Dans un communiqué, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) encourage les scientifiques suisses de répondre à des appels à projet dans le cadre d’Horizon Europe.
25 Juin 2021
Dans un communiqué, le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) encourage les scientifiques suisses de répondre à des appels à projet dans le cadre d’Horizon Europe.
25 Juin 2021
Cela fait plusieurs semaines que le #IchbinHanna se répand dans les réseaux sociaux alémaniques. C’est une manière de protester contre les contrats de travail à durée déterminée (CDD) du corps intermédiaire allemand. Selon Martina von Arx, la co-présidente d’Actionuni, l’organisation faitière des associations pour le corps intermédiaire Suisse, en Suisse aussi, 80% des membres du corps intermédiaire ont des contrats CDD. Par ailleurs, ces postes leur demandent de gérer beaucoup d’incertitude sur la suite de leur carrière, et nécessitent la volonté de travailler beaucoup plus d’heures que prévu dans le contrat. Selon un sondage de ce printemps par la VPOD, l’association zurichoise du corps intermédiaire, 73% des sondés travaillent régulièrement plus que convenu par le contrat. Presque 80% des sondés ont répondu qu’ils travaillent plus de 5 heures supplémentaires par semaine, 14% travaillent même plus de 20 heures supplémentaires.
La Pétition Académia, qui a récolté presque toutes les signatures nécessaires, demande notamment la création de plus de postes fixes pour le corps intermédiaire.
Selon le modérateur de l’émission, cela fait des années que les universités, les cantons et la Confédération se renvoient la balle sur la question qui doit prendre la responsabilité dans cette problématique.
25 Juin 2021
Le Swiss Integrative Center for Human Health (SICHH), logé sur le site de Bluefactory à Fribourg, s’est fait racheter par la société italienne Biovalley Investments. Lancé en 2014, le SICHH avait reçu un premier soutien financier du Grand Conseil fribourgeois, dont un prêt de 3 millions de francs, qu’il n’a cependant pas réussi à rembourser dans les délais. Le canton a alors d’abord reporté délai de paiement du montant du prêt, puis finalement remplacé par un prêt direct. Cependant, le SICHH a dû réclamer un soutien financier supplémentaire de 10 millions de francs à fonds perdus. Il souhaitait ensuite se faire reconnaitre par le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) comme centre de compétences technologiques, ce qui lui aurait assuré des subventions pour un total de 9 millions de francs jusqu’en 2024. Le Grand Conseil a alors mis ces subventions sous conditions que la société reçoive la bénédiction de la Confédération, qu’elle n’a finalement pas obtenue.
Maintenant, le nouveau partenaire italien détient la majorité des actions. Son ancienne actionnaire principale, l’Université de Fribourg (UNIFR), restera actionnaire minoritaire du centre, détenant 2% du capital. Katharina Fromm, vice-rectrice de l’UNIFR et présidente du conseil d’administration du SICHH, est soulagée de cette reprise qui a pu sauver l’existence du SICHH à Fribourg, et par là sauver les postes de travail. «Par ailleurs, Biovalley Investments a tout intérêt à collaborer avec les chercheurs de l’Université de Fribourg et des autres hautes écoles pour, par exemple, faire de la recherche dans le domaine du big data médical ou du diagnostic en oncologie.» ajoute-t-elle.
24 Juin 2021
La Commission européenne a publié une liste provisoire de 18 pays tiers associés au programme Horizon Europe, comme la Grande Bretagne, l’Albanie, l’Islande, le Maroc, Norvège et la Turquie. La Suisse n’y figure pas. «Les personnes morales établies en Suisse ne sont actuellement pas couvertes par ces dispositions transitoires.» Cette décision est une conséquence directe de l’échec de l’ accord-cadre avec l’Union européenne.
En principe, la liste peut être mise à jour à tout moment, mais les négociations n’ont pas encore commencé, contrairement à celles avec les autres pays tiers. Le paiement du milliard pour la cohésion sera décidé en automne, une pré-condition à une ré-association (mais pas forcément la seule).
La NZZ rappelle qu’il est possible de participer à Horizon Europe en tant que pays tiers normal, non associé. Dans ce cas, cependant, le pays doit payer lui-même les coûts, il ne peut pas participer partout et il ne peut gérer aucun projet. Le Parlement suisse a déjà donné son accord pour un tel financement, 6,15 milliards de francs seront mis à disposition dans un tel cas de figure.
