Les membres de l’EPFZ revenant de Chine devront travailler à la maison durant sept jours avant de pouvoir revenir dans des bâtiments de l’EPFZ, à la condition qu’aucun symptôme n’apparaisse.
30 Jan 2020
30 Jan 2020
Les membres de l’EPFZ revenant de Chine devront travailler à la maison durant sept jours avant de pouvoir revenir dans des bâtiments de l’EPFZ, à la condition qu’aucun symptôme n’apparaisse.
30 Jan 2020
Thomas Biegler, le recteur de l’Université de Saint-Gall et Président de la Chambre des hautes écoles universitaires, imagine dans la NZZ l’université du futur.
Il commence par louer le système académique suisse pour relever ce qui fait son succès: une grande autonomie, des gymnases sélectifs, une ouverture et un réseau international, un financement public et un engagement fort des membres des universités suisses.
Il met ensuite en garde contre la concurrence internationale croissante et des conflits d’intérêt, notamment quand des politiciens demandent en même temps des meilleures conditions [de travail] pour le corps intermédiaire. Celles des professeur-e-s ordinaires seraient également à améliorer. Par ailleurs, les universités publiques devraient être renforcées, au lieu d’être critiquées pour l’utilisation de fonds tiers : les universités suisses disposaient déjà des réglements nécessaires qui garantiraient leur indépendance face aux financements tiers.
24 Jan 2020
Cinq post-doctorant·es en sociologie de l’Université de Neuchâtel dénoncent les conditions de travail précaires des membres du corps intermédiaire et la «course à la productivité à tout prix» qui en découle. Elles·ils analysent ce problème structurel qui mènent aux «burn-outs en série».
Cette analyse leur permet de proposer des solutions à ce problème: elles·ils appellent à une réduction des «mécanismes de mise en concurrence des chercheurs·euses», au «développement d’un statut intermédiaire stable et [à] la limitation des financements par projet» et à une réflexion autour de «l’impératif d’une mobilité internationale».
16 Jan 2020
La culture de la recherche est mise en cause. En effet, ce phénomène aurait un caractère systémique : les relations hiérarchiques entre supérieur·e·s et subordonné·e·s, ainsi que la pression pour bénéficier de subventions et écrire des articles scientifiques se superposent et provoquent de la compétition.
Cet environnement compétitif aurait alors des retombées négatives sur la recherche, alimentant la tentation de déformer des données. La conclusion en est qu’une telle culture de recherche n’est pas viable à long terme.
8 Jan 2020
Selon l’Association pour la relève académique de la Faculté des sciences de la société à l’Université de Genève, le type de contrat et le cahier de charges des chercheurs-euses peut varier sensiblement à l’Université de Genève. Plusieurs intervenant-e-s témoignent de la précarité des contrats, qui toucherait des doctorant-e-s et des membres du corps intermédiaire, «un terrain fertile pour le harcèlement» pour certain-e-s. Selon la Tribune de Genève, «ces inégalités, le rectorat les déplore, tout en rappelant que les facultés jouissent de «beaucoup d’autonomie». «C’est à elles de faire le ménage chez elles», relève la vice-rectrice Brigitte Galliot.» Le rectorat prépare par ailleurs une charte pour mieux cadrer le doctorat.
21 Nov 2019
Selon un récent sondage, le corps intermédiaire de l’Université de Saint-Gall (HSG) souhaite plus d’influence sur les décisions dans l’université et des meilleures conditions de travail. Actuellement, le corps intermédiaire est représenté par 8 personnes au Sénat, contre environ 100 professeur-e-s. Le gouvernement cantonal estime que, en comparaison avec d’autres universités, la position du corps intermédiaire serait «en principe bien». Ceci se refléterait par le fait que beaucoup de maîtres d’enseignement («Dozenten») ont choisi de rester à la HSG, même qu’ils ont eu des opportunités à l’étranger. Le gouvernement n’a pas répondu aux questions concernant les grandes disparités salariales à l’intérieur du corps intermédiaire et n’a pas réagi au sondage des doctorant-e-s sur leurs conditions de travail.
14 Nov 2019
Un récent sondage de 6’000 doctorant-e-s du monde entier et de différents domaines scientifiques révèle «des frustrations profondes et généralisées à l’égard de la formation, de l’équilibre travail-vie personnelle, des incidents d’intimidation et de harcèlement et des perspectives d’emploi floues. Une question sur la santé mentale – posée pour la première fois à tous les répondants – a mis en lumière certains des effets les plus troublants de l’enseignement supérieur. Plus du tiers des répondants (36 %) ont dit qu’ils avaient demandé de l’aide pour traiter l’anxiété ou la dépression causée par leurs études doctorales. En 2017, c’étaient 29%, et, comme le dit l’éditorial de Nature: «Les choses semblent empirer». Il continue: «La solution à cette crise naissante ne réside pas seulement dans le fait que les établissements fassent davantage pour offrir un soutien en santé mentale sur le campus et plus de formation aux superviseurs – aussi essentielles que soient ces mesures. Il s’agit aussi de reconnaître que la mauvaise santé mentale est, du moins en partie, la conséquence d’une trop grande importance accordée à la mesure du rendement – une chose dont les bailleurs de fonds, les établissements universitaires, les revues et les éditeurs doivent tous prendre la responsabilité.»
