«Les étudiants des écoles privées vaudoises pourront passer leur maturité au sein de leur établissement, sans devoir passer par l’examen fédéral comme actuellement. Le Grand Conseil a voté mardi un texte en ce sens.»
19 Mar 2026
19 Mar 2026
«Les étudiants des écoles privées vaudoises pourront passer leur maturité au sein de leur établissement, sans devoir passer par l’examen fédéral comme actuellement. Le Grand Conseil a voté mardi un texte en ce sens.»
13 Jan 2026
«Mathématique et français sont à nouveau au menu des étudiant·es de première année des hautes écoles spécialisées de Genève (HES). Est-ce à dire que le niveau scolaire et d’apprentissage des entrant·es en HES a drastiquement baissé?» Des professionnel·les de l’éducation et les syndicats d’étudiant·es pensent que ceci est dû aux répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’apprentissage scolaire en particulier.
13 Nov 2025
Alice Gasparini, physicienne et enseignante, se penche sur la différence (conséquente) de niveau entre la fin d’études de Secondaire II et la 1e année académique. «Ce décalage, particulièrement marqué dans les filières scientifiques, interroge l’équité du système éducatif pris dans son ensemble et ses répercussions sociales à long terme.» Selon elle, ce décalage conduirait à un taux plus élevé d’abandon d’études, pour des raisons psychologiques, économiques, ou à cause de démotivation. En effet, le décalage observé conduirait souvent à un «besoin de facto d’une année de mise à niveau avant de pouvoir réellement entamer ses études universitaires». Formalisée à l’EPFL par la «MAN», cette année «se manifeste plutôt sous la forme d’abandons, d’échecs ou de réorientations à L’UNIGE», observe l’enseignante. Les effets négatifs seraient particulièrement marqués pour les personnes de familles moins aisées socio-économiquement et les femmes.
11 Nov 2025
Des étudiant·es, particulièrement en droit à l’Université de Zurich, font part à Nau.ch des coûts élevés de leurs lectures de cours obligatoires. En 2019 déjà, le journal étudiant N’jus faisait état de plus 500 francs de dépenses par an par étudiant·es pour les lectures obligatoires. De plus, le fait que certain·es enseignant·es imposent leurs propres ouvrages comme lectures obligatoires est controversé. Les étudiant·es se verraient alors parfois contraint·es de choisir leurs professeur·es en fonction du prix des livres qu’ils·elles recommandent. Certes, les bibliothèques mettent des exemplaires à disposition, mais ceux-ci ne peuvent souvent pas être empruntés ou alors sont «cachés» par d’autres étudiant·es.
À la demande de Nau.ch, l’Université de Zurich souligne qu’il n’existe aucune obligation officielle d’achat de livres ou de polycopiés. Mais pour certains examens, certains supports imprimés sont nécessaires, surtout en études de droit. Les appareils numériques étant généralement interdits, les livres électroniques, moins chers, ne sont généralement pas acceptés. Ou lorsqu’ils le sont, c’est uniquement après l’achat du livre imprimé, notamment pour des raisons de droits d’auteur, précise l’Université de Zurich .
Les étudiant·es parlent alors d’une «obligation indirecte d’acheter des livres». La thématique est régulièrement discutée, en particulier en droit, mais des filières telles que la médecine seraient également concernées.
8 Oct 2025
Les Etats-Unis ont délivré en août de cette année 313’138 visas étudiants, soit 19,1% de moins par rapport à la même période l’an dernier. L’Inde, qui était l’année dernière la principale source d’étudiant·es étranger·ères aux Etats-Unis, a connu une chute de 44,5% de visas en moins. Actuellement, le plus grand nombre d’étudiant·es étranger·ères vient de Chine, bien que son quota ait également été revu à la baisse. Les statistiques montrent également une grande baisse du nombre de visas d’étudiant·es venant de pays à majorité musulmane. Les admissions iraniennes ont par exemple chuté de 86%.
