« L’universitarisation [de la profession infirmière] n’est […] pas un luxe, mais une mesure économique préventive»
La profession d’infirmière en Suisse est confrontée à une pénurie croissante de personnel, à une charge de travail élevée et à des besoins de soins de plus en plus complexes liés au vieillissement de la population. Dans ce contexte, l’«académisation» des soins infirmiers est parfois critiquée comme étant trop théorique. Pour André Fringer, responsable à la HES «ZHAW» de Winterthour, cette critique est infondée : la formation académique est au contraire essentielle pour garantir la qualité et la durabilité du système de santé.
Il défend particulièrement le rôle des Advanced Practice Nurses (APN), infirmiers hautement qualifiés titulaires d’un master. Ces spécialistes assurent la coordination des soins, la prévention, la gestion des symptômes et l’accompagnement des patients complexes. Selon lui, ils représentent une réponse efficace à la pénurie de médecins généralistes et aux défis liés aux maladies chroniques. À terme, il estime que 30 à 40 % du personnel infirmier devrait disposer d’un diplôme de master.
Publié le 22 Sep 2026