Claudia Wirz, journaliste et auteure libre, estime que ce n’est pas le rôle des universités de préconiser des idéologies telles que l’utilisation du langage épicène, qui, d’ailleurs, manquerait d’élégance.
6 Fév 2018
6 Fév 2018
Claudia Wirz, journaliste et auteure libre, estime que ce n’est pas le rôle des universités de préconiser des idéologies telles que l’utilisation du langage épicène, qui, d’ailleurs, manquerait d’élégance.
5 Fév 2018
Le Directeur de l’économie publique (PS, BE), Christoph Ammann, estime que la recherche en médecine à l’Université de Berne est désavantagée par rapport à Zurich et Lausanne parce qu’il n’y a pas d’Ecole Polytechnique Fédérale dans son canton. Il suggère donc la création d’une EPF spécialisée en médecine à Berne, qui générait également de la croissance économique pour le canton.
5 Fév 2018
Dans une lettre de lecteur pour le journal «Le Temps», Roderick Lawrence revient sur les propos de Martin Vetterli, Président de l’EPFL, qui souhaite placer l’enseignement au coeur de la mission de son établissement. «Pour redonner à l’enseignement sa juste valeur au sein de nos institutions universitaires, il est indispensable de remettre en question […] la coutume qu’un·e enseignant·e universitaire est nommé·e par rapport à son parcours académique et ses publications, tandis qu’une formation pédagogique n’est pas exigée.»
5 Fév 2018
Suite au scandale des expérimentations sur des singes chez Volkswagen, le SonntagsBlick rappelle que la Suisse autorise aussi des expériences sur les singes dans des laboratoires de Zurich et de Fribourg. Défendue par l’industrie pharmaceutique et la recherche, l’expérimentation animale est, selon le Matin, « peu combattue sur le plan politique». Les opinions de Lizza Mazzone (Les Verts/GE) et Philippe Nantermod (PLR/VS) s’opposent sur ce sujet. La première constate : «J’ai des sérieux doutes quant à la « pesée d’intérêts» quand je vois que les universités utilisent plus de 400’000 animaux par année.» Philippe Nantermod qualifie les personnes qui veulent se passer de l’expérimentation animale d’«apprentis sorciers».
5 Fév 2018
Jörg Krummenacher, rédacteur pour la «Neue Zürcher Zeitung», estime que les Hautes Ecoles Spécialisées (HES) ont besoin de plus d’autonomie et plus de liberté pour l’enseignement et la recherche, et moins de régulation et de contrôles par l’Etat. Il estime qu’il y a trop d’administration nécessaire pour demander des fonds fédéraux et que l’enseignement souffrirait du manque de docents disposant d’expérience pratique. Ces revendications seraient également soutenues par des maîtres de conférences, Avenir Suisse et des représentants de l’économie.
5 Fév 2018
L’Université de Zurich a créé un lieu d’accueil spécial pour lutter contre le harcèlement moral. Ce poste devrait être idéalement dirigé par deux personnes à temps partiel, dont une avec une formation psychologique et l’autre avec un bagage juridique. Cet organisme complète d’autres offres comme le Conseil psychologique pour étudiant·e·s et le bureau de l’égalité.
2 Fév 2018
Dans le canton de Vaud, l’année préparatoire dans les hautes écoles spécialisées (HES) coûte, en comparaison cantonale, moins chère pour les étudiants qui viennent d’ailleurs. Il va devoir adapter ses tarifs aux autres cantons. L’ECAL risque d’être particulièrement touchée par ces nouveaux tarifs.
1 Fév 2018
L’Université de Zurich a présenté ce mercredi (31.02.2018) un projet pilote nommé « Schülerstudium » (« études d’écolier·ère·s »), dans lequel les gymnasien·ne·s des deux dernières années pourront suivre des cours d’introduction et de base à l’Université de Zurich dès le semestre d’automne 2018 et obtenir jusqu’à six crédits ECTS par semestre.
Ce projet s’adresse principalement aux surdoué·e·s qui désirent approfondir et élargir leur connaissance. Les gymnases décideront si un·e écolier·ère remplit les conditions nécessaires et peuvent inscrire jusqu’à 3 étudiant·e·s, des critères de sélection ne sont pas homogènes.
1 Fév 2018
Les négociations entre la grande maison d’édition scientifique Elsevier et l’Allemagne continuent. Un membre du projet Deal et de l’équipe de négociations assure que les universités font déjà maintenant des «énormes» économies. Le succès de ces négociations suscite la question si d’autres pays devraient et pourraient également «jouer dur».
