«Quand le diplôme ne suffit pas»
Le taux de chômage des jeunes diplômé·es a monté de 3,9 à 6,4 en deux ans, le marché du travail privilégiant les profils expérimentés.
Une mesure serait d’opter pour un stage en cours d’études. Selon les derniers chiffres, 13% des étudiant·es à l’Unil en effectuent un. En sciences sociales, un stage peut remplacer une partie des cours à option, mais seuls 8% des étudiant·es s’y lancent, un chiffre stable depuis 2022-2023. En politique et management publics, ils sont 11%, une proportion en baisse depuis la même période.
Selon Stefan Wolter, Directeur du Centre de recherche en économie de l’éducation (CREE) de l’Université de Berne, «Le risque des formations hybrides est de créer un profil qui, en sortant de l’université, n’est ni assez formé, ni vraiment professionnel.» Il privilégie donc les stages effectués en parallèle des études: pendant les vacances universitaires ou lors de semestres moins chargés.