28 Mar 2024
Thème: profil – EPF
21 Mar 2024
Le Conseil des EPF refuse de tripler la taxe aux étudiant·es étranger·es
Le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales (CEPF) a rejeté la proposition qui visait à tripler la taxe pour les étudiant·es étranger·es. La CEPF doit encore se prononcer sur la solution proposée par l’EPFL: introduire un numerus clausus à 3000 étudiant·es étranger·es en première année de bachelor.
L’ancien Conseiller national (VD, Centre), Jacques Neirynck, pense que cette proposition de l’EPFL «présente cependant l’inconvénient majeur de créer des auditoires hétérogènes où les étrangers sont mieux formés que les Suisses». En effet, l’admission des étudiant·es étranger·es à l’EPFL serait basée sur le critère de réussite au baccalauréat, ce qui ne serait pas le cas pour les étudiant·es suisses.
21 Mar 2024
«Haine d’Israël à l’EPFZ»
Selon Stephan Trüby, théoricien de l’architecture et directeur de l’Institut des fondements de l’architecture moderne et de la conception de l’Université de Stuttgart, «[l]e département d’architecture de l’ETH Zurich se classe […] en tête de tous les établissements d’enseignement importants dans le monde en ce qui concerne la haine d’Israël – juste derrière l’Université Columbia de New York.» 27 personnes de ce département auraient par exemple signé une lettre ouverte du groupe «Architects and Planners Against Apartheid» dans lequel «le monde de l’architecture est appelé à se lever contre les destructions en Palestine et pour la «liberté académique». Israël est accusé de génocide et d’«urbicide» – un anéantissement ciblé de villes. La terreur du Hamas n’est en revanche pas mentionnée. »
Monsieur Trüby relate plusieurs événements en lien avec des collaborateur·ices de l’EPFZ, comme par exemple :
- «une conférence du département d’architecture en décembre dernier [qui] était accompagnée de slogans «Stop the Genocide» qui s’affichaient sur des écrans numériques»
- «un postdoctorant [qui] a diffamé sur les réseaux sociaux la bibliothèque nationale israélienne récemment achevée par Herzog & de Meuron, la qualifiant de construction «bâtie sur le vol» («auf Raub gebaut»)»
- sur instagram «[d]’autres doctorantes, doctorants et assistantes appellent sur Instagram à l’«intifada», c’est-à-dire au soulèvement contre Israël».
- dans le cadre d’un projet de recherche de l’EPFZ, un doctorant aurait créé une bibliothèque en ligne afin de rendre plus accessibles les «connaissances sur la Palestine et sa lutte contre le colonialisme». Sur le site web, qui avait une URL EPF jusqu’en 2023, on trouve des numérisations de magazines en langue arabe, dont une couverture montrant un Palestinien dessiné de manière héroïque avec une arme à feu et une grenade. En dessous, on peut lire en arabe : «Gloire aux combattants qui ont détruit les chars des unités fascistes». Sous l’image, on peut voir le logo du Front populaire de libération de la Palestine, considéré comme une organisation terroriste par l’UE.
- la professeure invitée de l’ETH Samia Henni s’est fait remarquer, entre autres, en parlant publiquement d’une «machine à tuer sioniste» – et en signant l’appel au boycott du pavillon israélien à la Biennale d’art de Venise de cette année».
Contacté, L’EPFZ dit qu’elle n’a pas connaissance de ces propos.
21 Mar 2024
L’EPFL Valais explique la prévention et l’intervention en cas d’accidents chimiques
«En février, deux incidents de laboratoire survenus à quelques jours d’intervalle nécessitaient l’intervention des pompiers ainsi qu’un important déploiement sécuritaire. Le quartier avait été bouclé, et les collaborateurs évacués. Ces récents événements ont poussé l’EPFL Valais à lever le voile, hier, sur son dispositif de sécurité.»
Julien Howald, Coordinateur santé et sécurité à l’EPFL Valais, explique qu’«[e]n plus de disposer d’équipements sécurisés tels que les chapelles de laboratoire, les 250 à 300 collaborateurs sont formés pour repérer tout dysfonctionnement et activer les premières mesures […]. [L]’EPFL Valais dispose également d’une quinzaine de secouristes formés aux premiers soins et habilités à prendre en charge des blessures légères au sein du personnel.»
Vincent Hiroz, Directeur opérationnel de l’EPFL Valais veut rassurer: «Bien que nous manipulions des produits dangereux, tout est entrepris pour limiter le risque au maximum, à l’interne comme à l’externe.» Il ajoute que l’air des laboratoires «est renouvelé six à huit fois par heure, voire plus selon la situation.»
