«Roger Nordmann fera-t-il preuve de «bonne volonté» avec les cliniques?»
«Le secteur privé, qui a lancé plusieurs recours contre la politique sanitaire du Canton, espère que le nouveau ministre sera «moins idéologique» que Rebecca Ruiz.» Un des points critiqués est que 400 millions des 500 millions pour les Prestations d’intérêt général (PIG) sont versés au CHUV.
Ils sont censées financer des activités de recherche et de formation, mais ils n’ont pas toujours d’affectation précise, «ce qui fait dire aux cliniques privées qu’il s’agit d’une perfusion permettant de maintenir le CHUV à flot.»
Roger Nordmann, chef du Département de la santé et de l’action sociale (DSAS), explique: «En principe, les cliniques privées ne touchent pas de PIG, car celles-ci financent des missions de santé publique, qui ne sont pas ou qui sont insuffisamment couvertes par la LAMal, ou encore le maintien de capacités hospitalières dans les régions périphériques. […] Pour ce qui est de la formation médicale post-graduée, elle exige notamment du temps dédié, des médecins salariés présents en permanence pour encadrer les médecins assistants et un volume suffisant de cas, simples comme complexes, ce qui explique que peu de cliniques aient en leur sein des spécialités reconnues ISFM (ndlr: Institut suisse pour la formation).»