«La professeure de l’EPFL a participé à la création d’un cursus destiné aux enfants dotés d’un don précoce en maths. Elle s’engage aussi à la promotion des carrières scientifiques féminines»
25 Juil 2022
25 Juil 2022
«La professeure de l’EPFL a participé à la création d’un cursus destiné aux enfants dotés d’un don précoce en maths. Elle s’engage aussi à la promotion des carrières scientifiques féminines»
25 Juil 2022
A Bruxelles, de nombreux·euses diplomates et fonctionnaires européen·nes prennent leurs vacances d’été. Le dossier Suisse-UE sera donc lui aussi au repos jusqu’à la session d’automne. Mais le second semestre pourrait être décisif, surtout pour la recherche suisse. De plus en plus de voix s’élèvent en effet dans le monde politique de l’Union européenne (UE) pour réclamer une association de la Suisse a programme de recherche européen Horizon Europe. La Liberté a retracé les prises de paroles récentes de politicien·nes et fonctionnaires de l’UE urgeant une réassociation rapide de la Suisse à Horizon Europe.
25 Juil 2022
«Après Maryna Viazovska, un autre lauréat de la Médaille Fields rejoindra l’EPFL. Martin Hairer se réjouit autant d’enseigner dans la prestigieuse école que de retrouver le pays où il a grandi.»
25 Juil 2022
«Si c’est avéré, c’est un cataclysme. Et le dossier a l’air solide. La revue Science a enquêté sur des soupçons de falsification de données scientifiques autour de recherches sur la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études sont concernées, dont un article majeur (cité 2300 fois!), publié dans Nature en 2006 par une équipe de l’Université du Minnesota. Ces travaux ont contribué à propulser sur le devant de la scène l’hypothèse dite de la «cascade amyloïde», considérée par nombre de chercheurs comme centrale pour expliquer l’apparition de la maladie… et très critiquée par d’autres.»
25 Juil 2022
L’Université de Genève (UNIGE) vient de signer un accord avec Debiopharm, une société biopharmaceutique suisse basée à Lausanne. Après un premier accord public-privé signé l’an passé avec la Section des sciences pharmaceutiques de l’UNIGE, c’est au tour de la Faculté de médecine d’entrer en collaboration avec Debiopharm. A travers leur initiative IDEAL, l’entreprise cherche à «renforcer la collaboration avec les centres d’excellence en oncologie et en infections bactériennes de la région lémanique».
Concrètement, le programme soutient les institutions académiques à traduire la recherche en médicaments. «Il faut un partenaire expert dans les secteurs pharmaceutiques et réglementaires pour valoriser les découvertes et les convertir en un produit pour des patients», détaille le directeur exécutif et responsable de la recherche et de l’innovation scientifique de Debiopharm, Frédéric Lévy.
À l’UNIGE, quatre projets des sciences pharmaceutiques ont été choisis par un comité composé de représentant·es de la section et de Debiopharm. Ils profiteront ainsi d’un accompagnement et financement de plusieurs dizaines de milliers de francs sur une durée de six mois à un an en général.
Les chercheur·euses et institutions sont libres de collaborer avec Debiopharm. «L’accord est cadré par un contrat limité dans le temps et offre des garanties d’indépendance. […] Le chercheur reste employé de l’UNIGE et maître de ses données.» répond Frédéric Lévy à la question de la liberté académique.
21 Juil 2022
Dans un article d’opinion paru dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le bloggeur Giorgio Scherrer critique la bureaucratie qui freine l’égalité des chances dans les hautes écoles. Faisant référence aux longs délais auxquels doivent actuellement faire face les étudiant·es et apprenti·es à Zurich pour une bourse (onze mois en moyenne), il affirme que la dernière réforme des bourses n’a ait qu’alourdir le processus bureaucratique.
Mais le véritable problème se trouve pour Giorgio Scherrer dans l’attribution des bourses en soi. Celle-ci est renouvelée chaque année, bien que la plupart des formations durent plus d’un an. De plus, on demande des candidat·es des informations inutilement détaillées sur leur vie. «Le service des bourses se comporte comme s’il s’agissait d’une autorité sociale – et non d’une partie du système éducatif dont la philosophie de base est tout autre. Les bourses ne sont en effet pas une aumône. Elles sont des investissements dans l’avenir des jeunes qui ont toutes les qualités requises pour suivre une formation – sauf celle d’être issus de la bonne famille.», écrit-il.
Pour ces raisons, les bourses devraient être versées rapidement et pour toute la durée de la formation, argue-t-il.
