«Les étudiants des écoles privées vaudoises pourront passer leur maturité au sein de leur établissement, sans devoir passer par l’examen fédéral comme actuellement. Le Grand Conseil a voté mardi un texte en ce sens.»
19 Mar 2026
19 Mar 2026
«Les étudiants des écoles privées vaudoises pourront passer leur maturité au sein de leur établissement, sans devoir passer par l’examen fédéral comme actuellement. Le Grand Conseil a voté mardi un texte en ce sens.»
6 Fév 2026
«Pour garantir la reconnaissance de sa formation gymnasiale à l’échelle nationale, le canton de Vaud doit allonger d’un an son cursus actuel, soit passer de trois à quatre ans. Il a présenté jeudi des premières études qui serviront de socle à une révision de la loi.» (RTS)
Le département proposera plusieurs options pour réformer la loi sur l’enseignement obligatoire en septembre prochain, dont la dernière révision date de dix ans. (24h)
Selon la journaliste des 24 heures, les parents et directeurs seraient favorables à un report de l’orientation vers une filière professionnelle ou gymnasiale par exemple en 10e année. Actuellement c’est en 8e, quand les enfants ont environs 12 ans. Un report permettrait une plus grande maturité des enfants au moment de sélection. «La séparation précoce en filières n’a pas d’effet positif sur les apprentissages. En revanche, elle tend à renforcer les inégalités sociales», affirme Cédric Blanc, directeur général de l’enseignement obligatoire et de la pédagogie spécialisée.
Un encadré des 24 heures évoque le taux de réussite à l’Université de Lausanne.
13 Jan 2026
«Mathématique et français sont à nouveau au menu des étudiant·es de première année des hautes écoles spécialisées de Genève (HES). Est-ce à dire que le niveau scolaire et d’apprentissage des entrant·es en HES a drastiquement baissé?» Des professionnel·les de l’éducation et les syndicats d’étudiant·es pensent que ceci est dû aux répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’apprentissage scolaire en particulier.
13 Nov 2025
Alice Gasparini, physicienne et enseignante, se penche sur la différence (conséquente) de niveau entre la fin d’études de Secondaire II et la 1e année académique. «Ce décalage, particulièrement marqué dans les filières scientifiques, interroge l’équité du système éducatif pris dans son ensemble et ses répercussions sociales à long terme.» Selon elle, ce décalage conduirait à un taux plus élevé d’abandon d’études, pour des raisons psychologiques, économiques, ou à cause de démotivation. En effet, le décalage observé conduirait souvent à un «besoin de facto d’une année de mise à niveau avant de pouvoir réellement entamer ses études universitaires». Formalisée à l’EPFL par la «MAN», cette année «se manifeste plutôt sous la forme d’abandons, d’échecs ou de réorientations à L’UNIGE», observe l’enseignante. Les effets négatifs seraient particulièrement marqués pour les personnes de familles moins aisées socio-économiquement et les femmes.
26 Mai 2025
«24 heures s’est procuré les chiffres de l’EPFL sur les taux de réussite des Romands au bachelor. Des disparités apparaissent selon la durée et les exigences des formations secondaires cantonales. Toutes facultés confondues, ce sont les Jurassiens qui arrivent en tête de ce classement (67,9%), devant les Valaisans (59,5%). Vaud est avant-dernier et Genève a le bonnet d’âne avec 48,4%. Ces deux cantons détiennent le record du nombre de maturités délivrées: 32% des Vaudois et 34% des Genevois de moins de 25 ans en ont une, contre 22% en Valais.»
