«Le Fonds national suisse (FNS) a injecté l’an passé 1,2 milliard de francs dans 2400 nouveaux projets de recherche. La demande accrue et les réductions budgétaires l’obligent à revoir sa politique d’encouragement.»
28 Avr 2026
«Le Fonds national suisse (FNS) a injecté l’an passé 1,2 milliard de francs dans 2400 nouveaux projets de recherche. La demande accrue et les réductions budgétaires l’obligent à revoir sa politique d’encouragement.»
27 Avr 2026
La commission Recherche & Développement de la Chambre des Hautes écoles pédagogiques de swissuniversities prépare l’organisation d’un forum qui se tiendra en septembre 2026.
Ce évènement, porté par la faîtière des hautes écoles et universités suisses, a pour ambition d’intensifier le dialogue entre les praticien·nes de l’éducation, les responsables politiques et la communauté scientifique.
L’objectif de cette rencontre est de déterminer comment exploiter les connaissances existantes de manière ciblée afin de développer des solutions innovantes face aux défis actuels et futurs.
27 Avr 2026
Le rapport annuel de l’Université de Bâle, publié le 22 avril, met en lumière un déséquilibre budgétaire pour l’année 2025. Avec un budget opérationnel d’environ 815 millions de francs face à des revenus ordinaires s’élevant à 771 millions, l’institution a dû absorber ce déficit par l’utilisation de fonds propres libres de l’université.
Cette situation découle de plusieurs défis identifiés dans le rapport. L’établissement a notamment dû augmenter ses investissements pour répondre aux exigences croissantes en matière de cybersécurité. Parallèlement, l’université subit les effets de l’inflation et des variations de taux de change, tout en faisant face à une incertitude persistante sur le maintien des financements fédéraux.
L’université, quant à elle, affirme que sa situation demeure « solide » malgré ce déficit.
27 Avr 2026
La population fribourgeoise a massivement rejeté le plan d’allègement budgétaire proposé par le Conseil d’Etat avec 68,7% de voix contre. Ce projet souhaitait imposer un frein aux dépenses publiques via la Loi sur l’assainissement des finances de l’État (LAFE).
Pour Gaétan Zurkinden, secrétaire régional du SSP et membre du comité référendaire, ce résultat constitue une victoire populaire majeure. Il déclare « C’est une victoire du peuple qui ne veut pas d’une dégradation des prestations dans la santé, l’enseignement et le social ».
Le conseiller d’Etat Jean-Pierre Siggen à lui reconnu dans l’émission Forum (RTS) un revers aussi net qu’inattendu. Il analyse cet échec par la nature même du projet, un « paquet » complexe de 18 mesures techniques qui a fini par cumuler les mécontentements des opposants. Il évoque également un contexte de participation très faible (moins d’un tiers des votant·es) ainsi qu’un calendrier électoral peut avantageux, déconnecté des grandes votations fédérales.
24 Avr 2026
Selon un article du New-York Times, l’Université de Yale envisage de supprimer de sa mission l’ambition de former des leaders dévoués au « bien commun ». Ce projet de réforme, issu du rapport mandaté par l’université sur la manière de restaurer la confiance du public dans les universités américaines, vise à recentrer l’institution sur la seule transmission du savoir. L’objectif étant de répondre aux doutes croissants sur la valeur des diplômes et aux accusations de partialité politique.
Cette orientation suscite une vive critique du président de l’Université Wesleyan (US) dans les colonnes du média américain. Ce dernier déplore la suppression de l’objectif historique de former des citoyen·nes capables de « diriger et de servir dans tous les domaines de l’activité humaine ».
Cette position de Yale est perçue comme une réaction directe aux attaques de l’administration Trump contre l’enseignement supérieur. En cherchant à se protéger des pressions politiques par une neutralité stricte, Yale sacrifierait, selon ses détracteurs, l’idéal de responsabilité sociale qui définit l’université américaine depuis ses origines.
L’institution répond dans un communiqué : « À l’heure où l’enseignement supérieur est mis à rude épreuve, il est impératif de comprendre notre raison d’être et ce que les universités font de mieux. Cela exige une vision claire, et non diffuse, de nos objectifs. »
24 Avr 2026
France Universités réagit aux annonces du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace d’accueillir plus d’étudiant·es et chercheur·es internationaux.
