«Des défenseurs du climat, parmi lesquels des chercheurs, se sont fait refouler hier sur les marches du Tribunal fédéral. L’activisme est-il incompatible avec la fonction?»
24 Juin 2021
24 Juin 2021
«Des défenseurs du climat, parmi lesquels des chercheurs, se sont fait refouler hier sur les marches du Tribunal fédéral. L’activisme est-il incompatible avec la fonction?»
15 Juin 2021
Une déclaration adoptée par le Parlement danois au début du mois de juin contient des phrases comme:
«Le Folketing [le parlement danois] attend des dirigeants des universités qu’ils assurent l’autorégulation de la pratique scientifique par un débat critique. Cela signifie que l’unilatéralité est évitée, que la science ne se présente pas sous une apparence politique et qu’il n’est pas possible d’échapper systématiquement à une critique professionnelle justifiée.» Par ailleurs, le parlement, comme tous les autres citoyens, a le droit d’exprimer un avis sur les résultats de la recherche, conclut la déclaration. Cela ne signifie pas que le parlement ait un droit de regard sur le sujet de recherche comment la recherche doit être menée.
Les cheurcheur·e·s des sciences sociales, et plus particulièrement les scientifiques en études de genre et politique de migrations se sentent particulièrement visé·e·s par cette déclaration. Selon une lettre ouverte, certain·e·s ont l’impression d’être mis·e·s au pilori par des politiciens et médias, un climat qui limite les libertés de recherche et d’opinions.
15 Juin 2021
Dans un essai paru dans le journal Republik, le professeur de l’École polytechnique fédérale de Zurich et directeur du département des études scientifiques, Michael Hagner dresse le portrait de la situation actuelle de la liberté des sciences. A titre exemplaire, il commente le départ forcé de la Central European University de l’Hongrie suite aux pressions du premier ministre Viktor Orban. Il s’agit, selon lui, du pire effondrement que la liberté académique ait eu à subir depuis la fin de la guerre froide en Europe.
En rappelant les quatre éléments de l’éthos scientifique (universalisme, altruisme, communisme et scepticisme organisé), il démontre comment différentes forces sociales et économiques les mettent actuellement en danger et comment les universités peuvent se protéger.
7 Juin 2021
En Grande-Bretagne, la liberté d’expression dans les universités, l’indépendance des médias et des musées ainsi que la souveraineté de l’interprétation sur l’histoire sont au cœur de l’actualité. Au cœur du débat, le positionnement dit «woke», auquel le Premier ministre Boris Johnson a proclamé la guerre.
«Woke» («réveillé») était anciennement un terme pour les noir·e·s américain·e·s qui résistaient contre le racisme. Aujourd’hui, le parti du premier ministre qualifie de «woke» les personnes qui s’engagent contre le racisme, la discrimination sexuelle, pour les droits humains et ou «qui n’acceptent plus le silence sur le commerce d’esclaves».
Pour protéger la liberté d’expression, Boris Johnson a monté un nouveau projet de loi qui donnerait le droit à l’autorité de surveillance des universités de poursuivre les universités en cas de «discrimination à l’encontre des orateurs·trices». Pour l’UCU, le syndicat universitaire, ce projet de loi «n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie que le gouvernement utilise pour étendre son contrôle sur les étudiants».
1 Juin 2021
«Quelque 200 chercheurs, étudiants et travailleurs de l’Université de Lausanne ont envoyé lundi une lettre ouverte à leur direction. Ils lui demandent de s’engager fermement pour la garantie de la liberté d’expression de tous les membres de la communauté universitaire.»
18 Mai 2021
Dans un article d’opinion publié dans le Blick, Martin Vetterli se positionne en faveur de la loi sur le CO2. Selon le Président de l’EPFL, «La loi sur le CO2 est nécessaire pour réduire les émissions de CO2. Mais elle représente également une grande chance pour la Suisse en tant que centre d’innovation : notre pays dispose des meilleures conditions pour défier le changement climatique par la recherche et le développement.»
