
23 Août 2022
Pour Mariya Gabriel, Commissaire européenne à l’innovation, à la recherche, à la culture, à l’éducation et à la jeunesse, «L’innovation est essentielle pour mener à bien la double transition écologique et numérique et pour garantir l’autonomie stratégique de l’UE. Le nouvel agenda européen de l’innovation, adopté par la Commission en juillet, vise à libérer le potentiel d’innovation de l’Europe et à lui assurer un rôle de premier plan sur la scène mondiale de l’innovation, afin qu’elle devienne un lieu où l’innovation technologique profonde («deep tech») crée des solutions de pointe sur tout le continent.»
Le nouvel agenda européen de l’innovation contient cinq projets phare. «Le deuxième projet phare vise à soutenir l’innovation dans le domaine des technologies profondes par le biais d’espaces d’expérimentation et de marchés publics. Les installations d’expérimentation des universités pourraient être utilisées en collaboration avec des start-ups spécialisées dans les technologies profondes. Les « bacs à sable » réglementaires proposés aideront l’UE à suivre l’évolution rapide de la technologie, en permettant aux percées technologiques profondes d’être évaluées puis commercialisées dans l’UE. […] Nous encourageons tous les États membres et les régions à s’appuyer sur nos propositions et à travailler avec la Commission européenne et les parties prenantes pour mobiliser les investissements, garantir des conditions-cadres favorables et mettre en œuvre les réformes nécessaires. Nous invitons également les universités, au carrefour de la recherche et de l’innovation, à jouer un rôle actif dans sa mise en œuvre, notamment par la promotion des compétences horizontales et entrepreneuriales.»
23 Août 2022
Les tensions politiques et sécuritaires croissantes entre Pékin et l’Occident ont suscité des appels à une révision du transfert de données génétiques vers la Chine à partir d’une base de données biomédicales contenant l’ADN d’un demi-million de citoyens britanniques.
22 Août 2022
Depuis le début de la libre circulation des personnes en 2002 jusqu’à l’année académique 2021/22, le nombre d’étudiant·es étranger· ères dans les hautes écoles suisses a augmenté de 51.000 pour atteindre 74.440. Cela représente une augmentation de 222%. Au niveau universitaire, le nombre à augmenté de 36.000 à 55.000 (+184 %). Ainsi, le corps étudiant étranger représente actuellement près d’un tiers du corps étudiant total, et atteint même 39 % dans les disciplines les plus «coûteuses» (médecine, technique, sciences naturelles).
Selon les calculs approximatifs du journaliste Hans Kaufmann de la Weltwoche, ces étudiant·es coûtent chaque année environ 1,3 milliard de francs aux contribuables. «Des dépenses nettes aussi élevées pour les étudiants de l’UE constitueraient un argument de poids dans les négociations contre la menace de l’UE de mettre fin à la coopération en matière de recherche et d’éducation. Une exclusion de la Suisse du programme Horizon devrait automatiquement entraîner des taxes d’études qui couvrent les frais pour les étudiants de l’UE », argue-t-il.
Le journaliste remet également en question le nombre d’étudiant-es russes (899), chinois-es (3127) et iranien-nes (661), «car il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, mais aussi de transferts de savoir-faire indésirables et d’espionnage.
19 Août 2022
Un article du Monde retrace l’histoire des classements universitaires. Selon l’article, le premier classement du Shanghaï en 2003, en particuier, premier de son genre, a été un «coup de tonnerre» en France, car les grandes écoles françaises, qui étaient considérées comme des fleurons, y sont absentes. Le CNRS, l’inria, l’Insem et Inrae ne sont pas classés puisque ce ne sont pas des établissements d’enseignement supérieur.
«Le milieu universitaire n’aurait probablement pas connu autant de réformes ces quinze dernières années sans le classement de Shanghaï», confirme Christine Musselin, directrice de recherche CNRS au centre de sociologie des organisations à Sciences Po. «L’idée, très ancienne, que l’université française est en retard a été comme objectivée par ce classement.» Le tournant stratégique intervient en 2018, avec la mise en place des établissements publics expérimentaux. «La France a alors passé un cap et le classement de Shanghaï, à la suite de quelques autres, a accepté de classer des regroupements, comme l’université Paris-Saclay.», se souvient Jean-Yves Mérindol, ancien président d’université de Sorbonne Paris Cité.
