Les Eglises dites historiques en Suisse se mobilisent pour introduire une branche « Religions » obligatoire au gymnase. Elles l’ont fait savoir lundi 26 septembre par communiqué de presse.
27 Sep 2022
27 Sep 2022
Les Eglises dites historiques en Suisse se mobilisent pour introduire une branche « Religions » obligatoire au gymnase. Elles l’ont fait savoir lundi 26 septembre par communiqué de presse.
30 Mai 2022
Une réforme mise en consultation prévoit que le collège (ou gymnase, ou lycée) dure au minimum quatre ans dans toute la Suisse. Alors que cela est déjà le cas dans la majorité des cantons, le canton de Vaud, Neuchâtel et Jura ainsi que la partie francophone du canton de Berne seraient obligés, dès 2027, d’ajouter une année de cursus.
L’harmonisation a pour objectif de renforcer la comparabilité des diplômes et par là de continuer à garantir la reconnaissance du titre dans tout le pays. Notamment le fait que les étudiant·es peuvent être admis·es à l’université ou dans une école polytechnique fédérale sans examens d’entrée doit être préservé sur le long terme, indique le communique de presse de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP).
Le canton de Vaud attend l’entrée en fonction du nouveau conseiller d’Etat (Frédéric Borloz le 1er juillet) avant de s’exprimer publiquement sur la révision. Alors qu’une majorité des cantons, la Confédération et les Hautes écoles soutiennent une telle harmonisation, le canton du Jura et Neuchâtel s’y opposent.
9 Fév 2022
Les grands journaux suisses ont tous couvert la campagne «Stick to Science», qui a obtenu le soutien de beaucoup d’universités et associations académiques (Université de Berne, LERU, Science Europe, The Guild, etc.). De très nombreux scientifiques renommés s’expriment en faveur du mouvement et lundi (08.02.2022), le Conseiller fédéral en charge de la recherche Guy Parmelin s’est également prononcé en faveur de l’initiative, tout comme son homologue britannique George Freeman, qu’il a, par ailleurs reçu le 07.02.2022.
Gilbert Casasus, professeur en études européennes à l’Université de Fribourg, estime que la stratégie de Stick to Science est «totalement contre-productive». Selon lui, le destinataire «est mal choisi». «Si les chercheurs suisses sont aujourd’hui exclus de la recherche européenne, c’est la faute, et uniquement la faute, du Conseil fédéral», souligne-t-il, et il ajoute: «Cela me fait penser à un pompier pyromane qui allume un incendie et qui appelle la caserne pour l’éteindre. Et ensuite, il prend la parole devant les médias pour dire à quel point c’est scandaleux tous ces pyromanes.» Il les appelle à plutôt faire une «résistance passive»: «Tous les chercheurs devraient refuser de prendre des mandats que leur offre le gouvernement fédéral. C’est une arme à double tranchant, mais il faut qu’il y ait une mobilisation des chercheurs suisses contre la position antiscience du gouvernement fédéral.» Gilbert Casasus estime qu’à Bruxelles, «c’est l’exaspération qui prédomine vis-à-vis de la Suisse». «Dans une interview accordée au SonntagsZeitung, Ignazio Cassis remet les bilatérales en jeu, alors que cela fait au moins depuis 2008 que l’Union européenne dit que l’ère des bilatérales est terminée», rappelle-t-il. (RTS : La Matinale)
7 Fév 2022
Dans un interview avec la Neue Zürcher Zeitung (NZZ), le nouveau recteur de l’EPFZ Günther Dissertori parle de ses projets et de sa vision pour la haute école.
Selon le professeur en physique, l’un des principaux défis actuel est la croissance du nombre d’étudiant·e·s à l’EPFZ. Pour faire face à cet afflux, il propose d’augmenter les exigences au niveau du master, surtout pour les étudiant·e·s venant de l’étranger. En revanche, il s’oppose à un examen d’entrée pour les titulaires d’une maturité, qui serait injuste selon lui. En même temps, il se soucie du niveau de maturité en Suisse. Il est important que les mathématiques et les sciences naturelles ne souffrent pas sous l’impulsion d’élargir l’éventail des matières enseignées dans les gymnases, argumente-t-il. De son côté, l’EPFZ devrait encore mieux communiquer les attentes qu’elle a envers ses futurs étudiant·e·s.
«Ensuite, il me semble important que les étudiants acquièrent des compétences afin d’être bien préparés à la vie après les études. […] [Ils] doivent acquérir au cours de leurs études ce que nous appelons la compétence informatique, c’est-à-dire la compréhension des sciences des données, des algorithmes, etc. Cela deviendra une compétence de base centrale, au même titre que les mathématiques et la physique.»
4 Oct 2021
A la Haute école pédagogique BEJEUNE, un examen d’admission a provoqué un échec de 100%. Des quarante candidat·e·s, 10 ont du quitter la haute école pédagogique (HEP), alors que les 30 autres pourront refaire l’examen à la fin du mois. Selon deux témoignages anonymes, l’examen ne correspondait pas complètement à la matière enseignée.