21 Juil 2022
«À l’ère de la numérisation, les personnes exerçant des métiers techniques ont d’excellentes perspectives de carrière. Pourtant, la proportion de femmes dans les métiers dits «MINT» est faible. «Les raisons en sont multiples et complexes», explique Marisa Tschopp.»
21 Juil 2022
Le gouvernement lucernois et l’Université de Lucerne veulent créer une faculté de psychologie afin de lutter contre la pénurie de personnel qualifié dans le domaine de la santé.
Cependant, la dernière analyse du marché du travail de l’Office fédéral de la statistique (OFS) met en doute l’utilité d’une telle faculté, argue le journaliste Lukas Nussbaumer de la Zuger Zeitung. Selon l’OFS, les diplômé·es en psychologie occupent qu’à 39% des postes dans le domaine de la santé. De plus, 45 % des personnes interrogées ont indiqué qu’un diplôme n’était pas exigé pour leur poste.
Sur demande, le porte-parole de l’Université, Lukas Portmann répond à la Zuger Zeitung que les diplômé·es en psychologie peuvent être employés de manière très flexible – bien au-delà du secteur de la santé. Dans le domaine de la psychologie de l’enfance et de l’adolescence, les besoins sont également «énormes, et ont encore augmenté suite à la pandémie», argue Lukas Portmann.
20 Juil 2022
«Maryna Viazovska de l’EPFL et Hugo Duminil-Copin de l’Unige ont obtenu chacun une médaille Fields, l’équivalent du Prix Nobel en mathématiques. Une reconnaissance extraordinaire pour les deux grandes institutions romandes qui ont accueilli ces deux chercheurs, elle Ukrainienne et lui Français, attirés par l’excellence académique suisse.»
20 Juil 2022
Actuellement, le délai d’attente pour la décision d’octroi d’une bourse est de onze mois dans le canton de Zurich. Ces longs délais mettent les boursier·ères dans une grande détresse. Plusieurs d’entre eux et elles se sont endettés entre-temps, d’autres ont décidé d’arrêter leur formation. Les étudiant·es ne sont pas les seuls concerné·es : la plupart des bourses sont attribuées à des personnes en formation professionnelle et, que dans une moindre mesure, à des personnes inscrites dans des hautes écoles ou des gymnases.
Février de l’année passée déjà, la direction de l’éducation avait promis une amélioration : d’ici fin 2022, toutes les demandes seront traitées dans les délais. Cependant, cinq mois après l’annonce, 6800 demandes sont en suspens auprès de la direction de l’éducation.
Une situation intenable, selon la conseillère cantonale Sibylle Marti (PS), qui a déposé la semaine dernière une question au parlement cantonal qui exige une action immédiate. Elle demande plus de personnel et une gestion moins bureaucratique des demandes.
Selon le canton, la raison principale du retard actuel est une double réforme des bourses d’études : une modification de la loi est entrée en vigueur début 2021 et un nouveau système informatique a été mis en service en même temps.
19 Juil 2022
«Olivier Collet présidera désormais aux destinées du plus grand parc technologique du pays. Entretien avec une force tranquille qui entend jouer un rôle de facilitateur entre les entreprises et l’écosystème du Nord vaudois»
19 Juil 2022
Dans un interview avec la Basler Zeitung, le professeur à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) Mathias Binswanger, s’inquiète d’une «académisation» du système éducatif Suisse. Selon lui, l’incitation financière de la Confédération envers les universités et hautes écoles spécialisées en fonction du nombre des étudiant·es et diplômes fait niveler la qualité de la formation vers le bas. «Sous le couvert de la « formation pour tous », les universités deviennent de plus en plus des institutions de masse surpeuplées. Cela a pour conséquence que les études dans une université moyenne ne valent plus grand-chose. On assiste alors à la création d’universités d’élite» affirme-t-il.
Pour contrecarrer cette tendance, il faut alors revaloriser l’apprentissage, ce qui en tours pourra atténuer la pénurie de main-d’oeuvre en Suisse, argue-t-il.
18 Juil 2022
Selon la neurologue Lara Diem, responsable de la consultation «long Covid» à l’Hôpital de l’Île à Berne, les scientifiques sont plus souvent touchés par la maladie du «long Covid». D’après ces recherches, «On remarque qu’il y a beaucoup d’universitaires : des médecins, des avocats, des informaticiens, des enseignants. […] Ce sont souvent des personnes à haut rendement qui ont l’habitude d’être toujours à la limite de leurs capacités. Avec le virus, ce mode de vie implose». La plupart d’entre eux et elles souffrent du «brouillard cérébral» (brain fog), qui affecte fortement la concentration et la mémoire.
