Le Directeur de La Haute Ecole de musique Vaud-Valais-Fribourg et Conservatoire de Lausanne (HEMU – CL) a annoncé le départ d’ici à la fin de l’année académique du directeur administratif, Mathieu Fleury.
17 Fév 2020
17 Fév 2020
Le Directeur de La Haute Ecole de musique Vaud-Valais-Fribourg et Conservatoire de Lausanne (HEMU – CL) a annoncé le départ d’ici à la fin de l’année académique du directeur administratif, Mathieu Fleury.
17 Fév 2020
10 Fév 2020
L’Université privée BSL est attaquée en justice pour avoir proposé et fait la publicité d’un cursus de bachelor sans vérifier si celui-ci était reconnu par les universités publiques suisses. La plaignante, une étudiante ayant réussi ce bachelor s’est vue refuser l’entrée en master aux Universités de Neuchâtel et de Fribourg. Si le directeur concède ce qu’il considère comme une erreur, il n’accepte pas d’être attaqué par procédure pénale. L’Université privée a fait recours à sa condamnation.
10 Fév 2020
Alors que son nombre d’élèves ne cesse de grimper, une agression sexuelle a eu lieu dans une chambre du campus de l’École hôtelière de Lausanne (EHL). Bien que l’institution ait veillé à ce que l’affaire ne soit pas trop ébruitée, les faits suscitent quand même quelques réflexions. Avec la forte hausse du nombre d’étudiant·es de l’EHL, ne faudrait-il pas mettre en place des campagnes de prévention? Il existerait déjà des ateliers de sensibilisation et d’information, élaborés avec la fondation genevoise Non-Violence, auxquels 100% des étudiant·es devraient à terme participer. Des sanctions sont en outres prévues, répond l’EHL.
10 Fév 2020
Un journaliste de la NZZ fait un tour d’horizon du milieu académique suisse.
10 Fév 2020
L’Accord intercantonal universitaire sur la participation des cantons au financement des universités a été revu. Les cantons sans université s’imposent et leur participation au financement de la formation universitaire a seulement été revue de manière «insignifiante». La Directrice de l’Instruction publique de Bâle-Campagne, Monica Gschwind, avait plaidé en vain pour une révision totale, «l’opportunité d’un financement universitaire orienté vers le futur.» Elle indique cependant qu’une sortie de l’accord ne serait pas une option viable, l’accès des étudiant-e-s de Bâle-Campagne à d’autres universités serait «prioritaire».
10 Fév 2020
Un haut fonctionnaire américain a fait savoir que l’administration Trump n’acceptera pas les conditions proposées par l’UE pour participer à son grand programme de recherche Horizon Europe. La Commission propose que les pays tiers, y compris des partenaires de longue date comme la Suisse et Israël, ne sortent d’Horizon que les sommes qu’ils y ont engagées, ce qui constitue un changement par rapport à la formule précédente qui voyait certains pays se retrouver avec plus ou moins d’argent qu’ils n’en contribuaient. Le projet de loi Horizon, dont les fonctionnaires des États membres de l’UE doivent commencer à discuter le 10 février, exige également que les partenaires d’Horizon partagent les mêmes valeurs démocratiques – un veto à la Chine – et prévoient un accès réciproque pour les chercheurs de l’UE dans leurs propres programmes nationaux.
Dans sa déclaration, Constance C. Arvis, directrice du Bureau de la science et de la technologie du Département d’État américain, a indiqué que les termes budgétaires ne sont « pas une incitation à s’associer » – terme juridique désignant l’adhésion officielle d’un pays au programme. Les termes proposés ne permettent pas non plus à un associé international d’exercer une quelconque surveillance. « En d’autres termes, nous pouvons payer, mais nous ne pouvons pas décider de l’utilisation qui en est faite », a-t-elle déclaré. En outre, les termes permettraient à la Commission « d’exclure unilatéralement » les pays tiers associés de certains éléments du programme.
10 Fév 2020
«Rares sont les étudiants suisses qui osent débuter des études dans une haute école située dans une autre région linguistique. Cette tendance est même à la baisse pour les germanophones, qui ne sont plus que 3% à franchir la barrière de rösti en 2018.»
10 Fév 2020
«La Suisse dépense beaucoup plus que l’UE pour l’éducation, son deuxième poste budgétaire: 16,5% contre 10,2% du total de l’UE.»