19 Fév 2025
Sur mandat de la Commission suisse de maturité, Franz Eberle, professeur émérite de pédagogie gymnasiale et économique à l’Université de Zurich, a analysé les données de l’Office fédéral de la statistique sur la réussite universitaire des gymnasiens et gymnasiennes qui ont entamé des études de bachelor entre 2012 et 2015. Le fait que les étudiant·es débutant·es aient ou non terminé leurs études de bachelor en 2020 a servi d’indicateur de réussite. Selon le journaliste de la NZZ Eric Aschwanden, «les résultats sont remarquables et en partie surprenants», le plus surprenant étant que les étudiant·es qui s’inscrivent dans une université suisse avec un certificat d’accès étranger s’en sortent mal. Près d’un tiers d’entre eux (32,7%) interrompent prématurément leurs études de bachelor, contre 18,9% des personnes qui ont fait la maturité fédérale (17,9% pour les personnes qui ont suivi une école publique).
«La nouvelle selon laquelle les étudiants venant de l’étranger obtiennent des diplômes inférieurs à la moyenne, ce qui constitue une charge pour les universités, arrive à un moment délicat.», écrit le journaliste. «En effet, dans le cadre des négociations avec la Suisse, l’Union européenne exige que les étudiants de l’UE soient traités de la même manière que les étudiants suisses en ce qui concerne les taxes d’études dans les hautes écoles universitaires et spécialisées. Des taxes d’études plus élevées, comme celles introduites par l’EPFZ, ne seraient alors plus autorisées.»
La différence entre les cantons est également remarquable: Les étudiants des cantons des Grisons (26,1), du Jura, de Vaud (25%) et de Neuchâtel sont les plus nombreux à abandonner leurs études. Non seulement les cantons romands ont les taux de maturité les plus élevés, mais le gymnase dans ces cantons ne dure que trois ans. Selon Franz Eberle, il s’agit là de «deux causes possibles de l’aptitude moyenne aux études des bacheliers de ces cantons».
Les différences cantonales en matière de taux de maturités ne sont pas seulement injustes, elles sont aussi globalement inversement proportionnelles au taux de réussite des études. «Je plaide donc pour une harmonisation des procédures d’admission au gymnase en termes de sélectivité et de qualité», avance Franz Eberle.
6 Fév 2025
Le professeur Franz Eberle vient de réaliser une étude scientifique permet d’analyser toutes les voies d’accès à une formation de degré tertiaire relevant de la typologie haute école universitaire (HEU), haute école spécialisée (HES) et haute école pédagogique (HEP) et met en lumière les taux de réussite correspondants.
16 Jan 2025
«L’État lève un tabou en dévoilant les résultats de onze gymnases vaudois entre 2019 et 2023. En moyenne, neuf élèves sur dix décrochent leur diplôme.» (24 heures)
Le Département de l’enseignement et de la formation professionnelle (DEF) met toutefois en garde contre une éventuelle comparaison des gymnases. Elle serait en effet impossible en raison de diverses différences entre les établissements : examens, tailles des établissements et taux de réussite des deux premières années de gymnase. Le député Vert’libéral et enseignant d’histoire au Gymnase de Nyon, David Vogel, regrette dans la publication l’absence des taux d’échec et d’abandon en cours de cursus. Pour lui, si on incluait ces chiffres, «on se rendrait compte qu’il y a trop d’élèves mal orientés au gymnase». «Ce qui serait intéressant, ce serait de connaître le taux de réussite des Vaudois à l’université pour permettre une saine réflexion sur le nombre de gymnasiens formés», ajoute-t-il.
Le Canton déclare que ces chiffres sont utilisés dans le cadre du projet MAT-EO qui fera passer la durée de l’École de maturité de trois à quatre ans. Entre autres, ce projet serait l’occasion d’une amélioration de l’orientation des jeunes à la fin de l’école obligatoire.
23 Août 2024
Michael Malquart, docteur en physique, estime que le collège genevois «ne permet plus une transition adéquate vers les formations supérieures, notamment dans les domaines de la santé, des sciences naturelles et des sciences de l’ingénieur». Il regrette un taux d’abandon et d’échec trop important dans la première année des études «en raison d’un écart trop important de niveau en mathématiques et leurs applications entre la maturité et la première année académique».