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg, regrette la décision de la Commission européenne et se dit «extrêmement inquiète». Elle parle d’un «risque d’une grande perte d’attractivité de la place de la recherche et de l’innovation en Suisse. Il y a également à craindre une érosion des collaborations internationales». Elle craint également, à terme, un exode des chercheurs·euses.
Detlef Günther, Vice-président pour la recherche et les relations économiques à l’École polytechnique fédérale de Zurich, craint que l’exclusion suisse du programme Horizon rendrait la collaboration avec une université européenne «une tâche herculéenne», car chaque contrat devrait être négocié séparément.
24 Juin 2021
«Des défenseurs du climat, parmi lesquels des chercheurs, se sont fait refouler hier sur les marches du Tribunal fédéral. L’activisme est-il incompatible avec la fonction?»
23 Juin 2021
La Commission européenne n’a pas encore décidé comment continuer sa relation avec la Suisse. Chaque dossier doit être mis au banc d’essai et examiné sous l’angle de son importance pour l’accès au marché. Un rapport devrait être disponible au plus tard au début de l’automne, qui servira de base à la poursuite des actions. L’incertitude est grande, notamment dans le domaine de la coopération en matière de recherche. Hier encore, la Commission européenne a lancé les appels à propositions pour le programme de recherche Horizon Europe, doté de 95 milliards d’euros, et la Suisse ne sait toujours pas si et à quelles conditions elle peut y participer.
Une chose semble claire: la participation suisse à Horizon Europe sera lié à la condition qu’elle paye le milliard de francs pour la cohésion [une contribution à l’élargissement de l’Union européenne].
Selon l’article du bz, il est de plus en plus probable que la Suisse doive d’abord négocier un nouvel accord-cadre régissant l’accès à tous les programmes de l’UE, tels qu’Euratom ou le système de navigation par satellite Copernicus, pour pouvoir participer à la coopération en matière de recherche.
L’article du Temps confirme que «Le paiement de la cohésion par la Suisse n’est pas non pas non plus vue à la Commission comme une étape suffisante pour créer un climat positif. C’est au mieux une pré-condition, mais qui n’assure rien du tout. La Commission aurait d’ailleurs transmis la semaine dernière ses instructions en ce sens aux services concernés, et un courrier devait en théorie partir à Berne dans la foulée pour confirmer cette ligne.»
23 Juin 2021
Le Président de l’EPFZ Joël Mesot s’inquiète pour la participation suisse au «plus important réseau pour la recherche»: «Le déclassement en pays tiers serait très dommageable pour l’ensemble du pôle de recherche, mais aussi pour l’économie bénéficiant d’Horizon Europe.»
Par ailleurs, plus de 20% des fonds pour la recherche à l’EPFZ proviennent du programme européen pour la recherche, l’année passée c’étaient 70 millions de francs. L’Université de Zurich et la HES zurichoise ZHAW ont également profité du programme, avec 175 millions de francs (sur six ans) et 8,3 millions de francs (sur une année).
Face à la concurrence asiatique croissante et aux enjeux pandémiques et climatiques actuels, Joël Mesot estime que «l’Europe doit unir ses forces».
22 Juin 2021
Le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a lancé un projet visant à mieux positionner les écoles professionnelles et les formations au niveau international. Il souhaite notamment examiner la possibilité de pouvoir octroyer des diplômes de bachelor et de master à des écoles supérieures. Par là, la Suisse combler le désavantage que les filières professionnelles suisses ont sur le marché du travail mondialisé, dominé par les titres universitaires anglo-saxons de «Bachelor» et «Master». Un rapport devrait être disponible d’ici la fin de l’année 2021.
Ce projet suit l’initiative de l’Allemagne, où depuis l’année dernière, les anciens apprenti·e·s peuvent obtenir un «Bachelor Professional» ou «Master Professional».
Pour le conseiller national (PS, BE) Matthias Aebischer, il est grand temps que le gouvernement agisse. Il regrette le fait que les filières professionnelles suisses, soient désavantagés de manière flagrante du seul fait de leur titre. Selon Monsieur Aebischer, la discrimination serait aussi présente à l’intérieur du pays. Les responsables du personnel étranger des grandes entreprise internationales basées en Suisse préfèrent souvent les candidat·e·s titulaires d’un bachelor ou d’un master aux diplômé·e·s suisses.
