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La science subit une pression croissante de la part de l’IA et du monde politique
«La disponibilité d’un volume croissant de données et l’intelligence artificielle sont fantastiques», déclare le physicien climatique Reto Knutti de l’EPFZ, mais le contrôle de la qualité et la mise en perspective font souvent défaut. «Chacun a l’impression d’être lui-même un expert.» Il n’est donc pas surprenant que, selon la dernière étude PISA de l’OCDE, 43 % des jeunes fassent davantage confiance à leur propre bon sens qu’à la science.
Silke Fürst, spécialiste en sciences de la communication à l’université de Zurich, estime qu’il est important que les scientifiques veillent à ce que les modèles d’IA puissent les détecter comme expert·es. D’autre part, il est important que des informations fiables continuent à faire l’objet d’un débat public, par exemple dans les médias.
Michael Hermann, politicologue de l’Institut de recherche Sotomo, juge que pour les expertes et experts qui s’exposent et se forgent une notoriété, l’IA représente une opportunité, car les gens continuent de rechercher davantage que de simples informations anonymes générées par l’IA.
Reto Knutti regrette par ailleurs que la science soit mise sous pression par la politique, aussi en Suisse: des études seraient interprétées de manière sélective, des publications retardées ou des communiqués de presse réécrits sur ordre des responsables politiques.