«En collaboration avec le projet Franxini, le FNS organise des cours de politique à l’intention de tous les scientifiques de Suisse. Cette formation d’une journée aura lieu pour la quatrième fois en français à Berne en novembre.»
9 Sep 2024
9 Sep 2024
«En collaboration avec le projet Franxini, le FNS organise des cours de politique à l’intention de tous les scientifiques de Suisse. Cette formation d’une journée aura lieu pour la quatrième fois en français à Berne en novembre.»
26 Août 2024
«Plus de 100 chercheurs expriment leur inquiétude sur la situation de la biodiversité en Suisse. Pour eux, des mesures «rapides et efficaces» sont nécessaires pour renforcer sa protection. Le peuple vote le 22 septembre sur l’initiative pour la biodiversité.»
Selon la NZZ am Sonntag, les signataires ne souhaitent pas que la communication soit considérée comme recommandation de vote. «Les débats sur le climat et le programme Corona l’ont montré : Lorsque la science s’implique directement dans le processus politique, les choses deviennent très délicates.»
23 Août 2024
Trois professeur-es se prononcent, en tant que scientifiques, en faveur des objectifs et finalités de l’initiative «Biodiversité».
19 Août 2024
Plusieurs musées mettent la Suisse sur le banc des accusés pour son implication coloniale. L’historien de l’économie à l’Université de Zurich Tobias Straumann critique cette thèse. Il lance : «Nous avons vu à Bâle et à Berne des exemples de science très unilatérale, motivée par la politique. Elle est de piètre qualité et nuit à la réputation des universités.»
26 Juin 2024
«Pour protéger la liberté et l’objectivité scientifiques, un collectif de chercheurs, dont des Prix Nobel, incite à faire barrage au Rassemblement national lors des législatives [en France]».
24 Juin 2024
Alessandro Pelizzari, Directeur de la Haute École de travail social et de la santé (HETSL), retrace l’engagement et la recherche scientifique menée par cette institution qui «[…][est] engagée depuis soixante ans aux côtés des populations vulnérables et des professionnels, travailleurs sociaux et ergothérapeutes, qui les accompagnent». La période de l’après-guerre avait amené à professionnaliser et à former les personnes travaillant dans le social et Monsieur Pelizzari se félicite «de retrouver cet élan fondateur autour de la feuille de route des Assises du social». Finalement, Monsieur Pelizzari revient sur le fait qu’«[on] questionne […] la place qu’une haute école occupe dans la société. Et les jeunes nous questionnent: sur le changement climatique, les discriminations, une guerre comme celle en cours à Gaza. Depuis soixante ans, la HETSL se positionne du côté de la justice sociale, de l’inclusion et du respect des droits humains […]. Une haute école est le lieu où l’on peut débattre des possibles; un lieu où l’indignation peut se transformer en espoir, le fatalisme en engagement.»
20 Juin 2024
Marc Chesney, Professeur de finance de l’Université de Zurich (UZH) connu pour ses critiques des grandes banques, a donné sa conférence d’adieu à l’UZH. Devant une salle bien remplie, il a une fois de plus dénoncé les abus du secteur financier et a critiqué l’influence croissante du financement privé sur la recherche universitaire, comme il avait fait par le passé. Certain·es de ses collègues et étudiant·es ont salué son engagement et sa liberté d’expression.
19 Juin 2024
«Les militant·es de la Grève du climat Vaud saluent les occupations estudiantines menées en faveur de la Palestine», soulignant des parallèles avec leurs propres débuts. «Les méthodes diverses et créatives sont familières : occupations, manifestations, actions symboliques. Le mode d’organisation également : assemblées générales vibrantes, démocratie de base, tolérance et respect mutuel pour les différences à l’intérieur du mouvement.» La Grève du climat Vaud souligne que la protection des ressources naturelles est également cruciale dans le contexte palestinien, où l’environnement est une cible de la stratégie militaire israélienne.