6 Oct 2025
Selon le magazine britannique The Spectator, il est désormais plus facile d’intégrer une prestigieuse université britannique via le processus de clearing. A l’origine conçu comme filet de sécurité pour les candidat·es qui n’avaient pas obtenu les notes souhaitées, ce dispositif deviendrait aujourd’hui une véritable «voie alternative pour intégrer les meilleures universités telles que King’s College London, Leeds ou Bristol». Selon un rapport, le nombre de places attribuées à des candidats dont les résultats sont parfois nettement inférieurs aux exigences est en augmentation. La raison de ce «changement de paradigme dans la pratique des admissions» est économique: «les recettes provenant des frais de scolarité diminuent, tandis que les étudiant·es internationaux – qui paient souvent quatre fois plus – sont moins nombreux depuis le Brexit». Beaucoup profiteraient de ce système. Celles et ceux qui ainsi ne réussiraient pas leur candidature principale s’inscriraient alors simplement dans un autre cursus, moins populaire et peu demandé. En 2023, plus de 3’500 cursus étaient disponibles via le clearing, soit une hausse de plus de 25 % par rapport à l’année précédente.
1 Oct 2025
Ce mercredi 1er octobre se tient sur la place Fédérale à Berne une mobilisation nationale organisée par l’Union des étudiants de Suisse (UNES). La date a été choisie car la Commission des finances du Conseil des Etats se réunira les 2 et 3 octobre pour aborder ce sujet. Les manifestant·es s’opposent à la proposition du Conseil fédéral de doubler les taxes d’études pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiant·es étranger·ères, dans le cadre du plan d’économies de la Confédération de 460 millions de francs dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation. Une pétition sera remise.
Selon Sophie Wang, co-présidente de l’UNES, la Suisse devrait s’inspirer de pays tels que l’Autriche, la Suède ou l’Ecosse, qui investissent massivement pour maintenir des formations abordables. Leur système de hautes écoles serait parmi les plus équitables et divers. Selon elle, étant donné l’optique actuelle d’austérité budgétaire de la Confédération, il revient aux cantons de choisir de ne pas répercuter ces coupes sur les frais de scolarité. Elle attend d’eux qu’ils défendent clairement leurs institutions. (La Liberté)
Julia Bogdan, co-présidente de l’UNES, craint une perte des talents en Suisse au profit d’autres universités voisines, en Allemagne ou en Autriche. Elle regrette également que le Conseil fédéral n’ait pas consulté ni étudiant·es ni universités avant de décider. Il n’aurait de plus pas tenu compte des nombreuses oppositions formulées pendant la procédure de consultation. (Tages-Anzeiger)
14 Août 2025
«swissuniversities salue l’intégration du rôle d’infirmier·ère praticien·ne spécialisé·e (IPS) dans la révision de la Loi fédérale sur les professions de la santé, une avancée essentielle face à la hausse des besoins en soins, à la pénurie de personnel et au développement de modèles innovants. L’accès à cette fonction doit être réservé aux titulaires d’un Master en pratique infirmière spécialisée délivré par une haute école, garantissant qualité, sécurité et alignement avec les standards internationaux.
Parallèlement, swissuniversities étudie des mesures pour faciliter l’accès au Bachelor en soins infirmiers pour les infirmier·ère·s diplômé·e·s ES.»
4 Août 2025
28 Juil 2025
Après avoir obtenu un bachelor en microtechnique et un master en robotique, un diplômé de l’EPFL souhaite devenir enseignant en mathématiques. Toutefois, il est désormais nécessaire de posséder un master dans la branche souhaitée avant d’entreprendre une formation à l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). De plus, l’Université de Genève (UNIGE) impose des critères d’équivalence stricts vis-à-vis des diplômes d’autres institutions : elle ne lui a validé que 33 crédits sur les 330 obtenus. En revanche, à l’Université de Neuchâtel, le diplômé a été directement admis en master.
