Selon l’auteur de l’article, les réformes majeures de l’agence nationale de financement de la recherche du Royaume-Uni déclenchent chaos et anxiété chez les chercheur·es.
Ian Chapman, directeur d’UK Research and Innovation (UKRI), qui distribue environ 9 milliards de livres sterling par an, affirme que les scientifiques britanniques sont un atout sous-exploité qu’il faut « faire travailler davantage » pour stimuler la croissance économique. Il estime qu’une réforme majeure est nécessaire pour transformer l’expertise en entreprises créatrices d’emplois.
Trois mesures préoccupent particulièrement la communauté scientifique : le blocage temporaire de certaines demandes de subventions par trois conseils de recherche majeurs (sciences médicales, biologiques et physiques), la réduction des investissements dans des projets existants de physique et d’astronomie par le Science and Technology Facilities Council (STFC), et la dépriorisation de certains financements d’infrastructures.
Le STFC doit trouver environ 60 millions de livres d’économies, ce qui menace la participation britannique à des projets internationaux majeurs comme l’expérience LHCb au CERN et l’observatoire Vera C. Rubin au Chili. Les chercheurs craignent des pertes d’emplois et de ressources essentielles, tandis qu’un physicien postdoctoral organise une lettre ouverte de protestation.