L’Université de Genève a convié la professeure de théorie politique Teresa M. Bejan de l’Université d’Oxford pour avoir donné une conférence sur la tolérance et la liberté d’expression.
20 Fév 2023
20 Fév 2023
L’Université de Genève a convié la professeure de théorie politique Teresa M. Bejan de l’Université d’Oxford pour avoir donné une conférence sur la tolérance et la liberté d’expression.
27 Jan 2023
«Une vingtaine d’ancien·nes membres de la CUAE déplorent les suites judiciaires et la surenchère politico-médiatique suscitées par la tentative d’entartage de Céline Amaudruz à l’Université. Les ancien·nes du syndicat étudiant relient la «montée en épingle» de l’épisode au contexte institutionnel entourant le choix d’un nouveau recteur»
12 Jan 2023
Le rectorat de l’Université de Genève a porté plainte pénale contre les activistes qui ont fait irruption dans un débat et menacé la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz. Si des étudiants ou étudiantes ayant participé à cette action sont identifié-es, ils ou elles pourraient être déféré-es devant le Conseil de discipline et s’exposeraient à des sanctions administratives.
Le rédacteur en chef de la Tribune de Genève Frédéric Juillard et le journaliste de Watson, Antoine Menusier, saluent cette décision.
Le CUAE, association étudiante de gauche, estime que les mesures pénales et disciplinaires envisagées constitueraient «une réelle menace à la liberté d’expression à l’UNIGE», qui est «aussi et surtout la protection du droit à la contestation politique». L’entartage serait une action symbolique «qui utilise l’humour plutôt que la violence».
11 Jan 2023
La scientifique en sciences de la terre
10 Jan 2023
Selon l’autrice de l’article, Laure Lugon Zugravu, «la crise guette» à l’Unviersité de Genève. Mercredi, 11.01.2023, deux décisions importantes auront lieu: l’université décidera sur les sanctions à l’encontre des activistes qui avaient tenté d’agresser et entartrer l’UDC Céline Amadruz, et l’assemblée de l’Université de Genève s’apprête à choisir entre deux candidatures externes pour le poste de recteur (ou alors le choix de recommencer le processus d’appel).
9 Jan 2023
Le 21.12.2022, la Conseillère nationale Céline Amadruz (UDC, GE) a été victime d’une tentative d’entartrage à l’Université de Genève en décembre, alors qu’elle prenait part à une joute oratoire organisée par le Club de Débat de l’Université de Genève sur la neutralité suisse. Neuf individus masqués ont tenté de force de l’approcher, et l’un d’eux a réussi à arroser l’assistance de la politicienne de purin d’ortie. Parmi les perturbateurs, aurait été identifié l’un des membres du comité de la CUAE, le syndicat des associations d’étudiants de l’Université de Genève.
Céline Amadruz a porté plainte contre inconnu, mais le rectorat n’a pas fait de même, pour l’instant. «Avant de prendre une décision, le rectorat va rencontrer lundi le 09.01.2023 les organisateurs de l’événement perturbé. «Sur la base des dernières informations collectées à cette occasion et sur celles qui ont été obtenues depuis, le rectorat prendra rapidement toutes les mesures qui s’imposent, au niveau disciplinaire et/ou pénal», explique le recteur Yves Flückiger. Le manque d’action administrative et pénale et immédiate a été critiqué par différents journalistes (du Temps, de la NZZ, de Watson.ch), de la politicienne concernée et par plusieurs politiciennes et politiciens.
14 Déc 2022
«Je vous demande d’arrêter votre couverture médiatique négative […]. Mon client va examiner toutes les mesures de droit civil ou de droit pénal et agir en conséquence», écrit un professeur de l’Université de Saint-Gall à son étudiant, qui est soupçonné à mettre en lumière l’affaire de plagiat d’un professeur de l’Université de Saint-Gall. Une autre menace de conséquences légales a été envoyé au journal. Détail piquant : le professeur qui a essayé de museler l’étudiant était directeur de l’habilitation du professeur accusé de plagiat, entre autres dans son habilitation.
