Une nouvelle étude suggère que les femmes professeures surpassent les hommes en termes d’engagement académique- potentiellement au détriment de leur avancement professionnel.
12 Avr 2017
12 Avr 2017
Une nouvelle étude suggère que les femmes professeures surpassent les hommes en termes d’engagement académique- potentiellement au détriment de leur avancement professionnel.
12 Avr 2017
Une nouvelle étude suggère que la facilitation de la migration scientifique peut, paradoxalement, réduire les collaborations internationales. Quand des chercheurs·euses réputés d’Europe de l’Est ont commencé à rejoindre les plus influentes institutions d’Europe occidentale, leurs collègues et étudiant·e·s de l’Est ont fini par être moins bien intégrés dans les réseaux scientifiques internationaux.
12 Avr 2017
La diplomatie scientifique vise à intégrer les scientifiques dans les relations diplomatiques, afin que les négociations autour de problématiques internationales se basent sur les résultats de recherches scientifiques. Selon Luk van Langenhove, professeur à l’Institut d’études européenne de la Vrije Universiteit Brussel, « la communauté scientifique doit se rendre compte du rôle majeur qu’elle peut jouer dans la promotion de la coopération internationale, en utilisant la science et la technologie pour résoudre des enjeux mondiaux. » Il estime par ailleurs que la Suisse, à l’instar de l’Espagne, a développé une vision stratégique sur les efforts à déployer concernant sa diplomatie scientifique.
12 Avr 2017
Certain·e·s des professeur·e·s et chargé·e·s de cours engagés par l’Université de Fribourg pour enseigner sont rémunérés par des entreprises privées plutôt que par la haute école. Astrid Epiney, la rectrice de l’Université, assure que les compétence de ces enseignant·e·s s’intègrent « parfaitement dans le programme d’études ». Le manque de transparence des liens entre recherche académique et industries privées est cependant dénoncé, l’Université ne publiant pas de registre des liens d’intérêt comme le font les Universités de Bâle ou Zurich. Interrogée par 20 minutes, Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Unil, déclare que les chargés de cours sont payés sur le budget attribué par le Canton de Vaud.
12 Avr 2017
Dans l’éditorial de L’Express, les dysfonctionnements de l’Université de Neuchâtel sont critiqués : l’affaire du professeur plagiaire et celle d’un étudiant n’ayant toujours pas, après 10 ans, reçu son diplôme, révéleraient les agissements inacceptables de certain·e·s professeur·e·s à l’égard de leurs étudiant·e·s ou dans leur propre travail académique. L’auteur dénonce l’impunité ayant cours dans le monde académique, et en particulier à Neuchâtel.
12 Avr 2017
Une plateforme de notation en ligne des hautes écoles suisses a été lancée par une start-up du Technopark de Winterthour. D’ancien·ne·s étudiant·e·s peuvent d’ores et déjà noter leur filière de formation dans les domaines de l’enseignement, le contenu des cours, l’organisation, les conditions-cadres et l’équipement. Pour l’instant en allemand, le site pourrait se développer en anglais. Aucune haute école romande n’est présentement mentionnée.
9 Avr 2017
La Suisse est bien située dans les classements OCDE basés sur le nombre de brevets déposés et de publications scientifiques, mais est sous la moyenne concernant la réalisation d’idées et de brevets. Patrick Aebischer, anciennement président de l’EPFL, estime que la Suisse devrait s’inspirer d’Israël pour promouvoir l’innovation et la création de start-ups. L’armée israélienne aurait, par exemple, une unité qui développe des technologies de pointe. De retour dans la vie civile, ces jeunes talents forment la base d’une industrie high-tech. L’armée suisse n’est pas impliquée dans l’innovation. En outre, Israël a crée la fonction « chief scientist officer ». Il s’agit d’un scientifique de pointe et/ou entrepreneur qui dépend directement du ministre pour l’économie. Par ailleurs, une agence indépendante pour l’innovation soutient la recherche et le développement des start-ups. La Commission suisse pour la technologie et l’innovation (CTI) peut uniquement soutenir les institutions académiques qui travaillent avec les start-ups. D’autres différences concernent l’absence de capital risque dans nos fonds de pension et le système fiscal.
