Selon une récente étude, les algorithmes de publicité en ligne empêcheraient beaucoup de femmes d’avoir accès à des offres de carrière scientifique publiées comme annonce commerciale dans des réseaux sociaux ou via Google.
6 Août 2018
6 Août 2018
Selon une récente étude, les algorithmes de publicité en ligne empêcheraient beaucoup de femmes d’avoir accès à des offres de carrière scientifique publiées comme annonce commerciale dans des réseaux sociaux ou via Google.
4 Juin 2018
Pascal Mark Gygax, psycholinguiste à l’Université de Fribourg, et Charles Poncet (PLS, GE), avocat et ancien député au Grand Conseil et au Conseil national ont participé à un débat sur RTS Forum sur la féminisation des statuts de l’Université de Neuchâtel. Pascal Mark Gygax estime que cette démarche dénonce un prisme masculin dans la société à travers le langage (01:09) et que comme elle vient de l’Assemblée du corps universitaire, il s’agit d’un signal de la préoccupation de la situation du masculin dans la langue française (07:12). Charles Poncet (02:11) juge la démarche «ridicule», qui refléterait du «manque d’attention que nous portons à notre langue» et qui relèverait du «onanisme cérébral» (06:10). Il ajoute que (08:45), la féminisation n’est qu’un effet de mode.
31 Mai 2018
Yousra Boumasmoud, étudiante, Professeure de droit et Présidente de l’Assemblée de l’Université de Neuchâtel (UNINE), et André Kuhn, Président de la Commission législative de ce même organe souhaitent générer une nouvelle réflexion sur l’égalité des sexes et des genres à Neuchâtel en féminisant volontairement les nouveaux statuts de l’UNINE, approuvés par le Conseil de l’université.
7 Mai 2018
Entre 2012 et 2017, la proportion de gymnasiennes dans les sciences naturelles a augmenté de 42,1% à 44,8% selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Stefan Wolter, chercheur en éducation à l’Université de Berne, juge que cette augmentation de 2.7% sur cinq ans serait «très peu».
26 Avr 2018
Sylvie Logean, journaliste, estime que le plafond de verre est «solide» en sciences: «les professeurs masculins, à l’heure de choisir leurs collègues de travail, ont encore trop souvent tendance à sélectionner de jeunes scientifiques qui leur ressemblent.» Elle donne des exemples au CHUV, à l’EPFZ et à l’EPFL où la présence féminine dans les poste de cadre, médecin-cheffe ou professeure est très faible. Elle évoque également Ursula Keller, créatrice de l’ETH Women Professors Forum et première femme a avoir obtenu une chaire en physique à l’EPFZ, qui plaide pour une instauration «des quotas pour combattre la sous-représentation féminine aux postes à responsabilités».
25 Avr 2018
Une étude faite par des chercheurs·euses à l’aide d’une base de données regroupant plus de 65’000 personnes dans 137 pays différents met en évidence le manque d’opportunités qu’ont les femmes de présenter leur travail durant des congrès scientifiques. Pour faire face à cet écueil, les auteur·e·s du rapport proposent d’augmenter le nombre de présentations faites par des gens moins avancés dans leur carrière, afin de donner une meilleure visibilité aux femmes. Ils suggèrent également de donner davantage de place aux femmes au sein des comités de sélection, l’étude ayant démontré qu’elles avaient tendance à choisir elles-mêmes davantage de scientifiques féminines.
24 Avr 2018
Le journal «Le Temps» consacre un article sur le sexisme dans le milieu universitaire en l’honneur de la semaine de l’égalité homme-femme, soutenue par le quotidien.
8 Mar 2018
Ce mercredi (07.03.2018), Transgender Network Switzerland (TGNS), association nationale pour la population transgenre, a lancé une action nationale nommée «trans welcome». 50 entreprises dont La Poste, les CFF, Ikea, Tibits et l’EPFZ ont déjà signé une déclaration pour un environnement de travail respectueux des transgenres.
27 Fév 2018
Astrid Epiney, Rectrice de l’Université de Fribourg (UNIFR), a été interviewée par la «Freiburger Nachrichten» au sujet de la condition des femmes. A la question «Pourquoi n’avez-vous pas introduit le congé paternité [à l’UNIFR]?», elle répond: «Je crois aussi, que cela ne résout pas le problème structurel si les pères restent à la maison pour une durée limitée. […] Il faut des places dans les crèches et également un partage des tâches. Cependant, nous parlions de cadres dirigeant·e·s. Si l’on veut être honnête, on peut aussi s’offrir une garde d’enfants dans une position de dirigeant·e.»
