Plus de 1000 professeur·es issu·es de toutes les disciplines et de toutes les régions du pays ont déjà signé la déclaration en faveur d’un service public médiatique fort et contre l’initiative visant à réduire de moitié le financement de la SSR.
Manuel Puppis, professeur ordinaire en structures et gouvernance des médias à l’Université de Fribourg, explique que la motivation derrière est «ni parce que «la collaboration avec la SSR est importante» pour eux personnellement (SonntagsZeitung), ni par « romantisme de la résistance» ou «esprit moutonnier» (NZZ), mais par véritable inquiétude quant aux conséquences qu’aurait l’acceptation de cette initiative radicale pour le paysage médiatique suisse et la démocratie. Cette déclaration repose sur des connaissances scientifiques, et non sur des intuitions, des idéologies ou des intérêts personnels». […]
«Dans les pays où le service public médiatique bénéficie d’un financement solide, les connaissances politiques sont plus approfondies, les sujets qui ne sont pas lucratifs font davantage l’objet de reportages et la qualité des prestations du service public médiatique a également un effet positif sur l’offre des médias privés.
[…] Une réduction de moitié du budget et des restrictions drastiques de l’offre en ligne auraient des conséquences désastreuses pour les prestations journalistiques de la SRG SSR dans toutes les régions linguistiques. Les médias privés ne peuvent pas compenser cela. […]»