12 Sep 2023
Thème: étudiant·e·s étrangers·ères
27 Fév 2023
Interview avec la nouvelle rectrice de l’USI, Luisa Lambertini
Luisa Lambertini répond à des questions concernant son rôle de rectrice dans le le débat politique, Horizon Europe et la politique d’égalité des genres à l’USI.
Concernant le développement de l’Università della Svizzera italiana, «Il s’agira maintenant de s’abaisser à ouvrir des chantiers comme celui de la biomédecine qui offrent de grandes opportunités, en analysant bien les différentes possibilités. Dans des domaines de ce type – qui nécessitent de gros moyens – il faut aussi être prêt à sonder toutes les possibilités de financement, des fonds publics aux fonds privés et philanthropiques, en travaillant aussi en réseau avec d’autres universités. Sinon, on risque de mettre tous ces projets dans des cases un peu étroites.»
Par rapport au fort taux du corps étudiant d’origine étrangère à l’USI, elle dit: «Pour moi, le but de l’université est d’attirer les meilleurs esprits, en élevant le niveau des classes et du corps enseignant dans un échange dont l’internationalité est un élément fort. Tout comme il est positif que ceux qui viennent de l’extérieur restent ensuite ici pour développer leur capital humain, en le mettant à la disposition des réalités locales.»
27 Fév 2023
Le Conseil des EPF songe à restreindre l’accès des étudiants étrangers
A cause des restrictions budgétaires à venir (2%), le Conseil des EPF pourrait décider de freiner l’afflux des étudiant-es étrangers-ères à l’EPFL et à l’EPFZ moyennant un numerus clausus, une hausse des taxes d’études par CHF 500.- (pour les étrangers-ères seulement) ou en exigeant des meilleures notes moyennes pour entrer dans les cursus des EPF.
Le secrétaire de l’UNES s’indigne: «L’EPF doit rester accessible à tous», mais certain-es politicien-nes bourgeois-es ne sont pas défavorables à l’augmentation de taxes d’études pour les étrangers-ères, en particulier.
22 Août 2022
Les coûts des étudiant·es étranger·ères
Depuis le début de la libre circulation des personnes en 2002 jusqu’à l’année académique 2021/22, le nombre d’étudiant·es étranger· ères dans les hautes écoles suisses a augmenté de 51.000 pour atteindre 74.440. Cela représente une augmentation de 222%. Au niveau universitaire, le nombre à augmenté de 36.000 à 55.000 (+184 %). Ainsi, le corps étudiant étranger représente actuellement près d’un tiers du corps étudiant total, et atteint même 39 % dans les disciplines les plus «coûteuses» (médecine, technique, sciences naturelles).
Selon les calculs approximatifs du journaliste Hans Kaufmann de la Weltwoche, ces étudiant·es coûtent chaque année environ 1,3 milliard de francs aux contribuables. «Des dépenses nettes aussi élevées pour les étudiants de l’UE constitueraient un argument de poids dans les négociations contre la menace de l’UE de mettre fin à la coopération en matière de recherche et d’éducation. Une exclusion de la Suisse du programme Horizon devrait automatiquement entraîner des taxes d’études qui couvrent les frais pour les étudiants de l’UE », argue-t-il.
Le journaliste remet également en question le nombre d’étudiant-es russes (899), chinois-es (3127) et iranien-nes (661), «car il ne s’agit pas seulement d’une question d’argent, mais aussi de transferts de savoir-faire indésirables et d’espionnage.
- Erasmus+
- espionnage
- Horizon Europe (anciennement FP9)
- taxes d’études
- mobilité étudiante
- étudiant·e·s étrangers·ères
3 Mai 2022
Une tribune souhaite soutenir les étudiant-es fuyant la guerre, y compris ceux des Etats-tiers
«La plupart des étudiants étrangers fuyant la guerre et tentant de se réfugier en Suisse ne répondent ni aux critères d’octroi du statut de protection S ni à ceux de l’asile. La raison? Ils étaient en Ukraine pour des études. Les ressortissants étrangers, dont des étudiants provenant d’Afrique et du Moyen-Orient, ne bénéficient de fait d’aucune solution concrète pour la suite de leur formation. Le risque est qu’ils soient renvoyés dans leur pays d’origine et qu’ils ne puissent plus suivre leur formation. Une tribune a été lancée mercredi en vue de soutenir ces étudiants. Plus de trente enseignants d’universités et de hautes écoles suisses demandent au Conseil fédéral de garantir la suite de leur cursus académique.»