La Finlande, la Corée du Sud et la Grande Bretagne ont tous conclu des ententes avec l’entreprise qui ont été jugées trop peu ambitieuses. La France, la Suisse et l’Autriche souhaitent plutôt s’inpirer de la ligne dure d’Allemagne pendant la prochaine négociation de contrats.
1 Fév 2018
Dans une lettre de lecteur, le citoyen Stephan Bieri défend la structure des hautes écoles suisses remise en question par le PLR de Bâle-Campagne et Avenir Suisse. Pour lui, «la répartition des compétences [entre les universités] en vigueur est une garantie de diversité, qui génère de la concurrence et une autonomie académique. […] Les portfolios des universités cantonales dans la recherche clinique, la technologie matérielle ou les recherches en environnement sont incontournables dans le bilan national. La politique de recherche a expérimenté plusieurs fois à quel point les initiatives décentralisées sont importantes. […] Il y a suffisamment d’exemples à l’étranger qui montrent que le changement des moyens en faveur de la recherche orientée est préjudiciable pour la qualité [de la recherche] et met à long terme en danger le financement des infrastructures.»
31 Jan 2018
La Commission européenne s’est dite «choquée» mardi (30.01.2018) par la révélation de expérimentation sur des singes et des humains par l’industrie automobile allemande pour savoir quels sont les effets du dioxyde d’azote sur leur état de santé. Un article de Watson conclut que ces expérimentations de ce type auraient bien pu être faites en Suisse, même sans l’accord d’une commission d’éthique.
Ce qui est «irritant» pour Alan Niederer, médecin et journaliste de la NZZ, c’est que «l’industrie n’est pas intéressée à des données scientifiques propres et scientifiques, elle a utilisé la recherche pour des intérêts de marketing». Il indique notamment les faiblesses scientifiques de ces recherches, qui ont été faites en collaboration avec la Haute école technique d’Aix-la-Chapelle. Alan Niederer estime que l’idée d’une participation financière des responsables de la pollution n’est pas fausse, mais «l’emploi de ces fonds devrait être décidé par une commission neutre comme en Suisse le FNS».
31 Jan 2018
Jürg Stöcklin (BS, Les Verts), membre du Grand Conseil bâlois, a invité le gouvernement de Bâle-Ville à créer «un fonds de promotion pour l’excellence et le financement exceptionnel de chaires à l’Université de Bâle», afin de compenser les 40 millions de francs suisses que désire épargner Bâle-Campagne. Concrètement, Jürg Stöcklin souhaite que le canton Bâle-Ville génère un fonds qui serait alimenté de dix millions francs suisses durant 10 ans. 19 membres du Grand Conseil soutiennent cette proposition. Patricia von Falkenstein (BS, Parti libéral-démocrate (LDP)), estime qu’un fonds universitaire serait également une épée à double tranchant, car les citoyen·ne·s de Bâle-Campagne pourraient argumenter que l’on pourrait à présent grâce à ce fonds épargner encore plus.
31 Jan 2018
Selon un rapport du Times Higher Education (THE) en partenariat avec Elsevier, la production scientifique d’un petit groupe de 27 universités aurait un impact économique plus important que celui de grandes nations industrielles. Les 27 universités membres du «GULF» [dont les EPF], un forum mondial de dirigeant·e·s universitaires, sont responsables de 15,4 % de toutes les recherches citées dans les brevets mondiaux, juste derrière les États-Unis. «Cette nouvelle étude […] prouve que les meilleures universités du monde […] contribuent à l’économie du savoir grâce à des partenariats de recherche directs avec les entreprises et l’industrie», conclut Phil Baty, Directeur de la rédaction du THE.
30 Jan 2018
Une étude du United States National Center for Science and Engineering Statistics (NCSES) montre que les pays de petite taille ont une très forte présence parmi les élites scientifiques. Avec une proportion élevée d’articles cités dans la littérature scientifique, la Suisse, classée première dans l’analyse, semble avoir trois facteurs-clés de succès: c’est un petit pays, son investissement dans la recherche est grande comparée aux autres pays, et le fait qu’elle accueille le Grand collisionneur de hadrons est un atout pour établir des collaborations internationales.
30 Jan 2018
Antoine Petit, anciennement chef de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, a été désigné ad intérim Directeur de la plus grande organisation de recherche européenne CNRS. Il souhaite promouvoir une compréhension scientifique («scientific literacy») parmi le grand public et les politiques et souhaite faire du lobbying pour un plus grand rôle de la France dans les décisions européennes sur le financement de la recherche. Ceci pourrait devenir plus facile maintenant suite au Brexit, note l’auteure de l’article dans Nature. En outre, Antoine Petit aimerait augmenter les salaires «pas très décents» des jeunes chercheurs·euses, car ceci mettait le CNRS dans une «situation de faiblesse» dans la compétition internationale pour les talents.