24 Avr 2026
Sous le slogan « Unis contre les frais de scolarité et la militarisation », le collectif zurichois «Students United» se mobilise, s’opposeant au « Plan de relance 2027 », qui prévoit de doubler, voire de quadrupler les frais pour les étudiant·es internationaux.
«D’ores et déjà, deux tiers des étudiant·es travaillent parallèlement à leurs études. Pour beaucoup d’entre eux et elles, le coût élevé des études les obligerait probablement à prolonger leurs études de plusieurs semestres» pour financer les études – «s’ils et elles en ont encore les moyens» d’en faire.
24 Avr 2026
«Le Conseil suisse de la science (CSS) est un organe de milice emblématique et important pour l’ensemble du système suisse de formation, de recherche et d’innovation (FRI). Le FNS s’oppose en conséquence au projet de le supprimer.»
24 Avr 2026
«Devisé à 207 millions de francs, l’achat d’Epic pour équiper les hôpitaux vaudois cristallise les craintes de dérapage budgétaire et de vulnérabilité face à l’administration Trump. […] Les députés vaudois expriment aussi la crainte d’une perte de souveraineté numérique, alors que l’administration Trump semble aujourd’hui prête à utiliser les licences informatiques comme un levier de pression. «Dans le cadre du tribunal pénal international à la Haye, du jour au lendemain, ils leur ont coupé tous les outils Microsoft, parce qu’ils avaient attaqué Monsieur Netanyahu, ami des Etats-Unis», relève Michäel Wyssa.»
24 Avr 2026
«Le FNS soutient 29 projets via l’instrument d’encouragement Agora. Les scientifiques recherchent activement le dialogue avec le grand public. Jamais une mise au concours Agora n’avait donné lieu à autant de requêtes.»
24 Avr 2026
A l’EPFL, «[d]ans le cours de dynamique de Dennis Kochmann, plus de 700 étudiants se penchent en permanence sur la matière enseignée.» Pour cela, il a développé un concept d’enseignement qui combine des devoirs hebdomadaires en ligne avec des exercices interactifs et assistés par ordinateur en petits groupes. Résultat : une participation élevée, moins de stress aux examens et une durabilité accrue de l’apprentissage.
«Une incitation supplémentaire y contribue : ceux qui effectuent les devoirs hebdomadaires en ligne accumulent des points. Ceux-ci apportent un petit bonus sur la note finale.»
23 Avr 2026
«À la suite de l’intervention des forces de police à l’Université de Belgrade le 31 mars 2026, le comité de l’Association européenne des universités (EUA) souhaite exprimer sa profonde inquiétude face à ces développements et à leurs effets néfastes sur les universités en Serbie. swissuniversities est membre de l’EUA et soutient cette déclaration.»
22 Avr 2026
Le nouveau rapport suisse sur l’éducation, qui joue un rôle clé dans de nombreuses décisions en matière de politique éducative, fait l’objet de vivres critiques de la part de membres de la communauté scientifique.
Ces spécialistes de l’éducation dénoncent notamment un manque de rigueur scientifique, une dépendance excessive à des sources étrangères et des auto-citations, négligeant des domaines clés essentiels à la gestion et au développement du système éducatif suisse ainsi qu’une absence d’évaluation par des pairs.
« Le fait que d’importantes publications suisses, contenant des données suisses, ne soient même pas mentionnées suggère une recherche sélective et inappropriée » déclare Rolf Becker, qui a dirigé le département de sociologie de l’éducation à l’Institut des sciences de l’éducation de l’université de Berne pendant plus de 20 ans.
La Confédération et les cantons rejettent ces accusations, affirmant qu’il s’agit d’une synthèse administrative basée sur des recherches déjà validées.
22 Avr 2026
Alors que l’UE maintient son accord d’association avec Israël ce mardi 21 avril, le milieu universitaire israélien dénonce un boycott croissant qu’il juge être une «double peine». Entre annulation de conférences et exclusions de programmes européens, les scientifiques, peuvent se retrouver isolé·es. De plus, la recherche israélienne a également été touchée par le départ d’étudiant·es internationaux après le début de la guerre à Gaza.