Contrairement à la France, la Chine est en train de se distancier du classement de Shanghaï. Dix-neuf ans après après de l’avoir inventé, le pays s’apprête à faire marche arrière, comme l’a exprimé son président Xi Jinping fin avril. «La Chine ne veut plus mesurer ses universités aux autres, notamment américaines: elle décidera par elle-même des critères d’excellence devant prévaloir au sein des établissements, critères «du gène rouge», selon président-secrétaire général du comité du Parti communiste. […] Xi Jinping a estimé nécessaire de «s’enraciner dans le sol chinois pour construire des universités de premier rang mondial aux caractéristiques chinoises, et [se] frayer une nouvelle voie pour y parvenir, au lieu d’imiter les autres ou de copier les standards et modèles des universités étrangères». L’objectif est assumé : il faut «que la philosophie et les sciences sociales aux caractéristiques chinoises puissent prendre leur place dans le milieu académique mondial».»
Pour Jean-Yves Mérindol, « l’ère des classements universitaires mondiaux libres et ouverts dans une perspective de large mobilité est désormais close.»
19 Août 2022
«Cinq ans après l’obtention de leur diplôme, 8% des diplômés des hautes écoles éprouvaient une forte crainte de se retrouver sans emploi dans les douze mois suivant l’enquête. En 2021, les raisons les plus souvent mentionnées pour expliquer cette crainte étaient liées à la pandémie de COVID-19 et à la situation économique défavorable. Ces résultats se basent sur l’exploitation des données de l’enquête auprès des personnes diplômées des hautes écoles, effectuée par l’Office fédéral de la statistique (OFS)»
19 Août 2022
Les jeunes ont été particulièrement touchés par la pandémie : les pensées suicidaires, les dépressions et les troubles anxieux ont augmenté fortement depuis 2019. Depuis quelques mois, les restrictions ont été levées, Corona est moins présent. Mais selon des spécialistes en la matière, le désespoir de certains jeunes n’a pas diminué.
«Nous nous attendions à ce que les demandes soient moins nombreuses en printemps. Or, cela ne s’est pas produit», explique le psychiatre Gregor Berger. Il dirige le service d’urgence pour enfants et adolescents de la clinique psychiatrique universitaire de Zurich. L’offre a été «fortement sollicitée en permanence» jusqu’aux vacances d’été, explique Berger. Ces dernières semaines, il y a certes eu une baisse. «Mais maintenant, ça repart».
L’attachée de presse de Pro Juventute, Lulzana Musliu parle d’une «génération en mode de crise». «Avec la guerre en Ukraine, la menace de l’inflation et les problèmes climatiques et énergétiques, nous sommes confrontés à une multicrise», Dans cette situation, les enfants et les jeunes sont fortement sollicités. Une situation dans laquelle la pandémie a en outre laissé des traces.
19 Août 2022
L’article nomme les différents efforts de l’EPFZ en faveur du climat, comme par exemple l’introduction d’une taxe CO2 interne [sur les voyages en avion]. «Le programme est accompagné de messages d’espoir : le professeur de l’EPF Anthony Patt, du département des sciences des systèmes environnementaux, fait par exemple croire sur le blog de l’avenir de l’EPF que le changement climatique peut être endigué sans CO2 grâce à l’énergie éolienne et solaire. […] En attendant, il y a suffisamment de climatologues qui prédisent la fin du monde. […] La peur du changement climatique semble prospérer sur ce terreau EPF des sensibilités et du désespoir.»
Le Service de conseil psychologique de l’Université de Zurich s’est vu confier la tâche de soigner les étudiants de l’EPFZ touchés par l’éco-anxiété. L’intérêt pour ces nouveaux ateliers est toutefois faible: seulement six étudiant-es y ont participé. L’auteur de l’article critique le coût supposé des ateliers.
