L’EPFL décroche cette année la sixième place du classement global des employeurs suisses. Dans le secteur «éducation et recherche», l’Université de Lausanne est classée 15ème.
22 Fév 2023
22 Fév 2023
L’EPFL décroche cette année la sixième place du classement global des employeurs suisses. Dans le secteur «éducation et recherche», l’Université de Lausanne est classée 15ème.
21 Fév 2023
«Les chercheurs et chercheuses demandent de meilleures conditions de travail. Plusieurs actions syndicales sont prévues ce printemps dans les universités romandes. À Lausanne par exemple, une pétition sera lancée demain contre la précarité et les inégalités entre doctorants.» (A partir de 5min57)
30 Jan 2023
Dans le contexte du manque de candidatures internes pour le poste de recteur ou rectrice de l’Université de Genève, le principal frein résiderait dans la lourdeur de la tâche, juge Yves Flückiger, le recteur actuel de l’université. Il illustre cette affirmation en donnant un aperçu de son agenda.
18 Jan 2023
L’Université de Bâle a lancé son propre service de garde pour les enfants des étudiant-es, assistant-es, les doctorant-es et post-docs. Elle précise toutefois que cette offre ne doit pas concurrencer les prestataires privés et assure qu’il ne s’agit pas d’une offre de prise en charge permanente. Il s’agit plutôt de soulager sporadiquement les familles en période de stress. Les horaires d’intervention des nounous sont d’ailleurs très limités : Du lundi au vendredi, de 18 heures à 23 heures. A cela s’ajoute le fait que l’offre de nounous est limitée en cas de forte demande : au maximum un soir par mois et par famille. L’offre coûte dix francs par heure pour les personnes ayant droit à une réduction de primes ; tous les autres paient 20 francs.
17 Jan 2023
Au terme d’un recrutement mouvementé, le gouvernement doit statuer ce mercredi sur la candidature du Québécois Eric Bauce. Entretemps, l’historien et professeur honoraire de l’Université de Genève Michel Porret et l’écrivain Metin Arditi.
Michel Porret regrette que dans la culture académique en Suisse, plus précisément dans le champ des sciences humaines et sociales, il y a un «complexe»», voire une «ségrégation» internationaliste qui fait qu’à profil d’excellence comparable, les candidatures non issues de l’alma mater ont plus de crédibilité pour un poste que celle qui en est issue. «Plutôt que polémiquer sur la nationalité du futur recteur ou de la future rectrice en méjugeant l’impact du terreau socio-politique qui de facto anime l’appareil institutionnel, il conviendrait de questionner ce non-dit de la discrimination académique. Il estime que le recrutement devrait être fait «avec la règle éthique des «trois tiers» entre personnes issues des relèves internationale, suisse et «locale».»
Metin Arditi est également en faveur d’une candidature locale pour le poste de recteur-rice, la connaissance intime de l’université étant «indispensable» pour maintenir son fonctionnement en mode horizontal «fondé sur très peu de hiérarchie et une grande délégation» et pour garantir que l’université reste compétitive. Par ailleurs, il réagit à la proposition d’Eric Bauce [entendu dans le Forum du 13.01.2023] d’améliorer les conditions de travail des chercheurs, [«un salaire normal pour un nombre d’heures de travail normal, aussi»]. L’écrivain n’est pas d’accord avec cette proposition: «En matière de recherche, la concurrence est mondiale. Elle est aussi féroce. Un projet universitaire fondé sur la pérennisation des postes de recherche est, dès lors, voué à faire dégringoler l’institution dans les classements.»
Luc Otten, médecin et biologiste, estime qu’à trois ans de la retraite, et sans connaître les raisons pourquoi il n’a pas accédé au poste de recteur à l’Université de Laval lors de ses tentatives en 2017 et et 2022, «il est très difficile de penser qu’Eric Bauce pourra porter un projet d’avenir et de transition socio-écologique», «un projet fédérateur et porteur d’avenir».
16 Jan 2023
Eric Bauce, le recteur proposé par l’Assemblée de l’Université de Genève, est interviewé sur sa vision pour l’Université de Genève. Il mentionne notamment son souhait d’améliorer les conditions de travail des scientifiques et de faire de l’Université «un exemple à suivre en matière de développement durable, sur les plans environnemental, social et économique».
