26 Sep 2024
Thème: gestion des finances universitaires
28 Mai 2024
«Je dirige une université – les personnes comme moi devraient soutenir le droit des étudiant-es à protester contre Gaza»
Patrizia Nanz, Présidente du Euorpean University Institute de Florence, s’exprime sur la question des manifestations pro-palestiniennes dans les universités du monde entier. Madame Nanz pense que «les gens comme [elle] devraient soutenir le droit des étudiants à protester contre Gaza». Selon Madame Nanz «[l]a répression brutale des manifestations étudiantes, d’Amsterdam à Los Angeles, met en lumière les défaillances au cœur de nos universités [et le fait que] la plupart des institutions universitaires se [soient] éloignées de leur principale clientèle».
Selon Madame Nanz, en outre, les étudiant·es «ont raison de prendre les administrateurs à partie lorsqu’ils demandent la transparence sur les liens financiers et corporatifs de leur université. Il devrait s’agir d’une pratique courante et non d’une discussion suscitée par une crise. [Elle est] frappée de constater qu’il n’y a pratiquement pas de débat lorsque les universités européennes acceptent un financement de la part d’un donateur extérieur, contrairement à l’agitation qui règne lorsque les étudiants demandent sa suspension. Il est également dans l’intérêt des établissements universitaires d’avoir une vision globale de leur «économie politique». Le mouvement étudiant nous donne également l’occasion de surmonter les tensions entre la liberté académique et les politiques de diversité, d’égalité et d’inclusion (DEI). Ironiquement, les universités ont exigé un «espace sûr» pour justifier la répression des manifestations des étudiants à Gaza et pour restreindre leur liberté d’expression [ …] [mais] lorsque nous disons que les universités doivent être un «espace sûr», cela n’est pas seulement vrai en termes d’intégrité physique et émotionnelle (qui sont primordiales), mais également en termes d’intégrité intellectuelle : une université est un espace dans lequel on peut, et doit, être remis en question en toute sécurité, plutôt que d’être conforté dans ses convictions.»
- financement tiers
- engagement politique
- direction des hautes écoles
- transparence – recherche
- rôle des universités
- collaboration entre hautes écoles
- liberté d’expression
- gestion des finances universitaires
- conflit israélo-palestinien
3 Mai 2024
Le divestissement, une stratégie «sans effet»
Des manifestants pro-palestiniennes de plusieurs pays demandent aux universités de cesser d’investir des fonds de leurs dotations dans des entreprises en lien avec l’Israël ou des producteurs d’armes, souvent américains. Cependant, les manifestations ne sont pas en connaissance des portfolios d’investissements des universités privés. La journaliste de Temps estime que l’impact politique du divestissement est questionnable, les investissements «une goutte dans la mer» du marché.
1 Mai 2024
«Le Contrôle fédéral des finances surveille l’EPFL»
En 2019 le Contrôle fédéral des finances (CDF) avait découvert à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «qu’il existait un manque de transparence dans l’allocation des ressources, ce qui amène un grand risque d’avantages avérés ou perçus».
Selon la CDF, à l’heure actuelle l’EPFL «a fait [des efforts], mais elle peut s’améliorer». La porte-parole de l’EPFL, Corinne Feuz, déclare : «Nous sommes tout à fait d’accord avec la recommandation et poursuivrons dans la voie des progrès déjà réalisés […]. Lorsque nous avons observé, début 2023, que toutes les facultés n’avaient pas suffisamment implémenté les instructions du CDF, la direction a mis en place des contrôles, ajoute la communicante. C’est ainsi que la situation s’est fortement améliorée l’année dernière […]. Nous allons adapter la manière de communiquer ces informations de manière transparente, sans dire trop ni trop peu […].»
