La Suisse renonce à participer au programme Copernicus de l’UE»
«Le 5 juin 2026, le Conseil fédéral a décidé que la Suisse ne participerait pas à Copernicus, le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne (UE), également pour la période 2028-2034. Il devrait réexaminer la question de la participation de la Suisse en 2032.» (Conseil fédéral)
Une décision qui n’a pas fait l’unanimité, surtout dans le monde scientifique. Au cours de l’émission Seidisera, Reto Knutti, professeur de sciences environnementales à l’École polytechnique fédérale de Zurich, n’a pas ménagé ses critiques. «Copernicus nous donne accès à des données d’observation de la Terre, provenant principalement de satellites, mais aussi de stations de mesure. La Suisse dépend de ces données pour ses prévisions météorologiques, mais aussi climatiques, afin de pouvoir ensuite réaliser des estimations climatiques, afin de pouvoir ensuite évaluer les risques naturels. Je pense qu’il est dangereux de ne pas participer à ce programme.» Une participation présenterait par ailleurs des avantages, ainsi que des retombées économiques potentielles et des contacts. Réto Knutti précise: «Bien sûr, ces données sont disponibles aujourd’hui, mais nous ne savons pas si la situation va changer. […]la Suisse exploite un peu le système, et ce n’est pas une bonne chose pour un pays riche et tourné vers l’innovation. Je pense que c’est un signal inquiétant». (RSI)