«Le CNRS demande désormais à ses chercheurs et chercheuses d’appliquer la stratégie de non-cession des droits d’auteur lors du dépôt de leurs articles auprès d’éditeurs.»
1 Déc 2022
1 Déc 2022
«Le CNRS demande désormais à ses chercheurs et chercheuses d’appliquer la stratégie de non-cession des droits d’auteur lors du dépôt de leurs articles auprès d’éditeurs.»
30 Août 2022
Le 25 août 2022, l’administration du président américain Joe Biden annoncé sa nouvelle politique « d’accès libre » aux recherches financées par des fonds fédéraux. D’ici à la fin de 2025, les agences fédérales devront également mettre gratuitement à la disposition du public les publications des résultats de recherche financées par des fonds publics. Cela met fin à la politique des paywall, qui permet de mettre les articles en mode payant pour la durée d’une année après la publication.
Par ailleurs, les données scientifiques qui sous-tendent les publications évaluées par les pairs doivent également être mises à la disposition du public, à moins que leur partage ne pose des problèmes juridiques, éthiques ou de sécurité. Les données de recherche qui ne donnent pas lieu à des travaux évalués par des pairs doivent, quant à eux, être partagées en interne entre les agences gouvernementales.
Le consortion pour le libre accès Coalition S a appelé la décision «entièrement en accord» avec ses principes et conforme avec les recommandations UNESCO pour le libre accès.
Certains éditeurs et sociétés scientifiques s’opposent cependant à ce changement. Ils maintiennent que l’embargo d’un an est essentiel pour assumer les coûts d’édition et de production.
1 Juin 2022
«Le FNS vient de décider de rejoindre la cOAlition S, la plus grande initiative mondiale d’organismes de financement de la recherche en faveur de l’Open Access (OA). « La recherche repose sur la collaboration. En tant qu’organismes de financement de la recherche, c’est également en collaborant que nous atteindrons au mieux nos objectifs. Le libre accès aux articles scientifiques est l’un de ces objectifs », déclare Matthias Egger, président du Conseil national de la recherche. « La cOAlition S a démontré qu’elle peut être un moteur de ce changement structurel. »
En tant que membre de cette coalition, le FNS mettra en œuvre le Plan S. Cela signifie que les chercheuses et chercheurs devront désormais rendre leurs articles immédiatement accessibles gratuitement, et non plus avec un délai d’embargo de six mois comme c’était le cas auparavant. […] En outre, le FNS prévoit de définir comme standard pour les articles une licence CC-BY. […] Les nouvelles règles OA entreront en vigueur au plus tôt le 1er janvier 2023.»
18 Mai 2022
Depuis 2014, le CERN exige que tous les articles de recherche primaire, examinés par des pair-es et émanant d’auteur-es de l’organisation, soient publiés en libre accès.
Dans un communiqué, le CERN annonce d’être sur le point d’honorer pleinement cette politique : En 2021, 93,7 % des 1058 publications des auteurs du CERN ont été publiées en libre accès. «Atteindre un taux de 100% d’OA [libre accès] pour les résultats de recherche du CERN n’est pas simplement une aspiration ; c’est une exigence politique et un élément clé de notre approche holistique de la science ouverte, dont la pratique globale est, selon nous, essentielle à la réalisation de notre mission scientifique.»
28 Avr 2022
«En 2020, sur les 13 938 publications issues de recherches financées par le FNS, 63 % étaient en libre accès (Open Access, OA). Des adaptations dans le monitoring rendent désormais plus rapidement visible l’évolution positive vers plus d’OA.»
8 Avr 2022
Selon l’éditorial de Nature, «La révolution des données ouvertes n’aura lieu que si le système de recherche accorde autant d’importance au partage des données qu’à la paternité des articles. […] si les données ouvertes étaient officiellement reconnues au même titre que les articles de recherche dans les processus d’évaluation, de recrutement et de promotion, les groupes de recherche perdraient au moins une incitation à garder leurs ensembles de données fermés.»