17 Mar 2022
L’UNIGE se prépare à l’accueil des étudiant-es touché-es par la guerre en Ukraine
En se basant sur le nombre (forcément approximatif à ce stade) de réfugié-es attendu-es en Suisse, l’Université de Genève attend plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine de demandes d’immatriculation de la part d’universitaires touchées par le conflit en Ukraine.
16 Mar 2022
Débat estonien sur l’accueil d’étudiant-e-s russes ou biélorusses
La prestigieuse Université Tartu n’accèpte pour l’année académique 2022/23 plus l’inscription d’étudiant-e-s de provenance russes ou biélorusses. Sa vice-rectrice Aune Valk a déclaré «Nous ne pouvons pas être sûrs que les autorités russes et biélorusses n’essaieront pas d’envoyer dans les universités estoniennes des personnes dont le séjour a d’autres objectifs que la libre activité académique.» Selon les médias estoniens, d’autres universités prévoient des mesures similaires, comme la Tal Tech, Ecole polytechnique de Tallinn.
Mart Kalm, recteur de l’académie estonienne des beaux-arts et président de l’association des hautes écoles, écrit dans un communiqué que la communauté académique a une obligation morale de s’engager pour la paix et pour les droits démocratiques et académiques. En Russie et Biélorussie, les universités «se taisent» sur la guerre, alors que plusieurs académiques se sont prononcés contre dans un lettre ouverte. C’est pour cela, qu’il a été décidé de suspendre la collaboration institutionnelle.
Selon l’auteur de l’article, «Cette argumentation semble certes cohérente [«stringent»], mais elle se heurte aussi à une forte opposition dans les milieux universitaires estoniens ainsi que dans la société en général. L’argument principal est qu’il ne s’agit pas seulement d’une discrimination en raison de la nationalité, mais que la mesure touche aussi les mauvaises personnes. En effet, ce sont en général les jeunes qui veulent étudier à l’Ouest qui rejettent le système Poutine.»
Aune Valk admet cela, mais estime que leurs perspectives d’avenir sont bien plus affectées par la décision de la Russie de déclencher une guerre que par la décision d’une université estonienne de ne pas les accueillir temporairement.
Ivar Jukham, étudiant en Master à l’Université de Tartu, n’est pas d’accord avec ce plan.
«Il faut s’opposer à Poutine, pas aux jeunes Russes. Un passeport estonien n’est d’ailleurs pas une garantie de patriotisme. Croire que l’on peut empêcher les partisans de Poutine d’entrer à l’université en interdisant aux jeunes Russes d’y étudier est ridicule.»
Une lettre ouverte de l’association d’étudiant-e-s et d’alumni adressé à la Direction de l’Univertsité de Tartu va dans la même direction: «Il ne faudrait pas confondre la citoyenneté et le soutien à la guerre de Poutine en Ukraine. L’exclusion des étudiants russes et biélorusses pourrait au contraire servir à la propagande du Kremlin. A notre connaissance, aucune autre université européenne ne réfléchit à des mesures similaires. Il s’agit d’un dangereux précédent qui met en danger la liberté académique et la réputation de l’Université de Tartu.»
16 Mar 2022
Le malaise des étudiant-e-s russes de Genève
L’article interroge plusieurs étudiant-e-s russes à Genève, qui dénoncent tous l’invasion de l’Ukraine. Ils et elles vivent une situation difficile, certain-e-s craignent de rentrer dans leur pays et il est incertain s’ils et elles auront la possibilité de rester en Europe après les études.
«Selon l’Université de Genève, aucun de ses étudiants n’était en échange en Ukraine ce semestre, mais quatre d’entre eux étaient en Russie. L’alma mater a défini une politique en matière de déplacements dans les zones à risque. […] Les voyages d’étudiants en Russie sont par ailleurs suspendus pour le semestre d’automne 2022. […] Les partenariats ne sont pas remis en question pour autant, «mais on ne négocie rien de nouveau et on ne reconduit pas ce qui arrive à échéance.»»