16 Déc 2022
Nature passe en revue les grands sujets traités par le journal en 2022 comme par exemple:
15 Déc 2022
L’Université de Zurich créera en 2023 de nouveaux postes à durée indéterminée dans l’enseignement et la recherche : des «Lecturers» et des «Senior Lecturers» spécialisé-es soit dans l’enseignement soit dans la recherche. Ce sont des postes qui permettent un travail pour le corps intermédiaire qui serait indépendant d’un-e professeur-e. Cette réforme ouvre ainsi de nouvelles perspectives de carrière attrayantes aux jeunes chercheurs et chercheuses bien qualifié-es. Selon la vice-rectrice [pour la recherche] Elisabeth Stark, la longue période d’incertitude liée aux contrats à durée indéterminée suscite des problèmes pour les personnes concerné-es mais également pour l’université, qui perd en attractivité par rapport à des entreprises comme Google.
Par ailleurs les doctorant-es auront dorénavant le droit de travailler au moins une journée et demie par semaine sur leur thèse, indépendamment de leur taux d’emploi, mais l’Université a renoncé à introduire un mécanisme qui permettrait de contrôler cela. Par ailleurs, au regret de l’association du corps intermédiaire Vauz, leur demande centrale concernant les salaires et le taux d’emploi des doctorant-es n’a pas été satisfaite.
Le professeur en histoire de l’Université de Saint-Gall Caspar Hirschi estime qu’une réforme fondamentale doit avoir lieu: les doctorant-es devraient être employé-es par leurs instituts et l’évaluation du travail des doctorant-es ne devrait plus être réalisée par leur directeur ou directrice de thèse mais par des personnes externes à l’institut, comme c’est le cas dans la publication scientifique.
En économie, l’Université de Zurich a fait des expériences positives avec ce modèle de fonctionnement, mais en ce moment il y a des résistances trop importantes contre ce modèle dans les facultés, «où ce sont toujours les professeur-es qui font la loi», comme le formule l’auteur de l’article.
12 Déc 2022
La campagne «Stable Jobs – Better Science» lancée par le Syndicat des services publics (SSP) réclame des mesures structurelles pour lutter contre la précarité du corps intermédiaire. Neuf membres du corps intermédiaire dans différentes hautes écoles suisses et membres du SSP décrivent leurs revendications.
12 Déc 2022
Plusieurs doctorant-es de l’Université de Fribourg parlent de leurs conditions de travail, qu’ils et elles estiment difficiles, voire précaires. La rectrice Astrid Epiney, prend position sur cette question et dans un encadré, il y a un comparatif des salaires des doctororant-es dans les différentes universités suisse-romandes.
9 Déc 2022
En Suisse, 78% du personnel académique n’a pas de contrat fixe. «Malgré l’impact humain et scientifique de cette précarité, les choses bougent peu», résume l’auteur de l’article.
9 Déc 2022
L’Université de Lausanne a publié les résultats d’une enquête sur le climat de travail. Des membres de la Direction admettent avoir été «secoués» par les résultats et vont prendre des mesures.
««On ne peut être que heurté par les résultats de cette enquête», réagit Frédéric Borloz, conseiller d’Etat vaudois chargé de la formation. Ce dernier salue la transparence et la volonté d’agir démontrée par l’Unil. «Toute violence et toute discrimination sont inadmissibles», insiste-t-il. Raphaël Ramuz, secrétaire syndical SSP (Syndicat des services publics) Vaud, salue aussi cette nouvelle dynamique mais la juge encore insuffisante. […] «[…]améliorer les procédures ne suffit pas. Il faut engager des personnes qui ont une réelle volonté de lutter contre le harcèlement, d’administrer les preuves, de faire la lumière sur ce qu’il se passe», réagit-il. Et de rappeler que «l’Etat de Vaud n’a toujours pas remplacé le groupe Impact (entité chargée des conflits de travail au sein de l’administration)», malgré un audit public qui a pointé, en 2021, certains manquements dans le traitement de deux affaires de harcèlement sexuel à l’Université de Lausanne.»» (Le Temps)
8 Déc 2022
«Réaliser une thèse universitaire prend du temps. Parfois, trop. Certains doctorants sont inscrits au chômage et terminent leur thèse à côté, car ils ont dépassé les délais de leur contrat ou financements. Une situation dont on peine à mesurer l’ampleur, mais qui illustre à quel point le «métier» de doctorant a évolué au cours des vingt dernières années.»