13 Fév 2018
«Onze projets, portés chacun par au moins trois hautes écoles, seront soutenus durant les années 2018 à 2020. Ceux-ci couvrent différentes problématiques en lien avec les domaines d’action que sont l’égalité des chances dans la promotion de la relève et dans le choix des études. Ils visent également un élargissement des compétences touchant à d’autres dimensions de l’égalité des chances que le genre, afin d’aborder la diversité sociale de manière plus globale.»
6 Fév 2018
Claudia Wirz, journaliste et auteure libre, estime que ce n’est pas le rôle des universités de préconiser des idéologies telles que l’utilisation du langage épicène, qui, d’ailleurs, manquerait d’élégance.
29 Jan 2018
Au début de l’année 2018, l’Université de Berne a mis en vigueur de nouvelles directives, qui autorisent les changements des noms pour les transgenres. Les étudiant·e·s peuvent enregistrer de nouveaux prénoms modifiés dans le système de gestion de l’Université même s’ils ne sont pas officiels. «Le nouveau nom apparaît également sur la carte d’étudiant·e·s, dans l’adresse électronique ou sur les listes des participant·e·s à des séminaires», déclare Christoph Pappa, Secrétaire général de l’Université de Berne. Les Universités de Bâle, Lucerne et Zurich ont également de telles règlementations. A Zurich et Lucerne, les transgenres peuvent même enregistrer des nouveaux noms sur des diplômes, même s’ils ne sont pas officiels. A ce propos l’Université de Berne écrit: «Un diplôme est un document officiel», déclare Christoph Pappa. «Nous considérons comme légalement sensible d’exposer un nom qui ne correspond pas au nom officiel dans un document officiel.»
9 Jan 2018
Solange Ghernaouti, Professeure en sécurité et informatique dans la Faculté de HEC à l’UNIL, a été interviewée par le «24 heures» au sujet de la condition des femmes dans l’enseignement et la recherche ainsi que sur la cybersécurité. Elle déclare : «Aujourd’hui, moins d’un quart des professeur·e·s de l’université [UNIL] sont des femmes, on est loin du 50-50, donc de l’égalité. Il y a encore beaucoup à faire, même si je pense qu’on va dans la bonne direction. […] Faire en sorte que plus de femmes se présentent à des postes était déjà une préoccupation bien identifiée [pour l’UNIL]. […] [Par ailleurs,] Je suis sincèrement ravie que Nouria Hernandez soit à la tête de l’UNIL. Si j’ai postulé [pour être rectrice de l’UNIL], c’est pour envoyer un signal: montrer qu’une femme pouvait diriger l’université. Ma candidature a suscité une autre postulation, la sienne. En ce sens, pour moi, c’était mission accomplie.»
9 Jan 2018
Deux nouveaux programmes de la Société Max Plank et du gouvernement Australient financent spécifiquement la recherche de scientifiques femmes. Il s’agit d’une mesure de discrimination positive qui est particulièrement directe. «Les initiatives sont très intéressantes et risquent de susciter une controverse», écrit Nancy Hopkins, biologiste au MIT, dans «The Scientist». «Les gens vont dire qu’il n’y a pas assez de femmes qui sont aussi bonnes que les grands hommes de l’Institut Max Planck. Et bien sûr, personne ne veut que l’institution ne diminue ses normes – les femmes le voudraient encore moins! Cependant, il y a des femmes capables de remplir les rôles de senior, même sans de telles initiatives», déclare-t’elle, qui a longtemps mis l’accent sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans la science, à commencer par l’institution d’origine.
21 Déc 2017
L’Université de Genève est sous le coup d’une procédure judiciaire pour discrimination à l’embauche. La justice genevoise a statué en ce sens l’an passé. Le jugement, qui relève de graves manquements, fait l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. La plaignante a accusé le recteur de l’époque, Jean-Dominique Vassalli, oncle de la compagne du candidat retenu, de ne pas s’être récusé. L’université se défend de toute partialité.