15 Mar 2022
Le journaliste auteur de cet article, Hannes Grassegger, a été le premier journaliste occidental de rencontrer de l’a fondatrice de la plateforme illégale Sci-Hub, Alexandra Elbakyan. Cette plateforme donne l’accès gratuit et facile à presque 90 millions d’articles scientifiques, ce qui revient à environs 80% des publications scientifiques de tout le temps. Les maisons d’éditions lui reprochent d’avoir volé ces articles, mais Alexandra Elbyakan estime que les vrais voleurs sont les personnes qui empêchent l’humanité à accéder à la science. Elle considère l’information scientifique comme un bien commun.
Selon les recherches de l’auteur, les trois grands maisons éditions (Elsevier, Springer et Wiley) possèdent 55,2 % du marché global de publications scientifiques. «Un contrôle du marché aussi important par un si petit nombre d’entreprises s’appelle un oligopole. Cela ressemble à une théorie du complot, mais c’est vrai : la plus grande partie des droits d’auteur de tous les résultats de la recherche scientifique se trouve entre les mains de quelques entreprises.» Cet oligopole s’est développé depuis plusieurs décennies, se partageant le marché et augmentant continuellement les prix. Ces augmentent de cinq pour cent par an, estime Rudolf Mumenthaler, directeur de la de la bibliothèque universitaire de Zurich. Pour les grandes maisons d’édition, ce chiffre est parfois encore plus élevé.
Le président de l’EPFL Martin Vetterli qualifie le modèle économique des éditeurs scientifiques d’«un scandale». «En fait, il s’agit d’un scandale multiple, car l’opinion publique est écrémée trois fois de suite au profit des éditeurs.» De plus, «Les maisons d’édition comme Elsevier obligent les universités à conclure des accords secrets» . Ils exigent que les conditions restent secrètes, ce qui est à son tour contraire aux lois et aux prescriptions en matière de marchés publics : «Les éditeurs obligent les universités à enfreindre la loi».
11 Oct 2021
Selon une récente étude revue par des paires, la publication dans un journal très sélectif engendre seulement 1000 dollars américains [l’équivalent de CHF 926,60 selon Morningstar, le 11.10.2021]. Cette étude a été co-rédigé par un ancien directeur de publication de la maison d’édition Wiley et directeur général de Springer. Toutefois, les titres les plus prestigieux du monde ont l’intention de faire payer beaucoup plus cher, Nature estimant le coût de publication d’un article à 9’500 Euros [CHF 10’186,50] et Cell, propriété d’Elsevier, à 7’800 livres [CHF 9’859,24].
5 Oct 2021
La direction de l’Université de Zurich a récemment approuvé une directive sur l’Open Science pour établir une culture de la science ouverte comme pratique standard à l’avenir. «L’avenir est à la science ouverte. La politique définit la vision et les objectifs que nous voulons atteindre étape par étape dans les années à venir», déclare Elisabeth Stark, Vice-rectrice pour la Recherche, la Relève et l’Innovation.
10 Août 2021
Les articles scientifiques issus de projets financés par l’UKRI (UK Research and Innovation) devront être publiés dans des revues en libre accès, a annoncé aujourd’hui l’agence de financement, suivant ainsi une tendance mondiale dans l’édition scientifique à l’abandon des modèles d’abonnement.
La politique mise à jour de l’UKRI exige un accès libre immédiat pour les articles de recherche examinés par les pairs et soumis pour publication à partir du 1er avril 2022. Elle prévoit également une nouvelle exigence pour les monographies, les chapitres de livres et les collections éditées publiés à partir du 1er janvier 2024, qui devront être mis en libre accès dans les 12 mois suivant leur publication.
14 Mai 2021
L’entreprise bâloise MDPI, qui publie plus de 40 journaux, s’est hissé au rang de l’un des plus grands éditeurs universitaires en libre accès au monde en 2020.
Les opinions sur le MDPI diffèrent parmi les scientifiques. Jochen Markand chercheur sur la transformation durable à l’EPFZ, estime que le modèle d’affaires «porte atteinte à l’intégrité scientifique. […] Comme l’éditeur gagne son argent avec la quantité plutôt qu’avec la qualité, il y a un risque que chaque article payé soit publié.» Par ailleurs, «Les éditeurs comme MDPI sapent la crédibilité de la science. […] C’est un scandale que l’EPFZ et d’autres universités suisses soutiennent les pratiques du MDPI en couvrant les frais de publication.