21 Mar 2024
EPFL: l’enseignement à distance ne décourage pas les étudiant·es à se rendre sur le campus
Malgré la diffusion des cours en ligne, les étudiant·es de l’EPFL se rendent nombreuses et nombreux sur le campus de l’EPFL. Une enquête menée sur 7000 personnes à l’EPFL conclue que «[e]n juin 2022, 57% des sondés affirmaient assister entre «souvent» et «toujours» aux cours dans les amphis et salles du campus. En novembre 2022, ce chiffre s’élevait à 75% et en juin 2023 à 62%. Et s’ils n’assistent pas aux cours en présentiel, 52% des étudiants affirment venir de toute manière sur le campus, pour étudier, travailler sur des projets ou pour des activités sociales.»
Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation à l’EPFL explique ainsi que «les enregistrements vidéo du cours (en direct) ne sont […] pas le facteur principal qui détermine [la] présence [des étudiant·es] à un cours sur le campus ou non».
«L’enquête montre que, pour que les étudiants assistent aux cours, il faut que ceux-ci soient jugés intéressants, difficiles ou proposent des activités différentes de ce qui se trouve dans la retransmission en direct».
13 Mar 2024
EPFL: «L’Etat ne peut rien faire pour sauver la ferme bio»
Selon la députée Joëlle Minacci (EàG), «[l]e projet de l’EPFL d’annexer la ferme bio de Bassenges, […] pour y loger un centre renommé de sciences fondamentales «est contraire aux objectifs du Plan climat vaudois».» Frédéric Borloz, Chef du Département de l’enseignement et de la formation professionnelle du Canton de Vaud explique que «le Conseil d’État «n’est pas compétent» pour influencer les bases légales «régissant l’affectation des bâtiments appartenant à la Confédération».» (24 heures)
Une pétition a été lancée par le Collectif Cambium Sàrl pour demander à l’EPFL «[l]’abandon de la réaffectation de la ferme de Bassenges […] [et] [l]’inscription de la fonction agricole de la ferme de Bassenges dans les statuts de l’EPFL.» (fermedebassenges.ch)
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8 Mar 2024
Les coupes prévues dans le budget du Domaine des EPF impactent des projets d’importance stratégique
« Le Conseil des EPF a traité des coupes budgétaires et de leurs conséquences pour les projets des institutions du Domaine des EPF. Ces restrictions impliquent de renoncer à plusieurs projets d’infrastructures de recherche d’importance nationale et à des initiatives stratégiques. […] Parmi les projets désormais abandonnés, l’un aurait consisté à développer des solutions innovantes pour l’agriculture durable, tandis qu’un autre aurait permis de faire progresser la recherche sur la microscopie électronique, une discipline qui a valu le prix Nobel en 2017 à un professeur de l’Université de Lausanne diplômé de l’EPFL. Les appels à propositions des initiatives conjointes dans le cadre des priorités stratégiques du Domaine des EPF «Santé humaine», «Matériaux de pointe et technologies-clés» ainsi que «Transformation numérique responsable» doivent eux aussi être gelés faute de ressources financières suffisantes. L’initiative Swiss AI bénéficiera de ressources moins importantes que prévu initialement.»
13 Fév 2024
«2023: une année juteuse pour les start-up de l’EPFL»
«En 2023, les start-ups de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne) ont levé 470 millions de francs. Le total des collectes est même de 769 millions en comptant les sociétés hébergées au sein de l’Innovation Park, a déclaré la Haute-École vaudoise lundi. […] Le nombre de rondes initiales de financement à moins d’un million de francs a de son côté bondi à 120, contre 94 un an plus tôt»
8 Fév 2024
Critiques sur la collaboration entre l’EPFZ et Philip Morris
«[L]’Association suisse pour la prévention du tabagisme (AT Suisse) fustige la collaboration entre Philip Morris et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich […]. Alors que des universités dans le monde, et en Suisse aussi, tournent le dos à l’industrie du tabac, l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) a fait le choix inverse […]. [E]n parcourant un site internet de Philip Morris, [AT Suisse] a découvert deux projets de recherche réalisés main dans la main avec l’EPFZ […], entre 2017 et 2021 […] [et] financé[s] à hauteur d’un million de francs […]. Ces recherches proposent de nouvelles méthodes d’analyse dans les domaines de la toxicologie et de la chimie, et ne portent pas directement sur la nocivité de tel ou tel produit du tabac.»