8 Déc 2017
Sandra Citi, Professeure associée du Département de biologie cellulaire de l’Université de Genève (UNIGE) intervient dans le Temps au sujet des femmes dans les sciences et en particulier de Janine Séchaud, Professeure en biologie moléculaire à l’UNIGE, décédée en 2017, dont un des étudiant·e·s était Jacques Dubochet.
Selon Sandra Citi, Janine Séchaud aurait passé sa carrière à faire, de «manière excellente et appréciée», de l’enseignement, qu’elle détestait. «Ceci fut probablement le prix à payer pour rester près du monde de la recherche, sa grande passion. [..] Comme le disait Jacques Dubochet, […] les prix aux individus sont ambigus, car ils offusquent l’importance de l’équipe, et la contribution de personnes comme Janine Séchaud [..], aux découvertes et à la formation de générations de scientifiques.» Pour l’auteure Sandra Citi, l’histoire de Janine montre que le «manque d’ambition professionnelle» des femmes est le fruit de stéréotypes qui précisément les empêchant d’affirmer leurs ambitions. Il s’agirait d’un «choix», qui n’en est pas un mais le résultat d’une culture sexiste, les empêchant de développer leur potentiel. Pour combattre la culture sexiste il faudrait un travail de fond, des modèles positifs, et également le courage de faire du bruit, comme l’ont fait récemment les femmes qui ont dénoncé les abus sexuels dans le monde du cinéma.
7 Déc 2017
En 2015, 76% des professeur·e·s de l’Université étaient des hommes. Une situation dont le Rectorat ne pouvait se satisfaire, même si la part de professeures a progressé ces dernières années. Dans les faits, la parité des sexes est quasiment atteinte au niveau des collaborateur·rice·s de recherche (51,2% d’hommes en 2015), mais beaucoup de femmes ne poursuivent pas leur carrière académique plus loin, et n’accèdent pas aux postes de professeure. Pour y remédier, le Rectorat a donc mis sur pied le programme «Professeures». Jouant sur le mode incitatif, il permet d’alléger les facultés d’une certaine charge de travail et du coût financier qui l’accompagne. Lorsqu’une faculté décide d’engager une future professeure, celle-ci est en effet partiellement ou entièrement rémunérée par le Rectorat tout en travaillant concrètement pour la faculté de un à trois ans. En outre, ce programme permet d’anticiper plus aisément les départs à la retraite.
20 Nov 2017
A l’Université de Genève, 124 stickers affichant des slogans antisexistes avaient été posés dès le samedi 11 novembre et étaient précédés d’une information globale. Certaines personnes au sein de l’UNIGE ont cru à un affichage sauvage du syndicat étudiant CUAE ou du groupe LGBT de l’Alma mater. Cette opération du Rectorat, intitulée «#uniunie contre le harcèlement », n’a pas uniquement causé de la confusion. Elle a aussi suscité un vrai mécontentement en interne, notamment car certains messages pouvaient se révéler ambigus. «Nos slogans sont avant tout des provocations!», répond la Directrice du Service égalité de l’UNIGE, Brigitte Mantilleri. La publication d’un guide doit aider les victimes, les témoins et les responsables à mieux agir en cas d’abus. Car pour prendre ensuite des sanctions à l’encontre des «prédateur·rice·s», ce que plusieurs voix réclament au sein de l’UNIGE, il faut des témoignages. Or, a constaté le Recteur, «jusqu’à aujourd’hui, la parole n’était pas libérée, il y avait une sorte d’incapacité à agir». Le Matin Dimanche rappelle que le rectorat avait dû faire face à des accusations de sexisme de la part de femmes cadres en janvier 2017.
10 Nov 2017
Thomas Straubhaar, chroniqueur et professeur en économie à l’Université de Hambourg, se prononce contre un quota de femmes dans les comités scientifiques et à la direction des universités. Son argument principal est que cela générait plus de questions que des réponses.
7 Nov 2017
A l’Université de Berne, un étudiant transsexuel s’est plaint que son ancien nom apparaisse encore sur les courriels ou sur la liste des participants. A présent, l’Université de Berne a pris position: «En principe, le nom officiellement certifié est obligatoire pour nous, en particulier pour les documents tels que les diplômes par exemple.» Cependant, les représentant·e·s de l’université voient qu’une action est requise: «Pour le moment, nous testons quelles sont les possibilités pour différer de ces règles au quotidien [de la gestion] des études.»