30 Sep 2019
Antonio Loprieno, Président de l’Académie suisse des sciences, aimerait qu’il soit plus simple de licencier des professeur-e-s: «Une certaine flexibilité dans les relations de travail avec les professeur-e-s serait bénéfique pour la qualité et permettrait de corriger des inconvénients.» Suite à un cas de mobbying et d’abus de pouvoir, l’ETH a récemment, pour la première fois, licencié une professeure d’astronomie, mais cette dernière fait recours à cette décision. La difficulté de résilier s’est également manifesté à l’Université de Zurich qui voulait licencier le Conseiller UDC Christoph Mörgeli. La question de licenciement se discute également à la Conférence des Hautes écoles suisses swissuniversities, qui travaille sur une prise de position.
Cela dit, la préoccupation d’Antonio Loprieno n’est pas de pouvoir résilier le contrat en cas de méconduite, mais plutôt pour augmenter la perméabilité du système académique suisse afin de rester flexible par rapport aux besoins de la société. Cet argument est mal reçu parmi les enseignant-e-s d’université.
19 Sep 2019
Selon un sondage d’étudiant-e-s et doctorant-e-s à l’Université de Saint-Gall, la plupart des doctorant-e-s sont content-e-s d’avoir opté pour un doctorat à la HSG. Cependant, un quart des personnes sondées indiquent qu’elles ne sont pas contentes des conditions de travail à cause des trop grandes charges de travail et un trop bas salaire. Beaucoup indiquent que leurs supérieurs abusent de leur pouvoir. Ils s’agit tout d’abord du fait que les professeur-e-s se mettent co-auteur sans avoir contribué de façon significative. 19 pourcent des doctorant-e-s voient cela comme un problème. Il est attendu de 14% des doctorant-e-s qu’ils ou elles travaillent le week-end. Entretemps, l’Université a introduit un règlement sur les co-auteur-e-s .
16 Mai 2019
À l’Université de Berne (UNIBE), les étudiant·e·s de la Faculté de Droit n’ont plus la permission d’utiliser leurs ordinateurs portables pour prendre des notes lors des cours de Droit pénal, ni pour résoudre des exercices lors des examens.
Selon certain·e·s, il s’agit d’une restriction de la liberté d’étude qui s’inscrit aux côtés d’autres mesures, comme le faite que les podcasts et les diapositives des conférences ne soient plus mis en ligne.
Selon Martino Mona, Professeur à l’UNIBE et initiatrice de cette interdiction, «Notre principale préoccupation est d’éloigner les étudiants du consumérisme léthargique.»
9 Mai 2019
Selon deux enquêtes menées en Suisse romande et alémanique, les enseignant·e·s effectuent de nombreuses heures supplémentaires sans compensation.
De plus, les Alémaniques posséderaient un nombre plus grand d’heures supplémentaires non rémunérées que leurs homologues romand·e·s.
D’après l’organisation faîtières des enseignant·e·s, «Selon leur niveau, les enseignants fournissent régulièrement entre 8.6% et 16% d’heures de travail sans compensation […] Chez les Romands, ce taux est moins important et n’atteint que 2%.»
8 Mai 2019
À Genève, une commission de l’université dénonce la «hiérarchie omnipotente», les «dépendances interpersonnelles quasi féodales» et la «concurrence généralisée« dans l’alma mater. Ces critiques visent spécialement le manque d’équité dans la gestion des carrières où les procédures de recrutement et de promotion sont jugées peu transparentes et cohérentes. Par conséquent, cette commission – composée de professeur·e·s, étudiant·e·s, membres du personnel administratif et technique ainsi que du corps intermédiaire – a élaboré un rapport dans le but d’ouvrir une large discussion afin de réorienter l’institution «vers une excellence démocratique».
L’an passé déjà, la commission avait publié le rapport Weid-Recordon sur le sexisme et le harcèlement, qui soulignait le lien structurel de cause à effet entre le harcèlement et un monde universitaire profondément fondé sur la hiérarchie, l’ultra-compétitivité et la recherche de la performance.
14 Mar 2019
Dans le canton de Berne, les professeur·e·s des Hautes écoles spécialisées n’auront plus besoin d’être au bénéfice d’un titre de professeur·e pour enseigner.
C’est avec 74 voix pour et 73 contre (et 6 abstention), que le Grand conseil a décidé que la Haute école spécialisée bernoise ne devrait plus attribuer aux enseignant·e·s le titre de «professeur·e·s», sauf si ces dernier·ère·s répondent aux mêmes exigences académiques que les professeur·e·s des universités. Désormais, les sept Hautes écoles spécialisées suisses appliquent une approche similaire.
Selon Christine Häsler, Directrice de l’éducation et Membre des Verts, avec cette nouvelle règlementation «le canton de Berne risque de s’isoler […] Je ne considère pas qu’une réglementation spéciale dans le canton de Berne soit productive ou raisonnable.»