Pour Luciano Ruggia, Directeur d’AT Suisse, «[u]ne telle collaboration est inacceptable […]. Les industries de la cigarette essaient de manipuler la vérité depuis très longtemps […]. Elles le font par différentes stratégies; une des plus importantes, c’est de produire de l’évidence scientifique qu’ils utilisent à leur fin, ils font tout pour produire une évidence qui est biaisée.» Philip Moris rejette les accusations et indique que «[sa] participation […] aux études réalisées avec l’EPFZ est transparente […].»
Le service de presse du polytechnique de Zurich explique que «les chercheurs de l’EPFZ sont libres de décider des questions qu’ils souhaitent aborder et s’ils veulent collaborer avec des tiers. L’EPFZ n’exclut pas de manière générale certaines branches comme partenaires potentiels». Pour les contrats à plus de 50’000 francs «le vice-président de la recherche doit donner son autorisation», ce qui a été le cas «car les questions posées sont scientifiquement pertinentes et intéressantes pour la société. De plus, tous les résultats ont été rendus publics […]». L’EPFZ estime ensuite que «l’indépendance et l’intégrité scientifique ont toujours été garanties. Mais l’institution en est consciente: des bailleurs de fonds peuvent avoir des intérêts propres et les résultats d’une recherche peuvent être interprétés de manière sélective. «En déduire qu’aucune collaboration de ce type n’est possible serait un frein pour la recherche et l’innovation en Suisse».»
L’AT Suisse a alerté le Fonds national suisse de la recherche (FNS) puisque «[l]es deux principaux articles scientifiques qui présentent ces recherches mentionnent aussi un financement [de la part du FNS] […]. [L]e FNS a constaté qu’il n’avait pas été informé par les professeures de l’EPFZ sur leurs partenariats avec Philip Morris, alors qu’elles bénéficiaient d’importantes subventions du FNS. Courant 2023, l’institution a ouvert une procédure administrative contre une des deux chercheuses.» Le Chef de la communication du FNS indique que «les recherches financées par Philip Morris et le FNS respectivement étaient des recherches menées indépendamment l’une de l’autre, qui n’ont impliqué aucune collaboration ni aucun cofinancement quelconque entre l’entreprise privée et le FNS […]. Aucune sanction n’a été prise, mais un correctif a dû être apporté dans la revue scientifique ayant publié ces travaux. De plus, suite à ce cas, le FNS a décidé d’envoyer chaque année aux chercheurs et chercheuses un courriel «pour leur rappeler de nous informer dans le cas d’une collaboration avec un partenaire externe» […].»
L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a pour sa part déclaré qu’elle «a pour principe «d’exclure toute collaboration avec l’industrie du tabac» […]. Cela étant, elle a tout de même signé des mandats de prestations avec Philip Morris.» (rtsinfo)
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8 Fév 2024
EPFL Valais: «Incident chimique sans gravité»
Mardi soir, quarante pompiers et douze véhicules ont été mobilisés suite à un incident chimique qui a eu lieu sur le site de l’EPFL de Sion et qui «n’a engendré ni fuite de gaz ni départ de feu». Vincent Hiroz, Directeur du site sédunois de l’EPFL, explique que «[d]ans le cadre d’une expérience en cours dans un four de laboratoire, deux bouteilles avec une solution aqueuse contenant des réactifs fortement dilués ont cassé et le liquide s’est répandu au sol […]. Le personnel présent au deuxième étage a tout de même été évacué par précaution et le local sécurisé. Aucun blessé n’est à déplorer.»
David Vaquin, Commandant des sapeurs-pompiers sédunois, rappelle que «Sur le site de la HES et de l’EPFL, il s’agit principalement de recherche, [ils ne sont] donc pas confrontés à des quantités comme dans l’industrie», mais il indique que «[p]our le CSI de Sion, la présence de ces hautes écoles est un challenge. En ce sens, [ils ont] renforcé [leur] formation dans le domaine chimique et [ils visitent] régulièrement les locaux, d’une manière proactive. Des plans d’intervention provisoire en lien avec certaines expériences sont également mis sur pied.»
