- employabilité des diplômé·e·s
- développement démographique
- accès au gymnase
- orientation professionnelle
- conciliation études – vie privée
«21 % d’étudiants en plus d’ici 2035, mais trouveront-ils tous un emploi ?»
D’ici 2035, le nombre d’étudiants dans les établissements d’enseignement supérieur suisses devrait augmenter d’environ 21% par rapport à aujourd’hui, ce qui représenterait 305 000 étudiants inscrits.
« Ce scénario ne serait pas favorable à la Suisse », estime la Conseillère nationale Bettina Balmer (PLR, ZH). Il s’agirait désormais de mettre en place des mesures pour éviter que cela ne se produise – mais cette compétence relève des cantons. Elle se dit satisfaite du fait que le taux de maturité dans le canton de Zurich reste plus ou moins stable autour de 20%. La conseillère nationale Katharina Prelicz-Huber (Vert·es, ZH) acquiesce: «Il faut vraiment lancer une campagne de promotion en faveur de l’apprentissage professionnel», mais se montre néanmoins plus modérée sur un point: «Il ne faut pas opposer l’enseignement supérieur et la formation professionnelle […] Compte tenu notamment des progrès fulgurants de l’IA, nous avons également besoin de personnes bien formées, qui comprennent quand il faut tirer le frein d’urgence».
Pour l’économiste en chef de la faîtière Economiesuisse, Rudolf Minsch, ce n’est pas tant le nombre de personnes qui feront des études à l’avenir qui importe, mais plutôt ce qu’elles étudieront et quelle est l’expérience pratique acquise. Pour lui, les établissements d’enseignement supérieur devraient concevoir leurs cursus de manière à ce que les étudiants puissent acquérir une expérience professionnelle pertinente parallèlement à leurs études. De son point de vue, l’apprentissage professionnel offre une entrée en matière idéale dans le monde du travail. «Les changements liés à l’IA auront tendance à renforcer l’apprentissage professionnel», explique M. Minsch.
Travail.Suisse,