«Les 13’000 étudiants de l’Université de Bâle voteront, fin octobre, pour décider si leur cafétéria doit passer à une offre 100% végane.» Le Conseil des étudiants a déjà voté à la majorité en faveur d’une telle offre.
8 Sep 2025
8 Sep 2025
«Les 13’000 étudiants de l’Université de Bâle voteront, fin octobre, pour décider si leur cafétéria doit passer à une offre 100% végane.» Le Conseil des étudiants a déjà voté à la majorité en faveur d’une telle offre.
1 Sep 2025
Swissuniversities l’affirme, les hautes écoles doivent être des actrices majeures d’une transition vers une société durable.
Julia Gonzalez Holguera et Julien Meillard de l’UNIL écrivent qu’«En tant que lieu de production de connaissances, elles ont un rôle à jouer pour comprendre les enjeux et accompagner le développement et le déploiement de solutions. En tant que lieu de formation, elles doivent assurer la transmission de connaissances et de compétences adaptées aux métiers de demain. Cette responsabilité devrait conduire à revoir les cursus, voire à questionner les structures disciplinaires.»
Les questions suivantes ont été soulevées: Penser la recherche médicale dans les limites planétaires, est-ce une atteinte à la liberté académique, voire une menace pour l’excellence scientifique?
«On en retient surtout le besoin d’oser questionner les pratiques et la culture de recherche, y compris les thématiques d’intérêts, en affrontant des questions délicates et sans s’attendre à des réponses faciles.»
28 Août 2025
Le chercheur italien Gianluca raconte comment, en octrobre 2023, il est devenu le premier employé licencié connu pour avoir refusé de prendre l’avion. Son employeur était l’Institut d’économie mondiale de Kiel.
Actuellement, il sillonne l’Europe en train et en car pour présenter son livre A fuoco, et il y a également un documentaire de 2024 qui retrace sa carrière.
5 Août 2025
En 2023-2024, les universités britanniques ont vu leurs émissions de CO₂ liées aux déplacements professionnels augmenter fortement, atteignant près de 340 000 tonnes, soit une hausse de près de 25 % par rapport à l’année précédente. Environ 90 % de ces émissions proviennent du transport aérien, tandis que le train, les véhicules personnels, les autocars et les taxis contribuent chacun à environ 2 %. Ces émissions dites de « scope 3 » concernent des activités indirectes liées aux institutions. Bien que les émissions directes (scopes 1 et 2) aient atteint un niveau historiquement bas, des experts s’inquiètent du retour aux anciennes pratiques, abandonnées durant la pandémie. Charlotte Bonner, de l’Association pour l’environnement dans l’enseignement supérieur, déplore cette tendance, appelant à pérenniser les comportements durables adoptés durant le Covid. Claire Hoolohan, de l’Université de Manchester, note que les émissions du transport aérien sont revenues à 85 % de leur niveau de 2018-2019. L’analyse montre que deux tiers des établissements ont vu leurs émissions augmenter. UCL, Oxford et Imperial College sont les plus gros émetteurs. Les experts appellent à fixer des objectifs de réduction clairs, à mieux suivre les émissions et à promouvoir des alternatives au transport aérien.
25 Juil 2025
Pour être prises en compte dans l’Impact Ranking du Times Higher Education (THE), les universités doivent depuis peu payer des frais (environs 3750 CHF). Cela détruit la concurrence, critique la Conférence allemande des recteurs d’université.
4 Juil 2025
«Le rapport annuel 2024 informe sur les affaires et les décisions prises par la CSHE au cours de l’année sous revue. Pour la CSHE en 2024, il a notamment été question d’approuver des projets de collaboration dans les domaines prioritaires de la politique des hautes écoles que sont la numérisation, l’encouragement de la relève scientifique, le développement durable et l’égalité des chances ; de mettre en œuvre l’initiative sur les soins infirmiers ; de pérenniser la possibilité pour les hautes écoles spécialisées de proposer des filières de bachelor intégrant une partie pratique dans le domaine MINT et de créer le Centre suisse de compétence en matière d’intégrité scientifique.»