8 Fév 2024
EPFL: évacuation après la fuite d’un gaz
«Une alerte au monoxyde de carbone (CO) s’est déclenchée sur le campus de l’EPFL, mercredi vers 10 h, entraînant une évacuation des locaux du Centre Est (CE). «Une centaine de personnes sont sorties des bâtiments», informe la police cantonale vaudoise. Huit d’entre elles ont été exposées au gaz, essentiellement des ouvriers sur place et deux collaborateurs de l’EPFL, et ont fait l’objet d’un contrôle médical par le personnel sanitaire présent sur place. Aucune prise en charge médicale n’a été nécessaire. Il n’y a eu aucun blessé […]. Le bâtiment concerné par cette fuite de monoxyde de carbone ne contient aucun laboratoire. Il abrite des bureaux, des salles de cours et des auditoires. Un autre bâtiment, relié au CE par les soussols, a aussi été évacué. À noter qu’en cette période de vacances pour les étudiants il n’y avait ni cours ni examens.»
Corinne Feuz, Directrice adjointe de la communication et porte-parole de l’EPFL, explique que la fuite a été détectée par leurs pompiers: «[l]ors d’un contrôle dans un local où se dégageait une odeur d’essence, le détecteur de monoxyde a sonné. L’émission de monoxyde émanait d’une machine de chantier avec un moteur thermique […].»
«Les premiers éléments de l’enquête indiquent que la fuite de CO pourrait être liée à des travaux effectués dans le bâtiment, plus précisément des travaux de réfection réalisés dans les locaux annexes d’un restaurant.» (24 heures)
Le monoxyde de carbone étant un gaz inodore et mortel, «[l]’événement a nécessité l’engagement de plusieurs véhicules de pompiers et ambulances, ainsi que neuf patrouilles de police.» (rtsinfo)
31 Jan 2024
Trois hautes écoles vaudoises lancent un programme commun en cybersécurité
««Dans une démarche collaborative, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) et l’Université de Lausanne (UNIL) ont décidé d’unir leurs compétences – inédites, complémentaires et reconnues internationalement – afin de répondre aux multiples défis relatifs à la confiance numérique et à la cybersécurité», indiquent-elles mercredi dans un communiqué. […] «Il existe une complémentarité évidente, mais malheureusement sous-exploitée, entre les domaines de prédilection des trois hautes écoles – les deep tech à l’EPFL, la cybersécurité appliquée à la HEIG-VD et la criminalité informatique à l’UNIL. Le Programme «seal» est un outil qui offrira des opportunités concrètes de collaboration et ouvrira ainsi de nouveaux champs d’innovation», explique Sylvain Pasini, professeur à la HEIG-VD.»
25 Jan 2024
«Le numerus clausus de l’EPFL vise les étudiants français»
La consultation ouverte par l’EPFL qui souhaite «[l]a limitation du nombre d’étudiants étrangers pour juguler la croissance des effectifs» avait déjà été envisagée par le Conseil des EPF après que «[l]a Confédération avait annoncé dans son budget 2024 des coupes budgétaires de l’ordre de 2% dans les montants alloués aux EPF.» (Le temps)
Néanmoins, le Journaliste du 24h, Jérôme Cachin, questionne cette approche en soulignant que le 70% des étudiant·es étranger·es travaillent ensuite dans des entreprises suisses et que «[l]es investissements dans l’EPFL ne sont perdus ni pour la position internationale de la Suisse ni pour ses intérêts économiques propres. Et, comme il s’agit d’investissements sur le long terme, les résultats sont forcément moins tangibles que les colonnes comptables des prochains budgets annuels de la Confédération.» Le journaliste poursuit en disant qu’«[u]n numerus clausus, fondé sur le critère de la couleur nationale du diplôme, ne peut être qu’entaché du soupçon de discrimination.»
Luciana Vaccaro, Rectrice de la HES-SO et Présidente de Swissuniversities, affirme que «L’EPFL choisit un chemin qui permet de garantir à nos étudiants qui ont fait la maturité chez nous un accès illimité. C’est la première mission d’une haute école suisse […]. L’idée ici n’est pas de dire: on ne veut plus du tout d’étudiants étrangers, mais on fixe une jauge.» (Le temps)
L’émission Forum demande à Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation à l’EPFL, comment ça se fait que depuis 2010 à l’EPFL on observe une croissance de 233% d’étudiant·es avec un diplôme étranger, alors que ce n’est pas le cas à l’EPFZ. Monsieur Dillenbourg explique que c’est une question de «voisinage» différent: «en Allemagne un étudiant qui finit son secondaire et qui est vraiment attiré par les sciences et les technologies peut sans autre rentrer dans les grandes universités technologiques [allemandes]. En France pour entrer dans les grandes écoles de sciences et technologies [les étudiant·es] doivent faire une ou deux années de préparatoire qui sont vraiment très épouvantables […] et ensuite il y a un concours d’admission.»
