Edouard Morena, maître de conférence en science politique à la University of London Institute in Paris, compare les a Paris Climate School de Sciences Po, inaugurée en 2025, avec la Columbia Climate School à New York; la Doerr School of Sustainability à Stanford en Californie; ou encore la Global School of Sustainability à la London School of Economics (LSE). Il estime que lorsqu’on compare des «organigrammes, partenaires financiers, compositions des conseils stratégiques et de surveillance, contenus pédagogiques, axes et produits de recherche, le moins que l’on puisse dire c’est que l’ouverture et la confrontation d’idées ne saute pas aux yeux. Au contraire on a l’impression d’un entre-soi entre acteurs dominants du débat climatique international qui partagent toutes et tous (à quelques nuances près) une même approche de la transition bas carbone […] centrée sur l’Accord de Paris et son modèle de gouvernance climatique». Edouard Morena regrette que, compte tenu des leurs ressources financières et humaines et de leur grande visibilité, ces écoles «cannibalisent l’espace des sciences humaines et sociales en rapport avec le climat», alors que et fait référence à un article du Monde qui statue qu’«à l’échelle internationale, la recherche sur le climat dans le domaine des sciences sociales ne représente que 0,18 % du total des financements.»