8 Avr 2017
Le Temps a rencontré une figure emblématique de la « fake science », le Danois Emil Kirkegaard. Utilisant les codes de la recherche scientifique, ce dernier analyse toutes les données qu’il trouve en ligne afin de prouver scientifiquement une supposée hiérarchie génétique entre les humains. Pour Emily Gorcensky, mathématicienne et data scientist, « sa démarche est l’inverse d’une démarche scientifique : il tord les chiffres dans tous les sens jusqu’à arriver à un résultat qui confirme son biais, à savoir que les migrants musulmans sont génétiquement moins intelligents et commettent davantage de crimes. » Ce cas n’est pas isolé : de nombreuses publications scientifiques autoproclamées apparaissent en ce moment dans le but de défendre un but idéologique précis, relève Petter Bae Brandtzaeg, spécialiste des fake news.
8 Avr 2017
Avec la création de l’Institut de formation à l’enseignement au sécondaire, l’Université de Fribourg souligne l’importance d’un enseignement de qualité.
8 Avr 2017
La Suisse manque de programmeurs. Les compétences deviennent rapidement obsolètes et il est difficile de prévoir quelles seront les compétences recherchées par les employeurs. Une grande offre de formations promettent un apprentissage de courte durée, par exemple à l’ETH Zurich.
7 Avr 2017
L’Université de St-Gall aimerait introduire d’ici 2019 un cursus en informatique, axé principalement sur l’informatique des entreprises et de l’économie. Elle aurait besoin d’un financement supplémentaire de 30 millions de francs pour réaliser cet objectif.
7 Avr 2017
Quatre mois après la résolution du contentieux sur la libre circulation des personnes, les relations entre la Suisse et l’Union européenne ont été officiellement normalisées hier. Les négociations sont ouvertes afin de renouveler tous les accords gelés dans la foulée du vote du 9 février 2014 sur l’immigration.
7 Avr 2017
Les gouvernements de Zurich, St-Gall et Lucerne ont scellé contractuellement leur collaboration relative au cursus conjoint pour la formation de médecine. La question du financement demeure toutefois, Reto Wyss, Conseiller d’Etat lucernois à la formation, ayant affirmé que le canton de Lucerne ne participerait pas aux frais annuels du master de 40 places qu’offrira l’Université de Lucerne.
6 Avr 2017
Plusieurs centaines d’élèves sont descendus dans la rue mercredi après-midi à Lucerne, Zurich, Bâle, Aarau et Genève. Ils ont protesté contre les nombreuses coupes faites par les cantons dans le domaine de la formation ces dernières années. Le syndicat des enseignant·e·s alémaniques a estimé que le total de ces coupes budgétaires se chiffre à un milliard de francs entre 2013 et 2018.
5 Avr 2017
Une année après la soutenance de thèse, entre 2,9% et 4,9% sont au chômage. Parfois, l’intégration sur le marché du travail est difficile parce que les diplômés ne sont pas conscients des compétences qu’ils peuvent offrir aux entreprises. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais travaillé hors de l’université. Souvent, les entreprises reconnaissent les capacités suivantes : recherche, pensée stratégique, ténacité et capacité de s’imposer. Des centres carrières dans les universités conseillent de plus en plus souvent les doctorants. Le Programme national de qualification BNF de l’Université de Berne conseille et aide à tirer un bilan de ce qu’ils peuvent et souhaitent faire (ou non). Il met des diplômés en relation avec des programmes d’occupation non-payés chez des employeurs potentiels. L’objectif de ce premier travail est surtout de former un réseau. Une fois que les doctorants ont un emploi, ils courent moins le danger d’être au chômage au fil de leur carrière que des diplômés en master.
5 Avr 2017
Un grand nombre de doctorant·e·s et postdocs s’engagent à offrir une bonne qualité d’enseignement – un défi alors que le nombre d’étudiant·e·s continue de croître. Cependant, c’est le nombre et la qualité des publications de résultats de recherche qui sont déterminants pour l’avancée de la carrière académique, et non l’engagement pour l’enseignement.
Un encadré traite de la dépendance des doctorant·e·s, assistant·e·s et postdocs à leur professeur·e·, car ils peuvent rarement agir comme scientifiques indépendants. Le FNS souhaite encourager la recherche indépendante : la relève académique doit faire ses preuves plus tôt pour s’émanciper des titulaires de chaires.
5 Avr 2017
La professionnalisation de la gestion des hautes écoles ouvre des nouvelles perspectives – particulièrement pour le corps intermédiaire. Ceci peut se concrétiser par la création des très controversés postes fixes pour l’enseignement et la recherche (« senior scientists », « lecturers » etc.). Avec l’autonomisation des universités, les exigences relatives aux structures d’organisation et de direction ont augmenté, les facultés et instituts étant aussi concernés. La gestion autonome doit constamment faire face à des problèmes de surmenage et surcharge, estime Philipp Balzer, qui travaille depuis la création de ce poste en 2011 comme « gérant » de la Faculté de philosophie de Zurich.