2 Juil 2025
Le professeur de physique de l’Université de Fribourg Frank Scheffold alerte sur des dérives préoccupantes au sein des universités suisses. Selon lui, ces évolutions pourraient, à long terme, provoquer un éloignement croissant entre les hautes écoles, la population et ses représentant·es politiques, à l’image de la situation observée aux États-Unis.
Il prend pour exemple l’Université de Genève, qui «détourne une part toujours plus importante des fonds de recherche du Fonds national pour l’administration centrale». Un phénomène qu’il observe également à l’Université de Fribourg ainsi que dans d’autres institutions helvétiques. L’administration centrale et le rectorat consacrent par exemple des ressources croissantes à des objectifs comme la diversité ou la durabilité, souvent sans évaluation d’impact, tandis que les moyens pour la recherche diminuent. Des règles administratives strictes, comme l’obligation de voyager en train pour réduire les émissions de CO₂, accroissent la bureaucratie et nuiraient à l’efficacité.
Pour le professeur, «les objectifs politiques se confondent avec la mission d’enseignement et de recherche des universités». Il met en garde : si les universités suisses s’éloignent de cette mission essentielle, «leur efficacité diminuera rapidement, l’attractivité en pâtira et le personnel et les chercheur·euses de haut niveau seront de plus en plus frustré·es. En conséquence, le soutien de la population pourrait très vite s’effriter, comme c’est déjà le cas aux États-Unis.»
19 Juin 2025
Le Times Higher Education (THE) a sorti son Impact Ranking 2025, qui classe les universités selon leurs avancements dans le sens des objectifs de développement durable, définies par les Nations unies. L’université australienne Western Sydney est numéro un pour la quatrième année consécutive.
Les hautes écoles suisses qui ont participé à ce classement:
28 Mai 2025
Un chercheur associé au Laboratoire de sociologie urbaine de l’EPF dénonce l’incompatibilité écologique du projet du nouveau collisionneur du CERN dans les colonnes du Courrier. Il écrit:
«Ni l’invocation du progrès scientifique ni la plus-value de compétitivité pour la région genevoise ne sauraient justifier un projet incompatible avec la transition écologique. Si on ne doute pas des bienfaits pour les avancées de la physique, il est ironique de vouloir percer à jour les débuts de l’univers avec des moyens qui en compromettent l’avenir. Le projet du CERN rappelle la nécessité de comprendre la portée et la responsabilité de nos infrastructures techniques et des économies qui les soutiennent.»
26 Mai 2025
«Jeudi soir, le collectif des Amiexs de Bassenges a profité de l’événement Vivapoly, organisé par l’EPFL et qui met en lumière les diverses associations du campus, pour dérouler une banderole sur laquelle figurait «L’EPFL s’accapare les terres, Bassenges résiste». A cette occasion, les étudiant·es ont relevé le manque de transparence dont l’université ferait preuve. Leurs critiques portent également sur la politique de l’EPFL vis-à-vis de ses associations estudiantines.»
8 Mai 2025
«Le CERN aimerait construire un nouveau collisionneur géant à la frontière franco-suisse. Au vu de son coût financier et écologique, un tel projet est tout bonnement ahurissant, juge notre chroniqueur Michel Huissoud, ex-Contrôleur général des finances à Berne, qui joint sa voix au concert de critiques.»
Le chroniqueur écrit: «Pour moi, le problème le plus grave est celui de l’héritage pour les générations futures. Après avoir creusé pour 6 milliards un tunnel de 90 kilomètres de long, le CERN va y enfouir à plus de 200 mètres de profondeur une usine souterraine pour plus de 30 milliards de francs. Qui la ressortira un jour? A quel prix? Et qui financera ce démantèlement? Ces questions essentielles n’ont hélas jamais été abordées. Une recommandation à nos décideurs: il faut exiger des garanties.»
17 Avr 2025
«L’Université de Neuchâtel a publié vendredi passé son nouveau bilan climat. Si l’on observe une baisse globale de 11% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’année de référence 2019, les chiffres de 2024 marquent un léger rebond (+1%) par rapport à 2023. […] Les principaux postes d’émission restent inchangés : les déplacements en avion représentent 41% du total, suivis par le chauffage (30%) et les trajets pendulaires (13%). […] Depuis 2019, l’institution neuchâteloise applique une règle plus stricte sur les déplacements professionnels : si une destination peut être atteinte en moins de dix heures de train, le remboursement n’est plus accordé en cas de vol.»