Selon le Temps, «L’engagement du président de l’EPFL en vue des votations du 13 juin semble toutefois aller à l’encontre des intentions du conseiller fédéral Guy Parmelin, qui voudrait limiter la prise de parole publique du monde scientifique – dans les institutions dépendantes de la Confédération – sur des questions politiques. Tout au moins sur certains sujets». En 2019 notamment, le Conseiller fédéral avait tenté d’empêcher la publication d’une fiche d’information «alarmante» sur les effets de l’utilisation des pesticides dans l’agriculture, une thématique qui fait actuellement le contenu de deux initiatives sur laquelle la population se prononcera également le 13 juin.
14 Mai 2021
Le gouvernement de la Grande-Bretagne est sur le point d’introduire une législation qui permettra aux universitaires, aux étudiant-e-s ou aux conférenciers-ères de poursuivre les universités pour obtenir une compensation lorsqu’ils ou elles estiment avoir souffert d’une atteinte à la liberté d’expression.
L’auteur de l’article du Weltwoche salue cette initiative, mais selon The Guardian, des groupes d’intérêt pour la libre expression craignent que la nouvelle loi «puisse avoir comme effet inverse de limiter encore davantage ce qui est considéré comme un discours «acceptable» sur le campus et d’introduire un effet paralysant à la fois sur le contenu de ce qui est enseigné et sur la portée de l’exploration de la recherche universitaire.»
19 Avr 2021
«Le neuroscientifique Dominique de Quervain, professeur à l’Université de Bâle, a claqué à son tour la porte de la task force scientifique Covid-19. […] Sur Twitter, il a annoncé le 16 avril 2021 sa décision, dénonçant le «corsetage politique» qui empêche «l’information scientifique non filtrée». Le spécialiste a annoncé rester «à la disposition du public de manière indépendante».»
Par ailleurs, le Président de la task force Martin Ackermann affirme que cette dernière n’avait pas été consultée pour la récente décision d’ouverture du Conseil fédéral.
14 Avr 2021
Le Grand Conseiller bernois Casimir von Arx (verts-libéraux) a réagi avec une motion sur la nouvelle Direction sur l’utilisation des médias sociaux. «Il n’y a rien à redire à la sensibilisation des chercheurs aux particularités des différents canaux de communication, estime le Grand Conseiller. «Néanmoins, les lignes directrices donnent l’impression que la direction de l’université adopte une position négative à l’égard de l’utilisation des médias sociaux par ses chercheurs et tente de contrôler davantage leurs déclarations pour des raisons stratégiques et de marketing», indique la motion. En outre, Casimir von Arx souhaite savoir si le conseil gouvernemental partage l’avis de la direction de l’université selon lequel les débats entre chercheurs devraient principalement avoir lieu «dans les revues et forums scientifiques», comme le recommandent les lignes directrices actualisées.»
Par ailleurs, l’Université organise une séance d’information sur la directive. Conçu pour 500 personnes, elle aura lieu en ligne l’après-midi du 15.04.2021.
Le journaliste Urs Hafner (NZZ) juge qu’«Avec ces directives, l’Université de Berne viole la liberté de la science, c’est-à-dire la libre diffusion des résultats de l’objet de recherche librement choisi. […] Les lignes directrices commencent par la protection de la liberté de la science garantie par la constitution fédérale – ce qui n’est pas sans rappeler le préambule de la constitution de la RDA, qui invoquait initialement la liberté humaine. Il est toutefois significatif que les lignes directrices ne disent pas contre qui la liberté scientifique doit être défendue. Dans ce cas, les chercheurs devraient être protégés de l’administration de l’université, qui accorde plus de poids au devoir de loyauté de ses « employé-e-s » qu’à la liberté académique. […] A Berne, la liberté académique est épuisée dans la stratégie du rectorat qui consiste à utiliser la communication académique pour améliorer la réputation de l’institution et la positionner comme une université mondiale de premier plan.»
12 Avr 2021
Christian Leumann, recteur de l’Université de Berne, défend les nouvelles directives sur les médias sociaux. Il se dit «un peu étonné» des réactions négatives: «Il est possible que la motion parlementaire pour museler la task force et le débat autour de la «cancel culture» ait sensibilisé le public et les chercheurs-euses sur la question […].» Le recteur rejette l’accusation que la directive représente une atteinte à la liberté académique ou la liberté d’expression.
