La Suisse ne participe pas au programme Copernicus – avec quelles conséquences?
La Suisse n’est pas membre du programme Copernicus, et le Conseil fédéral a réaffirmé cette position en juin pour la période 2028-2034, contre la volonté du Parlement. Il justifie cette décision par la situation financière tendue : selon les estimations, l’adhésion coûterait à la Suisse environ 48 millions de francs par an.
La plupart des données brutes de Copernicus sont librement accessibles et peuvent être utilisées sans adhésion – par exemple pour le suivi national de la sécheresse ou la surveillance des risques naturels en Suisse, notamment afin de détecter à temps d’éventuels glissements de terrain. En adhérant, elle pourrait contribuer à ce que Copernicus adapte davantage ses données aux besoins des Alpes – par exemple pour l’observation des glaciers ou des mouvements de terrain.
Cette absence d’adhésion a également des conséquences économiques. Selon une étude réalisée à la demande de la Confédération, les entreprises suisses perdent ainsi chaque année des marchés d’une valeur d’environ 35 millions de francs.
Le Conseil fédéral prévoit de réexaminer la question de l’adhésion à ce programme en 2032. Le Parlement pourrait toutefois encore influencer cette décision : une motion est actuellement en cours d’examen, qui demande au Conseil fédéral d’entamer rapidement des négociations en vue de la participation de la Suisse au programme européen d’observation de la Terre «Copernicus». Le Conseil national l’a approuvée en juin ; c’est désormais au Conseil des États de se prononcer.