De son côté, la HEP s’explique l’échec de 100% par un manque de connaissance élémentaire de la part des étudiant·e·s, surtout dans la maîtrise du français.
La politique réagit également : les trois conseillers d’État en charge de la formation, ainsi que le rectorat seront interpellés par le Parlement jurassien sur cette question lors de la prochaine session du législatif cantonal.
29 Sep 2021
« En Suisse, la maturité gymnasiale permet d’accéder aux universités et hautes écoles sans examens d’entrée. Elle fait l’objet d’une importante réévaluation depuis 2018, pilotée par les cantons et la Confédération. Le but? Repenser le certificat pour qu’il réponde mieux «aux exigences de demain». Deux grands sujets cristallisent les débats: l’introduction d’une durée minimale de gymnase de quatre ans (certains cantons romands n’en ont que trois) et le durcissement des conditions d’obtention du diplôme. »
7 Sep 2021
Selon une enquête nationale de 2007, 41% des élèves échouent à l’examen écrit de mathématiques, et près d’un quart passe la maturité avec un « insuffisant » dans la matière. Cette tendance se confirme dans les données récentes récoltées dans les cantons de Lucerne et Soleure en 2021.
Les notes insuffisantes peuvent être compensées par de meilleures notes préliminaires ainsi que des bonnes notes dans d’autres matières. Pour Economiesuisse, organisation faîtière de l’économie suisse, cette règle de compensation met à mal le niveau requis pour réussir à l’université. Le taux d’abandon des deux premiers semestres en serait la preuve. Pour le projet de réforme du gymnase et de la maturité, Economiesuisse propose alors de pondérer plus fortement les examens d’allemand et des mathématiques.
Franz Eberle, professeur émérite de pédagogie gymnasiale s’oppose à cette proposition. Compte tenu du large éventail de matières de la maturité suisse, les élèves doivent être autorisés à avoir des faiblesses, argumente-t-il.
«Une enseignante de didactique des mathématiques» de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) estime que le taux élevé d’échec au cours des premiers semestres est en premier lieu dû à un manque de tolérance à la frustration, des stratégies d’apprentissage inappropriées ou une mauvaise auto-évaluation. Des cours d’orientation gratuits, comme les proposent certaines universités allemandes, centrés sur les stratégies d’apprentissage, pourraient faire baisser les taux d’abandon.
24 Août 2021
La maturité suisse est en phase de réformation. Sous la direction de la Confédération et des cantons, un groupe d’expert·e·s est en train d’élaborer des propositions pour relever le niveau de la maturité gymnasiale. L’organisation faîtière des entreprises Economiesuisse propose d’exiger une note suffisante dans la première langue nationale enseignée ainsi qu’en mathématiques. Actuellement, près de 25 % des élèves obtiennent une note finale insuffisante en mathématiques
Le groupe d’expert·e·s propose à son tour de donner plus de poids aux examens finaux. Aujourd’hui, le résultat final tient compte des «notes d’expérience» de toutes les matières de la maturité.
10 Juin 2021
«Vouée dans un premier temps à disparaître du cursus vaudois de l’École de culture générale, la matière est maintenue. Dans une certaine mesure.»
29 Sep 2020
Plusieurs articles parus dans le NZZ am Sonntag discutent de la réforme des gymnases et de l’avenir de la maturité fédérale. Un groupe d’enseignant-e-s de toutes les disciplines scolaires se réunira prochainement afin de discuter de l’avenir de la maturité suisse. Le nouveau programme d’études qui doit être mis en œuvre d’ici 2023 relève des questions centrales sur le niveau de la maturité et des conséquences de certaines failles pour les universités. Des enseignant-e-s dans plusieurs disciplines témoignent de lacunes importantes dans les connaissances de base de leurs étudiant-e-s en première année, spécialement d’un manque accru de maîtrise de l’expression écrite. Le défi reste d’assurer une maturité qui prépare les futurs étudiant-e-s aux exigences universitaires. Plusieur-e-s expert-e-s exigent que les maturités deviennent plus exigeantes.
Franz Eberle, spécialiste des gymnases, affirme par exemple que «les conditions de réussite à l’examen doivent être affinées, notamment en ce qui concerne la capacité générale d’étude des diplômés». Il pourrait imaginer la création d’un test d’aptitude aux études universitaires qui évaluerait les compétences de base en mathématiques, la première langue nationale et en anglais, qui devraient tous être passés pour l’admission aux études universitaires.
30 Avr 2020
Evoquant des problèmes en terme de sécurité sanitaire et d’égalité des chances, le Canton de Genève annonce la suppression des examens de maturité.
«Ainsi, l’obtention des certificats et des maturités gymnasiales se fera sur la base des résultats du premier semestre. Les élèves ayant rempli les conditions de passage à cette période ont la garantie d’obtenir leur titre.
