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«Les études en sciences sociales promettent parfois l’anonymat, mais l’identité des participant·es transparaît souvent dans les données publiques»

Abel Brodeur et David Valenta  de l’Université d’Ottawa, ont ensuite examiné 327 «replication packages», des dossiers de données de recherche pour la reproduction accessibles au public, correspondant à des études menées sur des sujets humains et publiées dans 11 revues de référence en économie, en sciences politiques et en psychologie.

«Quatorze pour cent contenaient au moins une donnée permettant d’identifier directement une personne, telle que son nom, son adresse, son numéro de téléphone ou l’adresse IP de l’ordinateur qu’elle a utilisé pour répondre à un sondage en ligne», indiquent Brodeur et Valenta. «Sept pour cent supplémentaires comprenaient des informations telles que l’âge, la profession et le lieu de résidence qui, une fois recoupées, peuvent permettre d’identifier une personne.

Les participant·es ont souvent divulgué ces informations en répondant à des questions «à réponse libre» dans les questionnaires, allant parfois jusqu’à fournir leur nom et leur numéro de compte bancaire pour s’assurer de recevoir la rémunération promise en échange de leur participation à l’étude. Les auteurs de l’étude ont rendu ces informations publiques par inadvertance.