26 Mai 2025
«24 heures s’est procuré les chiffres de l’EPFL sur les taux de réussite des Romands au bachelor. Des disparités apparaissent selon la durée et les exigences des formations secondaires cantonales. Toutes facultés confondues, ce sont les Jurassiens qui arrivent en tête de ce classement (67,9%), devant les Valaisans (59,5%). Vaud est avant-dernier et Genève a le bonnet d’âne avec 48,4%. Ces deux cantons détiennent le record du nombre de maturités délivrées: 32% des Vaudois et 34% des Genevois de moins de 25 ans en ont une, contre 22% en Valais.»
13 Mai 2025
Fin 2022, l’Université de Zurich a suspendu une étudiante qui a raté de peu un examen en ligne qu’elle devait repasser, car elle a dû s’occuper, durant l’épreuve, de soins médicaux d’urgence pour sa maman. Souhaitant poursuivre son examen suite à l’incident, sa mémoire lui aura causé des troubles, qu’un médecin spécialiste diagnostiquera par la suite. L’étudiante évoque des circonstances exceptionnelles et indépendantes de sa volonté auprès de son Université, mais l’alma mater «reste inflexible» et lui indique qu’elle peut faire recours.
La jeune femme a fait appel à un avocat, qui manque malheureusement le délai de recours. L’exclusion de l’Université devient donc définitive. L’avocat essaiera un recours jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui l’a rejeté. L’étudiante «ne pourra plus jamais s’inscrire en économie dans une université suisse. Le choc a été tel qu’elle a dû être hospitalisée en clinique psychiatrique pendant un temps.»
5 Mai 2025
En 2015, un étudiant de bachelor à l’EPFL a eu des comportements violent (agressions verbales et physiques de plusieurs étudiant·es, endommagement d’une voiture au moyen d’une hache, etc.) sur le campus polytechnique. Il s’est alors fait exclure de l’école. En 2023, après s’être soigné et ayant un état de santé désormais stabilisé, l’étudiant souhaite à nouveau rejoindre l’EPFL en vue d’obtenir un bachelor. Mais la haute école le refuse catégoriquement, arguant que l’exclusion était définitive. La commission de recours de l’EPFL explique qu’«il est clair que le risque représenté par [l’étudiant en question] pour la sécurité de l’EPFL n’a pas diminué de façon significative. Il convient dès lors de maintenir son expulsion.» Recourant devant le Tribunal administratif fédéral (TAF), l’étudiant obtient gain de cause: les juges estiment qu’il «ne doit pas être exclu à vie de l’EPFL. Cela ne veut pas dire que sa réinscription est garantie. Les juges du TAF demandent à l’EPFL de reprendre la procédure d’inscription de [l’étudiant], de le soumettre à une expertise médicale indépendante, voire à d’autres expertises si nécessaires. L’EPFL est aussi sommée de payer les 5000 francs de l’avocat dont [l’étudiant] a bénéficié au titre d’assistance judiciaire.»
16 Avr 2025
La Confédération a planifié d’économiser, à partir de 2027, 460 millions de francs par an dans le domaine de la formation. Elle propose alors de doubler les taxes pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étudiant·es étrangers·ères.
Le recteur de l’EPFZ, Günther Dissertori, parle d’un «changement de paradigme». Il s’inquiète : «Cette mesure est un premier pas vers la privatisation du système éducatif». Pour lui, une telle décision devrait être prise dans le cadre d’un large débat de société, et non pas sur la base d’un exercice d’économie à court terme. «Tôt ou tard, nos universités s’aligneraient sur le système américain», affirme-t-il. «Si les étudiants payaient autant pour leur formation, ils s’attendraient également à recevoir un diplôme. Cela pourrait entraîner une baisse de la motivation des étudiants. «Ils deviennent des clients et des clientes – et l’université se retrouve dans l’obligation d’apporter quelque chose». Cela affaiblirait l’engagement élevé dont font preuve les étudiants de l’ETH aujourd’hui.»
«Si l’EPF veut se conformer aux plans de la Confédération, elle doit économiser 78 millions de francs au total. Comme l’Ecole polytechnique est également concernée par les coupes prévues dans le Fonds national suisse, Innosuisse et d’autres domaines, il manquerait au total jusqu’à 125 millions de francs.»
