La rectrice de l’Université de la Suisse italienne a décider de retourner à la recherche scientifique à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Gabriele Balbi, membre du rectorat actuel, la remplacera à titre intérimaire.
5 Déc 2025
5 Déc 2025
La rectrice de l’Université de la Suisse italienne a décider de retourner à la recherche scientifique à l’École polytechnique fédérale de Lausanne. Gabriele Balbi, membre du rectorat actuel, la remplacera à titre intérimaire.
5 Déc 2025
Selon le média insideparadeplatz.ch, le recteur de l’Université de Zurich Michael Schaepman aurait obtenu un résultat mitigé lors de sa réélection il y a deux semaines: «environ 100 des quelque 700 professeurs» n’auraient pas voté pour son nouveau mandat. Selon les critiques, le recteur ne s’opposerait pas suffisamment à l’interdiction de l’expérimentation animale. La porte-parole de l’Université à déclaré aux professeur·es qui ne souhaitaient pas donner de nouveau mandat au recteur que «Michael Schaepman a été nommé par le Sénat avec plus de 73 % des voix».
3 Déc 2025
L’Université de Berne dissoudra d’ici fin 2025 le Center for Regional Economic Development (CRED) et transférera ses activités directement dans les facultés, estimant que ses prestations peuvent y être mieux intégrées. La recherche sur le tourisme sera reprise au sein d’un nouveau centre facultaire (FfT) rattaché au département d’économie, tandis que les autres domaines (économie régionale, géographie, entrepreneuriat) continueront dans leurs unités d’origine. Christoph Pappa, secrétaire général de l’Université de Berne, déclare : «Le CRED a été conçu comme un regroupement temporaire destiné à renforcer la recherche sur les développements économiques régionaux. Après un examen approfondi, la direction de l’université est arrivée à la conclusion que les prestations du CRED peuvent aussi bien être mises en œuvre au sein des facultés.»
Cette restructuration ne s’accompagne ni de suppressions d’emplois ni de changements pour les étudiant·es, et vise à renforcer durablement la recherche en développement économique régional et en tourisme au sein de l’Université.
27 Nov 2025
Quelques mois après les évènements qui avaient perturbé la fête de Vivapoly, l’EPFL renonce finalement à sanctionner les étudiant·es propalestinien·nes qui avaient scandé des «slogans antisionistes haineux». L’EPFL avait alors déposé une plainte pénale pour incitation à la haine.
«Après s’être entretenue avec les étudiants concernés, la direction annonce ce mercredi qu’aucune expulsion ne sera prononcée. À la place, les militants reçoivent un simple carton jaune pour avoir «contrevenu à la bienséance» et «porté atteinte aux membres de l’association Shalom». […] Cette décision se veut plus compréhensive du contexte qui a poussé ces étudiants à agir: «Dans une volonté d’apaisement et tenant compte notamment de l’émotion légitime entourant le conflit qui motivait la manifestation, l’école renonce à prononcer des mesures disciplinaires.»» (24 heures)
19 Nov 2025
52 minutes, l’émission d’actualité humoristique de la RTS animée par Vincent Kucholl et Vincent Veillon, a invité la présidente de l’EPFL pour un entretien.
Ils et elles abordent, entres autres, les finances «critiques» de l’EPFL, la ré-adhésion de la Suisse au programme de recherche Horizon Europe, la proportion d’étudiantes en sciences «dures», les enjeux autour de l’intelligence artificielle et les candidatures américaines à l’EPFL.
12 Nov 2025
«La rectrice de l’université, Audrey Leuba, revient sur la manifestation ayant entouré le déplacement de Martin Pfister à Genève mercredi dernier.»
11 Nov 2025
«La première femme présidente de l’EPFL vise une approche humaine et collaborative. Quid des collaborations avec l’économie, des liens avec les États-Unis et de la politisation du champ académique? Quid du financement de ce pachyderme et de ses infrastructures pharaoniques, de l’augmentation sans cesse croissante du nombre d’étudiants?»