Par ailleurs, le courriel du professeur envoyé à l’étudiant semblait provenir de l’Université, un fait que le rectorat de l’Université condamne fermement.
7 Déc 2022
Félicien Monnier, président de la Ligue vaudoise, préconise que les hautes écoles (la HEP VAUD et l’UNIL en particulier) prennent au plus au sérieux les inquiétudes des étudiant-es face à l’emploi du langage épicène et au «wokisme», qui, selon lui, peuvent poser un problème en termes de liberté d’expression.
6 Déc 2022
Depuis Octobre, le rectorat de l’Université de Bâle a approuvé une «ligne directrice pour une langue inclusive». Selon le communiqué, «Les membres de l’université sont libres d’utiliser les possibilités linguistiques qui leur conviennent. […] Les étudiant-es ne sont pas soumis à des directives universitaires concernant le langage inclusif en matière de genre. L’utilisation de signes inclusifs tels que l’astérisque ou les deux points ne peut être ni imposée ni interdite.»
Sarah Regez, 28 ans, membre de l’UDC et étudiante en sciences politiques et droit à l’Université de Bâle, estime que cette liberté ne correspond pas à la réalité : «les étudiants et chargés de cours se mettent mutuellement sous pression. Il est attendu que les gens se conforment au langage épicène («gendern»).» Elle regrette par ailleurs les fonds publics employés à mettre en place ces directives.
Par ailleurs, elle craint tout de même qu’il y ait une réduction de notes si le langage inclusif n’est pas employé, notamment dans ses cours en sciences politiques.
13 Sep 2022
La Rectrice de l’Université de Fribourg Astrid Epiney écrit sur l’intérêt du cours en présentiel: «On ne saurait surestimer cette possibilité de se confronter aux avis d’autres personnes, de discuter des textes scientifiques, d’analyser telle ou telle évolution ou encore de remettre en question telle ou telle «vérité». […] les universités doivent s’engager avec détermination pour rester des espaces d’expression libres, même en cas de difficulté majeure. La diversité «sans restrictions» est un élément essentiel pour tout débat, en particulier le débat scientifique.»
16 Août 2022
L’avocat spécialisé dans les médias Ralf Höcker soutient juridiquement la doctorante en biologie dont la conférence sur le genre à l’Université Humboldt de Berlin a été empêchée. Dans un entretien avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’avocat, [qui a déjà défendu le président turque Recep Tayyip Erdogan et le Pape émérite Benoît XVI], explique comment il défend ses client-es victimes de «tentatives d’annulation».
Concernant Marie-Luise Vollbrecht, il accuse l’université de lâcheté. «La direction de l’université a peur d’une poignée d’activistes hurlants qui pourraient également l’accuser de transphobie. Pourtant, de tels reproches ne peuvent pas vous atteindre. Mais dans les universités et associations, c’est la peur des activistes qui domine. On pense que : Si nous ne nous distançons pas de cette personne, nous serons les prochains.»
L’université avait notamment publié un communiqué de presse dans lequel elle se distançait de certains propos tenus par la doctorante, car ils seraient contraires à la charte et aux valeurs de l’université. Pour Ralf Höcker, ces déclarations de l’Université Humboldt sont illégales et violent également la liberté de la science. Il déclare qu’ils vont s’y opposer en justice afin que cette citation disparaisse et ne colle pas à la peau de sa cliente toute sa vie. «Un employeur a un devoir d’assistance envers ses employés. L’université a violé cette obligation et doit à nouveau remplir son devoir d’assistance.» défend-t-il.
12 Août 2022
Le rédacteur en Chef de la NZZ Eric Gujer regrette que l’Université Humboldt de Berlin ait annulé la conférence d’une doctorante en biologie sur le genre et le sexe. «[…] il vaut la peine de rester vigilant quant à ce qui se prépare dans les universités, car celles-ci sont des systèmes d’alerte précoce pour les évolutions négatives de la société. […] Le respect de l’histoire devrait conduire à désigner la Cancel-Culture pour ce qu’elle est : une nouvelle forme d’extrémisme. […] L’extrémisme fonctionne toujours selon les mêmes règles. En même temps, l’extrémisme ne prospère qu’avec l’aide d’apaiseurs dans les rectorats et les rédactions. Ils se défendent là où la tolérance zéro serait de mise. Le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » semble lui aussi être passé dans ce camp. Il se moque des «médias de campagne de la culture anti-Cancel», bien que le sujet occupe intensément les milieux académiques bourgeois. Sinon, peu de chercheurs et de chercheuses se seraient réunis dans le «réseau de la liberté scientifique» pour, comme ils le disent eux-mêmes, «défendre les principes des Lumières». […] La confrontation politique avec les extrémistes est […] le contraire d’une campagne, c’est un engagement passionné pour la liberté et la démocratie.»
