La rectrice de l’Université de Bâle achèvera son ultime mandat à la fin juillet 2027, après avoir vu sa demande de prolongation jusqu’en 2029 déclinée.
En onze ans de gouvernance, la première femme à la tête de l’institution à révéler ses forces et faiblesses. Economiste de formation, elle s’est imposée par une gestion académique rigoureuse et une grande efficacité dans les négociations budgétaires. Son bilan est marqué par la stabilisation de projets d’envergure dans les infrastructures et la recherche, tout en sécurisant d’importants fonds de tiers.
Ses critiques récurrentes reposent particulièrement sur sa communication, jugée impersonnelle, et son manque de prise de position publique. Son attitude lors de crises récentes, notamment sur le conflit à Gaza, a particulièrement cristallisé les reproches sur son positionnement.
Enfin, ses choix stratégiques font également débat. Il lui a été notamment reproché de privilégier des pans de la recherche, comme les sciences de la vie, au détriment des sciences sociales ou de la recherche sur l’intelligence artificielle.