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- intelligence artificielle
Critiques à la «Kyoto Vision for a Golden Age of Science»
La Kyoto Vision for a Golden Age of Science, signé en octobre 2026 par 17 pays, dont les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et l’Italie, est une déclaration commune appelant à ce que l’IA, qualifiée dans le texte de «Super Intelligence», soit systématiquement intégrée à la recherche scientifique à l’échelle mondiale.
Cette brève déclaration de vision s’appuie largement sur «Science : A New Golden Age», un document d’orientation beaucoup plus long publié par l’administration Trump au début de cette année.
Stephen Curry du Research on Research institute rejette dans son article l’idée d’un imminent «âge d’or» de la science, qui s’inquiète particulièrement de la manière dont ce rapport décrit les universités, présentées comme bureaucratiques, coûteuses et déconnectées. Plus préoccupante encore serait l’idée que l’autonomie scientifique servirait parfois à éviter toute responsabilité publique. Pour l’auteur, cette critique paraît paradoxale venant d’une administration ayant réduit les financements de certains domaines de recherche (comme le climat ou les études de genre) et exercé des pressions sur les universités.
Il affirme que l’avenir de la recherche dépend moins de grandes déclarations politiques que de la capacité des universités, des chercheurs et chercheuses, des financeurs et des gouvernements à préserver la liberté académique, favoriser le pluralisme des points de vue et maintenir un dialogue ouvert fondé sur l’humilité, l’incertitude et la recherche collective de la vérité.
Il conseille ensuite d’appliquer les Six principes pour défendre la liberté académique dans les universités de Sarah de Rijke, rectrice de l’Université de Leyde, et les sept étapes sept étapes «indispensables pour qu’une société démocratique éclairée puisse s’épanouir et gérer les divergences d’opinion», de Geoff Mulgan.
Publié le 6 Nov 2026