14 Mar 2022
Les étudiant-e-s ukrainien-ne-s vont être taxé-e-s comme des européen-ne-s en Irlande
Le ministre de l’enseignement supérieur, Simon Harris, a révélé que les étudiant-e-s ukrainien-ne-s seront taxé-e-s comme des européen-ne-s de l’UE. Dans une déclaration publiée sur Twitter, M. Harris a également indiqué qu’ils et elles auront accès à des bourses d’études et à un soutien, notamment à des cours d’anglais pour ceux qui en ont besoin. Il a ajouté que le gouvernement irlandais travaillerait avec les universités pour s’assurer que les étudiant-e-s irlandais-es en Ukraine et les étudiant-e-s ukrainien-ne-s venant en Irlande puissent poursuivre leurs études.
10 Fév 2022
L’UDC rechigne à garder les jeunes diplômé-e-s étrangers-ères
«Le Conseil fédéral a récolté les avis sur sa proposition de simplifier le droit de rester pour les étudiants provenant d’États hors de l’Union européenne après avoir obtenu leur diplôme dans une haute école suisse. Point central: ils ne devraient plus être soumis aux contingents d’immigration annuels définis par la Suisse.»
«Il est légitime de faciliter l’engagement de ces jeunes très qualifiés, par ailleurs formés aux frais du contribuable helvétique», avance la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie.
Alors que les cantons et l’économie sont favorables à cette proposition, l’UDC s’y oppose. Elle craint notamment que l’exception aux contingents augmenterait encore l’immigration nette.
4 Oct 2021
L’EPFL réserve ses journées d’information aux seuls jeunes scolarisés en Suisse
En raison de la situation sanitaire, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a décidé de limiter l’accès à ses journées d’information aux seuls jeunes scolarisés en Suisse. Par conséquent, les frontaliers et les Suisses de l’étranger ne peuvent pas y assister. Alors que l’événement s’étale sur deux jours, avec des échanges avec des étudiant·e·s actuels et une immersion au sein d’un département, seule une session en ligne de présentation d’une durée de trois heures sera mise à disposition pour les personnes exclues.
« L’EPFL justifie cette restriction «en raison de l’incertitude qui demeure autour de l’évolution de la situation sanitaire et des contraintes de déplacement et de traçage qui en découlent» […]«d’une part, les restrictions actuelles liées à la situation sanitaire ne nous permettent pas d’accueillir 3500 élèves dans les différents laboratoires; d’autre part, le public suisse est celui qui s’inscrit majoritairement à cette deuxième journée de stages, le public international ne participe en général qu’aux séances d’information.» »
10 Août 2021
L’admission de spécialistes étrangers provenant de pays tiers suscite un débat
Le Conseiller national Marcel Dobler (PLR) a déposé une motion qui demande à exempter les spécialistes étrangers originaires de pays tiers et formés dans une université ou une haute école suisse du nombre maximal annuel d’autorisations de séjour si leur activité lucrative présente un intérêt scientifique ou économique élevé. La motion a été adoptée par le parlement. Le Conseil fédéral élaborera prochainement un message correspondant.
Dans la Weltwoche Daily, le Conseiller national Christoph Mörgeli (UDC, ZH) exprime son opposition à cette proposition qui selon lui, ne fera «qu’encourager l’immigration de masse». Les universités ne devraient pas avoir le pouvoir de délivrer des permis de séjour et outrepasser les règlements suisses en matière d’immigration, déclare-t-il.
17 Jan 2020
Une convention UNESCO sur l’enseignement supérieur pourrait faciliter l’emploi et les études des diplômé·e·s étrangers·ères en Suisse
Parmi les personnes nées à l’étranger et avec une nationalité étrangère à la naissance, 38% se disent surqualifiées en Suisse dans leur emploi, selon les chiffres 2017 d’Enquête suisse sur la population active. Ces personnes, devant des obstacles tels que la langue, l’absence de réseau et la non-reconnaissance des diplômes, n’arrivent en effet pas à trouver d’emploi dans leur secteur professionnel d’origine. Pour pallier à cela, une Convention mondiale sur l’enseignement supérieur a été adoptée en novembre 2019 par les États membres de l’Unesco. Les États signataires se sont ainsi engagés à «réduire les obstacles que rencontrent les migrants et les réfugiés qui souhaitent continuer leurs études ou qui cherchent un emploi».
30 Oct 2019
Permettre aux réfugiés d’étudier à l’Université de Genève
Le programme «Horizon académique» qui donne aux personnes issues de l’asile de suivre des études à l’Université de Genève, a trois ans. Il a été mis sur pied en partenariat avec le Bureau de l’intégration des étrangers du Canton de Genève et avec le soutien de fondations privées. Mathieu Crettenand, délégué à l’intégration à l’Université de Genève, tire un bilan.