6 Avr 2021
Les nouvelles «Directives de la direction de l’Université [de Berne] sur l’information et l’expression de l’opinion» fait l’objet de vifs débats. Selon ce document, les employé·e·s de l’université devraient, entre autres, éviter de se profiler sur les réseaux sociaux. Le Secrétaire général Christoph Pappa dit que l’université n’interdit à personne de s’exprimer sur Twitter, mais précise que cela doit être fait avec retenue et que «les faits doivent être explicitement séparés des opinions […] Cela peut provoquer des malentendus si une personne d’un institut contredit complètement une personne d’un autre institut – sauf s’il parle de ses propres résultats de recherche.»
L’épidémiologiste Matthias Egger, [membre de la task force, ] qualifie cette directive de «très bien». Il estime qu’il n’est pas question d’une «muselière».
Reto Knutti, Klimatologue de l’ETH pose sur Twitter la question : Pourquoi il est interdit de critiquer les résultats [de recherche] d’autres?» Il craint que les nouvelles règles auront comme conséquence que les organisation de lobbying pourront commenter les études sur le Covid, mais pas les scientifiques d’autres domaines de recherche. Marcel Salathé, épidémiologiste et ancien membre de la task force, y a joute : «Les nouvelles directives de l’Université de Berne causent de la confusion.»
L’organisation «Akademie für kritische Wissenschaftskultur» est plus critique et parle d’un «un papier plein de désespoir, d’ambivalence et de désarroi.»
Daniel Schönmann, Chef du département cantonal de l’enseignement, estime que la directive n’enfreint pas la liberté académique ni de droits fondamentaux. Il estime qu’il n’y a pas de nécessité immédiate d’agir.
Par ailleurs, l’Université de Berne n’envisage pas de surveiller si la directive es respectée. Selon le secrétaire général, «Il ne s’agit donc pas de tenir en laisse [«gängeln»] qui que ce soit.»
1 Avr 2021
L’Université de Berne a édicté une directive interne sur la communication. Selon ce document, des plateformes tels que Twitter ne sont pas le cadre approprié pour mener une discussion sur des sujets scientifiques et «doivent être utilisés avec beaucoup de retenue.» Quant aux sujets «très sensibles», la Direction insiste que les unités «se coordonnent un minimum» avant que les déclarations soient faites au public. Des telles discussions devraient principalement avoir lieu dans les journaux et forums scientifiques et le «profilage personnel» serait à éviter.
L’article du Bund suscite des réactions, entre autres dans les réseaux sociaux (par exemple ici).
Deux membres de la task force scientifique fédérale contre le COVID-19 travaillent par ailleurs à l’Université de Berne. Ils ont été accusé d’avoir été critique avec les décisions du Conseil fédéral – entre autres sur Twitter. Selon l’article du Bund, des telles prises de position ne seront dorénavant plus possibles avec la nouvelle directive. Par ailleurs, «des nombreux scientifiques répondent sous l’anonymat, par peur d’enfreindre la directive». La Directive dit également : «Les expressions d’opinion doivent être faites dans le respect du devoir de loyauté envers l’employeur. La réputation de l’université ne doit pas être publiquement ternie par la communication d’informations aux médias.»
L’ancien Directeur de l’Institut pour immunologie Beda Stadler estime que cette directive sort à un moment où l’Université a besoin de fonds. «Les libertés [d’opinion et d’expression] prennent fin dès qu’il y a une pénurie d’argent.»
Matthias Egger, membre de la task force et professeur à l’Université de Berne, croit d’abord que l’article du Bund est un poisson d’avril.
Christian Leumann, Recteur de l’Université de Berne, écrit dans un tweet, qu’il ne connait aucun cas où un-e chercheur-e de l’Université de Berne aurait été muselé. Par ailleurs cette directive de 2008/13 aurait été mise à jour sur la demande de chercheur-e-s.
1 Avr 2021
Le prise de parole de scientifiques sur des sujets politique est sujet de débât à l’Université de Lausanne et au Conseil national. Par ailleurs, à l’Université de Genève, par le réseau «Scholars at risk», un panel de professeurs a justement fait état de son inquiétude en prenant appui sur des exemples tirés de la Turquie, la France et la Suisse.
