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Débat en Allemagne sur l’orientation politique des études sociologiques

Deux chroniques du journal allemand Die Zeit,mettent en lumière le débat qui divise les sciences sociales entre les écoles de Munich et de Francfort.

D’un côté, les sociologues de l’Université Ludwig Maximilian de Munich Armin Nassehi et Irmhild Saake dénoncent une politisation de la discipline qui menace sa scientificité du domaine. Un problème du domaine serait que tout est étudié avec les lunettes qui s’intéressent à l’égalité, sans questionner le souhait sous-jacent d’effacer toute asymétrie.  «Le travail des sociologues serait de poser des questions plus rigoureuses sur le plan méthodologique et théorique, et non pas seulement de cultiver son propre folklore. De nombreuses nouvelles questions passionnantes se posent dès lors que l’on va au-delà de la plausibilité des attentes en matière d’égalité.»

[Les étudiant-es] «maîtrisent parfaitement le filtrage des réseaux sociaux, mais ne parviennent pas à évaluer les conséquences d’une schématisation extrême.»

De l’autre coté, les sociologues Stephan Lessenich (de la même université) et Sarah Nies (Université de Göttingen) estiment que la discipline subit des attaques injustifiées dans un contexte démocratique déjà fragilisé. Il et elle estiment que les sociologues munichois politisent sous le couvert de la neutralité et au nom de «questions purement scientifiques».

Face à ces tensions, le professeur en éthique de l’économie Thomas Beschorner (Université de Saint-Gall), regrette un débat trop passionné et verbeux, manquant de sérieux.