La formation des chirurgiens fait l’objet de critiques croissantes
L’article de la NZZ traite de la qualité de la formation des jeunes chirurgiens en Suisse, à travers une conversation avec deux chirurgiens du Spital Uster : Vital Schreiber (président de la société zurichoise de chirurgie) et Federico Mazzola (représentant des médecins assistants).
Le constat de départ est alarmant : les jeunes chirurgiens passeraient 70 à 80% de leur temps devant un ordinateur et très peu au bloc opératoire, ce qui nuit à leur formation pratique. Un cas extrême rapporté par la télévision suisse montrait un médecin-chef opérant seul pendant huit heures sans pouvoir résoudre un problème, faute d’expérience suffisante.
Les deux médecins s’accordent sur plusieurs points: Il n’existe pas de planification claire des besoins en chirurgiens en Suisse, contrairement à des systèmes comme celui du Québec. Le catalogue des 500 interventions requises pour obtenir le titre de spécialiste est parfois inadapté à la réalité médicale actuelle. La sélection des candidats intervient trop tard dans la formation. Par ailleurs, la distinction entre chirurgie de base et chirurgie complexe et spécialisée devrait être mieux valorisée.