29 Avr 2024
Les universitaires et les crises financières
Beat Bürgenmeier, professeur honoraire de l’Université de Genève, regrette «le silence de la plupart des professeurs de finance lors de la crise de Credit Suisse». «La recherche en finance de marché n’a guère contribué à améliorer l’expertise et a sans doute sous-estimé l’impact de la crise sur la société et l’environnement. Par ailleurs, la plupart des professeurs de finance se mettant au service du secteur financier ont manqué à leur obligation légale d’informer le public. […] la Cour des comptes serait bien avisée de mettre un peu de lumière dans des pratiques peu transparentes [concernant les activités accessoires des professeur-es]. […] C’est peut-être par ce biais que les citoyens apprendront que la collaboration entre l’université et le secteur privé est bénéficiaire pour certains, mais pas toujours pour eux-mêmes.»
Un article similaire a été publié sur le site Infosperber. Le journalist Urs P. Gasche y décrit comme des grandes entreprises ou banques ont pu exercer de l’influencé sur la recherche. [Il ne mentionne pas d’excemples très récentes.]
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- rôle des scientifiques
- liens d’intérêt
- rôle des universités
- enseignement – pluralité
- gestion des finances universitaires
- recherche – pluralité
22 Avr 2024
UNIGE : un nouveau système de facturation crée des problèmes
Au début de cette année l’Université de Genève (UNIGE) a mis en place le nouveau programme de modernisation des systèmes d’information, mais des problèmes de comptabilité se sont avérés récurrents. En l’occurrence, des retards dans les paiements et les remboursements irritent les employé·es qui ont «l’impression [que l’UNIGE a] lancé ce programme trop tôt, avant qu’il ne soit réellement prêt». Marco Cattaneo, Directeur de la communication de l’UNIGE, explique que «[l’]institution en a officiellement informé ses prestataires et a mis sur pied une procédure de paiement alternative permettant de gérer les cas urgents […]. Concrètement, du personnel supplémentaire a été engagé afin de traiter manuellement les factures et tenter ainsi de rattraper le retard accumulé […] [et] la situation sera pleinement normalisée d’ici à la mi-juin 2024». Il n’est pas exclu que certains fournisseurs recourent aux voies juridiques contre l’université.
9 Avr 2024
«L’Hôpital universitaire de Zurich enregistre une perte de 49 millions de francs
«L’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) a enregistré l’an dernier une perte d’environ 49 millions de francs. Des lits ont dû être fermés en raison de la pénurie de personnel qualifié. Les produits d’exploitation ont augmenté de 4,4 pourcent pour atteindre 1,578 milliard de francs, tandis que les coûts ont augmenté de 5,9 pourcent […]. Les charges de personnel ont augmenté de 62 millions de francs (6,8 pour cent) par rapport à l’année précédente. Environ la moitié est due aux augmentations de salaire liées à la compensation du renchérissement.»
14 Mar 2024
FNS : «La demande croissante de fonds devient un défi»
«Depuis plusieurs années, les demandes de fonds auprès du FNS augmentent continuellement. Pourquoi cette évolution ? Les chercheuses et chercheurs sont-ils plus nombreux à solliciter un financement, ou les budgets soumis sont-ils plus élevés ? Et quelles sont les conséquences de cette dynamique ? Pour répondre à ces questions, [le FNS a] procédé à une analyse de données internes.»
13 Mar 2024
Polémique autour du deuxième pilier des professeur-es de l’étranger
Selon les recherches du Inside Paradeplatz, l’Université de Zurich verse de l’argent pour le deuxième pillier des professeur-es venant de l’étranger. Et «Comme les professeurs suisses disposent en général déjà d’une caisse de pension bien remplie, la part du lion des avantages du 2e pilier devrait revenir aux professeurs étrangers. Ceux-ci peuvent utiliser leur deuxième pillier pour acheter un logement. […] Cela continue de faire grimper les prix des logements en propriété.»
29 Fév 2024
Le financement privé des Hôpitaux universitaires – un obstacle à la liberté académique?
Les hôpitaux universitaires dépendent de plus en plus des fonds de tiers: l’hôpital universitaire de Bâle (USB) a obtenu en 2022 environ 35 millions de francs par le secteur privé, ce qui correspond à environ 16% de plus que l’année précédente. L’hôpital universitaire de Berne «est encore plus dépendant de l’argent [du secteur privé] que l’USB»: les fonds privés reçus s’élèvent à 43,4 millions de francs en 2022.