Cependant, les universités s’opposent au projet du gouvernement, craignant la dilution et la confusion. «Les diplômes de bachelor et de master sont des diplômes universitaires, et les emprunter à d’autres domaines serait trompeur», déclare swissuniversities. L’Association des diplômé·e·s des hautes écoles spécialisées FH Suisserejette également l’idée de titres supplémentaires pour des raisons similaires : ils créent encore plus de confusion et d’amalgame.
22 Juin 2021
Ces dernières années, à savoir avant la pandémie, les entreprises médiatiques ont supprimé de nombreux postes de journalistes scientifiques. Cela a influencé les reportages sur le Covid-19, qui manquent souvent de classification journalistique et parfois aussi de distance critique. Telle est la conclusion d’une recherche sur la qualité des médias mené par l’Université de Zurich. Martin Amrein, président de l’Association suisse du journalisme scientifique, confirme que la réduction des emplois dans le journalisme scientifique au cours des dernières années fait des ravages. Souvent aucun·e journaliste scientifique n’est représenté lors des grandes réunions éditoriales, et la perspective scientifique y est donc absente.
Selon le porte parole du Conseil des EPF, les universités et EPF souhaitent alors s’engager elles-mêmes pour combler ces lacunes. L’idée est de créer une fondation qui fournit l’argent nécessaire pour financer des articles de fond et sur des recherches importantes par des journalistes indépendant·e·s. L’indépendance entre les donateur·trice·s et les médias étant essentielle, un conseil de fondation indépendant pourrait être mis en place qui décide quels projets de journalisme scientifique doivent être financés et comment.
21 Juin 2021
À la suite des incidents de 2019, l’université de Saint-Gall (HSG) a publié un code de conduite pour ses employé·e·s sur son site web. Sept principes y figurent comportant des mots-clés comme «intégrité», «durabilité» ou encore «transparence». Selon le journal St.Galler Tagblatt, il s’agit d’une étape du «changement de culture» que l’université avait annoncé en 2019 suite à de multiples scandales liés à l’abus de dépenses, à des activités accessoires déloyales entre autres.
Le code de valeurs a été élaboré par une commission composée de représentants de tous les niveaux, «mais sans la direction de l’université, c’est-à-dire délibérément non descendante». Il est dès lors contraignant et reformule les exigences légales de la Confédération et du canton. En d’autres termes, elle ne vise pas à sanctionner, mais à formuler positivement les réglementations applicables.
21 Juin 2021
La théorie selon laquelle la nicotine protège contre les effets graves du Covid-19 circule depuis plus d’une année. Derrière celle-ci se cache l’industrie du tabac qui a financé des chercheur·euse·s qui ont affirmé·e·s publiquement cette théorie sans aucune preuve scientifique, comme vient de publier le groupe de recherche indépendant «Investigative Desk». Elle a été diffusée dans plusieurs publications et même exposée lors de conférences.
La Neue Zürcher Zeitung revient sur les différentes méthodes que l’industrie du tabac met en œuvre depuis les années 1950 pour manipuler la recherche et faire valoir leurs produits comme inoffensifs, voire utiles. L’article relève aussi que si l’industrie se comporte de manière immorale, elle trouve son pendant auprès de certain·e·s scientifiques prêts à trahir les codes éthiques de la science.
21 Juin 2021
Le double statut de mère et étudiante engendre des difficultés au-delà de l’organisation du temps. Une jeune mère et étudiante à la haute école pédagogique (HEP) témoigne des injustices auxquelles elle a dû faire face et déplore un manque de reconnaissance du rôle de parent dans les hautes écoles. A titre exemplaire, elle évoque le refus d’une école qui avait notamment été justifié par sa deuxième grossesse.
Alors que certaines institutions mettent à disposition des services pour les jeunes parents, comme par exemple l’Université de Fribourg, ceux-ci restent insuffisants selon la fondatrice de l’association JeunesParents. Cette dernière s’engage depuis 2013 pour un meilleur soutien pour les jeunes parents, dont la charge repose souvent sur les femmes. Elle propose des services de conseil professionnel social et financier et appuie des décisions auprès des institutions. Elle se bat également pour des moyens de garde et des bourses afin de soulager les jeunes parents.
