«L’Université de Genève doit devenir l’université mondiale de la responsabilité»
Klaus Schwab, fondateur et ancien président exécutif du Forum économique mondial (WEF), s’inquiète du déclassement de l’Université de Genève dans le classement QS, de la 85ème position en 2015 à la 168e place lors du classement actuel. «Ce message est clair: l’Université n’a pas encore transformé ses atouts exceptionnels en rayonnement académique mondial. Ce recul ne signifie pas que Genève manque de qualité. Il signifie qu’elle doit affirmer plus fortement sa mission propre.» Dans son récent livre «Universities, Professors and Students in the Intelligent Age», il défend l’idée que les universités doivent profondément se réinventer.
Klaus Schwab estime que l’UNIGE devrait se profiler comme l’université mondiale de référence à l’intersection de la gouvernance, de la science, de la diplomatie, de la santé, de l’humanitaire, du droit, de l’éthique et des technologies responsables.
Il reconnait que «le plan stratégique 2024-2034 de l’Université de Genève va déjà dans cette direction», mais cette «ambition mondiale» devrait être plus clairement identifiable. La récente tenue de la conférence AI for Good aurait montré le potentiel. L’université devrait par exemple devenir un partenaire académique structurant de tels événements réunissant gouvernements, organisations internationales, entreprises technologiques, chercheurs et société civile, et montrer sa présence avant, pendant et après l’événement.
Et il conseille à l’UNIGE de concentrer ses forces sur quelques domaines où elle peut devenir incontournable.