Une pétition lancée par un groupe de scientifiques a ainsi été déposée le 14 août auprès du Grand Conseil pour attirer l’attention des députés, et de la population, sur ces enjeux jugés importants. Elle recommande trois pistes d’amélioration.
19 Août 2024
Le Canton de Vaud a décidé de donner plus de poids aux écoles privées. Elles pourront délivrer des maturités fédérales. Le Conseiller d’état en charge de l’enseignement Frédéric Borloz n’y voit pas d’inconvénient, d’autant plus que d’autres cantons ont déjà fait ce pas. Ce changement doit encore être soumis au Grand conseil vaudois via la révision de la loi sur l’enseignement supérieur.
(RTS, A partir de 3min39)
21 Juin 2024
La Conférence des directrices et directeurs de l’instruction publique CDIP a «adopté le plan d’études cadre national pour les écoles de maturité gymnasiale. Il entrera en vigueur le 1er août 2024 et remplacera le plan d’études cadre actuel, qui date de 1994.» Il renforce la comparabilité des exigences à l’échelle nationale.
«Quant à la mise en œuvre concrète, les cantons ont jusqu’au début de l’année scolaire 2029/2030 pour appliquer les nouvelles dispositions. Les cantons de Berne (partie francophone), du Jura, de Neuchâtel et de Vaud, qui doivent compter avec le passage à une formation gymnasiale en quatre ans, disposent au maximum de dix ans pour ce faire.»
14 Mar 2024
«Le canton de Neuchâtel est en faveur d’un système mixte pour la mise en œuvre de la maturité gymnasiale en quatre ans. Ce dispositif, prévu à l’horizon 2034, permettra à certains élèves de commencer le lycée après la 10e année de l’école obligatoire. […]
Selon des statistiques demandées auprès des universités de Neuchâtel et de Genève ainsi que de l’EPFL, les connaissances disciplinaires des étudiants ayant accompli une maturité gymnasiale en trois ans dans le canton de Neuchâtel ne sont pas moins bonnes que celles des étudiants formés dans d’autres cantons.
Neuchâtel, tout comme Jura et Vaud, doit toutefois faire passer sa maturité gymnasiale de trois à quatre ans. Le système mixte a aussi été choisi par le canton de Vaud. Il est en vigueur dans de nombreux cantons alémaniques dont Berne, Lucerne ou Saint-Gall.»
13 Mar 2024
Le professeur en histoire Caspar Hirschi de l’Université de Saint-Gall se soucie du niveau des connaissances enseignées en histoire à l’école. «J’y inclus des connaissances de base sur la naissance de notre démocratie semi-directe. S’ils étaient plus largement ancrés dans la population, il y aurait une plus grande appréciation de nos droits politiques. Cela est nécessaire, notamment chez les jeunes, pour une participation accrue aux élections et aux votations. […] Sans compréhension de l’histoire, il n’y a pas de construction d’avenir autodéterminée. C’est dangereux. […] Nous perdons le sens des acquis à défendre et à développer. […] Partout dans le monde, les régimes autoritaires gagnent du terrain et l’une de leurs armes, comme on peut le voir avec Poutine, est la falsification de l’histoire. Les démocraties ont besoin d’une conscience historique aiguisée pour pouvoir s’y opposer.»
Caspar Hirschi parle également de la baisse du nombre d’étudiant-es en histoire et spécule sur les raisons derrière cette tendance.
6 Déc 2023
«Les élèves suisses sont parmi les meilleurs en Europe et même au monde, mais leur bon classement reflète surtout la chute des résultats dans les autres pays. C’est ce qui ressort de l’étude PISA 2022 publiée mardi. Les petits Helvètes sont 8e en maths et 14e en sciences, sur un total de 81 pays analysés.»