13 Juil 2022
Pour le journaliste Thomas Ribi de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’annulation de la conférence sur le genre biologique de la doctorante Marie-Luise Vollbrecht à l’Université Humboldt à Berlin est le dernier exemple qui prouve l’existence du phénomène de «Cancel Culture» au sein de nos sociétés.
En citant un récent ouvrage de la politiste allemande Ulrike Ackermann, il accuse les hautes écoles d’alimenter une «spirale du silence». Par là il entend que les institutions cèdent actuellement à la pression à la conformité qui conduit à ne dire que ce qui ne trouve pas de contradiction auprès des «censeur·eures» qui sanctionnent tout écart par rapport à leur dogme identitaire.
13 Juil 2022
Près de 50 pays participent à une initiative de l’Union européenne (UE) visant à définir les «principes et les valeurs» de la recherche. Cette initiative de la Commission européenne est le fruit de sa nouvelle approche globale de la recherche et de l’innovation lancée l’année dernière qui préconise plus de prudence lors de la collaboration, notamment avec la Chine. L’idée est que si les pays sont sur la même longueur d’onde concernant ces termes, la collaboration internationale s’en trouvera facilitée.
6 Juil 2022
Dans un article du Tages-Anzeiger, le journaliste allemand Hilmar Klute s’exprime sur la polémique autour de l’annulation d’une conférence à l’Université de Humboldt à Berlin pendant la Nuit des sciences. Pour rappel, la doctorante Marie-Luise Vollbrecht avait d’abord été invitée par l’université pour tenir une conférence sur le genre biologique, puis décommandée en réaction d’une menace à la mobilisation du «groupe de travail des juristes critiques» (Arbeitskreis kritischer Jurist*innen) qui qualifient les thèses de Marie-Luise Vollbrecht de transphobes. Par ailleurs, l’Université a pris ses distances par rapport à ses propos, publiés dans le journal Die Welt début juin.
Hilmar Klute critique vivement la direction de l’université d’avoir cédé à la simple menace de protestation. «Au lieu de soutenir sa collègue et d’assumer la responsabilité de l’avoir invitée à un moment donné pour une raison ou une autre, elle lui tombe dans le dos et ridiculise la liberté de l’enseignement scientifique», commente-t-il. «La seule accusation suffit pour déconsidérer quelqu’un.»
23 Juin 2022
«L’intervention de militant-es dans une salle d’Uni Bastions le 17 mai dernier a suscité de nombreuses réactions dans et hors les murs de l’université. En marge de cet événement, les membres de la communauté universitaire se sont interrogés en profondeur sur les principes et les valeurs qui gouvernent leurs actions, thèmes qui ont fait l’objet d’échanges nourris entre les différents corps de l’institution. L’importante couverture médiatique de cette interruption a conduit à une certaine polarisation des positions exprimées. Malgré des divergences d’interprétation qui subsistent sur la gravité des événements du 17 mai, la communauté universitaire partage des valeurs et des objectifs communs, soulignés par sa charte d’éthique et de déontologie, qu’elle tient ici à réaffirmer.»
22 Juin 2022
Suite à l’interruption de deux conférences par des militant·es LGBTQIA+, l’Université de Genève (UNIGE) avait annoncé qu’elle déposerait une plainte pénale. Cependant, selon le site Watson.ch, une solution à l’amiable serait entrain de se trouver entre la CUAE (le syndicat étudiant) et le rectorat, ce qui éviterait la plainte pénale. «Nous avons toujours dit que nous voulions instaurer un dialogue […]. Or, trouver un accord sur ces valeurs offrirait une base plus solide et infiniment plus précieuse que la voie conflictuelle.» affirme le porte parole de l’UNIGE, Marco Cattaneo.