30 Avr 2021
swissuniversities a signé un accord avec l’éditeur Wiley conçu selon le modèle «read & publish». L’accord «permettra aux chercheurs et étudiants de 40 hautes écoles et instituts de recherche en Suisse de consulter les 1450 revues du groupe et leur permettra de publier dans les revues du groupe qui sont en open access — c’est-à-dire, en accès libre.»
18 Fév 2021
«L’engagement de l’alma mater en faveur du partage des connaissances scientifiques ainsi que son adhésion aux principes de la science ouverte se traduisent aujourd’hui par la publication d’une charte. Une feuille de route, détaillant les principales actions à mettre en œuvre, accompagne le document.»
18 Jan 2021
«La Suisse s’interroge sur le plan S, cette initiative européenne qui, depuis le 1er janvier, veut rendre immédiatement accessible et sans frais pour les lecteurs la recherche scientifique financée par ses organisations.»
24 Nov 2020
En janvier 2021, le Plan S pour le libre accès entrera en vigueur. Il a été signé par un grand nombre d’organismes finançant la recherche en Europe. Sous le Plan S, ces organismes demandent aux auteurs de publier en libre accès les articles sur les recherches qu’ils ont financées. Une façon pour les auteurs de se conformer à cette nouvelle règle est de choisir des revues qui imposent des «frais de traitement des articles» pour rendre le contenu immédiatement accessible.
La revue scientifique Nature permettra la publication immédiate en libre accès pour €9’500 par article. Ce montant suscite des critiques. En comparaison, une publication en libre accès dans The Lancet, qui a facteur d’impact supérieur, coûte seulement $5000.
18 Nov 2020
Vingt-cinq chercheurs et historiens suisse-romands ont lancé une pétition qui a provoqué un engouement sur change.org. Ils et elles regrettent que les chercheur-e-s en histoire ne peuvent parfois plus continuer leur recherche en raison du Covid-19. Par ailleurs, certaines archives sont devenus inaccessibles à cause de la pandémie actuelle.
La pétition demande, entre autres, que les universités («institutional sponsors») accordent aux chercheur-e-s le droit d’utiliser les fonds qu’ils-elles n’ont pas pu dépenser pour leurs voyages afin de numériser des documents sources.
22 Juil 2020
cOAlition S prend note que le conseil scientifique du Conseil européen pour la recherche CER a opté de poursuivre une voie plus indépendante et défend sa position.
21 Juil 2020
Le conseil scientifique du CER s’est engagé à mettre en œuvre un accès ouvert, complet et immédiat. Il continue à soutenir les principes qui sous-tendent le Plan S. Cependant il a choisi de «s’engager pour l’implémentation de l’Open Access indépendamment des activités de la CoOAlition S». Le CER souhaite ainsi «préserver l’équité entre les communautés de recherche et entre les pays européens, en mettant particulièrement l’accent sur les pays dont le soutien financier national à la recherche est le plus limité» et s’engage à mieux protéger les jeunes chercheur-e-s.
1 Juil 2020
«swissuniversities a adopté un nouvel accord transformatif Open Access avec Springer Nature. Cet accord fournit aux chercheurs suisses un accès à SpringerLink comptant plus de 2000 journaux hybrides et permet aux auteurs affiliés aux institutions académiques et de recherche suisses de publier leurs recherches scientifiques acceptées en Open Access, les rendant ainsi directement et librement accessibles dès la publication.»
15 Juin 2020
Le professeur en histoire de l’Université de Saint-Gall Caspar Hirschi, estime que le processus d’examen par des pairs est «comme le bitcoin: surestimée, susceptible à des abus et énergivore».
Il estime que ce processus est inutile, «puisque la critique publique fait du bon travail», en accélérant les sciences tout en encourageant l’interdisciplinarité et en nivelant les hiérarchies.
Cette période remet en question l’importance des journaux. Caspar Hirschi fait allusion à Lancetgate – deux articles, paru dans des revues prestigieuses, qui ont influencé la politique, mais qui ont du être rétractés parce que la recherche avait été faite par une entreprise douteuse, avec des données faussés et un collectif d’auteurs suspect.
«L’échec de la revue par des pairs fait partie du système. Des expériences ont démontré que les évaluateurs ne détectent pas les erreurs grossières, et – sous la protection de l’anonymat – règlent parfois des comptes ou volent des résultats. Parce que le peer-review est surévalué, les chercheurs ne sont pas assez critiques avec les conclusions.»