L’UE est invitée à redoubler d’efforts pour soutenir le libre accès
L’accès libre à la recherche scientifique en Europe souffre d’une fragmentation persistante. Les pays européens continuent de diverger profondément sur des questions clés telles que les modèles de financement, les droits d’auteur et les délais d’embargo avant publication.
Pour remédier à ce manque de cohérence, un rapport d’experts indépendants publié par la Commission européenne préconise une adhésion élargie à la plateforme Open Research Europe. Soutenu par une douzaine de pays, ce modèle « diamant » a vocation à s’étendre au-delà des seul·es chercheur·euses financé·es par l’Union Européenne. Pour une harmonisation efficace, le rapport recommande d’intégrer ces initiatives au sein de la future loi sur l’Espace européen de la recherche, afin d’imposer des obligations claires et contraignantes aux États membres.
D’autres difficultés se retrouvent dans la hausse disproportionnée des frais de publication (APC) et des systèmes d’évaluation qui favorisent encore les revues fermées prestigieuses. Le rapport préconise d’abandonner l’approche unique au profit d’une combinaison de cadres législatifs, de mandats de financement et de mesures incitatives. Cela implique de réformer en profondeur l’évaluation de la carrière des chercheur·euses, de soutenir l’essor de modèles gratuits et d’imposer une transparence stricte sur les dépenses de recherche publique. Un alignement des incitations avec les objectifs de la science ouverte et le déploiement d’infrastructures harmonisées permettront de libérer pleinement le potentiel de la recherche européenne.