La Chine a développé un programme doctoral basés sur des réalisations pratiques plutôt que sur une thèse ou d’autres publications académiques. Il est conçu pour former davantage d’ingénieurs d’élite capables de contribuer à stimuler l’innovation dans le pays.
Les étudiant·es doivent créer des prototypes fonctionnels et prouver que leurs inventions peuvent être utilisées à grande échelle. Ce nouveau type de doctorat est supervisé par un·e académique et un·e expert·e industriel. Et lors des examens oraux, un jury composé à la fois d’universitaires et d’ingénieurs en activité évalue les doctorant·es. Pour Li Jiang, spécialiste en sciences de l’information à l’université de Nanjing, ce nouveau modèle d’évaluation répond à un problème qui mine depuis longtemps la formation des ingénieurs : «Il existe un fossé important entre les connaissances théoriques qu’ils acquièrent dans les livres et les compétences pratiques que notre société attend d’eux.»
Guo Tong, ingénieur civil à l’université Southeast, voit une possibilité d’intégrer ces évaluations dans des disciplines pratiques qui combinent l’ingénierie et la recherche médicale, telles que la conception de dispositifs médicaux avancés et le diagnostic intelligent.