7 Fév 2020
L’Université de St-Gall s’est donné comme but de passer de 20% de femmes engagées actuellement à 30% en 2025 et ce à tous les niveaux hiérarchiques. Pour atteindre cet objectif, le système des «chasseurs·euses de tête» est employé: à chaque nouvelle place de professeur·e vacante, dix femmes sont identifiées puis invitées à un entretien d’embauche.
L’article revient ensuite sur une polémique, suscitée par l’engagement de l’unique homme s’étant présenté sur quatre personnes.
7 Fév 2020
Dans cet entretien accordé au journal Le Temps, le nouveau président de swissuniversities répond à des questions d’actualité académique. Les relations entre la Suisse et l’Union européenne, entre la société, l’économie et les universités, et entre les universités, hautes écoles et EPF sont passées en revue. Sont ensuite abordés les enjeux de la précarité des doctorant·es et de l’accès libre aux revues scientifiques.
Élu pour trois ans, le premier grand défi d’Yves Flückiger au sein de la faîtière sera de négocier le budget de la période 2021-2024 de l’organisation, lors de son message quadriennal au Parlement fédéral. Il annonce en outre vouloir mettre l’accent sur des questions de durabilité, en privilégiant par exemple des placements durables de l’argent destiné à l’éducation supérieure.
6 Fév 2020
En conséquence des scandales auxquels a fait face l’Université de St-Gall dernièrement, celle-ci a promis davantage de transparence et de contrôles. Or, les critères de contrôle des activités accessoires des professeur·es ne sont pas encore clairement définis. Certaines questions sont encore en suspend: Combien d’engagements externes sont acceptables pour pouvoir travailler à l’Université de St-Gall? Quelles activités extérieures concurrencent voire mettent en danger la capacité d’enseigner? Une commission a été créée au sein de l’Université afin de répondre à ces questions et de trouver des critères appropriés.
Depuis le mois d’août, une plateforme en ligne permet de déclarer les activités accessoires. Ce registre démontre que les professeur·es participent aussi bien à de simples conférences qu’elles·ils font partie de conseil d’administration d’entreprises parfois cotées en bourse (cf. graphiques). Du côté des doctorant·es, elles·ils n’ont droit qu’à un jour d’activité accessoire en plus d’un travail à temps plein. Face aux différentes natures de ces activités accessoires, l’Université préfère travailler au cas par cas.
Une question reste obscure: Une partie des revenus accessoires excédentaires doit-elle être taxée (« rendue »)? Les Universités de Zurich et de Neuchâtel ont déjà répondu à la question: dans la première, les revenus accessoires de plus de 50’000 francs sont taxés à un taux de 10%, alors qu’à Neuchâtel les revenus accessoires de plus de 60’000 francs sont taxés à un taux de 20%. Concernant l’Université de St-Gall, c’est le gouvernement cantonal qui décidera. La nouvelle loi devrait entrer en vigueur en 2023.
6 Fév 2020
Le journal rapporte le mobbying qu’exercerait le Vice-recteur sur les professeur·es et doctorant·es et revient sur le coût ultra-excédentaire du Science-Life Campus de Bâle géré par l’EPFZ.
6 Fév 2020
Un projet pilote va être lancé à Berne. L’idée serait de faire déboucher une formation initiale de quatre ans sur une formation supérieure en Haute école. La formation supérieure pourrait alors durer trois ans en cas d’activité professionnelle parallèle ou deux ans à plein temps. Cela permettrait de réduire d’une année la durée de la formation, d’intégrer plus rapidement et durablement les étudiant·es au monde du travail et d’augmenter l’attractivité de l’apprentissage professionnel auprès de jeunes talents. Les trente à cinquante premier·es élèves commenceront ce programme en août 2021.
Dans le cas d’une maturité professionnelle, la première année d’apprentissage suivrait le même modèle qu’actuellement. En deux année, un jour supplémentaire serait consacré à l’obtention de la maturité professionnelle et des cours d’auto-apprentissage seraient dispensés. Les étudiant·es obtiendraient alors leur certificat de maturité en fin de troisième année. La quatrième année ferait ensuite le pont entre apprentissage et formation supérieure.
La Poste, les CFF et Swisscom ont déjà annoncé leur participation au projet et l’administration fédérale voit d’un bon œil le projet, à condition que les jeunes ne soient pas soumis à un contrat d’apprentissage à long terme et qu’une sortie du programme après une année et quatre ans soit possible. Si ce projet-ci ne concerne que les informaticien·nes, les domaines de la santé et de la technique pourraient suivre.