La cause pour laquelle les universitaires seraient plus touché·es reste encore incertain. Plus généralement, il n’est pas encore clair pourquoi certaines personnes développent un «long Covid» et d’autres pas. Une piste qui est exploré actuellement par les expert·es est celle d’une activation excessive et durable du système immunitaire. Ainsi, le virus semble déclencher chez certaines personnes une sorte de maladie auto-immune dans laquelle les anticorps sont dirigés contre des structures propres à l’organisme – en l’occurrence des récepteurs de stress qui, via l’adrénaline, commandent des fonctions corporelles inconscientes telles que la respiration ou le rythme cardiaque. Il existe également des indices selon lesquels des résidus viraux qui n’ont pas été complètement éliminés maintiennent le système immunitaire constamment en alerte.
Cependant, d’autres recherches scientifiques emettent des hypothèses qui sont autant plausibles d’un point de vue clinique. Ce qui manque actuellement sont des études à grande échelle, affirme Michael Stingl, neuorologue de Vienne. «Que 5 %, 15 % ou 25 % des personnes infectées par le Long Covid soient touchées, cela fait beaucoup de monde, et il est surprenant de voir à quel point cela n’est pas abordé par les instances officielles, compte tenu de l’impact que cela va avoir», argue-t-il.
18 Juil 2022
Début juillet, l’Université de Humboldt à Berlin avait annulé une conférence prévue par la doctorante Marie-Luise Vollbrecht sur le genre biologique à la dernière minute, puis a décidé de la reporter à une date ultérieure. La semaine passé, la conférence a finalement eu lieu, sous protection policière.
L’annulation a projetté la jeune doctorante, jusqu’à la inconnue, sur la scène internationale et au centre d’un débat sociopolitique polarisant qui fait la une des journaux allemands et suisses. Héroïne pour les un·es, transphobe pour les autres, Marie-Luise Vollbrecht a mené sa conférence dans une salle rempli de sympathisant·es et journalistes. La ministre de la culture, Bettine Stark-Watzinger s’y est même jointe par vidéo depuis ses vacances pour montrer son soutien à la liberté d’opinion et de débat.
18 Juil 2022
«À Genève, les universités privées profitent de la réputation internationale de la ville pour séduire les étudiants. Une enquête, lancée par le Geneva Observer en mai puis prolongée par la RTS, dénonce certaines de ces institutions qui délivreraient des diplômes non reconnus par la Confédération.»
15 Juil 2022
«A l’occasion de sa séance du 13 juillet 2022, le Conseil des EPF a donné son feu vert aux initiatives conjointes élaborées par les institutions du Domaine des EPF sur les thématiques «Energie, climat et durabilité de l’environnement» ainsi que «Engagement et dialogue avec la société», deux des priorités stratégiques qu’il a définies dans son Plan stratégique 2025–2028. Il entend ainsi renforcer les activités déployées en la matière. […] Il est envisagé, d’une part, de créer une plateforme de dialogue entre la communauté scientifique et la société en vue de favoriser la compréhension mutuelle et, d’autre part, de développer des offres de formation à l’intention des chercheuses et chercheurs pour les préparer aux échanges avec le grand public. D’autres formats sont prévus, tels que l’organisation d’expositions sur de grands thèmes comme l’énergie ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En collaboration avec le Parc du Jura argovien, il est aussi planifié de réaliser un laboratoire du monde réel (real world laboratory) dans lequel les scientifiques seront en contact direct avec les 32 communes du Parc du Jura afin de discuter des problèmes de durabilité et de développer ensemble des solutions et des mesures pour y remédier sur place. Un centre national de conservation de la biodiversité fait également partie des projets en devenir. Il servira à recueillir des connaissances scientifiques sur le sujet et à les transmettre à toutes les personnes intéressées. »
15 Juil 2022
Markus Zürcher, secrétaire général de l’Académie des sciences sociales et humaines (ASSH) réagit à un article de la NZZ – [l’entretien avec l’historienne de l’économie Andrea Franc], qui avait suggéré que les étudiant-es en sciences sociales et humaines étaient fainéant-es. Il estime qu’il s’agit «encore une fois» d’une attaque de ces domaines.
