«Des ordinateurs qui s’éteignent abruptement, des problèmes de connexion et de sauvegarde: le déroulement de l’examen d’avocature qui se tenait […] à Genève a tourné au chaos. Une situation qui a provoqué l’annulation de l’épreuve.»
17 Mai 2024
17 Mai 2024
«Des ordinateurs qui s’éteignent abruptement, des problèmes de connexion et de sauvegarde: le déroulement de l’examen d’avocature qui se tenait […] à Genève a tourné au chaos. Une situation qui a provoqué l’annulation de l’épreuve.»
7 Mai 2024
L’étudiant au niveau du Gymnase a obtenu la meilleure note de sa volée lors d’un examen oral sur la première partie de la pièce de théâtre «Faust», de Goethe. Pourtant, il n’a jamais lu un seul passage du bouquin, laissant cette tâche à ChatGPT, a-t-il raconté à la «NZZ». L’auteur de l’article conclut:« L’IA va modifier fondamentalement le système d’examen. Les enseignants devront faire preuve d’imagination.»
25 Avr 2024
Ariane Dumont, Conseillère pédagogique pour les enseignant-es à la HEIG-VD et à la HES-SO, mais aussi professeure invitée à l’Université Harvard dans un groupe d’innovation pédagogique décrit comment elle utilise l’intelligence artificielle comme une occasion de repenser les cours dans l’enseignement supérieur. «C’est une assistance pour optimiser la construction du scénario pédagogique et la stratégie d’enseignement.»
8 Fév 2024
Les étudiant·es de Master secondaire 1 et 2 de la Haute École pédagogique de Lausanne (HEPL) «ont passé deux examens pour compléter le cours «Relation pédagogique et climat de classe» durant la session de janvier. Alors que, ce lundi, ils s’attendaient à recevoir leurs résultats finaux […]», la direction de l’HEPL annonce que «[…] seuls les résultats d’un examen seraient pris en compte pour valider le module.» La cause de cette décision est l’arrêt maladie de la responsable du cours: «La professeure est absente depuis quelques semaines et l’équipe de formateurs n’a pas été en mesure de réaliser l’entière correction.»
Un étudiant affirme que «[c]’est vraiment grotesque. Une grosse blague à laquelle on a du mal à croire». Un autre étudiant indique qu’«[ils n’ont] réellement pas compris avec [ses] camarades. C’est la première fois [qu’ils voient] une chose pareille dans une école suisse. [Ils sont] quand même environ 300 étudiants à suivre ce cours […].»
1 Fév 2024
Le Centre pour le développement des hautes écoles (CHE) allemand a développé un «document de discussion» avec une vision pour adapter la culture d’examens au changement technologiques (IA) et à la numérisation. Il se base sur une série d’ateliers organisés durant l’été 2023, au cours desquels les étudiant-es, les enseignant-es, les structures de soutien ainsi que les directions des universités et les acteurs et actrices stratégiques ont discuté de leurs idées et de leurs besoins au sein de leur groupe d’intérêts.
15 Jan 2024
Selon Sophie Gremaud, auteure de l’article paru dans la Liberté et le Courrier, «les robots conversationnels sont capables de miracles sur les bancs académiques. ChatGPT est même un très bon élève, capable de passer avec brio certains examens et d’élaborer des présentations et des essais convaincants.» Elle a rédigé un tour d’horizon des pratiques en Suisse et constate: «Environ une année après l’apparition de ce parfait instrument de fraude dans la routine et le cartable des étudiants, force est de constater que les milieux académiques sont à la traîne.»
21 Déc 2023
Il est reconnu que le système éducatif de la Corée du Sud est très exigeant et que le test d’entrée à l’université (Suneung) «fait partie des examens les plus difficiles au monde». Lors du test qui a eu lieu cette année (en novembre) «une grave erreur s’est produite dans la capitale Séoul: la cloche d’une école a sonné 90 secondes trop tôt.» Pour cela, «les élèves saisissent la justice et demandent une indemnisation.» La procédure est encore en cours mais les élèves «pourraient bien obtenir gain de cause» puisque «[p]ar le passé, des indemnités ont déjà été versées suite à des plaintes similaires.»
13 Déc 2023
L’article du Monde traite des difficulté d’encadrer l’utilisation des AI par exemple dans les travaux écrites et les expériences faites notamment dans les universités suivantes: Sciences Po Paris, Université de La Rochelle, ESCP Business School, L’Université de Lille, Science Po Rennes, et Ecole normale supérieure.
6 Déc 2023
En raison de l’inquiétude croissante face à l’IA et aux ghostwriters, une université pragoise ose une mesure radicale : elle veut supprimer complètement les travaux de bachelor.