5 Fév 2020
Les Genevois·es ont accepté en mai 2019 le projet de recapitalisation de la Caisse de prévoyance de l’État de Genève (CPEG). Or, ce projet inclut les affiliés externes de la CPEG, dont fait partie l’Institut suisse de bioinformatique (SIB). Face aux 20 millions ainsi exigés par le Canton de Genève, le SIB a fait recours. En effet, payer ce montant reviendrait à faire faillite, d’autant plus que le SIB ne génère pas de revenu et que son budget est entièrement consacré aux salaires de ses 200 employé·es.
5 Fév 2020
Le CERN n’utilisera plus Workplace, un service de l’entreprise Facebook utilisé pour «discuter entre employés par le biais de plusieurs systèmes de messagerie, effectuer des appels vidéo, partager des documents ou encore suivre des conférences internes». La raison de cette décision est double: l’application est devenue payante et elle exige un transfert des données du CERN à Facebook. Pour pallier à Workplace, le CERN se tourne vers des logiciels libres, tels que Mattermost. La nouvelle a été accueillie positivement au sein du centre de recherche.
L’effet de cette annonce publique peu courante a été amortie par l’entreprise Nestlé qui a affirmé sa confiance en Workplace et en Facebook.
4 Fév 2020
La Neue Zürcher Zeitung s’intéresse plus en détail au projet de l’université privée «Institut of Technologies» (SIT) du multimilliardaire Sergei Beloussow dont traitait récemment un article du journal Zürcher Oberländer. Pour rappel, cette université ouvrira en septembre prochain à Schaffhouse (cf. Synopsis du 8 janvier).
On apprend ainsi que Sergei Beloussow promet d’accueillir annuellement 2500 étudiant·es pour des masters de sciences exactes uniquement, telles que la physique et l’informatique. Pour ce faire, la recherche d’étudiant·es se fait dans le réseau de contacts du multimillionnaire, de ces partenaires ou des professeur·es. La méthode d’«acquisition à froid» serait aussi utilisée afin de trouver des étudiant·es, notamment sur LinkedIn. L’un de celles·ceux-ci aurait directement été contacté et se serait vu proposer 1000 dollars par mois en échange de sa participation au master et d’un contrat de deux ans minimum dans une entreprise suisse.
L’article rapporte également que, malgré l’immense fortune de l’homme d’affaire, le canton investira trois millions de francs en soutien. Le président du Conseil d’État UDC Christian Amsler défend cette décision: l’installation de cette université privée permettra de faire rayonner le canton, qui a longtemps espéré accueillir un institut de degré tertiaire. De plus, alors que Beloussow compte faire reconnaître son université privée comme «étatique», afin de faire baisser les taxes d’études, il qualifie les universités publiques suisses d’inefficientes car la compétition n’y serait pas assez rude.
4 Fév 2020
En 2017, le Conseil d’État neuchâtelois prévoyait de fermer la Haute école de musique pour économiser 2,2 millions de francs par année. Après une levée de protestations et de tensions, la commission parlementaire neuchâteloise s’oppose désormais à l’avis du Conseil d’État et se prononce en faveur de la sauvegarde de l’institution. L’initiative des défenseurs·euses de l’HEM ne sera peut-être même pas votée.
Les critiques faites par la commission à l’argumentaire du Conseil d’État sont relatées dans l’article du journal Arcinfo.
4 Fév 2020
La Liberté et le Courrier racontent la précarité que subissent les étudiant·es en Suisse à travers des témoignages. Origine sociale, absence de soutien parental par manque de moyens ou à cause de conflits, migration, enfants à charge, reconversion professionnelle, lourdeur des taxes d’études etc. sont quelques sources de précarité identifiées. Face aux critères très stricts d’octroi de bourses d’études et à la volonté d’indépendance des étudiant·es, les moyens mis en place pour les aider seraient insuffisants.
3 Fév 2020
Le Conseil de fondation du Fonds national suisse a élu Jürg Stahl à sa présidence. L’ancien président du Conseil national succède à Felicitas Pauss, présidente ad intérim depuis avril 2018. L’ancien élu UDC est le candidat favori du Conseiller fédéral Guy Parmelin (également UDC).