«Pour cette édition 2024, le bilan est sommaire : il ne prend donc pas en compte certaines causes d’émissions de CO2, comme la gestion des déchets. L’Université ne réalise une analyse complète que tous les quatre ans et la prochaine sera en 2026. Entre-temps, elle extrapole les données en fonction de l’évolution des effectifs du personnel et du corps estudiantin.»
10 Avr 2025
Mardi soir, le conseil des étudiants de l’Université de Bâle a voté en faveur d’une offre de restauration exclusivement végane d’ici 2030. La semaine dernière, le parlement des étudiants de l’Université de Berne a également voté en faveur d’une cantine végétalienne, sans date fixe de mise en œuvre. La proposition a été faite par l’initiative étudiante Plant-Based Universities (PBU), qui s’engage pour des universités véganes dans toute l’Europe. En Suisse, PBU est actif non seulement à Bâle et à Berne, mais également à l’ETHZ, à l’EPFL, à la ZHAW et à la Zürcher Hochschule der Künste.
Ces initiatives rencontrent néanmoins de nombreuses oppositions. «Une renonciation totale aux produits d’origine animale ne fait pas partie de la stratégie de la direction de l’université», annonce l’Université de Berne. L’institution souhaite néanmoins continuer à s’engager pour une alimentation durable. L’UDC de la ville de Berne n’est également pas très favorable à l’idée végane, qui serait une «grave atteinte à la sphère privée des consommateurs» et «contraire à la liberté économique». (Der Bund) Certain·es membres du conseil des étudiants de l’Université de Bâle veulent élaborer une pétition pour revenir sur la décision prise. (bz) Un tweet sur X de la conseillère nationale verte Meret Schneider, elle-même végane, déclare que cette démarche n’est «pas une bonne idée», car «elle durcirait les fronts». La conseillère nationale viserait plutôt une stratégie avec «plus de menus végétaux». (NZZ)
Il y a trois ans, le rectorat de l’Université de Bâle a décidé de créer une incitation financière pour l’alimentation sans viande en augmentant le prix de la variante non végétarienne. L’université de Bâle, qui cherche un nouveau prestataire pour ses cafétérias universitaires à partir de juillet, a publié un appel d’offre exigeant «une part sans viande d’au moins 60% de l’offre journalière à partir de mi-2026.» (bz) En 2023 la première cantine végane a ouvert à l’Université de Berne. (Der Bund)
Il y a cinq ans, le groupe ZFV a introduit à la cafétéria de l’Université de Lucerne un «concept de restauration essentiellement végétalien et végétarien». Toutefois, le concept a été interrompu au bout de deux semaines, dû à la pandémie de Corona. (NZZ) L’année dernière, l’Université de Neuchâtel a introduit une alimentation sans animaux. (Der Bund)
7 Fév 2025
Le recrutement d’un chercheur en économie écologique, spécialiste de la décroissance et du post-capitalime, à la faculté HEC de l’UNIL a suscité des critiques. «Une personne haut placé» de HEC parle d’un climat très à gauche à l’UNIL, et sous l’anonymat, «plusieurs professeurs jugent que l’idéologisation de la recherche et les restrictions de voyages en avion ou de matériel informatique demandées par l’Unil sont autant de freins à l’excellence académique.»
5 Fév 2025
«L’année 2024 a marqué une étape décisive dans la transition écologique et sociale de l’Université de Lausanne, lui permettant de renforcer sa position de leader. Voici un tour d’horizon des faits marquants de l’année écoulée.»