14 Avr 2025
«Le Conseil fédéral refuse de faciliter l’accès à l’université pour les titulaires d’une maturité professionnelle ou spécialisée. L’examen complémentaire reste la règle, au nom du niveau académique. Une position que regrette l’Union des étudiants de Suisse.»
14 Avr 2025
Une jeune Gazaouie, après avoir obtenu, avant la guerre, «des résultats extraordinaires à son bachelor (95 sur 100)», a souhaité postuler pour un master à la Faculté de traduction et d’interprétation (FTI) de l’Université de Genève. Malgré son admission à l’Université, l’obtention de bourses d’études de près de 90’000 francs, et l’accord de l’Office cantonal de la population et des migrations à Genève, le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) à Berne a annoncé son «intention» de s’opposer à cette demande.
«Ici, tout s’est mis en place. C’est une structure extrêmement compliquée à dresser, et ce veto du SEM est totalement incompréhensible. Il fait barrage à toutes les institutions qui soutiennent la jeune femme. De simples questions d’humanité devraient rendre certains choix évidents», explique Olivier Peter, choisi comme avocat par l’organisation Alama qui soutient l’étudiante. Le SEM motive sa décision entre autres par le fait que «le cursus retenu par la jeune femme pourrait être suivi ailleurs qu’en Suisse» et que «les probabilités de retour dans le pays d’origine à l’issue de ses études sont faibles».
«Cette «intention» du SEM est sujette à un «droit d’être entendu», qui pourrait encore l’infléchir et n’est donc pas définitive. Mais, au-delà du sort personnel de l’étudiante, elle a aussi de quoi heurter la volonté de l’Université de Genève. […] Soucieuse d’affirmer tout autant sa foi en la liberté académique que sa solidarité envers les universitaires de l’étranger (y compris de Gaza), elle a lancé toute une série de programmes – la Gaza Health Initiative, dispositif pour les chercheurs et chercheuses en danger – qui visent notamment à démontrer qu’elle n’est pas insensible à l’idée d’assumer son «rôle dans la cité».»
10 Avr 2025
«Le 9 avril 2025, le Conseil fédéral a adopté deux rapports donnant suite à des postulats, dans lesquels il examine les possibilités de faciliter l’accès aux études universitaires et aux hautes écoles pédagogiques (HEP) pour les titulaires d’une maturité professionnelle ou spécialisée. Il arrive à la conclusion que les dispositions actuelles ont fait leurs preuves. Il recommande aux cantons de procéder à un examen approfondi des différentes possibilités d’optimisation concernant l’accès à la formation préparant à l’enseignement au degré primaire.»
2 Avr 2025
En Espagne, pour 50 universités publiques, on compte aujourd’hui 46 universités privées. Pour le gouvernement, ce déséquilibre menace l’égalité des chances dans l’enseignement. En effet, les universités privées ne sont souvent ouvertes qu’aux étudiant·es aisé·es, et les diplômé·es du secteur public ne sont pas aussi bien loti·es que ceux·celles du secteur privé. Le gouvernement souhaite désormais renforcer les règles pour les universités privées. Elles devront à l’avenir accueillir au moins 4’500 étudiant·es en cinq ans et répondre à des critères de qualité plus stricts.
28 Mar 2025
«Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et swissuniversities, la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses, veulent ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur en Suisse aux réfugiés qui ont le potentiel nécessaire, et contribuer ainsi à lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Cinq projets, proposés par les universités de Bâle, de Lausanne et de Lucerne, par la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) et par la Haute école pédagogique de Lucerne (HSLU), ont été sélectionnés pour la première phase du programme pilote.»
6 Fév 2025
Le professeur Franz Eberle vient de réaliser une étude scientifique permet d’analyser toutes les voies d’accès à une formation de degré tertiaire relevant de la typologie haute école universitaire (HEU), haute école spécialisée (HES) et haute école pédagogique (HEP) et met en lumière les taux de réussite correspondants.