18 Juin 2024
La professeure à la HETS HES-SO Genève, Annae Lavanchy, regrette le choix de mots dénigrant employés pour décrire l’engagement pro-palestinien dans les universités, tant par des médias que par les universités. «Par les réponses données dans la majorité de nos hautes écoles, par la manière dont les événements sont relatés, nous sommes en train de nier le droit légitime à l’écoute et au dialogue respectueux.» […] Les réactions [par exemple de l’université de Berne] mettent en évidence l’ampleur de la restriction de la parole démocratique, des attaques contre des scientifiques cherchant à promouvoir la réflexion citoyenne.»
17 Juin 2024
À la Haute école des arts de Zurich (ZHdK), la cérémonie de remise des diplômes a été perturbée par des «cris bruyants» et la distribution de tracts contenant le slogan «Long live the Student Intifada». Deux personnes ont été expulsées du bâtiment par la sécurité. Cette action s’inscrit dans une série de protestations pro-palestiniennes à la Haute école. Des graffitis, incluant le drapeau palestinien avec le slogan «From the River to the Sea, Palestine will be free», ont été repeints par la direction, déclenchant des débats sur la liberté d’expression de la part de certain·es étudiant·es. Des événements similaires incluent une tentative de projection d’un «essai vidéo sur le sionisme» et la diffusion de slogans prônant l’Intifada via des affiches sur les murs et des vidéos sur les réseaux sociaux.
17 Juin 2024
Après la fin des occupations pro-palestiniennes dans les universités de Lausanne (UNIL) et Genève (UNIGE), les étudiants·es sont déçu·es par les promesses non tenues des institutions, mais restent déterminé·es, juge la journaliste du Courrier Maria Pineiro. Les engagements, comme la mise en place d’une commission pour analyser les liens académiques avec Israël, n’ont pas été réalisés, selon un militant de la Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) de l’UNIL. Malgré la baisse de la visibilité médiatique, les étudiant·es continuent leurs actions et discussions, en parallèle des examens, pour obtenir un boycott académique d’Israël et un cessez-le-feu immédiat. La forme des futures mobilisations pro-palestiniennes dans les universités reste à définir, mais un membre de la CEP EPFL assure que cela «[…] devrait continuer d’être totalement pacifique».
17 Juin 2024
La grève féministe a eu lieu le 14 juin 2024 dans plusieurs villes suisses : «A Lausanne, la mobilisation pour les droits des femmes se décline en plusieurs actions toute la journée, notamment sur le campus de l’UNIL, et en soirée avec le grand cortège prévu vers 18h30 […]. Sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL), des discours, des tables rondes, des ateliers, un repas collectif et ensuite un défilé en direction du centre-ville pour rejoindre la manifestation principale étaient organisés entre 10h30 et 17h00 environ.»
10 Juin 2024
Markus Wild, professeur en philosophie, a offert ses services de médiateur dans le conflit du collectif Unibas4Palestine avec la direction universitaire. Ce dialogue n’a pour l’instant pas eu lieu, le porte-parole universitaire affirme que la direction n’était pas prête à discuter d’un arrêt de la coopération avec les universités israéliennes. «C’est la principale revendication des activistes d’Unibas4Palestine, mais ce n’était pas le contenu premier de la tentative de dialogue», comme l’explique le médiateur Markus Wild. «L’objectif du plan d’action que j’ai élaboré était de réintroduire certains thèmes de la protestation dans le débat universitaire et académique. Ensemble, je voulais par exemple réfléchir avec les étudiants à ce que sont et pourraient être les principes éthiques de la coopération scientifique de l’université de Bâle.»
Il souligne qu’il était également établi qu’il ne s’agissait pas «ad hoc» de la guerre de Gaza ou même de l’État d’Israël, mais de principes généraux. Selon le plan d’action, la situation actuelle au Proche-Orient pourrait toutefois être davantage intégrée dans les l’offre d’enseignement et le cadre universitaire. «J’ai remarqué que les étudiants veulent en parler, cela les préoccupe beaucoup». Mais cela nécessiterait de la confiance mutuelle. Le plan d’action de Markus Wild prévoit que les étudiant-es ne se présentent pas comme membre du collectif, étant donné que celui-ci ne contient pas seulement des étudiant-es universitaires. Mais les activistes auraient choisi de garder la force du mouvement pour ne pas être accaparés. Par ailleurs, la question des conséquences de la participation à des occupations ou à des manifestations préoccupe actuellement l’université à différents niveaux.