27 Fév 2019
Suite aux affaires de harcèlement moral et sexuel qui ont pris place au sein de l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ), le journaliste Martin Sturzenegger préconise à son nouveau Président Joël Mesot de prendre des mesures plus efficaces contre l’abus de pouvoir. D’après lui, les mesures prises par l’EPFZ jusqu’ici manquent de courage. La campagne de respect pourrait même être contreproductive et donnerait l’illusion que la distribution de dépliants ou des cours obligatoires pour des professeur-e-s- allaient changer la situation. Il fallait arrêter de parler de quelques moutons noirs, pendant que le problème réel était structurel. Martin Sturzenegger estime que l’encadrement des thèses par plusieurs professeur-e-s serait plus efficace. Par ailleurs, il souhaite que le procédures d’enquêtes soient transparentes pour les deux parties et qu’une protection de dénociateur-e-s (« Whistleblower ») soit garantie. Et finalement, l’EPFZ devrait avoir le courage de licencier un-e professeur-e jugé coupable, pour finir sa carrière scientifique.
26 Fév 2019
En Suisse, beaucoup de doctorant-e-s ne seraient pas satisfaits de leurs conditions de travail, qu’ils jugeraient néfastes pour la recherche et l’innovation. Leur organisation faitière Actionuni demande dans un papier de position davantage de contrats à durée indéterminée et une organisation compatible avec la vie de famille.
Selon Maximilien Stauber, Secrétaire général de l’association ACIDUL à l’Université de Lausanne, un réel problème de précarité financière et de l’emploi subsiste: «Nous voulons que davantage de postes avec des durées indéterminées soient ouverts et qu’un temps minimal soit réservé pour la recherche. Dans ces emplois, il y a aussi souvent des tâches administratives et d’enseignement. A Lausanne, le temps minimal pour la recherche est de 50%, la faîtière propose maintenant 60%.»
Face à une telle requête, Nouria Hernandez, Rectrice de l’Université de Lausanne, estime que «Le métier de la recherche est extrêmement dur, mais il me semble que la mission de l’université est avant tout de former les gens et pas de les employer pour faire de la recherche. […] Il faut se rendre compte qu’il y a beaucoup plus de chercheurs et d’étudiants qui veulent faire de la recherche que de postes stables.»
26 Fév 2019
Plusieurs incidents indiqueraient un climat de travail souvent« misérable » au sein de l’EPFZ. Récemment, les accusations touchent le laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) de Dübendorf. Un couple de professeur-e-s travaillant dans le même département a été accusé de harcèlement moral et de plagiat. Une enquête a été ouverte contre eux pour mauvaise conduite. Les procédures de l’Empa et de l’EPFZ sont très lentes et les plaignant-e-s regrettent qu’il ne s’agisse pas d’une enquête disciplinaire, nécessaire pour constater si un harcèlement a eu lieu.
Par ailleurs, les deux professeur-e-s accusés ont été appelé au Conseil suisse de la recherche du FNS en décembre 2018.
4 Fév 2019
L’École polytechnique de Zurich (EPFZ) souhaite améliorer la supervision des doctorant-e-s et a organisé un premier symposium sur ce sujet avec plus de 400 participant-e-s. En comparaison internationale, les hautes écoles suisses seraient à la traine ; dans les universités en Australie, Grande-Bretagne, Scandinavie et les États-Unis la supervision des doctorant-e-s n’ est pas seulement beaucoup discutée mais fait également l’objet de nombreuses recherches. En 2014, l’Academie suisse des sciences humaines et sociales avait décrit la situation comme «insuffisante» en publiant des propositions d’améliorations. Depuis, peu de changements auraient eu lieu.
7 Sep 2018
Selon une récente étude qui se base sur une compilation de divers sondages, l’Université de Lausanne a été classée comme le 11ème meilleur employeur de Suisse.
4 Juin 2018
Le Président du Conseil des EPF Fritz Schiesser reconnaît avoir du mal à comprendre les plaintes des doctorant·e·s qui doivent travailler les soirs et les week-ends. Dans une institution de cette renommée mondiale, ceci serait inévitable. Il estime que beaucoup de professeur·e·s doivent repenser le modèle de la hiérarchie, car la nouvelle génération de chercheurs·euses a des exigences différentes et souhaite plus de participation, de transparence et d’échange.
22 Mai 2018
Suite à une démarche similaire à l’EPFZ, l’Association du corps intermédiaire académique de l’Université de Zurich (VAUZ) a lancé en automne 2017 un sondage dans son institution qui révèle que 25% des 600 personnes sondées estiment que leurs directeurs·trices de thèse abusent au moins partiellement de leur pouvoir. Un quart serait insatisfait de leur encadrement («Betreuung»), la moitié des sondés du salaire.
Les associations du corps intermédiaire à l’Université de Zurich Vauz et son homologue à l’Ecole polytechnique de Zurich, plaident pour un élargissement de l’analyse du problème dans toutes les universités suisses.