Les organes dirigeants, confrontés de plus en plus souvent à des tâches managériales complexes, sont fréquemment occupés par des personnes qui sont « socialisés purement au milieu académique ». Celles et ceux souhaitant participer à la gestion autonome doivent le faire au détriment de la recherche, les tâches liées à l’enseignement étant fixes. C’est pourquoi un grand nombre de postes a été créé, avec pour résultats « de meilleures décisions, des procédures plus courtes, plus de sécurité juridique et des nouvelles compétences ».
La professionnalisation de la gestion et de l’administration n’est pas toujours accueillie favorablement mais un sondage des hautes écoles suisses en 2016 indique qu’il est urgent d’agir dans ce sens. Les processus de professionnalisation ne réussissent toutefois que lorsque les scientifiques sont convaincus de leur utilité et lorsque les exigences par rapport aux dirigeant·e·s sont clarifiées.
5 Avr 2017
En Suisse, il est impossible d’effectuer un doctorat dans une haute école spécialisée (HES). L’auteure de cet article plaide pour une reconnaissance de la recherche, plus orientée vers la pratique, telle qu’elle est faite dans les HES, et l’attribution à ces dernières du droit d’accréditation, correspondant à leurs nouvelles contributions à la recherche scientifique.
5 Avr 2017
Les professeur·e·s assistant·e·s ne composent que 2 % du corps enseignant, contre 85% de post-docs et assistant·e·s et 15% de professeur·e·s ordinaires. Il faudrait augmenter leur nombre, en particulier dans les sciences humaines. En Suisse, un poste de professeur·e assistant·e est considéré comme la voie royale vers une titularisation.
En 2012, un groupe de chercheurs·euses de l’Université de St-Gall lança le projet « Vision 2020 », qui visait d’une part la création de milliers de postes de professeur·e·s assistant·e·s via le Tenure-Track, c’est-à-dire en permettant d’être engagé de manière permanente avec de bonnes performances académiques, et d’autre part la suppression du travail d’habilitation dans les sciences humaines. Si la Confédération n’a pas soutenu le projet, « les postes de professeur·e·s assistant·e·s sont de plus en plus souvent attribués avec le Tenure-Track », relève Martina Weiss, Secrétaire générale de swissuniversities.
5 Avr 2017
Un supplément de la Neue Zürcher Zeitung s’est consacré à plusieurs questions globales concernant les carrières académiques : la situation de précarité du corps intermédiaire, la différence de statut entre les chaires professorales et les assistant·e·s professeur·e·s, les transformations des structures d’organisation et de direction des hautes écoles, le cas d’Oxford et les possibilités de reconversion dans le privé après des années de travail dans la recherche.
Michael Hengartner, Recteur de l’Université de Zurich, et Florian Lippke, assistant à l’Université de Fribourg, débattent ensemble de ces questions. En ce qui concerne la répartition, entre professeur·e·s et assistant·e·s, de l’enseignement et de l’encadrement des étudiant·e·s, Hengartner reconnaît qu’un risque d’exploitation existe et qu’il faut assurer au corps intermédiaire suffisamment de temps pour la recherche, ultérieurement essentielle à une possible procédure de nomination. Lippke relève la centralité qu’ont les chaires professorales dans le système académique et dont dépendent les chercheurs·euses, qui pour la plupart n’y accéderont pas et pour lesquels il faudrait mieux définir des charnières de reconversion dans le privé. Les subsides Ambizione du FNS rendent leurs bénéficiaires dans leur recherche plus indépendants de ce système. Pour Hengartner, les commissions dans lesquelles siègent désormais les doctorant·e·s et les assistant·e·s permettent de diminuer le pouvoir des professeur·e·s afin que ce ne soit plus une seule personne qui soit responsable. De plus, il considère que les chercheur·euses ont de bonne compétences pour se rediriger vers le privé, mais qu’ils devraient bien souligner qu’ils sont polyvalents en plus d’être des spécialistes dans leur domaine. Des alternatives existent à la traditionnelle distinction faite entre professeur·e·s et corps intermédiaire. Hengartner reconnait l’avantage de la création de postes liés à l’enseignement plutôt qu’à la recherche, mais il faudrait tout de même garder un pied dans la recherche. Quant à l’égalité des chances pour les carrières académiques et la conciliation avec une vie de famille, Hengarner estime qu’il faut renforcer leur attractivité pour les femmes, alors que Lippke relève qu’il n’est pas impossible d’aller dans ce sens tant que les frais de garde des enfants lors d’un congrès scientifique ne seront pas remboursés.