Le plan d’allégement de la Confédération impose à l’Université de Bâle des coupes annuelles de 4 à 5 millions de francs. Au-delà du montant, le porte-parole de l’université Matthias Geering alerte sur une perte de visibilité budgétaire, la difficulté d’une planification à long terme et une incertitude sur d’éventuelles nouvelles réductions.
Pour contrer cette précarité, deux actions politiques ont été lancées:
La conseillère nationale Florence Brenzikofer (Vert·es, Bâle-Campagne) interpelle le Conseil fédéral. Elle préconise une réforme des mécanismes de financement des universités, misant notamment sur une péréquation intercantonale renforcée pour que les cantons non-universitaires participent plus aux coûts. (Signé par Sibel Arslan (Vert·es, Bâle-Ville), Patricia von Falkenstein (PLD, Bâle-Ville ) et Samira Marti (PS, Bâle-Campagne).
Sarah Wyss (PS, Bâle-ville), a proposé l’automne dernier une autre variante. Selon celle-ci, le tiers des bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS) versé à la Confédération devrait à l’avenir être affecté à un fonds destiné au financement des hautes écoles. Dans sa nouvelle intervention, la conseillère nationale verte Florence Brenzikofer demande donc au Conseil fédéral ce qu’il pense de cette idée de fonds.