Lee chercheur Sarel Fleishman, membre du mouvement israélien pour la paix, dont la collaboration avec l’université de Delft a été rompue, ce boycott affaiblit la société civile : «Je comprends le sentiment qui anime les auteurs de boycott» affirme-t-il. «Mais la société civile elle-même est attaquée par le gouvernement. Elle est la seule à pouvoir mettre fin à cette horrible guerre en le renversant; le boycott international ne l’aide pas.» (Le Temps)
21 Avr 2026
L’émission Forum a organisé un débat entre Carmen Sandi, neuroscientifique à l’EPFL et Valérie Zonca, membre du Grand conseil vaudois (Les Vert.e.s) sur l’interdiction de la nage forcée.
21 Avr 2026
Dans un entretien accordé à la NZZ, le recteur de l’Université de Zurich prend position contre une hausse des frais de scolarité, malgré les pressions budgétaires de la Confédération.
Alors que le Conseil fédéral envisage de doubler les taxes pour les Suisses et de quadrupler celles des étudiant·es étranger·ères pour alléger les charges cantonales, le recteur plaide pour le maintien d’un modèle fondé sur l’accessibilité et l’autonomie académique.
Il estime qu’une hausse serait acceptable qu’accompagnée d’une réforme majeure des bourses. Pour retenir les talents et garantir le financement du système, il propose de maintenir des frais bas en échange de l’engament des diplômé·es à travailler et payer leurs impôts en Suisse durant au moins quatre ans.
21 Avr 2026
La loi sur la liberté d’expression (Freedom of Speech Act) est entrée en vigueur en août 2025; elle impose aux universités et aux établissements d’enseignement supérieur d’Angleterre de promouvoir la liberté académique afin de garantir que les débats puissent se dérouler sur les campus sans crainte de censure à l’encontre des étudiants, du personnel ou des intervenants exprimant des opinions conformes à la loi.
Elle interdit par ailleurs aux universités de recourir à des accords de confidentialité (NDA) dans les cas de harcèlement, d’intimidation et d’inconduite sexuelle.
L’Office for Students (OfS) en Angleterre mettra en place, dès la prochaine année universitaire, un dispositif «unique en son genre» permettant au personnel universitaire, aux intervenants extérieurs et aux membres non-étudiants de faire part de leurs préoccupations concernant les établissements d’enseignement supérieur.
Les universités anglaises qui ne parviennent pas à garantir la liberté d’expression s’exposent à des amendes pouvant atteindre 500 000 livres sterling ou 2% de leurs revenus, et risquent dans certains cas de perdre leur financement public, selon un nouveau système de plainte mis en place par le gouvernement.
21 Avr 2026
L’organe stratégique de direction du Domaine des EPF s’oppose à la proposition du Conseil fédéral d’abolir le Conseil suisse de la science (CSS).
Il souligne que « La suppression du CSS priverait la Suisse d’un organe consultatif et d’évaluation reconnu pour la qualité de ses services et son coût modique. »
En affirmant également que la pénalisation de la Suisse par ses partenaires internationaux nuirait à sa réputation de pays engagé dans la science, la recherche et l’innovation.
21 Avr 2026
«Après avoir piloté le canton de Vaud à travers les tempêtes de la pandémie, l’ancien médecin cantonal dirige aujourd’hui Unisanté. Pour lui, le patient n’est plus un individu, mais une société tout entière».
20 Avr 2026
Dans un revirement stratégique majeur, la Confédération helvétique a annoncé sa volonté de « réduire progressivement et à long terme sa dépendance vis-à-vis de Microsoft », comme le rapportait la NZZ am Sonntag. Ce virage, qui va à contre-courant des décisions prises ces dernières années, marque une volonté claire de miser davantage sur les logiciels libres pour les 54’000 postes de travail de l’administration fédérale.
Cette décision est largement saluée par la classe politique, qui s’inquiète de la sécurité des données d’Etat. Le conseiller national Nicolas Kolly (UDC) exprime d’ailleurs une méfiance grandissante envers les infrastructures américaines , soulignant le besoin de protéger les informations sensibles de la Confédération.
Berne pourrait s’inspirer du modèle allemand, qui dispose déjà d’une longueur d’avance grâce à son Centre pour la souveraineté numérique, une solution indépendante et libre.
La Confédération a d’ores et déjà commandé des études complémentaires pour planifier ce remplacement graduel pour garantir, à terme, la souveraineté numérique du pays.