13 Oct 2025
Le vice-chancelier adjoint et doyen de l’Université de Bath Marcus Munafò, écrit qu’historiquement, les universités ont toujours considéré que les universitaires étaient capables de tout faire, avec peu de formation, et que seuls eux devaient diriger les institutions académiques. Ainsi, les postes de direction exigent souvent un parcours académique prestigieux. Pourtant, les compétences nécessaires pour gérer une université dépassent largement la recherche et l’enseignement : elles incluent le leadership, la gestion, l’innovation et la compréhension d’environnements complexes et changeants.
De récentes études au Royaume-Uni montrent que les dirigeants recrutés hors du milieu universitaire obtiennent souvent de meilleurs résultats, notamment parce qu’ils possèdent des compétences managériales rares dans le secteur. Comme dans le sport, où les meilleurs entraîneurs ne sont pas toujours d’anciens champions, la crédibilité d’un dirigeant ne dépend pas uniquement de ses performances académiques.
Les universités doivent donc clarifier les compétences qu’elles recherchent pour les postes de direction et distinguer les aptitudes académiques des aptitudes managériales. Il est également nécessaire d’encourager les candidatures venues de l’extérieur, à tous les niveaux. Des initiatives comme les «professors of practice» ou la classification de «praticiens» à l’Université de Bath visent à valoriser les parcours professionnels non académiques.
Ces évolutions posent des défis – notamment en matière d’équité et de reconnaissance – mais elles enrichissent les institutions et permettent des carrières plus diversifiées. Une autre piste consiste à favoriser la circulation entre monde académique et monde professionnel, pour créer des carrières plus perméables.
Enfin, Marcus Munafò juge que modèle de l’universitaire capable de tout faire, hérité du XIXᵉ siècle, n’est plus adapté. Dans un contexte difficile pour l’enseignement supérieur, les universités gagneraient à apprendre d’autres secteurs, tout en maintenant leur identité académique.
9 Oct 2025
«Sur proposition du Conseil de l’Université de Lausanne, le Conseil d’État vaudois a nommé le Professeur Christophe Champod au poste de Recteur de l’Université de Lausanne pour la période 2026-2031.»
25 Sep 2025
«À moins d’un an de la fin de son mandat, le 31 juillet 2026, le recteur de l’Unil fait le point. Entre contraintes budgétaires, projets de recherche d’envergure et transition à préparer, Frédéric Herman revient sur les défis qui marqueront l’année académique 2025-2026. S’il reconnaît que les coupes imposées par le canton pèsent lourdement, il insiste aussi sur les réussites académiques et scientifiques de l’institution»
19 Sep 2025
La Faculté de philosophie de l’Université de Zurich (PhF), plus grande et plus ancienne de l’institution avec plus de 10 000 étudiants, fait l’objet d’une réforme majeure. En raison de sa taille et de sa diversité (histoire, langues, sciences sociales, informatique linguistique, etc.), elle est jugée ingouvernable : ses organes décisionnels sont surchargés et inefficaces, et elle se perçoit comme sous-représentée dans la direction de l’université.
Deux scénarios sont envisagés : soit une réforme interne avec des instances plus petites et un co-décanat, soit un éclatement en deux ou trois facultés distinctes, éventuellement accompagné de la séparation de l’Institut de psychologie, jugé trop volumineux.
Cette restructuration suscite des craintes : les petites disciplines (slavistique, grec ancien, etc.) risqueraient de perdre la protection de la grande faculté et de devenir politiquement vulnérables, dans un contexte où les sciences humaines sont régulièrement contestées au profit des filières « rentables » (économie, sciences exactes). Certains redoutent un affaiblissement de l’interdisciplinarité et un recul de la place des sciences humaines dans la société.
Pour d’autres, la réforme est nécessaire afin de rendre la faculté plus efficace et de mieux représenter ses spécificités au sein de l’université. Les associations étudiantes et les syndicats demandent toutefois que la réorganisation ne se fasse pas au détriment des disciplines minoritaires et qu’elle préserve la diversité académique.
19 Sep 2025
Le Conseil des EPF a nommé la professeure Eftychia Vayena membre de la direction de l’ETH Zurich. Dans le cadre du projet de développement organisationnel «FIT for the Future», il a en outre pris acte de l’alternative proposée par les établissements de recherche et les a chargés de la développer davantage. Le Conseil des EPF décidera vraisemblablement d’ici à la fin de l’année laquelle ou lesquelles des différentes variantes il compte soumettre à la consultation interne au Domaine des EPF.