19 Août 2022
«Victime d’une attaque informatique début juillet, la Haute Ecole Arc (HE-Arc) à Neuchâtel a indiqué jeudi tout mettre en oeuvre pour assurer la rentrée académique de mi-septembre. Tous les ordinateurs sont en cours de reformatage et de réinstallation.»
18 Août 2022
Oliver Günther, Président de l’Université de Potsdam et Vice-président de la Conférence des recteurs des Hautes Écoles pour l’enseignement et les études, estime que les Hautes Écoles en Allemagne sont évaluées selon des critères «douteux». Il se réfère notamment au classement «U-Multirank», développé par le Centre pour l’éducation supérieure (CHE), en Allemagne [et deux universités néerlandaises]. Celui-ci avait récemment classé l’enseignement supérieur du pays comme «même pas moyen».
Oliver Günther remet en question les indicateurs, leur manque de précision et les méthodes utilisés. Il avance l’idée de remplacer ce classement par un test Pisa pour les universités, qui mesurerait les progrès d’apprentissage, et ce de manière quantitative et avec des méthodes de test modernes. Des tests standardisés, à l’image du GRE-test américain (Graduate Record Examination), seraient «disponibles depuis longtemps».
«On pourrait également profiter de l’occasion pour réfléchir à l’utilisation de tels tests dans le cadre de l’orientation universitaire, bien plus que ce n’est le cas actuellement. Cela aiderait de nombreux jeunes à identifier rapidement leur aptitude – ou leur inaptitude – à suivre une filière d’études ou une formation en entreprise et à éviter de prendre de mauvaises décisions. Les universités sont prêtes à le faire. Il faut maintenant des lois et de l’argent pour mettre cela en œuvre à grande échelle.»
18 Août 2022
Dans un interview avec la Handelszeitung et la Freiburger Nachrichten, le professeur en économie de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW), Mathias Binswanger critique le système éducatif suisse qui ne valorise pas assez l’apprentissage.
Parlant d’un «cercle vicieux» il argue que plus le taux de maturités augmente, et par conséquent le taux d’étudiant·es, les universités vont perdre en qualité. Cela conduira à la création d’universités d’élite ou seuls ceux et celles qui ont étudié dans une telle université ont la chance de trouver un bon emploi. En contrepartie, la Suisse souffre d’un manque de personnel qualifié, qui est amplifié par cette tendance à valoriser uniquement la formation académique. «De plus en plus de jeunes ayant de bonnes aptitudes manuelles tentent de suivre une formation supérieure. En revanche, la qualité baisse chez tous ceux qui font un apprentissage. Les entreprises critiquent les mauvaises performances moyennes des apprentis. En conséquence, les entreprises et les institutions augmentent à leur tour les exigences. Et le cercle tourne».
Pour briser ce «cercle vicieux», le professeur appelle à faire passer un message qu’un apprentissage est une formation équivalente qui donne toutes les chances et le même prestige qu’une formation universitaire.
Regula Leeman, professeure en sociologie de l’éducation de la HEP FHNW et spécialiste du système de l’enseignement en Suisse, réagit dans un interview avec le Tages-Anzeiger aux propos de Mathias Binswanger, qu’elle qualifie comme «conception étonnamment étroite et élitiste de la formation universitaire». Selon elle, «postuler une opposition entre «travail intellectuel» et «travail manuel» n’a plus de sens aujourd’hui. L’artisan classique n’existe plus, il faut partout une multitude de qualifications différentes. Peu importe que l’on soit médecin, menuisier ou juriste : tous doivent aujourd’hui disposer de connaissances abstraites, théoriques et spécialisées.»
18 Août 2022
La Grande-Bretagne engage des démarches juridiques contre l’Union européenne (UE) pour régler la question de la coopération en matière de recherche. Concrètement, elle reproche à l’UE de ne faire aucun effort pour concrétiser l’association de la Grande-Bretagne à Horizon Europe, qui est pourtant explicitement réglé dans l’accord de libre-échange et de coopération signé par les deux partis fin 2020.
Londres a maintenant demandé des «consultations formelles» avec Bruxelles dans le cadre du mécanisme de règlement des différends de l’accord de libre-échange. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre, Londres pourra faire appel à un tribunal arbitral qui déterminera s’il y a eu rupture de contrat.
