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Les futurs médecins généralistes devraient-ils et elles suivre des études moins longues?

Face à la pénurie croissante de médecins de premier recours en Suisse, des responsables politiques et des médecins proposent de créer une formation universitaire spécifique pour les futurs médecins de famille, plus courte et mieux adaptée aux besoins de la médecine de base.

Aujourd’hui, les futurs médecins de famille suivent le même parcours que tous les autres médecins avant de se spécialiser en médecine interne générale ou en pédiatrie.

Le projet propose au contraire un cursus distinct dès le début des études, entièrement centré sur les besoins de la médecine de premier recours, permettant d’obtenir le diplôme environ deux ans plus tôt et sans diminution du niveau de qualité de la formation.

Les promoteurs du projet insistent sur le fait qu’il ne s’agirait pas de former des « médecins au rabais », mais des spécialistes de la médecine de premier recours.

La proposition est portée notamment par les députés zurichois du PLR Linda Camenisch et Reto Agosti. Elle nécessiterait une modification de la loi fédérale sur les professions médicales afin de reconnaître la médecine de premier recours comme une profession médicale universitaire à part entière.

Les politicien·nes mentionné·es du projet souhaitent par ailleurs éviter que la médecine de premier recours soit progressivement remplacée par des professionnels de santé non médecins, comme les nurse practitioners ou les physician assistants, qui assument déjà certaines tâches dans plusieurs cabinets.

Les universités restent toutefois prudentes. L’EPFZ s’est intéressée à l’idée avant de prendre ses distances. L’Université de Zurich juge qu’un tel cursus pourrait être peu attractif pour les étudiant·es et doute qu’il permette de former suffisamment de médecins pour combler la pénurie.

Les critiques craignent également  une baisse du prestige de la profession, une diminution des salaires ou encore une formation trop spécialisée.

Les promoteurs rejettent ces arguments et estiment qu’une formation plus ciblée améliorerait au contraire la qualité de la médecine de proximité.

 

  • 12.09.2026 – Neue Zürcher Zeitung – Angehende Hausärzte sollen weniger lang studieren