- autonomie – hautes écoles
- liberté académique
- liberté d’expression
- enseignement – pluralité
- recherche – pluralité
«Les sciences sociales penchent à gauche, et c’est un problème»
Une chronique du Frankfurter Allgemeine Zeitung souligne que le manque de pluralisme politique en sciences sociales engendrerait des biais méthodologiques. Dans les domaines sensibles comme l’immigration, le professeur associé en migrations [de l’Université de Notre Dame] Alexander Kustov note que les résultats non conformes au consensus progressiste sont souvent minimisés.
Selon le sociologue Neill Gross [du Colby Collège], ce phénomène s’auto-alimente en attirant majoritairement des profils partageant déjà ces idées. Pour préserver l’objectivité scientifique, l’auteur de la chronique insiste sur l’idée que le milieu académique devrait intégrer la diversité des visions du monde au même titre que les diversités de genre ou d’origine. De plus, cette politisation unilatérale à gauche pourrait également alimenter, en réaction, une politisation de la droite.
La professeure en philosophie de l’Université de Tübingen Sabine Döring affirme sur LinkedIn qu’il est délicat d’affirmer que «la politique scientifique devrait prendre des mesures pour contrer cette tendance». «D’une part, il s’agit de supprimer les incitations à l’homogénéisation. D’autre part, une pluralité imposée par les pouvoirs publics constituerait une atteinte (illibérale !) à la liberté scientifique.»