30 Jan 2018
En septembre 2017, suite à des divers scandales de harcèlement, les quelques 60’000 membres que composent l’Union américaine de géophysique (AGU) ont décidé de réviser la politique éthique de l’institution pour traiter le harcèlement (y compris sexuel), la discrimination et l’intimidation comme des mauvaises conduites scientifiques, avec les mêmes types de pénalités pour les contrevenant·e·s. Par ailleurs, un certain nombre de sociétés scientifiques ont récemment émis une déclaration condamnant le harcèlement et les agressions sexuelles, avec des lignes directrices sur le comportement éthique au sein de leurs membres. Certain·e·s chercheurs·euses argumentent que la recherche devrait reposer sur ses propres mérites indépendamment du comportement personnel des scientifiques eux/elles-mêmes. Mais «la science ne se fait pas en dehors des interactions interpersonnelles», déclare Robin Nelson, anthropologue à l’Université de Santa Clara et co-auteure de deux études récentes ciblant le harcèlement dans le domaine.
30 Jan 2018
La Bibliothèque de l’EPFL annonce un partenariat avec SciPost, soutenant les activités de publications en libre accès de cette fondation. D’autre part, l’EPFL a conclu un accord avec l’éditeur open access Frontiers. Les chercheurs·euses affilié·e·s à l’EPFL bénéficient alors d’une réduction de 15% sur les frais de publication d’articles dans tous les journaux Frontiers.
29 Jan 2018
Un étudiant de l’Université de Zurich a terminé la quasi-totalité son master en droit dans un seul semestre. Il estime que les étudiants d’aujourd’hui ne réfléchissent pas suffisamment en réseau. Leur pensée serait trop « compartimentalisée » et leurs connaissances trop superficielles à cause du système de Bologne.
Selon Danièle Wüthrich-Meyer, présidente de la Commission des examens d’avocat·e·s, le niveau des candidat·e·s au brevet serait généralement plus bas. Ceci serait visible dans l’examen des brevets d’avocats, ou le taux d’échec aurait augmenté ces dernières années.
Michael Hengartner, recteur de l’Université de Zurich et président de swissuniversities, voit également des possibilités d’amélioration du système de Bologne: « [Premièrement,] on pourrait mettre en place des programmes d’études de façon que le suivi de cours de connaissances de base soit la condition pour suivre d’autres modules. Il est également imaginable qu’il serait aussi un prérequis pour le master. Deuxièmement, on pourrait obliger les étudiants à faire une spécialisation au niveau de master. » Ceci aurait comme conséquence que le choix de cours ne serait plus entièrement libre. Troisièmement, M. Hengartner propose la (ré-)introduction d’examens finaux à la fin du Bachelor et Master, qui testeraient les connaissances globales du domaine pour voir si les connaissances des différentes modules ont été « interconnectées ».
29 Jan 2018
Au début de l’année 2018, l’Université de Berne a mis en vigueur de nouvelles directives, qui autorisent les changements des noms pour les transgenres. Les étudiant·e·s peuvent enregistrer de nouveaux prénoms modifiés dans le système de gestion de l’Université même s’ils ne sont pas officiels. «Le nouveau nom apparaît également sur la carte d’étudiant·e·s, dans l’adresse électronique ou sur les listes des participant·e·s à des séminaires», déclare Christoph Pappa, Secrétaire général de l’Université de Berne. Les Universités de Bâle, Lucerne et Zurich ont également de telles règlementations. A Zurich et Lucerne, les transgenres peuvent même enregistrer des nouveaux noms sur des diplômes, même s’ils ne sont pas officiels. A ce propos l’Université de Berne écrit: «Un diplôme est un document officiel», déclare Christoph Pappa. «Nous considérons comme légalement sensible d’exposer un nom qui ne correspond pas au nom officiel dans un document officiel.»
29 Jan 2018
Suite aux coupes budgétaires, le Conseil des EPF a fait réaliser une étude qui démontre que pour chaque franc suisse investi, 5 francs de plus-value sont générés en Suisse. De plus, chaque poste de travail engendre 4 postes supplémentaires.
Selon l’auteur de l’étude, d’autres universités européennes génèrent par Euro investi 7 Euros et génèrent par propre place de travail 6 postes supplémentaires. Pour le président des Conseil des EPF cela s’explique par le fait que les EPF ont relativement peu d’étudiant·e·s et beaucoup d’unités de recherche. De plus, elles n’ont pas de facultés de médecine, ce qui baisserait le retour sur investissement. D’ailleurs l’utilité de l’enseignement et de la recherche pour la société est souvent non mesurable, par exemple pour attirer des entreprises comme Google ou Intel.