«La rationalité et l’utilitarisme sont sans aucun doute importants. Mais les émotions, les valeurs, les normes, les idéaux et les visions du monde sont également déterminants. Elles animent la société, l’économie et la politique, en particulier dans une société saturée comme la nôtre, dont les besoins fondamentaux sont largement couverts. Il est tout simplement absurde d’opposer les sciences économiques aux sciences humaines : à elles seules, les deux approches de la pensée débouchent sur un dilemme, les sciences économiques sur l’«utilitarisme», les sciences humaines sur l’«idéalisme» (Talcott Parsons). […] Les sciences humaines ont établi les fondements des sciences modernes et des systèmes sociaux démocratiques. […] Quatre tendances ont conduit à ce qu’il y ait actuellement une forte demande pour les sciences humaines et à ce qu’elles soient aussi attrayantes que prospères : 1. l’individualisation et la pluralisation, 2. la dématérialisation de la production et de la consommation, 3. le développement durable et 4. la transition vers une société postindustrielle.» […]
La question qui se pose est donc la suivante : comment voulons-nous vivre, en tant qu’individus et en tant que société ? Cette question touche à des notions profondément humanistes qui, si nous parvenons à les associer aux sciences économiques, pourraient conduire à ce que l’on appelait autrefois « oikos » : une symbiose entre l’économie et l’ordre socioculturel sous un même toit social.»
15 Juil 2022
À Genève, les universités privées profitent de la réputation internationale de la ville pour séduire les étudiants. Une enquête, lancée par le Geneva Observer en mai puis prolongée par la RTS, dénonce certaines de ces institutions qui délivreraient des diplômes non reconnus par la Confédération. […] À partir de l’année prochaine, cela deviendra cependant plus compliqué pour ces institutions de se présenter comme université : l’appellation deviendra protégée en vertu d’une loi fédérale.
14 Juil 2022
L’historien Jonathan Pärli de l’Université de Bâle est le lauréat du «Prix pour la liberté académique» de la Société suisse d’histoire. En tant que doctorant, il a lutté pour avoir accès à des documents d’archives sur l’affaire Mathieu Musey, un renvoi qui a fait des vagues dans les années 1980. En effet, Jonathan Pärli avait du faire recours jusqu’au Tribunal fédéral et aura probablement accès aux documents en question en 2023, 5 ans après sa demande initiale, donc après son doctorat, et après le décès de Mathieu Musey en 2021.
Selon l’auteur de l’article,«L’affaire Pärli montre que le règlement prévu par la loi nationale sur les archives en cas de conflit, à savoir la voie juridique, ne fonctionne pas. Sans l’expertise juridique gratuite de son entourage privé, l’historien n’aurait guère pu s’engager avec succès dans cette voie. De plus, la vitesse d’escargot de la justice s’oppose à toute carrière scientifique. M. Pärli affirme que la loi sur les archives doit être révisée en faveur de la recherche. La loi met en balance les intérêts des personnes privées mentionnées dans les sources, c’est-à-dire la protection de leur personnalité, et l’intérêt du public à connaître le présent et le passé. Cela peut être un exercice d’équilibre. Dans le cas de Musey, cela n’aurait pas dû être le cas.»
D’autres scientifiques témoignent de leur difficulté d’accéder aux documents de l’histoire récente. Pour Michael Olsansky, historien militaire à l’EPF de Zurich, la consultation des dossiers de l’état-major général a été « arbitrairement limitée » pour la même raison, comme le dit ce dernier : « L’administration rend la recherche de plus en plus difficile ». Les scientifiques qui s’intéressent au thème du placement hors du foyer familial se heurtent eux aussi régulièrement à des barrières. L’une des raisons est l’autoprotection de l’administration : on ne veut pas s’exposer aux regards et créer un précédent. Une deuxième raison y est liée : la montée en puissance de la protection des données, pour laquelle les juristes et les éthiciens se mobilisent.
13 Juil 2022
Pour le journaliste Thomas Ribi de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), l’annulation de la conférence sur le genre biologique de la doctorante Marie-Luise Vollbrecht à l’Université Humboldt à Berlin est le dernier exemple qui prouve l’existence du phénomène de «Cancel Culture» au sein de nos sociétés.
En citant un récent ouvrage de la politiste allemande Ulrike Ackermann, il accuse les hautes écoles d’alimenter une «spirale du silence». Par là il entend que les institutions cèdent actuellement à la pression à la conformité qui conduit à ne dire que ce qui ne trouve pas de contradiction auprès des «censeur·eures» qui sanctionnent tout écart par rapport à leur dogme identitaire.