Des questions sur la transparence sont soulevés par l’autrice de l’article parce que «il n’est pas précisé quelles entreprises ont financé quels projets de recherche et avec quelles sommes». Il en suit que la question de la liberté académique soit aussi soulevée: l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) explique que les partenariats avec le secteur privé comportent des risques de perte de la liberté académique.«C’est pourquoi les organisations de santé doivent publier les partenariats de recherche stratégiques sur leur site web et pouvoir rendre compte à tout moment de l’ampleur des prestations reçues pour la recherche et le développement».
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- recherche – qualité
- liberté académique
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- gestion des finances universitaires
- transparence
23 Fév 2024
«Nous avons zéro franc de réserves libres»
La Confédération souhaite économiser des millions dans les hautes écoles et renvoie à leurs imposantes réserves. Le président du Conseil des EPF Michael Hengartner et Michael Schaepman, le recteur de l’Université Zurich, ne sont pas d’accord. Ils remettent en question le calcul du Conseil fédéral.
Michael Schaepman avance: L’université de Zurich a aujourd’hui de facto zéro franc de réserves libres. Nous avons des réserves affectées, par exemple pour absorber les fluctuations de la demande dans les filières de formation continue.
Michael Hengartner ajoute: «Nous sommes confrontés à de nombreux défis majeurs : Le changement climatique, la perte de biodiversité, la transition énergétique, la révolution de l’IA. Je ne peux pas dire : « Dans cinq ans, nous investirons dans une initiative d’IA, mais pour l’instant, nous devons faire des économies ». Dans cinq ans, le train est parti.»
Dans l’interview, il est par ailleurs question si les universités cantonales sont assez présentes dans la politique nationale. Michael Hengartner évoque qu’elles manquent de visibilité et Michael Schaepman regrette que beaucoup de parlementaires ne sont pas (assez) conscients de l’ampleur de la collaboration entre son université et l’EPFZ.
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12 Fév 2024
ZHdK: Le «chaos chez les créatifs»
La NZZ a mené des entretiens avec une vingtaine de personnes de l’intérieur de la Haute école des arts de Zurich (ZHdK), qui «dressent le portrait d’une institution chancelante». La ZHdK avait introduit un nouveau modèle d’études qui différencie matières principales et matières secondaires, et qui s’appelle «Major-Minor». Ce modèle a amené, jusqu’à présent, à «une suppression de postes de 2,2 pour cent, soit 12 postes à plein temps et 22 licenciements partiels […]. Dans un sondage interne réalisé auprès des collaborateurs en 2022 et dont ce journal a obtenu une copie, «Major-Minor» obtient systématiquement des mauvaises notes.» Les étudiant-es ont également exprimé leur inquiétude en adressant une lettre ouverte à Marijke Hoogenboom, Directrice du département Arts du spectacle et cinéma «dans laquelle ils exposaient leur point de vue sur les «licenciements drastiques de professeurs à domicile dans le domaine de l’art dramatique».» Un autre problème qui est ressorti des entretiens est le népotisme présent et qui sévit le personnel: «[u]ne responsable de département aurait exigé, après son embauche, que son mari soit également engagé. Et ce, sans appel d’offres. Un autre chef de département aurait engagé son fils dans la recherche au sein de son propre département. Une responsable de département aurait refusé des modules ou des missions à son compagnon. Un autre chef de département aurait confié des missions à son frère.»
Tout serait de la responsabilité «[d’]une rectrice dont beaucoup doutent des capacités […]». Karin Mairitsch, Rectrice de la ZHdK depuis octobre 2022 attire beaucoup de critiques des employé-es de la ZHdK, qui «se demandent comment cette peintre de 56 ans a pu accéder à ce poste important […]. Le CV de [Karin] Mairitsch [ne] mentionne […] [p]as de postes qui vous prédestinent à la position prestigieuse de rectrice de la ZHdK.» Même la décision de la rectrice d’interrompre la coopération avec l’école chinoise Shenzhen International School of Design (SISD), «qui reçoit plus de la moitié de son budget de recherche de l’armée chinoise», n’a pas été complètement soutenue.