La Suisse se trouve dans une situation similaire avec l’UE. Toutefois, contrairement à la Grande-Bretagne, la elle n’a aucune garantie contractuelle de participation à Horizon Europe. L’accord sur la recherche entre la Suisse et l’UE ne crée pas de droits juridiques comparables.
De toute façon, le Conseil fédéral n’a pas accès au mécanisme de règlement des différends prévu par l’accord commercial sur le Brexit. La Suisse et l’UE tentent de régler les différends au sein du comité mixte, où les cas politiquement délicats sont rarement résolus. Seul l’accord-cadre créerait un nouveau mécanisme de règlement des différends pour les accords de marché.
17 Août 2022
«La deuxième édition du Master of Advanced Studies (MAS) en droit des affaires, qui débutera le 9 septembre, donnera lieu à un diplôme conjoint USI-SUPSI. L’Università della Svizzera italiana [USI], par le biais de l’Institut de droit (IDUSI), collabore déjà depuis un certain temps avec diverses initiatives de formation continue de la SUPSI [Haute école spécialisée de la Suisse italienne] dans le domaine juridique. Avec le nouvel accord signé avec le Centro competenze tributarie (CCT) de la SUPSI, qui a organisé la première édition du MAS, les deux institutions entendent maintenant renforcer leur collaboration et développer davantage le MAS en droit des affaires afin d’atteindre un standard de formation de haute qualité académique.» (USI)
Dans un article du Corriere del Ticino (17.08.2022), la directrice de l’IDUSI a déclaré qu’il s’agit d’une collaboration importante, «complémentaire au programme de formation continue proposé en synergie avec l’Université de Lucerne».
17 Août 2022
Avec la rentrée scolaire ayant lieu lieu le 22.08. dans le canton de Vaud, le nouveau Conseiller d’État Frédéric Borloz (PLR) en charge de l’enseignement et de la formation professionnelle a tenu sa première conférence de presse. Lors de son discours, il a mis l’accent sur l’apprentissage et la formation duale.
Interrogé sur la mise à l’écart de la Suisse du programme Horizon Europe de l’Union européenne (UE), il affirme qu’il va entreprendre «toutes les démarches possibles pour favoriser la recherche». Il juge «déplorable» ce qui s’est passé, mettant en péril des réseaux scientifiques qui sont «d’une valeur inestimable. C’est dommageable pour tout le monde».
17 Août 2022
«Une fois de plus, la Suisse procrastine dans le dossier européen. La Commission de politique extérieure (CPE) du Conseil des Etats a certes beaucoup parlé d’Europe, mais sans rien décider en ce mardi 16 août. Elle est cependant déterminée à peser sur le rapport que rédigera le Conseil fédéral à propos de ses relations avec l’UE d’ici à la fin de l’année.»
16 Août 2022
En 2018, un collaborateur de l’EPFL a signalé à l’ombudsman des hautes écoles qu’une entreprise privée appartenant à un professeur occupait des locaux de l’EPFL sans payer de loyer et bénéficiait de prestations informatiques du personnel de l’école. En 2020, l’ombudsman a décidé de ne pas donner suite à la dénonciation du collaborateur. En réponse, ce dernier a déposé une requête en surveillance auprès du Conseil des EPF demandant de pouvoir accéder à d’anciens mails sur le serveur de l’EPFL, qui auraient prouvé l’utilisation illégale des bureaux de l’école. Le Conseil des EPF a également rejeté la requête en 2021. Finalement, l’homme a fait recours contre cette décision devant le Tribunal administratif fédéral – en vain. Selon les juges, «en tant que dénonciateur d’un éventuel dysfonctionnement, il n’est pas parti à une procédure de surveillance et ne dispose pas des droits correspondants, tel le droit de consulter les dossiers ou de requérir des preuves.»
Tout au long de cette bataille juridique, le collaborateur a été licencié trois fois puis deux fois re-employé suite à des recours et une décision du Tribunal administratif fédéral, qui estimait le licenciement infondé et abusif. Comme son dernier congé est encore contesté, il n’est pas encore entré en force. L’EPFL avait justifié la décision par des mesures de restructuration.