24 Jan 2025
En octobre dernier, la députée Françoise Savoy interrogeait le bien-fondé du partenariat entre Holcim et l’Université de Fribourg, craignant notamment qu’une telle collaboration ne soit pas compatible avec les engagements de l’Université. Selon elle, Holcim fait partie des cent entreprises les plus polluantes de la planète, et fait l’objet de poursuites judiciaires. «Le Conseil d’Etat n’a pas son mot à dire sur la collaboration entre l’Université de Fribourg et le cimentier Holcim», a désormais répondu l’exécutif. «Le canton rappelle que l’institution dispose d’une personnalité juridique propre, ce qui la rend autonome dans la gestion de partenariats publics-privés, qu’elle régit selon des chartes et des directives internes.» (La Liberté) Le Conseil d’Etat soutient, de plus, que les fonds tiers, provenant d’entreprises privées comme Holcim, «constituent un pilier important» pour financer les universités. Cette collaboration avec Holcim aurait été faite «en respectant les dispositions applicables», et serait totalement compatible avec les engagements de l’UniFR, estime le Conseil d’Etat (FrApp).
24 Jan 2025
Le collectif agricole qui exploite actuellement la ferme de Bassenges, sur le campus de l’EPFL, devra libérer les lieux au 31 janvier 2026. Le Centre Bernoulli, dédié aux sciences fondamentales, remplacera l’ensemble de bâtiments datant du XVIIIe siècle. «Les terres actuellement dévouées à l’agriculture le resteront. Le site ne sera pas bétonné. Le cahier des charges du projet conservera des critères écologiques très forts», assure le porte-parole de l’EPFL Emmanuel Barraud. Malgré de nombreuses actions étudiantes depuis le printemps 2024, la direction «décide d’expulser un collectif porteur d’un véritable projet agroécologique», se désolent des militant·es, qui affirment qu’il existerait pourtant de meilleures alternatives «tant sur le plan financier qu’éthique». Un groupe d’étudiant·es en architecture à l’EPFL avait proposé à la direction de l’école d’autres lieux pour installer le centre Bernoulli.
L’affaire risque bien de se terminer devant les tribunaux. «D’une manière ou d’une autre, nous allons faire opposition à cette décision pour préserver la vocation agricole des bâtiments de Bassenges», assure Tom Müller, l’un des six exploitant·es de la ferme. (24 heures)
3 Déc 2024
Rahim Somani,vice-président, de l’université du Nord de la Colombie-Britannique, au Canada, avance : «Pour être des agents influents au sein de leurs communautés, les universités doivent passer de modèles traditionnels à une approche contemporaine et agile qui met l’accent sur la flexibilité, la réactivité et l’adaptabilité. Cette nouvelle génération d’universités doit favoriser le dynamisme et l’innovation au-delà des murs de l’université, dans le cadre de partenariats communautaires et de progrès sociétaux.»
Face aux quatre révolutions intersectionnelles – le climat, la démographie, la technologie et la géopolitique – et les implications profondes de chaque révolution, individuellement et collectivement, les établissements d’enseignement supérieur seraient poussés à s’adapter, à repenser et à diriger.
22 Nov 2024
La ferme de Bassenges, «D’abord soutenue par l’EPFL – propriétaire des parcelles – ainsi que le fruit d’une mise au concours telle que prévue par le droit suisse1, […] est désormais menacée par les tendances expansionnistes d’une institution qui ne semble soudainement plus très intéressée par la durabilité.», écrit le journal étudiant de l’EPFL. «L’EPFL tient un discours fataliste sur sa situation financière et administrative, mais l’argument de l’inéluctabilité du “progrès”, et à terme de la destruction du contre-projet de la ferme sert de cache-misère à une véritable décision politique.»
Une pétition en faveur de la préservation de l’avenir agricole de la ferme de Bassenges avait recolté 8069 signatures.
21 Nov 2024
A l’occasion de la Conférence de Bakou de 2024 sur les changements climatiques COP29, le Times Higher Education a publié un dossier sur le rôle que les universités peuvent jouer pour faire face à la crise climatique.
Dans un podcast, deux expert·es ont été interrogé·es sur la thématique, Tripp Shealy professeur associé en génie civile et environnementale à Virginia Tech et Liz Price, vice-chancelière et adjointe chargée du développement durable à l’Université métropolitaine de Manchester et professeure d’éducation à l’environnement. La dernière mentionne notamment la stratégie que son université a mise en place pour réduire les émissions de carbone à zéro émission nette en 2038.