20 Sep 2019
A l’EPFL, les Suisses sont à la traine
«Du fait d’exigences moins élevées, les détenteurs d’une matu sont plus nombreux à échouer que les étudiants étrangers. […]Pour éviter l’hécatombe, d’aucuns militent pour un examen d’entrée. Mais l’école s’y refuse. Et la loi sur les EPF ne prévoit pas non plus ce genre de sélection.»
13 Sep 2019
Pour une « triple couronne » des MBA
Le journal en ligne Poets and Quants note que depuis 18 moia, il y a une grande demande d’américain-e-s souhaitant aller à l’école de commerce en Europe. Ces derniers-ères voient les programmes de MBA plus courts et diversifiés du «vieux continent» comme une alternative de plus en plus attrayante pour leur curriculum vitae et leurs soldes bancaires.
La Handelszeitung a enquêté sur ce phénomène et note qu’il n’y pas encore beaucoup de nouveau inscrits en Suisse, peut-être par méconnaissance des programmes ou parce qu’ils sont toujours trop chers. Ce qui manquerait également serait l’accréditation « triple crown » des MBA. Aujourd’hui, seul le master de l’IMD Lausanne est accrédité par les trois agences « European Quality Improvement System » (Equis), l’Association des MBA (Amba) et l’Association to Advance Collegiate Schools of Business (AACSB).
9 Sep 2019
Supplément dédié aux 50 ans de l’EPFL
A l’occassion des 50 ans de l’EPFL, le Temps a publié un supplément de 20 pages dédié à l’école polytechnique, son histoire, son campus, l’enseignement, ses points forts et ses projets en matière de développement durable.
- étudiant·e·s étrangers·ères
- durabilité des universités
- construction et gestion de campus
- durabilité et climat
- transfert de technologie
25 Mar 2019
Université de Berne : Cours pour les requérant·e·s d’asile
L’Université de Berne met des cours à disposition des requérant·e·s d’asile, avec à la clé – hormis un diplôme – une structure quotidienne et des interactions avec des locaux.
Depuis le semestre d’automne 2018, Abdul Bachir Ibrahimi, né en Afghanistan et attendant une décision d’asile depuis trois ans, suit les cours proposés et bénéficie parfois de l’aide de Serena Rickenbacher, son mentor.
Néanmoins, certaines difficultés persistent d’après elle, «Nous, les mentors, avons été formés au début du semestre par l’Association des étudiants suisses sur ce que sont nos tâches et ce qu’elles ne sont pas […] Mais le soutien financier, par exemple, n’en fait pas partie.». En effet, le financement du billet de train des requérant·e·s d’asile participant·e·s est perçu comme problématique par l’université.
19 Mar 2019
Suisse : Motion pour que les diplômé·e·s étranger·ère·s puissent rester
Le 19 mars 2019, la Chambre des cantons a transmis par 32 voix contre 6 une motion au Conseil fédéral, pour que les diplômé·e·s étranger·ère·s issu·e·s des domaines souffrant d’une pénurie de personnel puissent entrer plus facilement dans le marché du travail suisse.
Pour Marcel Dobler, Conseiller national PLR/SG, «Il faut empêcher que ces jeunes spécialistes, formés à grands frais en Suisse, s’en aillent parce qu’ils n’ont pas pu être engagés en raison de contingents épuisés.»
18 Mar 2019
Suisse : Appel à garder les talents étrangers
Economiesuisse, une organisation faîtière représentant les intérêts économiques de la Suisse, a publié un rapport dans lequel elle juge que la Suisse devrait proposer de meilleures conditions aux jeunes étranger·ère·s en formation, afin que ces dernier·ère·s restent dans le pays sur le long terme. À ce jour, ces étudiant·e·s étranger·ère·s (hors UE et AELE) formé·e·s dans les hautes écoles helvétiques sont soumis·e·s aux mêmes contingents d’embauche que celles et ceux qui n’ont jamais été en Suisse, et le délai pour trouver un emploi après leur formation n’est que de 6 mois. De plus, dans leur demande de visa, ces jeunes en formation doivent s’engager à partir de la Suisse au terme de leur formation.
Ainsi, et malgré la pénurie de la main d’œuvre existante, seul 150 à 200 permis de travail sont délivrés chaque année.