16 Sep 2025
Pour cette rentrée, l’Université de Genève accueille 18’200 étudiant·es, un record. Cette croissance concerne notamment les facultés de droit, des sciences et la GSEM (Geneva School of Economics and Management). L’Université a reçu d’importants financements pour la recherche, notamment de la Fondation Wilsdorf, et le campus est en train de croître avec la construction de nouveaux bâtiments. La rectrice note que les coupes envisagées par la Confédération pourraient s’élever à plus de 22,5 millions de francs par an, ce qui représenterait 20% des projets de recherche et 40 postes de professeur·es ordinaires.
Voici les principaux projets de la direction actuelle que la rectrice mentionne:
12 Sep 2025
«À l’occasion de son soixantième anniversaire, le Conseil suisse de la science (CSS) s’est projeté dans l’avenir et a identifié sept défis majeurs pour les dix prochaines années. […] Le CSS invite les acteurs et actrices publics et privés du domaine FRI à collaborer. Il est convaincu qu’il est nécessaire de s’entendre sur les priorités des dix prochaines années : en raison précisément des incertitudes financières, géopolitiques et technologiques, il est essentiel d’identifier à la fois les opportunités et les risques futurs et de les adresser.»
Les défis:
8 Sep 2025
La présidente de l’EPFL Anna Fontcuberta i Morralaffirme indique dans une interview sa priorité va à l’enseignement. Dans un contexte marqué par les restrictions budgétaires et des incertitudes sur les collaborations internationales, elle insiste sur le fait que l’EPFL «ne fait pas de politique». Son rôle, dit-elle, n’est pas de prendre position sur des partenariats sensibles (comme des collaborations avec l’Université hébraïque de Jérusalem) ni d’intervenir dans les débats parlementaires à propos de financement de la recherche et de la formation. Une particularité de la présidente par rapport à ses prédécesseurs est de promouvoir une culture de «collaboration entre pairs» et d’encourager la transversalité entre disciplines au sein de l’institution. Face à l’accélération de notre monde, elle explique que l’institution évoluera plus rapidement, tant dans ses plans d’études que dans ses activités de recherche, ayant pour projet de rendre «l’enseignement toujours plus ajusté sur les avancées technologiques».
25 Août 2025
Orla Feely, présidente de l’University College Dublin et de l’association universitaire CESAER, donne son point de vue sur les perturbateurs actuels qui menacent les universités et défend également les bénéfices sociétaux du modèle universitaire moderne à forte intensité de recherche.
Orla Feely, qui a nommé ces perturbateurs sur le signe de la lettre D («D is for disruption»), précise que ces éléments ne sont pas tous vécus par toutes les universités, mais que celles-ci en vivent au moins toutes une combinaison.
«Demographics»: la chute du taux de natalité actuel signifie un bouleversement démographique dans l’enseignement supérieur. La génération actuelle d’étudiant·es travaille souvent à temps partiel à coté des études, fait des longs trajets et des problèmes de santé mentale sont une réalité pour beaucoup d’entre eux (et elles). Nées avec le numérique et les réseaux, ces personnes auraient une vision et des attentes en matière d’enseignement et d’apprentissage très différentes des générations précédentes.
«Deglobalisation»: la mobilité des personnes et des idées, dont dépend la santé des universités, est actuellement souvent remise en question, avec un éloignement croissant de l’«open innovation, open science», au profit d’un accent mis sur la compétitivité industrielle. Le financement croissant dans la «Defence» a également des implications pour le financement et la nature des recherches.
«Digitalisation»: les technologies numériques de l’intelligence artificielle ont un profond impact sur l’enseignement, la recherche et l’innovation. Mais aussi sur le monde du travail et les sociétés de manière plus générale, pour lesquels les universités ont «un rôle très important à jouer dans notre réponse collective».
«Deficits»: de nombreuses universités rencontrent actuellement des problèmes financiers, qui menacent leur indépendance. Les pressions financières sur les gouvernements ainsi que sur les potentiel·les étudiant·es sont également des éléments-clés.