23 Nov 2022
Les assistant-es de recherche et d’enseignement de l’IHEID à Genève dénoncent des salaires trop bas et le refus de la direction de négocier. En effet depuis quelques années, ils et elles se battent pour un meilleur salaire, adapté à leur travail et le coût de la vie au bout du lac. A présent, ils gagnent 1900chf par mois plus des aides qui ramenaient leur revenu à CHF 3400 (CHF 2977 après déductions), ce qui n’est pas suffisant à Genève pour vivre correctement, surtout avec un contrat de 100%. Par ailleurs, en 2020 Genève a fixé le salaire minimum à 4000chf mensuel pour un 100% (40 heures semaine), ce que les assistant-es ont par la suite fait remarquer à la direction de leur institut. Suite à cela l’institut à bien voulu changer les contrats unilatéralement, non pas sur le salaire, mais sur le temps de travail par rapport au salaire. D’un 100%, ils sont passés à un 45%, sans adapter la charge de travail. «Seul l’IHEID ne salarie pas la thèse, ce qui lui permet de ne pas payer les charges sociales», ajoute la syndicaliste Clara Barrelet du syndicat Sit.
18 Nov 2022
«Une enquête de l’Université de Neuchâtel révèle que la moitié des doctorants et doctorantes estiment leur charge de travail « démesurée ». Et cette situation n’est de loin pas un cas isolé en Suisse.»
15 Nov 2022
Selon un récent sondage des doctorant-es et membres du corps intermédiaire de l’Université de Neuchâtel par l’Association du corps intermédiaire de l’UNINE, 49% des sondé-es estimeraient avoir une charge de travail «démesurée ou excédant ce qu’il est possible d’accomplir dans le cadre des heures prévues qui leur sont ou leur ont été imposées». 37% des répondants «déclarent avoir dû effectuer des heures supplémentaires non rémunérées le soir ou le week-end. Par ailleurs, le rapport de sondage souligne une disparité concernant de temps de travail consacré à la thèse d’un assistant doctorant à l’autre, même au sein d’une même faculté.
11 Nov 2022
«Difficile pour les chercheuses et chercheurs de grimper les échelons du monde académique sans passer par la case travail à l’étranger. Or cette injonction à la mobilité chamboule la vie privée des scientifiques, en particulier celle des femmes.»
8 Nov 2022
Durant tout le mois de novembre le syndicat des services publics (SSP) présentera dans différentes universités et hautes écoles sa nouvelle campagne nationale «Stable Jobs – Better Science». Le SSP écrit sur son site de campagne: «La succession de contrats à durée déterminée, les pressions de la hiérarchie et la mise en concurrence systématique nuisent aux membres du corps intermédiaire comme à la qualité de la recherche et de l’enseignement. […] Nous nous battons pour des contrats stables, protégeant contre le harcèlement, les pressions et le chantage à l’emploi et pour un environnement de travail fait d’émulation plutôt que de concurrence et d’angoisse.»
1 Nov 2022
Caspar Hirschi, professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, estime que si l’on demande à un élève qui détient le pouvoir, il pointera un doctorant qui lui-même pointera un professeur qui lui-même pointera le doyen qui lui dira que c’est au rectorat que le pouvoir se trouve. Le Rectorat renverra au Conseil universitaire qui lui renverra à l’administration.
«Ce sentiment d’impuissance est le talon d’Achille de l’université. Il permet d’occulter plus facilement la réalité des inégalités de pouvoir et le risque d’abus de pouvoir. Celui qui pense ne pas avoir de pouvoir l’exerce d’autant plus irréfléchie. […] Plus la concurrence pour la reconnaissance scientifique par le biais de publications, de projets et de prix devient acharnée, plus les directions d’université se trouvent en position de faiblesse. Elles doivent se surpasser mutuellement en accordant des décharges aux chercheurs de premier plan afin de pouvoir les recruter et les garder. De leur côté, les chercheurs sont plus facilement tentés d’exploiter leurs propres doctorants lorsque la pression de la concurrence augmente au sein de leur communauté scientifique. C’est donc précisément dans les universités à forte activité de recherche que le personnel de direction académique est particulièrement faible – et le potentiel de scandale élevé en conséquence.»
11 Oct 2022
A cause de la hausse du coût de la vie, la précarité des étudiants dans le Canton Vaud s’aggrave. La secrétaire générale de la FAE Hannah Wonta avance que l’association a déjà octroyé la moitié de son fonds de solidarité auquel chaque étudiant peut avoir recours une fois par an.
Dans le Canton de Vaud, la Fédération des associations étudiantes (FAE) et les syndicats SUD-ep et SSP-étudiant-e-s réclament une hausse de 5 à 6% des rémunérations des personnes en formations, bourses, salaires ou prestations sociales, tout comme des aides pour la nourriture, le logement et les transports. Une manifestation se déroulera ce jeudi le 13.10.2022 devant le Département des finances à Lausanne.