« Le gouvernement suisse souhaite s’affranchir des logiciels américains »
Dans un revirement stratégique majeur, la Confédération helvétique a annoncé sa volonté de « réduire progressivement et à long terme sa dépendance vis-à-vis de Microsoft », comme le rapportait la NZZ am Sonntag. Ce virage, qui va à contre-courant des décisions prises ces dernières années, marque une volonté claire de miser davantage sur les logiciels libres pour les 54’000 postes de travail de l’administration fédérale.
Cette décision est largement saluée par la classe politique, qui s’inquiète de la sécurité des données d’Etat. Le conseiller national Nicolas Kolly (UDC) exprime d’ailleurs une méfiance grandissante envers les infrastructures américaines , soulignant le besoin de protéger les informations sensibles de la Confédération.
Berne pourrait s’inspirer du modèle allemand, qui dispose déjà d’une longueur d’avance grâce à son Centre pour la souveraineté numérique, une solution indépendante et libre.
La Confédération a d’ores et déjà commandé des études complémentaires pour planifier ce remplacement graduel pour garantir, à terme, la souveraineté numérique du pays.