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23 Jan 2024
L’EPFL lance une consultation pour restreindre les admissions des étudiant·es étranger·es
«En douze ans, [l]’effectif d’étudiants [de l’EPFL] a plus que doublé. Conséquence: l’encadrement et les structures sont saturés. Face à cette situation, l’EPFL souhaite limiter les admissions à 3000 en 1re année de bachelor [dès 2025].» (20 minutes)
«Prévue pour quatre ans et renouvelable si nécessaire, la restriction toucherait les étudiants titulaires d’un diplôme étranger […]. Concrètement, tous les diplômés d’une maturité suisse seraient admis sans restriction, ainsi que l’exige la loi sur les EPF, de même que les personnes répétant leur première année. Puis les places restantes seraient attribuées aux candidatures avec diplôme de l’étranger, classées par ordre décroissant de leurs notes de fin d’études secondaires. La réduction des personnes finalement admises serait de l’ordre de 20%.» (Le Courrier)
«Comme la loi des EPF autorise de restreindre l’admission d’étudiants au bénéfice d’un diplôme étranger si des problèmes de capacité l’exigent, l’Ecole prévoit de demander l’autorisation au Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF) d’imposer une limitation à 3000 étudiants en première année de bachelor. Elle a lancé, pour ce faire, une consultation interne lundi.» (watson.ch)
«La consultation court jusqu’au 18 mars, et selon le résultat, la proposition sera portée devant le Conseil des écoles polytechniques fédérales (CEPF). Ce dernier devrait se prononcer dans le courant du deuxième semestre.» Pierre Dillenbourg, Vice-président associé pour l’éducation de l’EPFL, explique qu’««[a]vec cette mesure de limitation provisoire, [ils veulent] revenir à la situation de 2020, et ainsi assurer la qualité de la formation et les conditions d’études les meilleures possibles» […]. L’EPFL ajoute que cette proposition a été analysée et discutée pendant deux ans notamment entre la direction, l’Association générale des étudiants et l’association du corps enseignant.» (20min.ch)
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8 Jan 2024
«La transition alimentaire, une priorité»
Directeur de l’Integrative Food & Nutrition Center de l’EPFL, Christian Nils Schwab vient de quitter ses fonctions. Il regrette : «l’alimentation n’est malheureusement pas un champ de recherche stratégique pour l’EPFL. Notre centre a joui d’une grande liberté d’action, mais de peu de ressources et d’un soutien limité de la part de la direction. […] L’absence de professeurs spécialisés dans les questions alimentaires est un facteur limitant alors que les besoins, mais aussi les opportunités, sont immenses.»
En tant que directeur, Nils Schwab a lancé plusieurs projets systémiques en partenariat avec E4S (Entreprise for Society), en collaboration avec l’UNIL et l’IMD, visant une approche transversale et interdisciplinaire des questions de durabilité.
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14 Déc 2023
«L’EPFL conclut un partenariat avec UBS»
L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et UBS ont signé mercredi un partenariat. «La banque investira jusqu’à 15 millions de francs sur dix ans pour promouvoir l’innovation au sein de l’école polytechnique […]. Ce partenariat ne vise pas à financer des enseignements ou à nous dire qu’on devrait ouvrir telle ou telle chaire», précise le Président de l’EPFL, Martin Vetterli.
Patrick Bourloud, Directeur d’UBS pour la Suisse romande, ajoute que «UBS ne financera pas directement la recherche et ne vise pas de retombée directe […], [et que] [l]a banque ne bénéficiera d’aucun accès privilégié aux start-up issues de l’EPFL ou aux innovations qui en sortiront.»
Un des projets à l’horizon est l’extension du campus de l’EPFL: «la banque fournira un crédit «à des conditions avantageuses» pour la construction d’un nouveau (et «grand» selon Martin Vetterli) bâtiment.»
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9 Nov 2023
«L’EPFL lance un centre dédié à l’intelligence artificielle»
«L’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) […] vient de lancer un nouveau centre, qui se fixe deux objectifs initiaux: coordonner tous les travaux de recherche en cours dans [le] domaine [de l’IA] sur le campus, mais aussi contribuer à la création de systèmes d’IA plus sûrs». Ce centre sera codirigé par deux professeurs de l’EPFL, Pascal Frossard, de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur, et Marcel Salathé, de la Faculté informatique et communications, et de la Faculté des sciences de la vie».