Pour les élèves en échec, des sessions de rattrapages seront organisées en juin. Ils devront passer toutes les matières prévues dans les examens finaux et obtenir des résultats équivalents aux normes de passage habituelles.»
29 Avr 2020
Le Conseil fédéral a annoncé mercredi après-midi que les cantons ont le droit de ne pas maintenir des examens de maturité. [Les cantons romands, à l’exception de Fribourg, aimeraient annuler ces diplômes.]
Yves Flückiger, Président de swissuniversities et Recteur de l’Université de Genève, craint pour la valeur des diplômes de maturité, il espérait le maintien des examens. Il avait plaidé pour une adaptation plutôt qu’une annulation, et que la décision s’applique à tous les cantons.
29 Avr 2020
Alors que dans certains cantons, les épreuves écrites de maturité seront probablement annulés, les universités suisses auront dans tous les cas l’obligation juridique d’accepter tout-e candidat-e détenteur-ice d’une maturité gymnasiale suisse.
Rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney ne partage pas l’opinion du Président du Conseil des EPF, Michael Hengartner, qui regrettait dimanche l’annulation éventuelle des examens de maturité. En effet, si les épreuves écrites enseignent une certaine rigueur aux étudiant-es, il faudra attendre de connaître les décisions détaillées des cantons quant aux modalités de réussite pour se faire un avis.
27 Avr 2020
Plusieurs cantons aimeraient renoncer aux examens de maturité. Le Président du Conseil des EPF, Michael Hengartner, serait déçu si les examens de maturité n’avaient pas lieu. «Les examens ajoutent la touche finale à la maturité. […] La maturité écrite apporte une valeur ajoutée considérable aux futurs étudiants.» swissuniversities reste convaincu que le gouvernement fédéral et les cantons trouveront une bonne solution, comme le dit son président Yves Flückiger, qui est également recteur de l’Université de Genève. «Si le gouvernement fédéral décide qu’aucun examen ne sera organisé, les universités l’accepteront», déclare-t-il.
22 Avr 2020
Dans sa lettre au Conseil fédéral, la Conférence des directeurs de l’Instruction publique (CDIP) demande l’annulation des examens de maturité oraux et de laisser le choix aux cantons d’organiser ou non des examens écrits.
Les cantons qui renonceraient aux examens devraient se fonder sur les notes d’expérience, afin de garantir la qualité et l’équivalence des diplômes finaux.
21 Avr 2020
«Les gymnasiens sont les derniers à ne pas être fixés sur leur sort, et le temps presse: dans plusieurs cantons, les sessions commencent début juin. Une pétition a été lancée dimanche par des étudiants de tous les gymnases du canton de Vaud. Elle compte à ce stade plus de 800 signatures. Elle demande au Conseil fédéral d’annuler les examens.»
3 Avr 2020
27 Mar 2020
Outre la facilité avec laquelle les écoles privées se sont adaptées à la crise du Covid-19 grâce à leurs moyens financiers, cet article du Temps rapporte l’annulation des examens du baccalauréat international. Les élèves seront cependant «diplômés quand même grâce à des évaluations régulières.»
25 Mar 2020
Le journal allemand Die Zeit détaille le dilemme auquel font face les gymnases allemands au sujet de la valeur des certificats de maturité (Abitur) s’il étaient délivrés cette année. La question de leur future valeur inquiète. De plus, l’inégalité de la situation est particulièrement problématique. En effet, l’enseignement à distance ne fonctionne pas partout aussi bien et creuserait les inégalités préexistantes. En outre, les états fédéraux («Bundesländer») ne prennent pas les mêmes mesures, certains maintiennent les examens alors que d’autres les repoussent.
Le 24 Heures expose la situation quant aux examens du post-obligatoire, de maturité et des CFC dans le canton de Vaud. Cesla Amarelle annonce: «il y a deux scénarios, soit on les annule, soit on les repousse. Nous attendons des décisions au niveau fédéral pour communiquer sur l’ensemble de ces examens.» Dans le même sens, La Liberté rapporte le souhait de la conseillère de parvenir à une solution harmonisée entre les cantons pour la formation post-obligatoire.
Schweizer Bauer rapporte la même attente de la part des domaines professionnels davantage concernés par les CFC.
En France, «le suspense reste entier pour le bac», rapporte Les Echos.
6 Mai 2019
À Genève, le Département de l’instruction publique (DIP) a confirmé que l’école privée Moser vient d’obtenir la reconnaissance définitive de la maturité cantonale.
Cette décision prend place suite à une période d’observation de trois ans où les examens de l’institution ont été passés à la loupe par des experts cantonaux, et que le plan d’étude, les grilles horaires et certains contenus de cours ont été adapté.
Pour le directeur Alain Moser, il s’agit d’une grande victoire, «C’est historique en Suisse romande, après des années de travail et d’engagement.»