4 Mar 2021
Dans le cadre d’une révision urgente de la loi Covid-19, la Commission pour l’économie du Conseil national (CER-N) a proposé «que le public soit informé des mesures prises par le Conseil fédéral dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 exclusivement par le Conseil fédéral et le Parlement». La task force n’est pas nommée, mais c’est bien elle qui est visée.
«Cette proposition est grave et inquiétante, s’insurge le bio-éthicien et rédacteur en chef de la Revue médicale suisse Bertrand Kiefer. La Suisse est un petit pays. Si on réduit les membres de la task force au silence, quel expert va encore pouvoir s’exprimer dans les médias, à part des électrons libres comme moi?»
Pour l’épidémiologiste Marcel Salathé de l’EPFL, «La formulation de cet amendement est vague et il est difficile de se faire une idée de son intention précise. Je suis d’autant plus étonné que les prises de position officielles de la task force sont toujours très mesurées. Je me demande si l’agacement ne vient pas de Twitter, car les experts y expriment plus librement leurs opinions personnelles, ce qui est encore assez inhabituel dans le débat public.»
Dans l’éditorial du Temps, la journaliste Pascaline Minet écrit : «Refuser d’entendre le message des scientifiques, c’est mener une politique de l’autruche qui n’est pas compatible avec l’action publique. En temps de pandémie, la science est plus précieuse que jamais. Le rôle des politiques devrait être de la protéger plutôt que de tenter de la discréditer.»
Selon l’encadré du Temps, «[Les épidémiologistes] cristallisent les rancœurs d’une partie de la population, le plus souvent de manière injustifiée». Les journaux Blick et 20 minutes auraient publié des articles sur certains scénarios «du pire» sans contextualiser l’information sensible. Par ailleurs, selon l’épidémiologiste Julien Riou, il y a un large consensus entre épidémiologistes, depuis le début de l’épidémie. «Les discours alternatifs viennent le plus souvent de scientifiques d’autres disciplines».
3 Mar 2021
Les multiples prises de parole des membres de la task force scientifique de la confédération déplaisent à un nombre croissant de parlementaires de droite. La Commission de l’économie du Conseil national souhaite interdire aux membres de la task force de s’exprimer sur la crise à l’avenir. La gauche dénonce une tentative de muselage des scientifiques. Alain Berset vient également au soutien des experts, tout comme l’auteur de l’article paru dans higgs.ch. Bertrand Kiefer, médecin et journaliste, juge qu’il est «inquiétant et grave que notre parlement en soit là, […] même Trump n’a pas osé à réduire au silence Anthony Fauci.»
Par ailleurs, la légitimité démocratique de la task force est également mise en cause par une enquête du site re-check, mais Selon Samia Hurst, bio-éthicienne et Vice-présidente de la task force, cela se pose sur un malentendu, car la task force n’est pas un organisme étatique mais une «émanation du monde scientifique».
2 Mar 2021
Avec la révision sur la loi Covid-19, le rôle de la task force scientifique de la Confédération est remis en question. Selon la proposition voté à une courte majorité de la Commission de l’économie du Conseil national, elle ne doit plus s’exprimer publiquement sur les mesures liés au Covid-19. Cette compétence serait réservé au parlement et au Conseil fédéral. Cette position est clarifié dans le journal en ligne nau, qui a interrogé Petra Gössi, présidente du PLR.
La proposition suscite des réactions fortes du monde politique et scientifique du pays.