Au lieu de cela, l’université prévoit d’orienter les exigences pour le diplôme de bachelor vers la pratique. Cela laisserait moins de place au plagiat et permettrait aux étudiants d’acquérir une expérience jugée plus utile pour leur future vie professionnelle.
15 Nov 2023
«Un étudiant en échec définitif a obtenu une nouvelle chance grâce au Tribunal administratif fédéral, qui l’a reconnu victime de vices de forme.»
8 Nov 2023
Un texte ayant récolté 153 signatures a été envoyé à la direction de l’école d’avocature, demandant «une révision du barème d’admission.»
«[C]ette formation, qui n’existe qu’à Genève, avait été instaurée pour juguler […] l’hécatombe aux examens du barreau, la dernière étape avant la pratique de la profession. […] Ce passage obligé a infléchi la courbe de l’échec de 4% (de 6,6% à 2%).» Les reproches qui lui sont adressés sont pluriels. Tout d’abord, «les conditions de l’examen elles-mêmes qui pèchent par leur opacité et mettent après deux tentatives les étudiants en échec définitif. À la session de septembre, plus de 67,5% ont échoué.» Puis, les frais d’écolage de 35’000 CHF et le fait que «contrairement à ce que prétend la direction de l’ECAV, la formation ne raccourcit pas systématiquement de six mois la durée du stage qui s’effectue dans une étude d’avocat.»
«Yvan Jeanneret, président de l’Ecole d’avocature déclare que «L’ECAV ne peut malheureusement assurer la réussite de tous, l’échec, source de frustration légitime, faisant partie de toute formation.» […] En ce qui concerne la durée du stage, elle est comme le prévaut la loi de 18 mois au minimum. L’ECAV n’a pas la charge d’organiser et de cadrer les modalités du stage ni d’intervenir dans les rapports contractuels entre maîtres de stage et stagiaires. À noter que le montant de l’écolage n’est pas non plus du ressort de l’école mais de celui du Conseil d’Etat.»
12 Oct 2023
Convaincue qu’elle méritait de meilleures notes à ses examens, une étudiante de la Haute École Pédagogique de Zurich est allée jusqu’au Tribunal Fédéral pour contester ses résultats. Sans succès. «Son obstination aura finalement coûté cher à la jeune femme. Ses frais de procédure se montent à 2’100 francs.» Ce genre de procédure peut s’avérer long et coûteux pour la plaignante ou le plaignant.
15 Sep 2023
L’Université de Genève (UNIGE) a annoncé hier que les «étudiants éliminés à la fin de la première année ne seront plus écartés définitivement.» Elles et ils peuvent se réinscrire après un délai de sept ans à la faculté de médecine de Genève ou dans n’importe quelle autre université Suisse, ce qui leur était impossible jusqu’alors.
La décision a été prise bien que l’UNIGE n’ait pas reçu «de demande formelle en ce sens, ajoute le communicant, mais le sujet intervenait régulièrement dans les conversations. Il s’agissait aussi d’une mise à niveau avec l’Université de Lausanne qui permettait une réinscription après un délai de huit ans.» (Tribune de Genève)
«L’UNIGE a progressivement augmenté la capacité d’accueil en 2e année, passant de moins de 100 places avant 2016 à 158 aujourd’hui» précise le journal de l’université. Un pas de plus pour lutter contre la pénurie de médecin. (Le Journal de L’UNIGE)
12 Sep 2023
Le test d’entrée aux facultés de médecine et d’odontologie en Italie s’est déroulé, pour la première fois, sur plusieurs jours et en deux sessions. Conséquence: «certains étudiants ont pu découvrir les questions partagées sur Telegram, en payant 20 euros […]. Le cabinet d’avocats Leone-Fell & C. a déposé une plainte soulignant des anomalies dans le processus de sélection. Le ministère des universités lui-même a déclaré vouloir comprendre ce qui s’est passé. […] [L]e tribunal administratif régional du Lazio pourrait annuler l’ensemble du cycle de sélection et reporter l’année académique».
8 Sep 2023
L’entreprise chinoise Tencent a montré son nouveau robot conversationnel: Hunyuan Aide. «Le vice-président de Tencent, Jiang Jie, a affirmé que Hunyuan avait des capacités comparables à celles de ChatGPT-4 […] Il est même plus performant que lui pour répondre à des questions de l’examen chinois d’entrée à l’université, a assuré M. Jiang […]. Aucune date de lancement pour le grand public n’a toutefois été annoncée […]».
15 Août 2023
Au Kenya, des personnes vivaient de la rédaction de travaux universitaires. Des étudiant∙es américain∙es ou chinois∙es trop paresseux∙euses payaient pour que quelqu’un rédige leurs travaux à leur place.