«Distrust»: la confiance envers les expert·es et les universités diminue au sein de la société. Les universités sont souvent accusées d’éloignement ou même de divergence par rapport aux communautés qu’elles servent.
«Division»: des questions de divisions et de colère se sont manifestées sur les campus. Les activités et valeurs des universités sont devenues le centre de débats sociétaux très polarisés. «L’équilibre entre l’engagement institutionnel en faveur d’un échange ouvert de points de vue et la dignité et le respect est souvent précaire.»
«Pour y remédier avec succès, il faut tout d’abord comprendre ce qui pourrait être perdu. Il faut ensuite s’engager à trouver des solutions, être capable de changer et savoir motiver, communiquer et susciter un large soutien en faveur des nombreuses façons dont l’enseignement supérieur et la recherche engagés peuvent transformer le monde.»
21 Août 2025
«Le Comité stratégique de la HE-Arc a désigné Gabriel Dumitru comme nouveau directeur du domaine Ingénierie. Âgé de 55 ans, il prendra ses fonctions début février 2026.»
19 Août 2025
Deux cadres de l’Université de Saint-Gall (HSG) ont donné leur démission: Jürg Wicki-Breitinger, responsable des ressources humaines, et Bruno Hensler, directeur administratif. Travaillant pour l’institution depuis plusieurs années, le premier aurait connu une évolution professionnelle majeure à la Haute École Spécialisée de Suisse orientale (OST), tandis que le second accèderait à la tête de l’Abbaye d’Einsiedeln, selon la HSG.
Toutefois, une source interne relayée par le média insideparadeplatz.ch révèle qu’un problème viendrait du recteur de la HSG Manuel Ammann. «En tant que recteur, il est un Softie [homme sensible]», déclare la source.
Manuel Ammann, renommé dans son demaine de recherche (les banques) est devenu recteur en 2024.
15 Août 2025
Anna Fontcuberta i Morral est présidente de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) depuis début 2025. Elle aborde dans une interview ses tâches, des atouts et des priorités de l’EPFL, ainsi que de sa passion pour la physique.
13 Août 2025
Le professeur d’économie de l’Université de Bâle Aymo Brunetti, originaire de Bâle-Campagne, deviendra président du Conseil de l’Université à partir de 2026. Cette annonce était surprenante dans la mesure où d’habitude, la présidence de ce Conseil alterne entre des citoyen·nes des deux demi-cantons. Normalement, cela aurait été au tour de Bâle-Ville et la conseillère d’État Eva Herzog, qui a failli devenir Conseillère fédérale, était la candidate pressentie, mais les cantons ont choisi le professeur, qui faisait par ailleurs partie des auteurs du fameux rapport Gaillard, lequel a identifié des mesures d’économies pour le Conseil fédéral. Une des propositions de ce rapport consistait à augmenter massivement les taxes d’études.
Les attentes de l’Université envers son président sont claires : il doit se battre pour la viabilité financière de l’Université au cours de la période de performance à partir de 2030. En effet, alors que le budget actuellement en discussion au Parlement pour la période 2026-2029 prévoit une augmentation relativement modérée de 11 %, les jalons sont posés pour que cela coûte très cher aux cantons responsables par la suite. Selon le journaliste du bz, «Les signes avant-coureurs de cette confrontation sont évidents.» Le gouvernement de Bâle-Campagne a déjà stipulé dans l’accord de prestations actuel que la clé de financement serait révisée pour la période à partir de 2030, et ce dans un seul sens : Bâle-Ville devra payer davantage.
Pour le journaliste, «la démarche logique» serait de faire reconnaître l’Université comme une haute école spécialisée dans les sciences de la vie, y compris au niveau de son personnel dirigeant. Sa rectrice jusqu’en 2027, Andrea Schenker-Wicki, préparerait le terrain sur le plan rhétorique, soulignant «à chaque occasion» que 75 % des fonds de l’Université sont déjà consacrés à deux des sept facultés, à savoir les sciences de la vie et la médecine qui y est associée. Et Aymo Brunetti aurait un rôle déterminant dans la décision si l’Université, sous sa présidence, va réduire les sciences humaines et sociales à une «fonction complémentaire» [aux études des sciences de la vie et de la médecine].