6 Juin 2024
L’Université de Bâle a demandé à la police de lui fournir les données des activistes pro-palestinien-nes contrôlés après les occupations de l’université. C’est ce qu’a annoncé le directeur de l’éducation bâlois Mustafa Atici (PS) en répondant à deux interpellations de représentants de l’UDC.
L’université se réserve le droit de prendre des mesures contre les étudiants impliqués, a poursuivi Mustafa Atici.
4 Juin 2024
«L’université se considère comme un espace soumis à l’unique règle de la liberté académique […]. En même temps, l’histoire de cette institution se caractérise par une forte composante politique qui l’a souvent située dans l’opposition, la résistance». L’historien Olivier Meuwly retrace ainsi la naissance des mouvements révolutionnaires dans les universités, qui commencèrent en Allemagne au XIXe siècle. Il écrit en guise de conclusion: ««Plus de liberté!», réclamèrent tous les étudiants en révolte. Mais contestation et exigence de liberté sont-elles forcément synonymes? «Die Gedanken sind frei», susurrait un vieux chant estudiantin allemand, mais le sont-elles encore quand le mouvement woke dicte sa définition de l’oppression, s’appropriant au passage la cause palestinienne? La liberté contiendrait-elle un droit à l’intolérance que les universités, dans leur histoire, se sont pourtant fait la gloire de pourchasser?»
3 Juin 2024
Pour la journaliste Laure Lugon Zugravu, les mouvements pro-palestiniens «ont mis en lumière un activisme très présent dans les facultés romandes et des enseignants de plus en plus politisés.»
Un professeur de l’Université de Neuchâtel avance: «[l]’anthropologie, la sociologie, les sciences politiques, une partie de la géographie sont gagnées par l’idéologie. Cela arrive lorsque vous mettez ensemble des gens qui pensent tous pareil. Sans être soumis à des points de vue contradictoires, ils radicalisent leurs positions.» Selon ce professeur il y aurait «[l]a disparition de traditions entières de pensées» dans les sciences politiques ou dans les études de genre. Pour le Professeur de l’UNIL Philippe Gonzalez, certain·es de ses collègues «[mélangent] la science et la politique», ce qui a produit une «propension actuelle à ne plus enseigner aux étudiants comment penser, mais ce qu’il faut penser». Si la politisation des professeur·es n’est pas nouvelle, le professeur de l’Université de Neuchâtel explique qu’«[être politisé] ce n’est pas grave s’il y a une masse critique suffisante de chercheurs de différents bords qui peuvent se corriger mutuellement. «Mais la sous-représentation de la droite s’accroît. […] La diversité la plus menacée dans nos universités n’est pas celle hommes-femmes, mais la diversité idéologique».
A propos de la perception quant à un croissant militantisme au sein de l’UNIL, un scientifique affirme qu’«[o]n n’a plus le droit d’avoir l’esprit critique qui doit nécessairement présider à la science. En lieu et place, il faut s’aligner sur la doxa climatique et écologiste.» Le Professeur Alain Macaluso souligne que «[c]hacun a le droit d’être militant à titre personnel. Le problème surgit quand le militantisme s’institutionnalise, soit que l’institution adopte elle-même une attitude militante, ce qui divise nécessairement sa communauté, soit que certains de ses membres cherchent à imposer leurs combats au sein de l’institution.»
Le Professeur de sciences politiques Bernard Voutat refuse les accusations selon lesquelles «[les] cours [au sein de la faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL] sont imprégnés de wokisme, d’islamo-gauchisme ou de théorie des genres […].» Si le professeur admet «qu’une majorité de ses collègues sont de gauche» il souligne que l’intégrité scientifique est respectée et les professeur·es doivent respecter certaines limites : «L’une d’elles est de ne pas user de sa position d’enseignant pour imposer ses points de vue aux étudiants. On doit aussi respecter l’intégrité scientifique.» Par contre, il ne voit pas de problèmes en ce que 400 professeur·es aient signé la pétition de soutien aux mobilisations pour la Palestine : «selon lui, la question […] renvoie à la liberté d’opinion et d’expression qui est reconnue à tout un chacun, y compris aux professeurs de l’Unil.»