Il n’existe pas de chiffres ou de statistiques claires. Certains groupes de ghostwriters sur Facebook comptent plus de 20’000 membres. Universitaires ou récemment diplômé∙es, les ghostwriters au Kenya pouvaient toucher jusqu’à 2’000 dollars par mois. Depuis l’arrivée de ChatGPT sur le marché en 2022, la demande décroit et l’industrie s’effondre, les universitaires préférant se tourner vers l’intelligence artificielle.
27 Juil 2023
À l’Université de Neuchâtel (UniNe), une vingtaine d’étudiant∙es ont reçu un courrier leur apprenant qu’il y avait eu une erreur dans la notation aux derniers examens de mathématique. Les notes sont revues à la haute comme à la baisse et un bachelor obtenu par erreur ne sera finalement pas décerné.
L’UniNe explique «qu’une erreur a été commise lors d’une session d’examens en mathématique» et qu’une enquête est déjà en cours. «[Des] mesures seront prises pour que cela ne se reproduise pas. L’Université regrette bien évidemment cette situation, tout en pouvant assurer que ce type de scénario revêt un caractère totalement exceptionnel» déclare Nando Luginbühl, porte-parole de l’université.
5 Juil 2023
Le député au Grand Conseil, Jerome De Benedictis (PVL/VD), avait déposé une interpellation au Conseil d’Etat. Il demandait des chiffres sur le taux d’échec des étudiant·s à la Haute École pédagogique (HEP), spéculant sur le fait qu’avec les «risques de pénurie de profs […], l’État [serait] susceptible d’exercer «une pression qui pousserait […] à faire diminuer le taux d’échec lors des stages ou des examens»».
Les chiffres que le Conseil d’État a fournis dans sa réponse montrent que le taux d’échec définitif en bachelor est «même légèrement plus haut» pour l’année 2021-2022 que pour l’année 2018-2019. Le Conseil d’État affirme «[qu’aucune] concession sur la qualité de la formation n’est faite, même si des besoins importants se profilent dans le domaine de la formation […]. De même, aucune pression explicite ou implicite n’a été formulée à l’égard de la HEP ou de ses enseignantes et enseignants afin de baisser le taux d’échec à des examens ou des stages».
Le député De Benedictis, n’étant pas satisfait de la réponse du Conseil d’État, annonce poursuivre une analyse sur le terrain à ce sujet.
31 Mai 2023
En novembre dernier l’Université de Genève annonçait que l’UNIGE va généraliser l’anonymisation des examens dès le semestre de printemps 2023.
Cette mesure, adoptée par le parlement genevois en octobre, vise à garantir l’égalité des chances. L’UNIGE «est la premiere à sauter le pas pour l’entier de ses examens écrits» et d’orénavant les étudiant·es n’ont plus besoin que d’écrire leur numéro d’étudiant·es sur la copie d’examen.
À partir des témoignages récoltés à Genève, une grande partie des étudiant·es salue cette mesure: une étudiante affirme qu’«il y a un biais de jugement […] qui est déjà enlevé». En même temps, pas tout le monde pense que c’est utile: un étudiant «[n’a] pas l’impression que c’est une démarche qui a beaucoup de sens dans [sa] faculté parce que [les étudiant·es sont] déjà dans des grands auditoires et [ils n’ont] pas forcémment des classes avec des petites capacités où le professeur peut avoir des avis divergents selon les élèves».
2 Mai 2023
Inscrit en même temps en troisième année de bachelor en relations internationales au Global Studies Institute (GSI) et en de deuxième année en sciences pharmaceutiques, un étudiant de l’Université de Genève «a reçu un zéro pour ne pas s’être présenté à un examen alors qu’il en passait un autre […]. [Il avait] demandé au Secrétariat des étudiants de la Faculté des sciences [s’il pouvait] être excusé pour juste motif ou si toute autre solution pouvait être trouvée». Suite à une réponse négative, il formule une opposition, qui sera rejetée par le doyen de la faculté. En effet, selon la faculté, une entrée en matière aurait pu être atteinte seulement «en cas de force majeure subie indépendamment de la volonté de l’étudiant, notamment un accident ou une maladie». L’étudiant en question va «faire recours à la Chambre administrative de la Cour de justice contre la décision de la faculté».
La vice-rectrice Micheline Louis-Courvoisier a répondu à l’étudiant qu’«[ils ne vont] pas pouvoir changer ce qui s’est passé, en revanche, cela ne devrait plus arriver. Elle ajoute que la complexité réglementaire, administrative et opérationnelle d’un double parcours ne devrait pas décourager une trajectoire académique exigeante et ambitieuse». Le porte-parole de l’Université de Genève, Marco Cattaneo, affirme que «[l]e dispositif «Talents pluriels» permet aux sportives et sportifs d’élite ainsi qu’aux artistes de demander des aménagements de cursus. À l’avenir, ce dispositif pourrait être étendu au cas particulier du double cursus».