««Il s’agit clairement de museler la task force, réagit Sophie Michaud Gigon (Verts/VD), «On ne peut pas simplement faire taire ces experts sous prétexte qu’ils rapportent des faits qui nous déplaisent et retardent des réouvertures tant attendues.» […] Lancé lundi, l’appel des Verts a récolté plus de 3000 signatures. Sophie Michaud Gigon doute d’ailleurs que le parlement valide une telle mesure. «Il s’agit d’une attaque violente tant envers la liberté scientifique qu’envers la liberté d’expression inscrites dans la Constitution.»» (24 heures)
«Membre de la CER-N, Samuel Bendahan (PS/VD) ne cache pas sa colère: «Il s’agit d’un acte de censure du travail effectué par des scientifiques indépendants. Elle est comparable aux efforts déployés par les républicains américains pour museler le discours scientifique», réagit-il. » (Le Temps)
Vice-présidente de la task force, Samia Hurst signale que dans une démocratie, toutes les voix doivent pouvoir s’exprimer. Elle plaide pour une communication ouverte sur l’état des connaissances scientifiques pour permettre à la société à tous les niveaux de réagir en temps réel. (RTS : La Matinale)
Pour le politicien et médecin Felix Gutzwiller, la cause pour ce mécontentement envers la task force est à trouver dans les débuts de la pandémie, ou chacun-e de ses membres s’est manifesté de son côté sur les réseaux sociaux, plutôt que de se présenter en tant qu’équipe unie. Pour lui, la science doit être intégrée de telle sorte qu’elle ne produise plus de perplexité, mais soutient la politique. L’opinion consolidée des scientifiques est au premier plan et non le profilage personnel. (SRF News)
Le journaliste Nik Walter écrit: «Le fait que la task force soit maintenant soumis à un feu aussi vif de la part du spectre politique de droite et des sceptiques du Covid est une évolution dangereuse.» Par ailleurs, la reproche que la task force ferait soi-même de la politique serait «simplement grotesque». (Der Bund)
La professeure en Immunologie de l’Université de Genève, Isabelle Eckerle, est contente de n’avoir jamais fait partie de la task force: «Le conseil politique devient ridicule, [… ] à un moment ou à un moment où la voix (forte) de la science est plus que jamais nécessaire !» (Basellandschaftliche Zeitung bz, Tweet)
21 Déc 2020
Dans un article d’opinion, Jérôme Martinu, rédacteur en chef de la Luzerner Zeitung, regrette la prise de distance de l’Université de Lucerne à propos de la publication d’un livre controversé sur les politiques de lutte contre la pandémie. A coté d’un entretien des auteurs, deux chargés de cours à l’Alma mater, l’Université avait noté que cette publication ne représente pas une prise de position institutionnelle.
Selon Jérôme Martinu, pour réellement permettre la liberté d’expression, elle aurait du savoir endurer des critiques éventuelles et expliquer au lieu de relativiser les propos de ses propres chercheurs.
1 Déc 2020
Alors que l’influence de la Chine ne cesse d’accroitre de par le monde, dans les écoles occidentales l’étude de sa langue et de sa culture perd de son attrait. The Economist énumère les raisons de cette baisse d’intérêt pour la sinologie.
L’une de ces raisons est que la langue chinoise est considérée difficile à apprendre. Au-delà de l’obstacle linguistique s’ajoute un climat politique tendu entre les pays de « l’occident » et la Chine. La politique chinoise de plus en plus répressive serait devenu un puissant facteur de dissuasion pour beaucoup de futurs étudiant-e-s, tout comme la pollution de l’air dans les grandes villes.
Ainsi, pour ceux et celles qui s’y tiennent, étudier la Chine devient de plus en plus difficile. Après l’arrivée de Xi Jinping à la tête de la Chine en 2012, le pays a commencé à durcir les règlements sur le travail des universitaires occidentaux. Les archives et les bases de données en Chine sont devenues plus difficiles d’accès et la politique des visas plus restrictive.
4 Nov 2020
«L’European University Association (EUA) et l’European Students’ Union (ESU) sont préoccupées par les graves violations des droits démocratiques et humains qui continuent d’être observées en Biélorussie. En tant que membre de l’EUA, swissuniversities soutient la déclaration et condamne les récentes menaces contre les membres des hautes écoles.»
3 Nov 2020
Le Président américain Donald Trump vient de créer, via un décret, une nouvelle catégorie d’emploi pour les fonctionnaires d’État. Dans cette nouvelle catégorie, il sera plus facile de licencier les personnes qui occupent des postes «confidentiels, établissant ou défendant des politiques». Cela pourrait inclure les scientifiques qui aident à élaborer des politiques sur des questions telles que la réglementation environnementale.
Lorsque les agences étatiques élaborent des politiques, des expert-e-s internes discutent et contestent les règles proposées afin de s’assurer que les décisions sont fondées sur des preuves. Si le décret est mis en œuvre, les scientifiques pourraient ne plus participer librement à l’élaboration des politiques par crainte de perdre leur emploi.