Monsieur Salathé explique que le premier pas sera de «cartographier tout ce que fait l’EPFL sur le terrain de l’intelligence artificielle […], [puisqu’]il est important que tout le monde soit au courant des projets sur le campus afin de permettre une collaboration optimale». Le professeur souhaite aussi «intensifier [leur] collaboration avec le secteur public» et davantage d’implication en open source.
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3 Nov 2023
Nouveau parc technologique pour l’EPFL
«Alors que l’EPFL Innovation Park déborde, un deuxième complexe est en projet. Il devrait amener 1200 places de travail […].»
«Il a passé le cap des trente ans, accueille 500 entreprises et plus de 2800 personnes actives dans l’innovation de pointe. À Écublens, l’EPFL Innovation Park est l’un des plus importants parcs technologiques de Suisse. Et il est plein comme un œuf. C’est pourquoi un deuxième site devrait se construire, à un jet de pierre, toujours dans la même commune. La mise à l’enquête est annoncée de mi-novembre à mi-décembre, donnant l’occasion de présenter à la population, mardi soir, les ambitions de ce nouveau projet.»
Baptisé Ecotope, le complexe est financé par la Fondation EPFL Innovation Park et sera construit avec du bois et du béton recyclé.
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31 Oct 2023
«L’EPFZ dans la ligne de mire des grandes puissances»
«Aucune autre haute école suisse n’entretient des contacts aussi intenses avec la Chine que l'[Ecole polytechnique fédérale] : elle a des contrats de coopération avec quatre universités de l’Empire du Milieu. Mais selon la «NZZ am Sonntag», les demandes de chercheurs chinois qui souhaitent venir à l’école polytechnique sont examinées de plus en plus intensivement, notamment en raison de soupçons d’espionnage. Des chercheurs ont déjà été refusés pour cette raison.»
Suite à la décision de l’ex-président américain, Donald Trump, de «[…] [déclarer] l’état d’urgence national dans le domaine des télécommunications «pour se protéger des ennemis étrangers »», l’EPFZ a dû prendre certaines mesures. Leur décision a été de ne «[…] mettre aucune technologie américaine à disposition de Huawei […].» Pourtant, «[s]elon la Confédération, les contrôles à l’exportation des États-Unis ne sont pas juridiquement valables. Les hautes écoles suisses décident de manière autonome avec quelles institutions étrangères elles coopèrent et à quelles conditions.»
«La Suisse se trouve dans une position typique de pays tiers, celle de devoir choisir l’un ou l’autre côté. Le savoir-faire des hautes écoles suisses est convoité au niveau international, en particulier celui de l’EPF. L’école polytechnique souhaite maintenir les échanges scientifiques avec la Chine, mais en même temps, la situation géopolitique mondiale s’aggrave. Et la Confédération reste à l’écart, elle n’affirme pas ses propres valeurs et n’a pas défini de limites claires.»
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23 Oct 2023
Interview avec Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, sur la situation des EPF
Les difficultés auxquelles sont confrontées les EPF sont nombreuses: «[…] les chercheurs suisses sont exclus depuis deux ans et demi déjà du célèbre programme de recherche européen Horizon Europe, le projet de budget pour les années 2025 à 2028 prévoit une stagnation, voire une légère réduction des moyens, et les projets de restructuration de l’ensemble du domaine des EPF se heurtent à des résistances».
Concernant le budget 2025 à 2028, Michael Hengartner, Président du Conseil des EPF, est inquiet car les EPF «ne [sont] financées que par la Confédération […] . Avec des moyens stagnants, il sera difficile de faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants. Nous formons des spécialistes dans des domaines où la Suisse manque cruellement de personnel qualifié, comme l’informatique, l’ingénierie et la médecine. La question se pose alors : est-il sage de limiter le nombre de places de formation dans ces filières ?».
Monsieur Hengartner répond aux questions concernant le projet de restructuration du domaine des EPF présenté «aux commissions de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) du Conseil national et du Conseil des États». Monsieur Hengartner explique «[qu’ils étudient] actuellement différentes alternatives à la structure actuelle et à la manière dont nous travaillons ensemble. La commission a critiqué le fait que nous ne soyons pas venus plus tôt avec nos idées et que nous aurions pu communiquer de manière plus transparente. Je prends cette remarque très au sérieux. Jusqu’à présent, nous avons effectivement peu communiqué avec l’extérieur. Il est donc compréhensible que de nombreuses personnes ne comprennent pas pourquoi nous envisageons une restructuration».
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