En dernier lieu, la ZHdK a été rendue attentive parce qu’«elle forme trop de personnes pour trop peu de postes sur le marché du travail. C’est également ce qu’a constaté le Zurich Centre for Creative Economies. Un processus de réduction s’imposerait d’urgence.»
31 Jan 2024
Interview avec le nouveau recteur de l’Université de Saint-Gall Manuel Ammann
Le professeur en banques Manuel Amman, le nouveau recteur de l’Université de Saint-Gall dès février, aimerait renforcer la promotion de talents en attirant les meilleur-es étudiant-es au niveau international et il souhaite mieux soutenir les étudiant-es dans le développement de leurs idées commerciales. Pour rétablir la confiance dans l’université, un nouveau projet de supervision/surveillance sera établi qui clarifiera les responsabilité du conseil de l’université et des comités directeurs par rapport aux instituts. Ceci inclut un meilleur contrôle des dépenses et les instituts seront incités à être plus transparent avec le rectorat.
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11 Jan 2024
«Les universités doivent se montrer plus fermes»
Le journaliste Eric Aschwanden de la NZZ espère que le récent licenciement de deux professeurs de l’Université de Saint-Gall (HSG) soit un signal d’alarme pour les autres universités, «L’Institut pour la gestion de la chaîne d’approvisionnement de Saint-Gall n’est probablement pas le seul département d’une université où les professeurs ne font pas la distinction entre leur mission publique et leurs propres intérêts. Il est également connu que certains professeurs profitent de l’inégalité de pouvoir entre eux et leurs collaborateurs. Les directions des hautes écoles feraient bien de prendre au sérieux les plaintes des étudiants, des doctorants et des anciens étudiants et d’agir, si nécessaire.» (Neue Zürcher Zeitung)
Le journaliste Stefan Millus du Nebelspalter, [un journal de droite en ligne] estime par contre que le licenciement du directeur de l’institut était motivé politiquement, puisqu’il s’est souvent exprimé dans les médias «de manière critique» sur des sujets comme Climat, Corona et genre «qui dépassent son domaine d’expertise». Par ailleurs, «les médias sont impatients de donner une mauvaise image de la HSG ou de son personnel. La densité de professeurs et d’instituts de gauche y est tout simplement beaucoup plus faible qu’à Zurich ou à Berne.» (Nebelspalter)
26 Sep 2023
«Le Canton de Vaud présente un budget sur le fil»
Le projet de budget 2024 du Canon de Vaud a été présenté ce lundi. «Dans le détail, le millésime 2024 affiche un déficit de fonctionnement de 249 millions (−230 millions en 2023).» La part prévue à l’enseignement et à la formation a un peu diminué : pour 100 CHF dépensés par l’Etat de Vaud, 28,66 CHF iront à l’enseignement, contre 29,16 CHF en 2023. (24 Heures)
«La grande argentière Valérie Dittli a voulu un deuxième budget de législature «dans la continuité du précédent de par son soutien au pouvoir d’achat malgré le contexte inflationniste», a-t-elle résumé. En assumant une «croissance élevée des charges» (+4,9%, soit 547 millions, par rapport au budget 2023), qui atteindront 11,6 milliards. Notamment car l’évolution et le vieillissement démographiques impliquent des montants supplémentaires pour le Département de l’éducation et de la formation professionnelle (+98 mio), l’action sociale (+89 mio) ou encore la santé (+135 mio).» (Le Courrier)
9 Août 2023
Nombre d’inscriptions record pour la HEP des Grisons
Au cours du mois de juin, la Haute école pédagogique des Grisons a enregistré 245 inscriptions, 35% de plus qu’en 2022, et un boom d’inscriptions a également été observé à Lucerne. Aucun des deux cantons ne semblent souffrir de la pénurie d’enseignant∙es qui touche le reste du pays.