Dans un article d’opinion, Laure Lugon Zugravu regrette que des activistes pro-palestiniennes à l’UNIL ont récemment publié une liste des «collabos», soit des professeurs qui conçoivent des projets de recherche avec des universités israéliennes, cela lui rappelle le maccarthysme.
3 Juin 2024
L’article de la NZZ se penche sur l’histoire de la recherche post-coloniale dans les universités suisse depuis le première conférence en 2008. Elle a connu un tournant avec le mouvement Black lives matter en 2020, qui a suscité la question si l’utilité de cette approche était la production des connaissances ou le changement sociétal. Suite au 7 octobre 2023, tout le domaine des instituts entiers a été critiqué suite à des manquements de quelques particuliers. Des scientifiques proches de la théorie ont été accusés d’antisémitisme, de wokisme et d’une pensée d’être trop simplificatrice, le débat s’est polarisé. «En ce moment même la définition des termes est compliqué», témoigne Patricia Purtschert, philosophe et professeure en études de genre à l’Université de Berne. Elle avait récemment défendu les méthodes de recherche post-coloniales dans la Republik : «Les études postcoloniales sont donc beaucoup plus variées que ne le suggèrent les représentations actuelles. Elles sont indispensables si nous voulons développer une historiographie dans laquelle des voix jusqu’ici réduites au silence doivent avoir leur place.» Et: «Les études postcoloniales et la recherche sur l’antisémitisme peuvent et doivent apprendre les unes des autres, par exemple en ce qui concerne les logiques spécifiques de l’antisémitisme ou du racisme colonial.»
Dans l’article de la NZZ, maître d’enseignement d’histoire Kijan Espahangizi de l’Université de Berne avance que le la scène de la recherche post-coloniale n’aborde guère les points aveugles de la théorie, par exemple en ce qui concerne l’Iran, la Chine et la Russie, où la haine de l’Occident est étayée par des arguments post-coloniaux. «Une bonne science devrait être autocritique, cela me manque».
30 Mai 2024
28 Mai 2024
Patrizia Nanz, Présidente du Euorpean University Institute de Florence, s’exprime sur la question des manifestations pro-palestiniennes dans les universités du monde entier. Madame Nanz pense que «les gens comme [elle] devraient soutenir le droit des étudiants à protester contre Gaza». Selon Madame Nanz «[l]a répression brutale des manifestations étudiantes, d’Amsterdam à Los Angeles, met en lumière les défaillances au cœur de nos universités [et le fait que] la plupart des institutions universitaires se [soient] éloignées de leur principale clientèle».
Selon Madame Nanz, en outre, les étudiant·es «ont raison de prendre les administrateurs à partie lorsqu’ils demandent la transparence sur les liens financiers et corporatifs de leur université. Il devrait s’agir d’une pratique courante et non d’une discussion suscitée par une crise. [Elle est] frappée de constater qu’il n’y a pratiquement pas de débat lorsque les universités européennes acceptent un financement de la part d’un donateur extérieur, contrairement à l’agitation qui règne lorsque les étudiants demandent sa suspension. Il est également dans l’intérêt des établissements universitaires d’avoir une vision globale de leur «économie politique». Le mouvement étudiant nous donne également l’occasion de surmonter les tensions entre la liberté académique et les politiques de diversité, d’égalité et d’inclusion (DEI). Ironiquement, les universités ont exigé un «espace sûr» pour justifier la répression des manifestations des étudiants à Gaza et pour restreindre leur liberté d’expression [ …] [mais] lorsque nous disons que les universités doivent être un «espace sûr», cela n’est pas seulement vrai en termes d’intégrité physique et émotionnelle (qui sont primordiales), mais également en termes d’intégrité intellectuelle : une université est un espace dans lequel on peut, et doit, être remis en question en toute sécurité, plutôt que d’être conforté dans ses convictions.»
28 Mai 2024
Une partie du personnel de surveillance des examens des universités flamandes de Gand, Anvers, Louvain et Bruxelles «ne dénoncera pas les étudiants pris en flagrant délit de triche […] en signe de protestation contre la violence à Gaza.» Une vingtaine de doctorant·es ont affirmé : «Tant que nos recteurs se désintéresseront des violations du droit international par les institutions israéliennes, nous ferons de même lorsque les étudiants enfreindront les règles».