9 Juin 2022
Dans une lettre adressée au recteur de l’Université de Lucerne, plus de 100 étudiant·es demandent une prise de position sur les propos controversés de l’historienne économique Andrea Franc. Cette dernière accusait les étudiant·es en sciences humaines et sociales de manquer d’ambition, de refuser de travailler à plein temps et par là de peser sur les assurances sociales dans une interview avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
Les étudiant·es reprochent à Andrea Franc, enseignante dans la faculté d’économie, d’avoir utilisé des explications purement anecdotiques et des affirmations insinuantes, pas digne d’une discussion scientifique.
La lettre formule quatre revendications : Premièrement, la direction de l’université et le doyen de la faculté des sciences économiques doivent prendre publiquement position sur les déclarations d’Andrea Franc. Deuxièmement, la faculté des sciences économiques doit démontrer quelle «valeur ajoutée» l’enseignement de Franc apporte aux étudiant·es. Le doyen et Andrea Franc doivent en outre montrer «dans quelle mesure les cours du Dr. Andrea Franc se distinguent de ceux dispensés dans les disciplines des sciences humaines». Finalement, Andrea Franc doit étayer ses thèses de manière empirique.
7 Juin 2022
Anne Emery-Torracinta, Conseillère d’État genevoise en charge du Département de l’instruction publique, de la formation et de la jeunesse, commente les revendications d’un groupe d’étudiant-es qui souhaitent avoir un lieu pour faire de la prière musulmane, mais aussi aux conférences interrompues récemment par des manifestant-e empêchant la prise de parole prévue des intervenant-es.
«Quelle place doivent prendre à l’université les revendications politiques ou idéologiques, et jusqu’où les conflits inhérents à la vie sociale doivent-ils être autorisés à y pénétrer? […] «l’université a pour vocation essentielle les progrès du savoir au moyen de la rationalité critique. L’université n’est donc ni un lieu de croyance, ni un forum d’affirmation identitaire, ni une arène de gladiateurs.»
3 Juin 2022
L’interview de l’enseignante des universités de Bâle et de Lucerne Andrea Franc suscite l’émoi des étudiant-es. L’historienne en économie reprochait aux étudiant-es en sciences humaines et sociales de vivre sur la fortune de leurs parents ou aux frais du contribuable, car ils et elles ne travailleraient qu’à de faibles taux d’occupation. En outre, elle met globalement en doute les capacités intellectuelles des étudiant-es : «Je crains que beaucoup d’entre eux ne puissent même pas répondre correctement aux questions des tests de naturalisation», avait déclaré Andrea Franc. Les étudiant-es en sciences humaines se contenteraient en outre de «passer leur temps à l’université et de fumer des joints tout au long de leurs études».
Des étudiant-es de l’Université de Lucerne demandent une prise de position de la direction de l’université et «une prise de distance claire par rapport aux déclarations diffamatoires». «[L’opinion de Andrea Franc] ne correspond pas à l’opinion et aux expériences de l’Université de Lucerne. Nous avons une toute autre impression de nos étudiant-es», répond le chargé de communication de cette université Lukas Portmann. «On constate en outre que les diplômé-es en sciences humaines s’intègrent parfaitement dans le marché du travail. Nous ne souhaitons pas prendre position sur d’autres points.»
Selon le président de l’association étudiante de l’Université de Bâle Skuba, «Ce que Mme Franc a raconté est tout simplement loin de toute réalité.» L’association prévoit également de rédiger une lettre ouverte au rectorat: «Le but est d’obtenir des excuses pour ces déclarations indéfendables.» Interrogée, l’Université de Bâle renvoie à son Code de conduite. Celui-ci stipule que l’on communique de manière respectueuse et que l’on exprime des critiques de manière constructive. «Le choix des mots utilisés par Madame Franc ne correspond pas à cette image», déclare Matthias Geering, directeur de la communication de l’Université de Bâle.