Surpris par le phénomène, le recteur de la HEP grisonne Gian-Paolo Crucio s’en réjouit, mais pense également aux coûts que cela va engendrer. «Plus d’étudiants signifie plus de groupes, plus de personnel et d’infrastructures.» Un∙e étudiant∙e coûtant en moyenne 30’000 CHF, la HEP va devoir trouver une solution avec le canton et annuler certains projets et formations continues durant l’année à venir. Gian-Paolo Crucio «souligne toutefois que «le nombre d’inscriptions est généralement plus élevé que le nombre effectif d’étudiants au début de la première année d’études». Cela s’explique par le non-respect des conditions d’admission ou par des inscriptions multiples dans différentes hautes écoles.»
- formation – enseignant·e·s
- direction des hautes écoles
- profil – HEP
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- accès aux études
5 Juil 2023
«La HEAD dépense de l’argent public sans se soucier des règles»
La Haute Ecole d’art et de design (HEAD) de Genève, se voyait assigner un contrôle de l’audit sur les dépenses par la Cour des comptes après des dénonciations internes. François Paychère, Magistrat chargé de la mission, présente les résultats et relève «qu’aucune infraction pénale n’a été constatée». Néanmoins, «[i]l ressort de l’investigation que près d’un tiers des achats analysés (10 sur 34) ne respectait pas les règles de mise en concurrence (pas assez de fournisseurs sollicités)». En plus, les systèmes de contrôle ont été jugés «insuffisants», en particulier dans le contrôle des activités accessoires exercées par les enseignant·es, ce qui «génère un risque de conflits d’intérêts dans le choix d’un fournisseur». Huit recommandations ont été adressées par la Cour des comptes, «deux d’entre elles se voient attribuer une priorité «très élevée»».
10 Fév 2023
«Revers inattendus: Marcel Salathé, le «magic boy», ne fait plus rêver l’EPFL»
«Il était une des stars de l’EPFL, mais son étoile a brusquement pâli. L’édition 2023 de l’événement que le Bâlois Marcel Salathé a créé, les Applied Machine Learning Days, est annulée. Il n’est plus directeur de l’Extension School et son laboratoire suscite des inquiétudes.»
19 Déc 2022
Deux professeurs suspendus suite aux accusations de plagiat
Début septembre, la «NZZ am Sonntag» et le «St Galler Tagblatt» ont publié des soupçons de plagiat dans le cas du doctorat et de l’habilitation d’un professeur de l’Université de Saint-Gall, qui est plus est accusé d’avoir plagié des travaux d’étudiant-es.
Un collègue du professeur accusé du mème institut, qui a encadré son habilitation et avec qui il siège également dans la direction d’une entreprise, a essayé de museler les étudiant-es.
Selon la NZZ am Sonntag, aux soupçons de plagiat s’ajoutent le soupçon que les professeurs auraient abusé de l’infrastructure de l’université pour leur bureau de consultation privé et qu’ils auraient détourné des bénéfices.
Les deux professeurs ont été temporairement suspendus par l’Université.
En effet, le fait que les professeurs disposent de leurs propres entreprises, actives dans le même domaine et exécutant des mandats pour des entreprises tierces, n’est pas une particularité des professeurs impliqués, et cela peut créer des conflits d’intérêt.
Le Conseil de l’Université a donc lancé, sous l’égide du Conseiller d’Etat Stefan Kolliker, une «action de divulgation» et a mis en place une commission avec comme mandat : «identifier les thèmes névralgiques, les régler et, si nécessaire, proposer d’autres mesures».
22 Nov 2022
La HEAD de Genève visée par une enquête de la Cour des Comptes
La Haute Ecole d’art et de design (HEAD) de Genève, se voit assigner un contrôle de l’audit sur les dépenses par la Cour des comptes après des dénonciations internes. L’enquête se déroulera jusqu’en décembre 2022.