21 Juin 2021
Après 12 ans de gestation, le Conseil communal de Chavannes-près-Renens a validé le plan d’affectation «Côtes de la Bourdonnette». Il s’agit de la construction d’un campus pour la formation des professionnels de la santé, comprenant également une extension de la Haute École pédagogique, ainsi que des logements étudiant·e·s.
21 Juin 2021
18 Juin 2021
Science Europe, une organisation faitière réunissant 38 organisations européens qui encouragent ou mènent de la recherche (dont le FNS), a publié son plan stratégique pour les années 2021-2026.
17 Juin 2021
The Guild est un réseau universitaire qui comprend actuellement 21 universités européennes à forte intensité de recherche les plus distinguées. Il se consacre à renforcer la voix des institutions universitaires, de leurs chercheurs·euses et de leurs étudiant·e·s. Dans un communiqué, il appelle à l’Union européenne (UE) de renforcer la liberté académique, inquiet notamment du climat actuel dans lequel les résultats scientifiques sont contestés, déformés et sapés par des individus ou organisations qui nient les preuves et les faits.
«The Guild» appelle donc l’UE a être proactive dans la défense de la liberté académique afin afin de protéger les chercheur·euse·s européen·ne·s dans leur pays et à l’étranger. Concrètement, elle demande la création d’un poste de médiateur européen qui veillerait à ce que les atteintes à la liberté académique soient traitées de manière rapide, impartiale et efficace, conformément à la Déclaration de Bonn sur la liberté de la recherche scientifique.
17 Juin 2021
«[L]e Canton de Vaud va élargir l’offre de la formation pour adultes, et cela au détriment de l’Association du Gymnase du soir (GYS), qui délivre des cours depuis 1965 à Lausanne. Dès la rentrée d’août, le Gymnase pour adultes (GyPAd) proposera une filière maturité gymnasiale, jusque-là assurée par le GYS»
Le 14.06.2021, Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation (DFJC), a présenté u nouveau projet pédagogique GYS 2.0 pour le gymnase du soir. Il s’agit d’une formation de tutorat à distance qui agit en complément de l’offre du Gymnase pour adultes (GyPAd). Une convention a été proposée qui assure le financement ainsi que sa mise en œuvre dès la rentrée 2022 pour un période de deux ans.
17 Juin 2021
L’Allemagne lance sa première formation pratique pour des imams. Une quarantaine de futurs responsables musulman·e·s du culte vont entamer un cursus de deux ans au Collège d’islam à Osnabrück. Condition d’admission : être titulaire d’un bachelor en théologie islamique. Jusqu’à présent, l’immense majorité des imams sont formés à l’étranger et ne parlent souvent pas l’allemand.
Cependant, cette formation suscite des critiques de la part des deux communautés islamiques les plus influentes en Allemagne. Ni l’Union turco-islamique pour les affaires religieuses, ni la confédération musulmane «Millî Görüş» n’ont participé à la création de l’institut. Elles critiquent que la formation soit soutenue financièrement par l’État et craignent l’ingérence.
Pour la Sociologue Mallory Schneuwly Purdie du Centre Suisse Islam et Société à l’Université de Fribourg, c’est une «nécessité» de mettre en place des formations théologie islamique de base en Suisse aussi, car dans l’absence, les imams continueront à se former à l’étranger.
15 Juin 2021
L’Union Européenne se prépare à entamer des discussions avec le Canada pour une possible association canadienne au programme de recherche européen Horizon Europe.
15 Juin 2021
Une déclaration adoptée par le Parlement danois au début du mois de juin contient des phrases comme:
«Le Folketing [le parlement danois] attend des dirigeants des universités qu’ils assurent l’autorégulation de la pratique scientifique par un débat critique. Cela signifie que l’unilatéralité est évitée, que la science ne se présente pas sous une apparence politique et qu’il n’est pas possible d’échapper systématiquement à une critique professionnelle justifiée.» Par ailleurs, le parlement, comme tous les autres citoyens, a le droit d’exprimer un avis sur les résultats de la recherche, conclut la déclaration. Cela ne signifie pas que le parlement ait un droit de regard sur le sujet de recherche comment la recherche doit être menée.
Les cheurcheur·e·s des sciences sociales, et plus particulièrement les scientifiques en études de genre et politique de migrations se sentent particulièrement visé·e·s par cette déclaration. Selon une lettre ouverte, certain·e·s ont l’impression d’être mis·e·s au pilori par des politiciens et médias, un climat qui limite les libertés de recherche et d’opinions.