30 Août 2023
Le Conseil fédéral a fixé, dans une ordonnance, la durée de la formation gymnasiale à 4 ans minimum. La Ligue vaudoise écrit dans un communiqué que «[s]ur la forme, la décision de la Confédération outrepasse ses compétences. Si le Conseil fédéral envisage d’intervenir dans la sphère de compétence des cantons, il doit s’appuyer sur une base légale formelle, soumise au référendum facultatif». (24 heures)
En outre, la Ligue vaudoise estime que rallonger la durée de la formation au gymnase d’une année pour les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Jura est «inutile, inopportun et coûteux». Pour ces raisons, la Ligue vaudoise «a déposé hier un recours au Tribunal fédéral (TF) contre le gymnase en quatre ans». (Le Temps)
23 Août 2023
Dans les cantons de Vaud, de Neuchâtel et du Jura, le gymnase passera de trois à quatre ans et Alain Moix, Enseignant au secondaire I, donne son avis sur ce changement. Il explique que «[l]a nouvelle première année consisterait en une mise à niveau permettant de poursuivre sans redoublement les trois années suivantes […], [et que] [c]ela devrait même entraîner une amélioration du niveau final des étudiants en voie maturité avec une conséquence positive sur le taux de réussite de la première année du bachelor».
27 Mar 2023
Le gymnase en quatre ans au moins, partout en Suisse, d’ici 2034: c’est ce que le Conseil fédéral souhaite imposer aux cantons, malgré certaines réticences. L’un des buts avoués de cette réforme est d’assurer à tous les étudiants et étudiantes des débuts réussis dans une Haute école, indépendamment de leur canton d’origine.
27 Mar 2023
La rectrice de l’Université de Bâle, Andrea Schenker-Wicki, a été reconduite dans ses fonction pour quatre ans. Dans une interview, elle parle de ChatGPT, de la consommation d’énergie dans la recherche, du budget de l’Université, des conséquences de l’exclusion du programme Horizon Europe (aussi pour l’aspect de la durabilité) et d’un [nouveau] guide pour le langage inclusif (qu’elle qualifie de libéral).
Elle défend par ailleurs la place des sciences humaines et sociales à l’université: «Une université est seulement bonne si elle est bonne dans toute les disciplines. Notre faculté de philosophie et d’histoire est au top, mais il faudrait peut-être la mettre encore plus en avant.»
28 Nov 2022
Plusieurs professeur-es universitaires de Suisse allémanique de différents domaines (droit, lettres, sciences naturelles) se plaignent des compétences lacunaires de leurs étudiant-es en allemand.
Alain Griffel, professeur de droit à l’Université de Zurich Université de Zurich, qui enseigne depuis 35 ans, estime que les compétences en matière d’écriture ont «globalement et massivement diminué».
Les universités proposent désormais des cours d’écriture pour les nouveaux arrivants. Pour les étudiants en droit de l’université de Zurich, ces cours sont en partie obligatoires. L’Institut d’études de langues et littérature de l’Université de Berne envisage par ailleurs d’organiser des cours de formation continue pour les professeur-es d’allemand.
30 Sep 2022
«Comme le reste du pays, le canton de Vaud va se doter d’un gymnase en quatre ans. L’annonce était attendue, puisque les cantons ont jusqu’à vendredi pour répondre à la consultation de la Confédération qui vise à harmoniser la durée du cursus de maturité. Pour l’heure, le Conseil d’Etat vaudois ne tranche pas l’épineuse question de la durée des études où plusieurs variantes s’affrontent: 10 ans d’école obligatoire, plus quatre de gymnase, ou 11 ans plus quatre. Le canton explique « entendre » la volonté d’harmonisation des formations gymnasiales à quatre ans. S’il n’est pas favorable à l’allongement des études, il est conscient qu’une opposition de principe ferait courir le risque de voir les titres obtenus par les Vaudois non reconnus pour entrer à l’Université ou dans une Haute Ecole.» (RTS)